Intervention de Christian Valsamidis

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Lundi dernier, les étudiants du Master ont eu la chance d’accueillir Christian Valsamidis dans le cadre d’un séminaire portant sur l’état actuel du cinéma français.

M. Valsamidis se spécialise en droit de la propriété intellectuelle et droit bancaire et exerce son activité essentiellement dans le domaine de l’Audiovisuel. Il dirige le département Cinéma/Audiovisuel du cabinet Taylor Wessing à Paris et conseille un grand nombre de sociétés liées à l’industrie audiovisuelle. Son expertise dans le domaine du financement international des films de long-métrage en a fait l’un des experts français en matière de coproduction internationale et de distribution.

Lors de son intervention, M. Valsamidis a démontré, à travers les structures mises en place et les reformes en vigueur, pourquoi notre cinéma est aujourd’hui envié par de nombreuses nations. Et c’est avant tout grâce aux investissements effectués par le CNC : en effet ceux-ci ont non seulement pour but de protéger les industries techniques, mais ils permettent également  d’investir dans la création d’œuvres audiovisuelles et offrent aux producteurs une contre – garanti auprès des établissements de crédit.

C’est aussi grâce à la redistribution de cette taxe que le cinéma français crée de nombreux films n’ayant pas vocation à être commercialisé (ce qui représente tout de même 60% des films agréés en 2010). Il ne faut pas oublier qu’ en 2010, 8% des avances sur investissement lors de la fabrication d’un film ont été des subventions.

Néanmoins, Christian Valsamidis estime que « l’offre cinématographique actuelle appartient à un spectre trop large de producteurs » et que la pérennisation du secteur passera par une concentration des prestataires. En ce qui concerne les chaines de télévision, elles jouent un rôle déterminant dans l’offre puisqu’elles ont pour obligation de réinvestir à hauteur 4% de leur CA pour les chaines hertziennes gratuites et 9% pour Canal+ dans l’offre cinématographique.

Enfin, c’est à travers une chronologie rigoureuse des medias que le cinéma peut aujourd’hui rayonner et investir massivement dans des œuvres de création.

Jonathan Attias