top of page

Archives de la promotion 2019-2020

  • jeannebabikian
  • 24 juin 2020
  • 37 min de lecture


[Rencontre] Arthur Hallereau, directeur marketing chez Ad Vitam


Jeudi 12 septembre, dans le cadre du séminaire de Nicolas Brigaud-Robert sur « La distribution en salle et le marketing des films de cinéma », les étudiants du Master DMC ont eu la chance d’accueillir Arthur Hallereau, directeur marketing chez Ad Vitam.

 

Ad Vitam est une société spécialisée dans la distribution de longs métrages sur le territoire français. L’entreprise a notamment distribué le film So Long My Son de Wang Xiaoshuai (lauréat de l’Ours d’Argent dans les catégories meilleur acteur et meilleure actrice) et Une Fille Facile de Rebecca Zlotowski (lauréat du prix SACD lors de l’édition 2019 de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes).

Son activité se concentre donc sur la diffusion commerciale du film en salle ainsi que sur l’édition en DVD/VOD, véritables leviers de l’exploitation de l’œuvre.

Lors de cette rencontre avec les étudiants, Arthur Hallereau a pu aborder précisément le rôle du distributeur dans l’écosystème de l’industrie cinématographique. Nous avons évoqué la complexité de ce métier au travers de la relation qu’entretient en amont le distributeur avec le producteur grâce au contrat de distribution ainsi que la relation, en aval, avec les exploitants de salle.

 

L’ensemble de la promotion remercie chaleureusement Arthur Hallereau pour son intervention passionnante autour des enjeux de la distribution de films ainsi que Nicolas Brigaud-Robert pour avoir été à l’initiative de cet échange.



 Par Aida El Mandri

16 septembre 2019


Rentrée de la promo 2020


Cette semaine, l’INHA a accueilli la promotion 2020 du Master DMC ! 20 nouveaux étudiants, d’horizons tous différents, ont fait leur rentrée dans les locaux de la Galerie Colbert, toujours sous la direction de Nicolas Brigaud-Robert et Stéphane Goudet, appuyés par Cyril Barthet. Alors que nous accueillons nos premiers intervenants, la vie du Master s’organise. Au programme : préparation de la rentrée solennelle et premières discussions autour du film de promo, diffusé à cette occasion. Mais avant cela, la prochaine grande étape se trouve sur l’île Sainte Marguerite pour le week-end d’intégration… On vous en dit plus très bientôt !


16 septembre 2019

par Enna Le Biavan



LA REVUE DE PRESSE du 19.09.19

Le mercredi 12 décembre avait lieu l’annuelle Rentrée solennelle du master. Elle fut l’occasion, cette année encore, de diplômer les étudiants et VAE de l’année passée. Ce sont vingt-deux diplômes qui ont été attribués ce soir-là par Catherine Pitard et Jérôme Chouraqui.

23 septembre 2019




[Rencontre] Sandrine Matichard, contents & insight director chez Hub Institute



Journaliste chez Ecran Total, directrice marketing et développement pour L’Equipe TV et l’Equipe & Co, directrice marque et diversification à La Tribune, directrice business développement chez Libération, éditrice chez Stratégies, Sandrine Matichard, a accepté de nous rencontrer dans le cadre de notre cours « Transformation et réinvention des médias », dirigé par Alexandre Michelin.


Nous avons eu la chance de pouvoir échanger et l’interroger sur les étapes majeures et moments clés de sa carrière. Aujourd’hui directrice de contenu chez HUB Institute, nous lui avons posé la question suivante « Comment avez vous réussi à vous réinventer ? ».

« Ce que j’aime, c’est faire des choses que je ne sais pas faire » nous confie-t-elle. Comme en témoigne son parcours professionnel, son plaisir de création et d’innovation est à l’initiative des projets qu’elle entreprend. Au cours de ses expériences professionnelles, elle a également su mettre l’ensemble de son savoir-faire au profit de lancements, comme la création de sa propre société, Punchymedia. Depuis presque deux ans elle est au coeur même de la transformation et réinvention digitale, puisque chez HUB Institute elle accompagne les grandes entreprises par le think-tank, en les informant des tendances digitales internationales, en créant du brand content, afin de les aider à moderniser leur produit et accélérer leur transformation digitale.

Grâce à cette intervention, nous avons appris qu’une carrière exemplaire, comme celle de Madame Matichard, peut être rythmée par différents moteurs tels que des opportunités, des rencontres, des choix, des décisions…

Parmi les conseils avisés qu’elle nous a donnés quant à nos objectifs nous retenons : « être soi-même », « dire ce qu’on pense », « avoir une idée, aller au bout et ne pas la perdre en chemin », « créer du nouveau avec de l’imprévu ».

L’ensemble de la promotion 2019 du master DMC, remercie chaleureusement Sandrine Matichard de nous avoir consacré un temps précieux, ainsi que Alexandre Michelin d’avoir été à l’initiative de cet échange.

 

Par Galla Belaisch



25 septembre 2019



[Rencontre] Jean-Baptiste Soufron, avocat chez FWPA




Jeudi dernier le master DMC a reçu Jean-Baptiste Soufron, on vous en dit plus sur cette rencontre.

Avocat, Journaliste ou encore Entrepreneur, un profil aussi diversifié et polyvalent que celui de Jean-Baptiste ne court pas les rues. Alors comment résumer un parcours aussi atypique?

Les casquettes de Jean-Baptiste sont multiples. Chief Legal Officer de Wikipedia, cp-fondateur de l’Association des Audionautes, directeur du Think Tank de Cap Digital, animateur sur France Culture, Ancien conseiller de Fleur Pellerin à l’Economie numérique puis Secrétaire Général du Conseil National du Numérique. Il a notamment créé plusieurs entreprises dans le secteur des médias et du numérique. Tous ces postes occupés par Jean-Baptiste ne sont pas le fruit du hasard, mais la suite logique des opportunités qu’il a su saisir notamment grâce aux contacts noués à chaque étape de sa carrière.

Aujourd’hui avocat-associé du cabinet FWPA, Jean-baptiste s’épanouit dans son travail qui selon lui ne doit pas être déterminé par une spécialisation. Il s’intéresse ainsi à tous les cas juridiques qui lui sont présentés et s’efforce de répondre à toutes les demandes de ses clients.

Cette rencontre aura permis aux étudiants de comprendre qu’un parcours professionnel ne se doit pas forcément d’être linéaire. Il faut savoir saisir les opportunités lorsque celles-ci se présentent et ne pas hésiter à prendre des risques tout en sachant avoir l’honnêteté de dire lorsqu’on ne sait pas faire quelque chose.

Pour Jean Baptiste, il est important de ne pas se fermer des portes, « on peut tout faire tant qu’on a le droit de le faire ».

L’ensemble de la promotion remercie chaleureusement Maître Soufron pour son intervention ainsi que Alexandre Michelin pour avoir été à l’initiative de cet échange.

 

Par Alison Bertho

1er octobre 2019


LA REVUE DE PRESSE du 26.09.19


2 octobre 2019


LA REVUE DE PRESSE du 03.10.19



8 octobre 2019


[Évènement] Médias en Seine 2019


Cette semaine, les étudiants du Master DMC se sont rendus à la deuxième édition du festival Médias en Seine organisé par Les Échos et Franceinfo.

Lors de cette journée unique de partage et de rencontre autour du secteur médiatique, les étudiants ont pu assister à de nombreuses conférences, keynotes et master class toutes aussi inspirantes les unes que les autres. Des thématiques aussi diverses et variées que la blockchain, les fake news, les podcasts ou la SVOD ont ainsi été abordé au cours de cet événement.

 

Parmi les temps forts de la journée nous retenons :

– Le débat sur la loi sur l’audiovisuel et la SVOD en présence des P.-D.G. des grands groupes de télévision et télécom français

– La master class de Lauren Bastide à propos du podcast La Poudre et la puissance de sa communauté.



– La discussion autour de la question « Comment raconter le réel ? » avec les écrivaines Marie Darrieussecq et Fatou Diome et le réalisateur Cédric Klapisch



– La rencontre avec Brunot Crolot, DG de Spotify France, « Streaming : Quelle est la recette de Spotify pour conquérir toujours plus de fidèles. »



– La rencontre avec Benjamin Vallat « Twitch remplacera-t-il la TV ? »



– L’intervention de Melissa Bell correspondante de CNN sur l’actualité internationale, la rencontre avec Bruno Colot DG de Spotify France.



– La keynote du neuroscientifique Albert Moukheiber sur les Fake News.

 

Un festival à ne pas manquer que l’on vous recommande fortement. Vivement la prochaine édition !

 

 Par Alison Bertho

12 octobre 2019


[Rencontre] Antonin Depardieu, directeur de production chez Firstep

Le 10 octobre la promotion du Master DMC a accueilli Antonin Depardieu, Directeur de production, un professionnel des médias et du cinéma au parcours atypique. S’il tient aujourd’hui un rôle important, ‘il a dû se faire une place dans un milieu malheureusement fermé et ceci malgré son nom qui n’a pourtant aucun rapport avec le comédien bien célèbre ! En effet, débutant ses études par une maîtrise d’économie à la Sorbonne, il intègre par la suite le DESS en Droit et Administration Audiovisuelle.

 

Antonin Depardieu ne « se sentait pas dans le moule », des diplômés de droit et c’est certainement la raison qu’il l’a poussé à aller au-devant du plus grand nombre de professionnels possibles. Il fait ainsi la rencontre de Jacques Dercourt, producteur télévisuel, qui le prend en stage « mise en scène » sur un téléfilm d’époque en décors naturels. Par la suite, il enchaîne les tournages principalement au poste de régisseur avant d’avoir l’opportunité de travailler sur une publicité américaine, dont il fait d’abord les repérages avant de passer Chef Régisseur en charge de toute la logistique et responsable du bon déroulement des opérations, sur la demande du producteur.

C’est ainsi qu’il deviendra « repéreur » (location manager) pour les productions américaines, et qu’il ne refera plus jamais de films français. Mais comment une simple rencontre a pu lancer votre carrière ? « C’est simple. Si ça se passe bien, on vous rappelle ».

Si sa profession d’alors est si peu connue en France, c’est simplement parce que les manières de travailler sont différentes selon les pays : « En France, les repérages sont faits par le 2eme assistant mise en scène et éventuellement un stagiaire. Aux États-Unis, c’est un métier à part entière, qui se doit de présenter des lieux conformes aux intentions de mise en scène mais également viables en termes de logistique. On travaille toujours en équipe avec le Chef Opérateur et le Chef Décorateur. En Allemagne, c’est uniquement le Chef Décorateur qui fait les repérages. ».

La production est avant tout une aventure humaine et profondément marquée par la culture et les méthodes d’organisation de chaque pays ! Le numérique a transformé ce métier de location manager évidemment car « A l’époque, on prenait des photos argentiques la journée, on les développait le soir sur des planches grand format et on les envoyait ensuite par DHL jusqu’en Amérique. Maintenant avec le numérique, tout va beaucoup plus vite : par exemple avec Google Earth, on peut aisément se promener dans n’importe quelle ville à distance ! De même, le site parisfilm.fr recense beaucoup de décors parisiens avec photos et descriptions détaillées »

Antonin Depardieu est devenu directeur de production. Il a travaillé pour les plus grands réalisateurs d’Hollywood comme Quentin Tarantino, Woody Allen, Martin Scorcèse ou Steven Spielberg . Son expérience la plus éprouvante ? Sans doute celle de « Mission Impossible » dont le budget parisien était de 22 millions de dollars et de ses repérages qui ont duré huit mois, dont deux mois entièrement consacrés à une visite de Paris dispensée par lui en personne pour les producteurs du film !

Pour réussir dans ces métiers de création il faut selon Antonin Depardieu « modérer votre ego » car tous les participants veulent exister de manière passionnelle. Celles et ceux qui maitrisent leur ego et se mettent au service du projet collectif, durent et s’imposent par leurs qualités propres et sont vraiment reconnus par leurs pairs .

Cette rencontre nous a permis de croire en l’avenir et aux belles rencontres même dans le milieu très select du cinéma. Un petit conseil pour la route ? « Foncez ! », nous répond-il avec un sourire malicieux !  »


 

Par Roxane Delcroix

16 octobre 2019


LA REVUE DE PRESSE du 17.10.2019




21 octobre 2019



[Rencontre] Alexandra Maïo et Jérémie Attard, à propos de « Tu mérites un amour » d’Hafsia Herzi


Vendredi dernier, dans le cadre du cours d’Analyse des images de Stéphane Goudet, le master DMC a eu le plaisir de recevoir Alexandra Maïo et Jérémie Attard.

Tous deux membres de l’équipe du film d’Hafsia Herzi, Tu mérites un amour, ils sont venus nous parler du film et de leurs parcours.

 

Jérémie Attard entre en Master de cinéma à Paris 1 après avoir fait un BTS audiovisuel à Toulouse. Fort de compétences techniques acquises au cours de ses années d’études, il décide de se lancer dans le monde professionnel rapidement et s’oriente vers les métiers de l’image.

C’est également à l’Université Paris 1 qu’Alexandra Maïo obtient un Master de recherche en Histoire du cinéma. Son diplôme en main, elle enchaîne plusieurs types de jobs : assistante de production, documentaliste, employée d’un cinéma art et essai.

Ils se rencontrent en 2017, sur le tournage de Mektoub My Love : Intermezzo d’Abdellatif Kechiche. Jérémie y est cadreur et assistant opérateur. Alexandra est en mise en scène.

 

L’été dernier, Hafsia Herzi contacte nos deux invités pour faire un « film entre amis », avec peu de moyens. Un film qui, après avoir été présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2019, remporte le Valois de la Mise en scène au Festival du Film Francophone d’Angoulême et a été fraichement sélectionné à la 34ème Mostra de València. Tu mérites un amour a été acheté par le Brésil, le Japon, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

C’est avec un budget d’environ mille euros et en seulement deux semaines qu’Hafsia Herzi et son équipe réalisent Tu mérites un amour. Au moment de la préparation et du tournage, toute l’équipe travaille en participation, « pour l’amour de l’art » nous dit Alexandra Maïo – et sûrement parce que le projet leur tient particulièrement à cœur. Elle précise que la majorité des ressources utilisées par l’équipe ont été obtenues gratuitement – notamment les décors – et que certains des acteurs du film n’étaient pas professionnels : techniciens, amis des membres de l’équipe, propriétaires des lieux prêtés pour les décors se sont vus offrir un rôle dans le film.

Quant à l’équipe technique, elle n’était composée que de quatre personnes – auxquelles se sont ajoutés des renforts à certains moments -, quatre « couteaux suisses ». Tout le monde a « mis la main à la pâte » et se réinventait régisseur, acteur, scripte, décorateur selon les besoins. Alexendra Maïo, par exemple, fut à la fois première assistante et scripte. Jérémie Attard, chef opérateur du projet, joue aussi le rôle de Paul, un garçon que rencontre le personnage de Lila dans le film.

 

Ce projet, porté par une équipe soudée, enthousiaste et talentueuse, fut largement encensé par la presse lors de sa sortie. Le pari de ce premier long-métrage est une réussite pour la bande de Tu mérites un amour.

Les élèves du Master DMC furent enchantés de rencontrer et d’échanger avec Alexandra Maïo et Jérémie Attard et les remercient chaleureusement de leur présence.

 


Par Ninon Paillard

22 octobre 2019


[Rencontre] Richard Maroko, directeur général des programmes de Mediawan Thematics


Le 17 octobre les étudiants du Master 2 DMC ont eu la chance de rencontrer Richard Maroko, directeur général des programmes de Mediawan Thematics. Un moment privilégié durant lequel nous avons pu échanger sur les enjeux du secteur télévisuel français face à la pression des plateformes américaines.

 

Richard Maroko est diplômé de l’IEP de Paris en 1986, et à cette époque, il ne sait pas encore ce qu’il veut faire, mais il sait ce qu’il ne veut pas faire. Il prend d’ailleurs le temps de rappeler qu’avant de choisir un métier, c’est un style de vie, un environnement et un milieu que l’on choisit. Et comme « on n’est jamais meilleur que lorsque l’on fait ce que l’on aime », il est primordial d’aller là où l’on se sent bien. Il partage d’ailleurs une anecdote : lors d’un entretien, dans le secteur de la publicité, le recruteur lui demande « est-ce que ça vous plaît » ? Richard Maroko réitère alors sa motivation mais quelques minutes plus tard, le recruteur lui pose à nouveau la même question. Force est de reconnaitre que le poste proposé ne lui « plaît pas » réellement et que, même s’il aurait été bon à ce poste, il faut avant tout faire ce qui nous passionne.

Après avoir travaillé chez Bordas à la rédaction d’une Encyclopédie numérique, Richard Maroko rejoint le groupe Canal dans un premier temps pour gérer les acquisitions des programmes pour une chaine thématique construite sur les plus beaux fonds d’archives. Mais son plus grand succès c’est le lancement de Canal Jimmy. Les séries américaines, ne voyagent que très rarement jusqu’en France dans les années1990/2000 et pourtant c’est le début du « Golden Age » de la télévision américaine et des séries de qualité comme NYPD Blues, Dream On, Canal Jimmy les fera connaitre brillamment. Ce pari risqué est un à mettre à l’actif de son premier grand patron Michel Thoulouze qui lui apprend à oser en télévision !

Richard Maroko part ensuite dans le groupe AB où en tant que directeur des acquisitions, il contribue au lancement de 20 chaînes en 6 mois ! Sur les thématiques, tout était encore à faire auprès de Claude Berda cofondateur du Groupe AB. Rapidement, le groupe rachète RTL9 et déploie une stratégie originale et indépendante lançant un bouquet satellitaire et levant des fonds à New York. Richard Maroko est de l’aventure pendant 15 ans avant que le groupe ne soit racheté par Mediawan dans lequel il devient directeur général de 17 chaînes thématiques. Mediawan qui investit à la fois dans des productions mais aussi en acquisition de programmes vient d’innover récemment en confiant plusieurs de ses chaînes en télévision à la carte au service de contenus d’Amazon ; Amazon Channels.

En parallèle, Richard Maroko est élu président de l’Access, une association de chaînes thématiques qui représente ces dernières auprès des pouvoirs publics français.

Pour lui, la télévision n’est pas morte. En effet, « il n’y a jamais eu autant d’opportunités ! ». Les grandes chaînes nationales et les grandes fictions populaires continuent d’exister. Il ne manque d’ailleurs pas de rappeler que les français passent en moyenne 4 heures par jour devant leurs postes de télévision. « Il faut se sortir de la tête l’idée que plus personne ne regarde la télé ».

Même s’il admet que les chaînes françaises ont « perdu la bataille avec Netflix ou encore Amazon », il n’y a jamais eu autant de contenu original et étranger. Cette révolution fait tomber les a priori culturels qui se faisaient ressentir il y a plusieurs années. Il l’avoue, on ne peut pas lutter contre des choses qui sont déjà là. Les géants américains ont fait ce que les acteurs français ont été incapables ou trop lents à faire. Il faut donc embarquer dans la course au risque d’être mis à l’écart…

Richard Maroko met l’accent sur l’importance de savoir saisir les occasions et d’entretenir son réseau dans le secteur médiatique où la recommandation est gage de confiance.

Une rencontre très inspirante et rassurante sur l’avenir de la télévision française dans un contexte de plus en plus monopolistique.

 

Par Tiphaine Demarche

23 octobre 2019


[Rencontre] Anaïs Bouton, journaliste et animatrice chez Paris Première


C’est après une longue journée de cours que les étudiants du Master 2 DMC ont pu accueillir le 24 octobre Anaïs Bouton, journaliste et animatrice à Paris Première. Cette aventurière de la télévision française nous a partagé avec nous son parcours étonnant, les métiers qu’elle a faits, les rebondissements de sa carrière, ses questionnements politiques, son rapport aux réseaux sociaux et à l’information à l’ère du numérique triomphant, ainsi que les questions que posent son actuelle émission avec les polémistes Zemmour et Naulleau.

Ce jeudi soir, quand Anaïs Bouton arrive devant les étudiants du master, Alexandre Michelin se rappelle l’étudiante qu’elle avait été il y a plus de vingt ans quand elle postulait à la même formation. C’est l’occasion pour elle d’évoquer son parcours, et surtout son envie d’être journaliste qui est survenue très tôt. En effet, un des éléments déclencheur pour elle est l’élection présidentielle de François Mitterand, alors qu’elle n’avait qu’une dizaine d’années. Quand sa mère l’emmène fêter la victoire du nouveau président avec des amis, journalistes au Nouvel Obs, et que le lendemain, ses grands-parents conservateurs sont inquiets à cause du même évènement, elle se pose des questions sur la politique et voit naître en elle une vocation de journaliste.

Après une prépa littéraire, une maîtrise d’histoire et un master d’anglais, elle se présente donc au DESS Droit de la communication (ancêtre du master DMC) dans la volonté d’être réalisatrice de « documentaires lents », ce qui est encore aujourd’hui une notion obscure. Car ce n’est pas la direction que prendra la carrière de la jeune diplômée. Elle se met à travailler pour la télévision, où fait l’expérience à de tous les métiers de plateau, de journaliste pigiste, scénariste, et même animatrice sur France 2 dans « rince ta baignoire », sans appétence particulière pour ce dernier métier. Elle est curieuse de tout, elle tente tout. Elle grimpe ensuite les échelons et devient rédactrice en chef puis directrice éditoriale pour la chaîne de télévision Paris Première, sous la direction de Jacques Expert.

Elle a vu l’évolution de la chaîne Paris Première, la création d’émissions atypiques comme Paris Dernière. Nous avons pu parler de la manière dont cette chaîne a su se positionner dans le spectre de la télévision payante et se créer son identité caractéristique, comme le ferait aujourd’hui une Start up. Le fonctionnement de la chaîne a ensuite changé avec son intégration dans le groupe M6, et elle est aujourd’hui secouée par tous les problèmes que rencontre l’économie des chaînes thématiques, faisant face entre autre à des coupes budgétaires.

C’est en 2016, qu’elle doit, par un concours de circonstance, remplacer Valérie Brochard comme animatrice de l’émission Zemmour et Naulleau dont elle s’occupait en tant que Directrice des Programmes. Cette nouvelle expérience de présentatrice a été convaincante pour les dirigeants du Groupe, et Anaïs Bouton s’est retrouvée, presque malgré elle, au poste d’animatrice d’émission à un âge où les femmes exerçant ce métier ont tendance à être mises de côté.

Ce rebondissement de carrière étonnant a été l’occasion pour les étudiants du master d’évoquer les questionnements relatifs à la place des femmes dans les métiers de la télévision française. Anaïs Bouton a pu nous partager la manière dont elle a vu évoluer la condition féminine dans ce métier, les progrès qui existent, mais le chemin est encore long pour parvenir à l’égalité salariale, notamment…

Cette dernière émission, et le caractère polémique d’Eric Zemmour et Eric Naulleau ont aussi permis de nombreuses questions sur la présence de telles personnalités à la télévision française, et la manière dont semblent s’opposer la liberté d’expression et la condamnation de certains propos jugés intolérants. Cela a été l’occasion de parler de l’amplification et de la déformation médiatique qui existe autour d’eux, d’autant que l’intervention de madame Bouton a eu lieu le lendemain des propos de Zemmour sur le général Bugeaud lors de son débat chez CNews. Nous avons pu ainsi discuter de la place des réseaux sociaux dans l’information et la désinformation. Très exposée, Anaïs Bouton a choisi la prudence pour ses propres apparitions et ignore les attaques qu’elle subit elle-même. Elle prend avec recul la politisation de l’information et du journalisme sur ces même réseaux, notamment dans les formats courts impactants format courts tels que Brut et Konbini.

Ne jamais cesser d’être curieuse, c’est l’essentiel de la vie d’Anaïs Bouton, ce qui lui a permis d’aller si loin et d’être toujours aussi passionnée par ce qu’elle fait.

 

Par Paul De Seze



29 octobre 2019


[Projection] Avant-Première d’Asako I & II au Cinéma Méliès



1er novembre 2019


[Évènement] Paris Podcast Festival


À l’occasion du Paris Podcast Festival, les étudiants du Master DMC ont pu constater le fort engouement pour ce format émergent. Il y avait en effet salle comble pour écouter Charlotte Pudlowski (le juvénile Entre et le passionnant Transfert, Louie Media) ainsi que Charlotte Bienaimé (Un podcast à soi, Arte Radio). Ce sont plus de sept-mille visiteurs qui ont arpenté les recoins de la Gaîté Lyrique pour assister à des enregistrements publics, se plonger dans l’écoute collective des 35 podcasts en compétition et découvrir l’écosystème podcast au travers des tables rondes, conférences et masterclass qui ont jalonné le week-end. Un seul regret toutefois : avoir manqué l’enregistrement du podcast musical Tracké (Deezer Originals) dont l’invité de marque était AlainSouchon.


`La deuxième édition du festival souligne la montée en puissance du podcast en France. L’étude menée par l’Institut CSA indique que près d’un français sur dix écoute un podcast natif demanière hebdomadaire et parmi eux, 67% n’en étaient pas auditeurs il y a un an. Pour Yves DelFrate (Président, Institut CSA), on assisterait bel et bien « à la naissance d’un nouveau média », porté par l’arrivée de nouveaux acteurs français sur le marché. Les deux plateformes de diffusion Sybel et Majelan ont vu le jour au Printemps 2019 tandis que le studio Paradiso a dévoilé sa première production à la rentrée. Ce marché en phase de professionnalisation est également porté par l’intérêt croissant des annonceurs. Les dépenses publicitaires à destination des podcasts devraient dépasser le milliard de dollar en 2021 aux États-Unis (Étude PwC, 2019). En France, le public podcast constitue l’angle mort du marché publicitaire, une audience jeune, urbaine et dans la tranche supérieure de la moyenne des revenus (Institut CSA, 2019). La viabilité du marché podcast demeure toutefois à prouver en France et c’est sur le modèle freemium que Sybel et Majelan entendent appuyer leur modèle d’affaire.


Amené à devenir « extrêmement populaire » selon Thibaud de Saint-Maurice, délégué général du Paris Podcast Festival, le podcast est définitivement un format à suivre, osons parler d’un média d’avenir pour lequel les étudiants du Master DMC portent un grand intérêt. Un article reviendra en détail sur toutes les évolutions du marché podcast dans le Replay de l’année 2019.


Par Tanguy Milin

4 novembre 2019


[Rencontre] Johan Hufnagel, cofondateur de Loopsider



Dans le cadre du cours « Transformations et réinventions digitales des médias », les élèves du master DMC ont rencontré ce jeudi 31 octobre, Johan Hufnagel. Journaliste engagé, il est l’un des fondateurs de Loopsider, média 100% vidéo d’actualité diffusé sur les réseaux sociaux. Nous le remercions pour cet échange, riche et vivant, sur le monde du journalisme à l’ère numérique et les nombreuses opportunités qu’offre cette nouvelle consommation d’informations.


Géographe et historien de formation, Johan Hufnagel avait dès son plus jeune âge l’ambition de devenir journaliste pour Libération. Multipliant les stages, il gravit les échelons par sa détermination et signa un CDI en tant journaliste infographiste et déjà geek, au cœur de sa rédaction préférée. L’arrivée d’Internet annoncée par Frédéric Filloux, correspondant à New-York, incite Johan Hufnagel à créer le premier site internet d’un journal en France dès 1998. À la fin des années 2000, Libération est le journal à la pointe de l’innovation numérique.


Internet fut marqué par de nombreux conflits internationaux (guerre du Golfe, guerre en Yougoslavie, etc), mais Le véritable tournant pour le journalisme sur internet en France eu lieu le soir du 21 avril 2002, date du premier tour des élections présidentielles. Ce dimanche fut le premier moment de cyber-mobilisation nationale. Un divorce s’opère alors entre la rédaction écrite du papier et celle du web qui réagit à chaud face à l’évènement. Les lecteurs privilégient de plus en plus les sources d’informations numériques, or la presse traditionnelle reste défiante et refuse d’y investir. C’est pourquoi, après seize ans à Libération, Johan Hufnagel quitte ce journal, avec une véritable envie de faire changer les choses.


Il rejoint alors le premier journal français 20 Minutes, qui tirait à plus d’un million d’exemplaires chaque jour et distribué gratuitement dans tout le pays. Ce journal innovant au modèle disruptif, proposait à un large lectorat de l’information de qualité, accessible à tous. Johan Hufnagel est en charge de lancer le site internet de 20 Minutes, avec pour objectif de rejoindre le top 3 des médias en cinq ans. Deux idées émergent alors pour aboutir à la transformation de 20 Minutes en un journal décontracté, correspondant aux envies et intérêts du lecteur en mobilité des transports en commun : l’intégration d’illustration (vidéos, photos, infographie) au sein-même des textes et l’information en live.


Puis, Johan Hufnagel va lancer Slate en France et en Afrique, média de contenus originaux à très haute valeur ajoutée et gratuit. Slate marque un tournant dans la compréhension de ce qu’était Internet et des changements induits dans le métier de journaliste. Il s’agit alors d’innover sur les façons de raconter l’information, avec des formats longs notamment très innovants à l’exemple de l’affaire Bettencourt expliquée dans un fil d’actualité Facebook.


Johan Hufnagel retournera à Libération afin d’opérer de parfaire la transition numérique du journal auprès de Laurent Joffrin en tant que « numéro un bis ». Il quitte définitivement Libération en novembre 2017 pour créer Loopsider avec Giuseppe di Martino et Arnaud Maillard. Inspiré par l’américain « Now This », premier acteur de la vidéo dite sociale, Loopsider recherche un public jeune directement sur les réseaux sociaux. Ce média remporte aujourd’hui un vif succès dans une société où chacun s’informe via son téléphone mobile. Existant depuis vingt mois, les sujets de Loopsider sur Snapchat attirent plus d’un million de viewers.


Sa dernière initiative, et non pas des moindres, a été la création d’un nouveau média montant : Périod.studio. Aujourd’hui, uniquement présent sur Instagram, ce média a pour ambition de montrer les femmes telles qu’elles sont. Créé depuis seulement quatre semaines, le compte regroupe plus de 21000 abonnés. Périod.studio rejoint les deux thématiques phares de Loopsider que sont l’égalité des droits et des chances, ainsi que l’environnement et le climat. Aujourd’hui totalement connecté, Johan Hufnagel avoue avec humour que son téléphone est son deuxième cerveau. Au delà de la légèreté d’une telle affirmation, ce fait traduit parfaitement la consommation d’informations numériques en 2019 !


Cette a rencontre a été aussi enrichissante qu’inspirante sur les opportunités que ces nouveaux médiasengendrent notamment pour les jeunes générations.

 

Par Eva Dottelonde

6 novembre 2019


[Rencontre] Benoît Sauvage, Head of International Marketing chez Pathé Films


C’est dans le cadre du cours « socio-économie des industries de l’image », proposé aux étudiants du Master DMC par Nicolas Brigaud-Robert, que nous avons accueilli Benoît Sauvage, ce jeudi 14 novembre. Son poste, en bon français, est Head of International Marketing and Publicity – responsable marketing pour les films exportés à l’international – au sein de Pathé, entreprise majeure dans le paysage cinématographique français, qui concentre la production, la distribution et l’exploitation de ses films.


Ce n’est pas tant l’impulsion d’une cinéphilie qui l’a mené vers son parcours académique ou ses aspirations professionnelles, mais plutôt le cinéma qui lui est arrivé comme une opportunité. Après avoir étudié en école de commerce à Lancaster et Reims, il valide un master de management à la Sorbonne, mais ce sont ses expériences professionnelles, à UniFrance notamment, qui lui ouvrent la voie. Après un passage au Film Français, publication professionnelle du secteur cinématographique, il intègre Pathé dès 2007, au sein duquel il gravit les échelons jusqu’à son poste actuel. Depuis plus de 10 ans donc, il travaille en collaboration avec les vendeurs internationaux, avec le but commun de faire exister les films Pathé au delà des frontières françaises.


Après un tour d’horizon sur les chiffres Pathé, qui représente tout de même 872 millions d’euros de chiffre d’affaires cette année, et leur catalogue (de Slumdog Millionaire à Camping 2, de Dany Boon à Sorrentino), Benoît Sauvage nous a parlé de la distribution dans sa dimension internationale. Au fil du line-up, nous avons abordé certains cas particuliers, développés comme des cas pratiques et nous permettant ainsi de saisir la réalité de l’export cinématographique, après son exploitation dans les salles françaises. Car le public des autres pays n’est pas le même que le nôtre, au même titre que leurs données politiques, économiques, ou culturelles. Il nous a également expliqué l’importance de la temporalité dans son métier : constamment, son travail de marketeur consiste en la compréhension et l’appréhension des événements, festivals et marchés internationaux. Les dates fixes des Rendez-Vous de Paris (janvier), de Berlin (février), de Cannes (mai), ou encore de Toronto (septembre) conditionnent toujours la carrière d’un film et sont donc les points d’impulsion de la stratégie marketing autour d’une oeuvre.


En parallèle et au fil de nos (nombreuses) questions, Benoît Sauvage nous a aussi parlé de l’importance du numérique – à son échelle, le développement du numérique fait progresser la technique, et les coûts de celle-ci, et par extension, facilite la visibilité d’un titre – mais aussi de ce que son métier engage, notamment les déplacements permanents, la plus-value des équipes de films et de leur présence, ou encore l’interaction avec d’autres acteurs du secteur.


Nous gardons de son intervention beaucoup de connaissances, si ce n’est de nouveaux intérêts pour le marketing international. Nous avons pris un grand plaisir à échanger avec lui sur son métier et le remercions chaleureusement pour le temps qu’il nous a accordé. Quand nous lui avons demandé quel était son film préféré, c’est avec l’esprit corporate de la grande famille Pathé qu’il nous répond « La belle époque ! » (toujours en salle…).

 

Par Éloïse Emerit

21 novembre 2019



[Rencontre] Bibiane Godfroid, présidente du groupe NEWEN

Ce jeudi 7 novembre, les élèves du master DMC ont eu l’honneur de rencontrer Mme Bibiane Godfroid dans le cadre du cours « Transformations et réinventions digitales des médias »,animé par Alexandre Michelin.

Bibiane Godfroid n’a profité d’aucun réseau personnel ou scolaire, elle a su obtenir des postes à responsabilité grâce à sa détermination. D’origine belge et diplômée en droit et fiscalité, c’est grâce à ses cours du soir de journalisme qu’elle a su se créer son propre réseau et rencontrer ses futurs employeurs.

À la suite de son premier stage chez RTL Radio où elle est directement engagée, elle décide de poursuivre sa carrière dans le secteur télévisuel. Elle devient alors rédactrice en chef, présentatrice et directrice des programmes et fictions chez RTL – TV, qui est la première chaîne en Belgique. Bibiane Godfroid aime innover, elle décide alors de lancer l’animé sur la chaîne et notamment, pour le plaisir d’une grande partie de notre promotion, les dessinsanimésBabaret Tintin.Canal+ la contacte pour lancer sa nouvelle chaîne « Canal enfant ». Malgré six mois de travail, le projet n’est malheureusement pas lancé.

Au même moment, Hervé Bourges lui propose le poste de directrice des programmes de France 2. C’est alors le début de nouveaux formats télévisuels comme Taratata, La brosse à dent ou des séries américaines en prime time et des rendez-vous immanquables avec le personnage de Georges Clooney, Dr Douglas Ross.

De retour chez Canal+ en 1996 en tant que directrice des antennes et des programmes numériques, elle prend la tête de la chaîne Kiosque avant de démarrer la présidence de Canal + Belgique.

En 2003, elle rejoint FremantleMedia et devient la première présidente-directrice générale de production en France chez FremantleMedia France. Travaillant principalement avec M6, elle s’intéresse de près aux tendances sociétales pour comprendre les envies des consommateurs. La télévision change et les téléspectateurs ont besoin que l’on parle d’eux. Elle développe alors plusieurs programmes dit de « coaching ». La Nouvelle Staret Oui Chefdeviennent des émissions cultes qui peuvent aujourd’hui encore se prévaloir d’avoir eu un impact important sur la carrière de beaucoup de jeunes téléspectateurs.

Elle rejoint M6 à la direction générale des programmes, puis des productions de 2007 à 2015 oùelle assiste à une réelle évolution de l’industrie médiatique. Ses principaux questionnements, eux, restent inchangés. Elle continue de se demander ce que veut le public, mais surtout qui est son public. Comprenant alors que l’important n’est pas de rajeunir son public mais de l’élargir, elle met à l’antenne de nombreux programmes fédérateurs comme Plus Belle La Vie, Un diner Presque parfaitou encore des programmes courts dont Scènes de ménages,qui fêtait d’ailleurs ce 7 novembre ses dix ans, joyeux anniversaire !

Depuis 2015 chez Newen et aujourd’hui PDG du groupe détenu à 10O% par TF1, Bibiane Godfroid continue son ascension dans le monde de l’audiovisuel et s’étend de manière plus large sur le marché en amenant cette société vers la production et distribution de formats multiples, autant sur le territoire français qu’international.

Travaillant avec tous types de plateformes, Bibiane Godfroid tient surtout à atteindre deux grands objectifs : que toute l’industrie audiovisuelle puisse travailler ensemble, quelles que soient les différences de formats et de modes d’exploitation, mais aussi de réussir à répondre à la demande de nouveaux clients arrivés avec le numérique.

Un grand merci à Bibiane Godfroid pour cette rencontre animée par l’idée de ne jamais rester dans sa zone de confort. Si elle a été très enrichissante par son aspect historique, ce qui est dû à la transformation du monde médiatique par le numérique, elle a aussi été très motivante pour notre promotion et a nourri notre envie de trouver de nouvelles idées, toujours plusinnovanteset originales.



Par Maud Douady

28 novembre 2019


[Rencontre] Emmanuelle Guilbart, présidente et co-fondatrice d’About Premium Content

 

Dans le cadre du cours « Transformations et réinventions digitales des médias », les élèves du master DMC ont rencontré ce jeudi 31 octobre, Emmanuelle Guilbart, présidente et co-fondatrice d’About Premium Content. A la fois gestionnaire et femme de contenu, elle incarne la génération qui a su prendre des responsabilités et réinventer en permanence son parcours dans une industrie des médias ouverte et en mutation constante.


Emmanuelle Guilbart diplômée de l’EDHEC et du Master Gestion des Media de l’ESCP fait ses premières armes dans le groupe Canal + en tant que chargée de mission internationale. Grace à l’ouverture du marché de l’Est en 1990, elle s’installe en Pologne où elle travaille au lancement de Canal + sous la direction de Marc Tessier, directeur international du groupe. Elle devient ensuite patronne des programmes de la filiale polonaise installant les grilles et négociant tous les droits de diffusion. De retour en France en 1996, nommée directrice générale adjointe à Canal + International Acquisitions auprès d’Evi Fullenbach, elle participe à la création de la structure en charge des acquisitions de programmes pour Canal + et ses filiales européennes, notamment en charge des output deals avec les majors américaines. Elle y travaille son gout pour le cinéma et elle introduit en France les séries télévisées phares de l’offre de Canal + (« 24 heures chrono » par exemple) où sa connaissance de l’international fait merveille. Selon elle, c’est la formidable liberté d’action que Canal offrait sur ces dossiers stratégiques (relations avec les Majors) qui explique les succès de cette équipe et de ses innovations majeures. Ayant été de toutes les aventures de contenu de Canal +, elle devient six ans plus tard la directrice des programmes de Canal Satellite. Elle aura passé 15 ans dans le groupe le plus brillant et inventif de France. 


En septembre 2005, rejoignant Lagardère, Active Emmanuelle est nommée directrice du pôle jeunesse. Elle y développe une nouvelle stratégie plus généraliste sur la chaine Gulli, à travers des programmes de tous les genres, avec de l’animation, des magazines, des films et des documentaires. Gulli devient sous sa direction une chaine familiale qui s’adresse non seulement aux enfants, mais également à leurs parents. En 2008, elle est nommée PDG du pôle TV de Lagardère, incluant notamment les chaines comme Gulli, Virgin 17, Tiji, ou encore Canal J.


Emmanuelle Guilbart fait le pari de rejoindre France Télévisions dans les équipes de Remi Pfimlin, pour devenir directrice générale déléguée des programmes ; elle y sera en charge de la coordination et de la politique générale des programmes. En 2014, son aventure dans le groupe de télévision publique français se termine. Cette expérience complexe et la plus “politique” de sa carrière, a réveillé son envie d’autonomie entrepreneuriale et d’opérationnalité.


Avec un ancien camarade de L’EDHEC, Laurent BOISSEL, elle décide de créer About Premium Content (APC), une entreprise audiovisuelle spécialisée dans la coproduction, le cofinancement et la distribution internationale de programmes. Se positionnant comme une « boutique » face aux « grandes surfaces » que représentent les poids lourds du secteur, APC privilégie la qualité en limitant le nombre de projets. En offrant un service premium et adapté à chacun, APC a su gagner la confiance des producteurs indépendants.

Avec une ligne éditoriale très diversifiée, APC compte aujourd’hui parmi ses clients de grands acteurs du marché tels que Netflix, Amazon ou encore Sky. Très impactée par le numérique, la distribution, est de fait devenue une des activités clefs de la production et du financement. APC permet d’accompagner dans le déploiement tous les genres de programmes tout en contrôlant une part importante de la propriété intellectuelle.

De fait APC est aujourd’hui un studio indépendant qui intègre toute la chaine de valeur de nos industries. Produisant à la fois de la fiction internationale de qualité (“Alex” avec les télévisons nordiques, « Shadow Lines », « The Murders », coproduction canadienne ou encore l’animation avec APC Kids). Les distributeurs sont de fait les “nouveaux” producteurs et l’impact de la transition numérique fait que toutes les intermédiations sont remises en cause ; les plateformes veulent tout contrôler, et pour les distributeurs il faut tout changer pour se réinventer et ainsi répondre à toutes  les demandes du business !


Emmanuelle Guilbart conclura finalement cet entretien en nous encourageant à prendre des risques dans nos futures carrières et à affirmer nos choix ! Son impressionnant parcours professionnel ne peut qu’attester de la pertinence de son conseil.

Nous tenons donc, au nom de la promotion 2020 du Master DMC, à remercier chaleureusement Emmanuelle Guilbart pour cette prise de parole riche en partage et en enseignement, qui nous a immédiatement inspiré. 


Par Paul Fradet

17 décembre 2019


La promotion 2020 était à Marseille pour la formation TV3.0


Les étudiants de la promotion 2020 ont sauté sur l’opportunité de se rendre à Marseille afin de participer à la formation TV3.0 qui s’est tenue les 25 et 26 Novembre. Une expérience extrêmement enrichissante grâce à la qualité des intervenants venus animés les différents ateliers et keynotes. Ce fut également l’occasion pour les étudiants de rencontrer et échanger avec des professionnels du secteur également venus profiter des divers conférences. 

De ces deux journées de formations, nous retenons les interventions de :

  • Pierre-Emmanuel Ferrand, directeur du digital chez Canal+, dont la mission est d’accroître l’empreinte digitale des marques du groupe sur la France été d’accélérer les innovations tant servicielles qu’éditoriales sur le numérique en s’appuyant sur les expertises du groupe.


30 novembre 2019


La promotion 2020 était à Marseille pour la formation TV3.0


Les étudiants de la promotion 2020 ont sauté sur l’opportunité de se rendre à Marseille afin de participer à la formation TV3.0 qui s’est tenue les 25 et 26 Novembre. Une expérience extrêmement enrichissante grâce à la qualité des intervenants venus animés les différents ateliers et keynotes. Ce fut également l’occasion pour les étudiants de rencontrer et échanger avec des professionnels du secteur également venus profiter des divers conférences. 


De ces deux journées de formations, nous retenons les interventions de :

  • Pierre-Emmanuel Ferrand, directeur du digital chez Canal+, dont la mission est d’accroître l’empreinte digitale des marques du groupe sur la France été d’accélérer les innovations tant servicielles qu’éditoriales sur le numérique en s’appuyant sur les expertises du groupe.


  • Sened Dhab, directeur de la fiction numérique pour France.Tv, qui est venu nous parler de la stratégie qu’il a mis en place pour les plateformes vidéo du groupe France Télévisions.


  • Romain Cousi, directeur de la création et de contenus du groupe Webedia, qui est revenu sur la stratégie multicanal de ce « nouveau acteur » avec son positionnement original à la croisée du digital et d cela vidéo. 


  • Grégory Prévault, alumni 2008 du master DMC aujourd’hui consultant digital pour 6PLAY et qui nous a parlé du replay et de la catch-up dont l’usage a explosé, plébiscités surtout chez les plus jeunes.



  • Fabienne Fourquet, fondatrice de 2btude, qui nous a partagé son expérience avec les audiences hispanophones de moins de 34 ans. 

  • Lorenzo Benedetti, fondateur de Paradiso, qui nous a parlé de créations originales et business model dans le monde du podcast.


Les étudiants souhaitent encore une fois remercier Jérôme Chouraqui sans qui ces rencontres n’auraient pas lieu.


30 novembre 2019


[Rencontre] Aladin Farré, journaliste et producteur


Le jeudi 28 novembre, les étudiants du Master 2 DMC ont eu l’occasion de rencontrer Aladin Farré, producteur et podcaster à Pékin. Un moment privilégié, pendant lequel nous avons pu échanger sur son parcours diversifié et sur le marché chinois.


Étudiant à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en histoire, il rédige un mémoire sur les conseillers militaires en Chine. Intéressé par le journalisme, il décide de s’engager chez TéléSorbonne, la télévision étudiante parisienne. Commençant comme journaliste reporter d’image, il en deviendra le président suite à un intérêt pour la production. C’est dans ce cadre qu’il apprend le montage, une compétence qui lui sera indispensable par la suite. 

Après un Master 2 DMC, il débute sa carrière en travaillant sur des projets de documentaires historiques pour la télévision et les musées, tels que “Les Résistances” avec K’ien Production pour France 3. Il produit et réalise ensuite le documentaire “Indochine – En quête d’indépendance”.


Après quatre années passées à travailler sur des projets documentaires, Aladin Farré décide en 2015 de se rendre en Chine, dont le marché de l’audiovisuel est alors en pleine expansion. En effet, en dix ans la Chine est passée de 5000 écrans de cinéma à 50 000 aujourd’hui et compte 800 millions d’internautes. Après un apprentissage du mandarin, c’est sa compétence en montage qui lui permet d’y trouver du travail: il devient alors chef de projet post-production  chez LIC China. Il reste deux ans chez cette société qui importe des documentaires en Chine et les distribue sur le territoire national. Pendant cette période, il travaille sur une dizaine de documentaires pour la télévision.


En 2018, il décide de partir créer son propre podcast, intitulé “Middle Earth – China’s cultural industry”, distribué par Sinica Network. En parallèle, il fonde China Compass Productions. Cette société offre des services d’aide aux étrangers voulant tourner en Chine. Ce fut l’occasion pour les étudiants de le questionner sur la politique culturelle chinoise, qu’il décrit comme fortement marquée par l’intervention de l’État et la forte croissance de l’investissement des BATX dans l’audiovisuel et le digital.

En conclusion de son intervention, Aladin Farré a mis l’accent sur l’importance d’être passionné, d’avoir des compétences techniques, et d’être expert sur un sujet.

Nous avons pris un grand plaisir à échanger avec lui sur ses divers métiers et nous le remercions chaleureusement de nous avoir accordé de son temps!



Par Roxane Lage

17 décembre 2019



 

Cérémonie de remise des diplômes & rentrée solennelle du Master DMC


L’auditorium de l’Institut National d’Histoire de l’Art a une nouvelle fois été le théâtre d’une très belle soirée pour le Master DMC.

Ce Mercredi 18 Décembre, étudiants diplômés et anciens élèves, équipe enseignante et partenaires du Master étaient conviés à la remise des diplômes de la promotion 2019.

Un à un, Catherine Pitard et Cyril Barthet ont appelé les 23 étudiantes et étudiants ainsi que nos 3 VAE pour leur remettre leur précieux sésame. Ils ont ensuite pu écouter la leçon inaugurale prononcée par Mme Élisabeth Durand, directrice des antennes des chaînes du Groupe TF1. Notre invitée d’honneur a rappelé le profond impact des nouvelles technologies sur nos secteurs professionnels et a encouragés les diplômés à être moteurs dans les bouleversements à l’oeuvre. Nicolas Brigaud-Robert et Stéphane Goudet ont, quant à eux, tenu à remercier les partenaires et intervenants du Master sans lesquels cette excellente formation ne serait pas ce qu’elle est.

Avant de célébrer les diplômés autour d’un cocktail, la salle a pu faire connaissance avec la nouvelle promotion 2020 dont le film a apparement beaucoup plu à l’assistance.

Retrouvez les meilleures photos de cette belle soirée sur les comptes Facebook et Instagram du Master.

Crédits photos : Paul Fradet


7 janvier 2019  



[Rencontre] Sébastien Janin, co-fondateur et président de Media Musketeers


Au cours du mois de novembre, les étudiant·es du master DMC ont accueilli Sébastien Janin, dans le cadre du cours Transformations et réinventions digitales des médias. Co-fondateur et président de Media Musketeers, Sébastien Janin met aujourd’hui à profit une expérience de plus de 20 ans dans le financement et la distribution audiovisuel.les pour aider le développement de productions indépendantes.

Sébastien Janin est diplômé du master d’économétrie et d’économie sociale de l’université de Caen ainsi que du master stratégie commerciale et politiques de négociation (anciennement DESS) de la Sorbonne. Sa spécialisation en statistique, son esprit créatif ainsi que son attrait pour le cinéma l’amènent à commencer sa carrière chez StudioCanal, filiale de production et distribution  audiovisuelle du groupe Canal +, où il travaille comme reporter financier pour les producteurs et distributeurs indépendants. Il y étudie notamment l’évolution du comportement des spectateurs lors dela réinventions des salles de cinéma et la création des multiplexes avant de devenir directeur du département des redevances en 1999.

En 2002, il crée l’activité vidéo de StudioCanal, regroupant l’édition et la distribution de DVD et Blu-Ray, activité qu’il gèrera pendant plus de 5 ans.

Sébastien Janin quitte StudioCanal pour le groupe Apple en 2007, pour manager et organiser le développement d’Itunes Movie en Europe et en Amérique Latine. Ainsi, il va, entre autre, participer à la localisation de la plateforme Itunes Movies dans plusieurs pays, négocier avec des producteurs, principalement les majors américaines, pour que les contenus soient disponibles sur l’ensemble des territoires européens et latino-américains, et gérer l’éditorialisation des contenus. De fait, Sébastien Janin anticipe et contribue à l’essor d’un nouveau mode de consommation du cinéma, caractérisé par la location de contenus audiovisuels sur une plateforme en ligne, c’est-à-dire, la vidéo à la demande (VOD). Son expérience chez Itunes lui permet également d’assister aux prémices des créations originales, qui sont aujourd’hui le nerf de la guerre « des contenus », qui opposent les différentes plateformes de streaming (Netflix, HBO Max, Amazon Prime Video, Disney + …)

Sébastien Janin quitte Apple en février 2015 pour devenir consultant chez Wuaki.tv puis MoMediva TV, avant de fonder Media Musketeers en septembre 2015. Grâce à cette nouvelle activité, Sébastien Janin entend mettre à profit sa connaissance des contenus, son expérience des chiffres et des nouvelles technologies pour permettre la création de contenus indépendants à portée à la fois locale et internationale. A travers Media Musketeers, il met ainsi en place des pratiques qui se distinguent des pratiques traditionnelles françaises et cherche à défendre de nouveaux modes de narration, comme celui offert par le format sériel.

Les élèves du master DMC tiennent à remercier chaleureusement Sébastien Janin pour cette rencontre aussi enrichissante qu’inspirante, ainsi qu’Alexandre Michelin qui a permit cette rencontre.



Par Julie Lupfer

5 février 2020


[Rencontre] Tatjana Pavlovic, Head of Distribution chez Antenna Group




Le 17 janvier dernier, le master DMC a reçu une ancienne élève, Tatjana Pavlovic, Head of Distribution chez Antenna Group en Grèce.

Voulant au départ travailler dans la production en cinéma, Tatjana s’est doucement dirigée vers la distribution TV suite à ses différentes expériences. Après un stage révélateur en acquisitions chez SND, elle a continué à progresser chez TF1 et Lagardère Studios pour enfin arriver chez Antenna en Grèce.

Elle nous a confié ses analyses sur les phénomènes des séries Turques, des séries Israéliennes, des thrillers noirs Scandinaves et des Télénovelas en les mettant en perspective avec l’offre télévisuelle d’hier, qui n’a plus rien à voir avec celle d’aujourd’hui.

Pour le rôle du distributeur, qui par sa présence dans le financement de l’œuvre se rapproche de plus en plus du rôle de co-producteur, Tatjana nous a souligné l’importance de savoir être curieux pour mieux comprendre à qui s’adresser et de quelle façon, ainsi que l’importance de la compréhension du besoin en fonction des territoires.

Elle a également parlé en profondeur de la série « Les Revenants », qui a changé la donne sur le marché de la fiction en ouvrant le chemin aux séries étrangères sur les territoires pensés inaccessibles comme les Etats Unis, qui par ailleurs adoptent généralement une stratégie consistant à ne pas acheter du stock mais des droits d’adaptations pour au final produire leurs propres versions des séries étrangères à succès.

 

L’ensemble de la promotion 2020 du Master DMC remercie chaleureusement Tatjana pour son intervention et ses conseils !


 

Par Kévin Pereira

5 février 2020


[Rencontre] M. Gérald-Brice Viret, Directeur Général des antennes et des programmes du Groupe Canal +



À trois reprises au mois de Janver, M. Gérald-Brice Viret (Directeur Général des antennes et des programmes du Groupe Canal +) nous a fait l’honneur de venir nous parler de sa riche carrière ainsi que du positionnement stratégique de Canal + pour les années à venir. Nous le remercions sincèrement pour son temps et sa clarté.

 

Par Tanguy Milin

5 février 2025



[Rencontre] Christian Valsamidis, avocat à la cour de Paris


Nous avons reçu au mois de janvier Maître Christian Valsamidis, avocat à la cour de Paris qui intervient essentiellement dans le secteur de l’audiovisuel et du cinéma, en particulier avec des producteurs et des réalisateurs.

À l’occasion de son intervention, il est revenu sur les origines historiques de la propriété intellectuelle, sur la situation actuelle de l’industrie du cinéma français, et sur les exigences auxquelles les producteurs doivent répondre au cours du montage financier d’un projet de film.

La promotion 2020 du master DMC tient à remercier Maître Valsamidis pour cette rencontre riche d’enseignements qui nous a éclairée sur le métier de la production.


Par Auriane Megharfi

5 février


[Rencontre] Simon Rey, agent artistique chez Films Talents


Cette année encore, le Master DMC a eu le plaisir d’accueillir à deux reprises Simon Rey, agent artistique chez Films Talents. Tout en exposant les différents aspects du métier d’agent artistique, Simon Rey a abordé au cours de ses interventions divers sujets inhérents au secteur de l’audiovisuel. Ainsi, nous avons étudié avec lui l’enjeu du scénario dans la nouvelle économie de la télévision, analysant les diverses stratégies et rapports de forces qui entourent cette question.

Nous le remercions vivement pour sa présence et sa pédagogie, ce fut un réel plaisir d’échanger avec lui.

 

Par Ninon Paillard

5 février 2019



[Rencontre] Roxane Arnold, directrice de la distribution chez Pyramide Films


Le 31 janvier dernier, nous avons eu le plaisir d’accueillir à l’INHA Roxane Arnold, directrice de la distribution chez Pyramide Films. Cette rencontre fut l’occasion d’évoquer en long et en large le milieu des distributeurs indépendants, tout en tissant des liens avec l’exploitation, milieu qu’elle connaît bien, ayant été directrice du MK2 Quai de Seine/Quai de Loire entre 2005 et 2007.

Roxane Arnold a pu lors de cette rencontre les trois axes qui composent l’activité de distribution : l’acquisition de films, le suivi du marketing, et la programmation.

Pour un distributeur indépendant, les acquisitions constituent réellement le nerf de la guerre, car les films distribués sont uniquement des films choisis ; la logique est ainsi différente de celle d’un studio, ou d’un distributeur affilié à une chaîne de télévision. Le distributeur indépendant est probablement le maillon le plus fragile de la chaîne, se situant dans une position de risque absolu. Les aides du CNC ont donc une importance capitale pour pallier ce risque.

Roxane Arnold nous a également expliqué l’importance de la stratégie marketing, notamment vis-à-vis du choix à effectuer entre une stratégie de film d’auteur ou de film grand public. Une campagne marketing mal orientée peut avoir des conséquences désastreuses sur le succès d’un film. Elle nous a également expliqué qu’au sein d’une petite structure comme Pyramide, un certain nombre de services sont externalisés (attaché de presse, réalisation de l’affiche et de la bande-annonce…), et que la tendance du marché veut que de plus en plus de services de communication se monnaient, alors qu’on pouvait auparavant obtenir plus facilement des relais à titre gratuit.

Enfin, on a pu saisir grâce à Roxane Arnold les enjeux liés à la programmation du film, et en premier lieu à la date de sortie. Il faut en effet tenter d’éviter la concurrence, ce qui est aujourd’hui de plus en plus difficile, car grâce aux évolutions numériques réduisant les délais, les décisions de changement de date sont pris de plus en plus tard. Elle a par ailleurs tenu à rappeler qu’il était nécessaire d’établir de réelles relations de confiance entre distributeurs et exploitants, ce que Pyramide s’attelle à faire.

La promotion du master a pris un réel plaisir à échanger avec Roxane Arnold sur ces enjeux, et nous tenons à la remercier très chaleureusement de nous avoir accordé de son temps.



Par Lucas Thiebot

6 février 2020


[Rencontres] Eric Primas, CEO de Ckom, Matthieu Parmentier, chargé de la R&D chez France Télévisions, Olivier Morin, Fondateur et Président de JK Groupe et Marc Valentin, CEO du MCN Wizdeo


Dans le cadre de notre cours « Panorama du digital » encadré par Catherine Pitard, nous avons eu la chance de recevoir 4 invités d’exception :

  • Eric Primas, CEO de Ckom qui est venu nous parler du référencement des applications.

  • Matthieu Parmentier, chargé de la R&D chez France Télévisions, qui nous a expliqué l’utilisation de l’intelligence artificielle au sein d’un groupe audiovisuel et son application sur par exemple la reconnaissance faciale de personnages du feuilleton « Un si grand soleil ». 

  • Olivier Morin, Fondateur et Président de JK Groupe, qui est revenu sur le succès de l’E-sport. 

  • Marc Valentin, CEO du MCN Wizdeo, qui nous a exposé le business model des MCN/MPN. 

Nous les remercions encore une fois pour leurs interventions enrichissantes qui ont permis aux étudiants de mieux appréhender les enjeux du digital. 


6 février 2020


Le cas producteur


Mardi se tenait la soutenance du fameux cas producteur, étape incontournable du Master DMC supervisée par Nicolas Brigaud-Robert.

Il y a trois mois les étudiants se sont vu attribuer une société de production française parmi : Maneki Films, Les Films du Poisson, Les Films du Kiosque et Mandarin Production.Par groupe de cinq, ils ont alors été plongés dans les conditions réelles du financement d’un long-métrage français. Les apprentis producteurs ont alors enchaîné les rendez-vous avec des professionnels du secteur (agent artistique, distributeur, chaîne TV, CNC & sofica, vendeur international & co-production étrangères) qu’ils devaient convaincre du bien fondé de leur projet et avec lesquels ils ont dû négocier les différents apports (en co-production, pré-achat etc.) pour mener à bien le financement de leur film.

Merci à Grégory Weill (Adéquat), Simon Arnal (Haut et Court), Laurent Hassid (Canal+), Christophe Salvaing (Sofica Cinémage) et Eva Diederix (Wildbunch) de s’être prêtés au jeu au cours de ces divers rendez-vous.

Merci également au Jury de la soutenance composé de Didar Domehri (Fondatrice et Directrice de Maneki Films), François Kraus (Fondateur et Directeur des Films du Kiosques) et Sébastien Msika (Indéfilms)

Les étudiants sont désormais fin prêts pour lancer leurs propres sociétés de production

 


– Roxane Delcroix, Tiphaine Demarche, Éloïse Emerit, Aide El Mandri, Pierre Tessier représentaient Mandarin Production

 

– Alison Bertho, Maud Douady, Julie Lupfer, Tanguy Milin et Ninon Paillard représentaient Maneki Films

 


– Galla Belaisch, Fatima Cadet-Diaby, Eva Dottelonde, Enna Le Biavant et Lucas Thiebo représentait Les Films du Poisson

 

– Paul de Seze, Paul Fradet, Roxane Lage, Aurian Megharfi, Kévin Pereira représentaient Les Films du Kiosque

 

 

Par Alison Bertho

21 février 2020


La promotion 2019-2020 du Master DMC répond à vos questions !


La Journée portes ouvertes du Master 2 professionnel Digital, Médias, Cinéma n’ayant pas pu avoir lieu en raison de la crise sanitaire que nous traversons, les étudiants de la promotion actuelle vous proposent un échange téléphonique individuel pour poser toutes vos questions concernant le déroulé et le contenu du Master DMC.

Il faudra pour cela remplir ce formulaire ; vous serez alors directement contacté.e par un.e étudiant.e de la promotion.


 

Pour faire votre dossier de candidature pour le Master DMC, c’est par ici :


 

À très vite ! Les étudiants de la promotion 2019/2020.



18 avril 2020



Replay 2019




Suivant les traces de ses prédécesseurs, la promotion 2020 du Master 2 DMC se prête à son tour au jeu du « Replay » et vous propose le récapitulatif des grands moments de 2019 des secteurs du digital, des médias et du cinéma. GAFAM et conflits, émergence du podcast, réforme de l’audiovisuel, croissance du marché chinois, carton plein pour Disney, explosion des jeux vidéo et de la fiction, changement de stratégie pour Canal… retour sur une année agitée pour les marchés des contenus.


L’année 2019 a été une année pivot, scène de transformations dont les conséquences se ressentent dès à présent. Nous avons tenté de dresser un panorama, le plus complet possible, des bouleversements majeurs, des tendances émergentes, tout en gardant un œil sur les acteurs traditionnels et leurs (re)positionnements sur des marchés en plein glissement.


Très attachés aux problématiques actuelles de notre société, nous avons également accordé une attention toute particulière à des sujets qui nous touchent, tels que l’écologie et la place de la femme au sein des métiers de nos secteurs.


Si les récentes adaptations, modernisations ou prises de conscience n’ont pas profité à tous les acteurs, elles ont considérablement élargi la perspective de nos (futurs) métiers, nous laissant l’impression d’entrer dans un milieu où tout reste encore à créer.




2 mai 2020









Commentaires


Des questions ? 

Contacte-nous, un étudiant du Master te répondra par email !

Merci pour ton message ! Nous en prenons connaissance dans les plus brefs délais et reviendrons vers toi prochainement.

Lieu de cours

Institut national d’histoire de l’art
2 rue Vivienne
75002 Paris

+33 (0)1 47 03 89 00

bottom of page