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Archives de la promotion 2015-2016

  • jeannebabikian
  • 22 juin 2016
  • 62 min de lecture

LA PROMOTION 2016 EST ARRIVÉE !


ON Y EST – Après une intense période de sélection l’été dernier, c’est avec enthousiasme et motivation que les 21 étudiants finalement choisis ont effectué leur rentrée !

Issus de cursus divers – allant du droit à la finance, en passant par la publicité, la communication, l’histoire de l’art et même l’apprentissage sur le terrain – ils aspirent tous à intégrer l’élite du secteur audiovisuel : dans le cinéma, la télévision et les nouveaux médias. À chacun sa vision et son bagage, pour nourrir une dernière année d’études exaltante et riche en projets !

Les cours ont ainsi commencé fin septembre sur les chapeaux de roues, et déjà la promotion s’organise et s’arme pour son avenir, en ouvrant son esprit à une vision la plus large possible des trois secteurs abordés. En effet, de nombreux intervenants prestigieux aux parcours exemplaires viendront leur présenter les réalités d’un marché en perpétuelle réinvention.

Au menu pour les mois qui arrivent : constitution de dossiers de production, gestion d’un projet d’entreprenariat dans les nouveaux médias, analyse de scénarios, production de courts-métrages, exposés, débats et revues de presses hebdomadaires,… Nos étudiants apprendront donc aussi par la pratique et le partage de connaissances, afin d’être opérationnels dès leur stage de fin d’études à venir en février 2016.



Crédit Photo : © Dao Bacon

8 octobre 2015 


BOOXUP, ou comment « disrupter » le marché du livre ? Robin Sappe nous a répondu !


NOUVEAUX MÉDIAS – Le cofondateur de l’application de prêts de livres entre particuliers a témoigné, jeudi 1er octobre, de son expérience d’entrepreneur aux étudiants de la promotion actuelle du Master.

Une V1 prometteuse encore chaude, propulsée par une start-up de seulement deux employés, nous-voici à l’aube d’un ingénieux concept qui se développe dans l’ombre. Dans l’ombre ? Vraiment ? Et bien non ! L’application Booxup compte déjà plus de 10 000 téléchargements et des centaines d’articles dans des médias de renom, alors qu’aucune démarche marketing n’a encore été amorcée… Mieux : un inspecteur de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) leur a fait l’honneur d’une visite surprise début septembre, pour une enquête dite « préventive ». Pourquoi ces fulgurantes précautions, pour un concept tout juste émergeant ?

UBERISATION, DISRUPTION : RÉINVENTER SON MARCHÉ PAR LE COLLABORATIF.Tout simplement car Robin Sappe et David Mennesson ont entrepris d’offrir une deuxième vie aux livres papier, via cette plateforme sociale de prêts gratuits entre particuliers. Un petit nom innocent aux usages encore balbutiants, qui vient pourtant court-circuiter les réseaux classiques de distribution et de reventes les plus structurés ! L’occasion de redistribuer les cartes ? De repenser juridiquement et économiquement un secteur alors tout juste remis de son virage digital ?

Invité à raconter son expérience d’entrepreneur, Robin Sappe a ainsi discuté avec les étudiants du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias afin de préciser les enjeux et paris d’un tel projet. Comment développer ce concept inattendu ? Comment ré- inventer des usages ? Quelle démarche adopter, quelles erreurs éviter, comment bien s’entourer? Autant de questions passionnantes abordées en présence d’un autre disrupteur, un peu plus expérimenté : Cyril Barthet (CEO de Vodkaster).


13 octobre 2025


SÉMINAIRE D’INTÉGRATION : DE RETOUR DE L’ÎLE STE MARGUERITE !


INTÉGRATION – Après trois premières semaines de cours déjà riches en expériences, les 21 étudiants du Master ont bénéficié d’un weekend en retraite près de Cannes, afin de développer leur dynamique de groupe.

Authentique séminaire : la (future) promotion 2016 s’est structurée et soudée en 72h intensives d’activités diverses. Axées sur la stratégie de groupe, la négociation, ou encore la complémentarité des profils, un large panel ludique de mises en situation leur a permis d’optimiser leur approche du travail de groupe, à l’aube d’une intense période de projets universitaires.

Le cadre bucolique dans lequel baigne le Fort Royal – où la promotion a créché – a assuré une prise de recul efficace chez les étudiants, en confiance pour nourrir des liens socioprofessionnels durables et qualitatifs. En effet, en marge des activités proposées, ceux-ci se sont vus profiter des plages et du calme de l’île Ste-Marguerite, afin de discuter de leurs visions et approches respectives dans un contexte de sérénité absolue.

Au long terme, en plus des nombreux souvenirs qu’elle aura générés, cette brève aventure offerte par le Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias permettra à la promotion actuelle de présenter des affinités fortes et décisives dans leur parcours professionnels. Car les compétences et la confiance en un projet ne suffisent pas toujours à surmonter les obstacles, les étudiants puiseront alors leur énergie dans une source de motivation complémentaire et essentielle : une confiance mutuelle, nourrie en profondeur. Ainsi, la résonance de ces trois petits jours perdurera, souhaitons-le, pour encore de nombreuses années.

15 octobre 2015 


Les Fictions chez TF1, avec Bettina Hautier

TÉLÉVISION – La directrice adjointe de la fiction chez TF1, en charge des affaires juridiques et contractuelles, a présenté aux étudiants du Master les dessous d’un secteur au volume souvent sous-estimé : celui de la fiction TV.

Forte d’un budget annuel de 160M€ alloué au développement de contenus originaux, difficile de négliger les ambitions créatives de la chaîne au service de ses fameuses « ondes positives ». À l’origine du trans-générationnel Joséphine Ange Gardien et du multi-triomphant Camping Paradis, TF1 s’apprête à diffuser Une Chance de Trop, série mystérieuse adaptée de l’œuvre d’Harlan Coben, avec Alexandra Lamy en tête d’affiche.

Problématiques juridico-financières, stratégies adoptées pour rajeunir et impliquer son audience, développement du « simulcast », Bettina Hautier a déconstruit pour les étudiants du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias le développement de ses fictions : depuis le stade de l’idée jusqu’à celui de la diffusion.

Ainsi, activement sollicitée par les aspirants producteurs de la promotion actuelle, Bettina Hautier a éclairé de solides débats portés sur l’évaluation d’une audience potentielle, les risques liés à l’ouverture aux coproductions européennes, la rentabilité des différentes diffusions d’une même fiction, ou encore le rythme rôdé des tournages calibrés pour la télévision.

Cette intervention dense et instructive, fruit de 27 ans d’expérience, aura nourri en cette rentrée 2015 le projet professionnel des 21 étudiants présents, maintenant capables de se représenter le secteur de la fiction TV avec une approche davantage globale (la fameuse Big Picture) et opérationnelle.


16 octobre 2015

Baptiste RAMBAUD


Le « spectaculaire » Jean-Claude Camus

L’homme de l’ombre du spectacle.

C’est avec un plaisir non contenu que nous avons reçu mardi 15 Octobre dernier Jean-Claude Camus, ancien producteur de Johnny Halliday et de Michel Sardou. L’air vif et malicieux, le nouveau directeur du théâtre de la porte Saint-Martin et du théâtre de la Madeleine, nous a raconté pendant deux heures quelques récits, ponctués par de nombreuses anecdotes croustillantes, sur le métier qu’il a exercé pendant 40 ans. Cette rencontre riche en échanges nous a permis de comprendre les tenants et les aboutissants de la profession de producteur de spectacle.

Etre passionné et avoir un flair bien développé« Il faut avoir du nez. Parfois, il peut être bon, parfois il peut être bouché » exprime avec humour Jean-Claude Camus. En effet, cette phrase raisonne comme un adage à suivre et nous délivre un point important de cette profession. Toutefois, cet enfant de province n’était pas destiné à une telle profession. C’est un peu par hasard que le milieu du spectacle s’est offert à lui, lorsqu’à côté de chez lui, le théâtre Montanari battait la chamade. Très vite, il s’est familiarisé avec ce milieu et le destin a fait son jeu. Effectivement, il est devenu l’instigateur du duo Les Chats Sauvages et Dick Rivers. Une belle réussite pour ses premières armes dans le métier. Ses propos empreints d’une certaine nostalgie nous ont persuadé à quel point le métier de producteur de spectacle doit être un métier de passion, de courage mais surtout de risques qui doivent être portés par une force imaginative et stratégique importante.

L’art du stratègeMalgré un bon nez et une motivation entrepreneuriale, l’échange avec Jean-Claude Camus nous a dévoilé à quel point l’état de producteur n’est pas immuable. Il faut sans cesse renouveler, être à l’affut de tout, être sur le qui-vive, avoir le cerveau en émulation perpétuelle. L’expérience de Jean-Claude Camus dans ce milieu nous a montré de quelle manière ce dernier a professionnalisé le métier. Des histoires comme celles du concert de Las Vegas de Johnny Halliday illustrent bien l’importance de l’imagination et la vivacité d’esprit que requiert cette profession. A cela s’ajoute aussi, l’affaire du Stade de France lorsque le concert de Johnny Halliday a été annulé faute de météo clémente. En effet, il a fallut faire preuve de stratège et d’intelligence pour résoudre cet embarras. En somme, Jean-Claude Camus est l’homme de l’ombre, il est le mécanisme de la « grosse » machine qui vend du spectaculaire. Dans cette « Société du spectacle », il est celui qui tient les ficelles, celui qui vit pour le public. C’est ainsi qu’il aime se définir « Je ne suis pas un artistique, je suis le public ».

Ainsi, cet échange avec Jean-Claude Camus a démontré les enjeux d’un tel métier mais surtout l’action entrepreneuriale à laquelle cette profession est soumise si elle ne veut pas périr. Désormais, Jean-Claude Camus est directeur de deux théâtre : le théâtre de la Madeleine et de la Porte Saint-Martin. Une nouvelle aventure entrepreneuriale scandée de hauts et de bas. Somme toute, ces deux heures d’échanges ont apporté chez nous beaucoup d’entrain et de vivacité. Le ton rassurant de Jean-Claude Camus et ce conseil précieux « avoir de l’ambition » teintent encore nos esprits et motivent notre désir de découvrir davantage cette profession. De plus, la séquelle de cette rencontre nous a éclairé sur le métier mouvementé d’un producteur de spectacle.

Pour finir, Jean-Claude Camus s’est prêté très gentiment au jeu de la photographie de groupe qui permet à la promotion 2015 du Master 2 Pro de garder encore et toujours un très beau souvenir.

20 octobre 2015

Comment faire émerger ses contenus en 2016 ?

PETIT-DÉJEUNER – Pour bien démarrer la semaine, cinq des étudiants de la promotion 2016 du Master 2 Cinéma Télévision Nouveaux Médias ont eu l’opportunité lundi de prendre part à un rendez-vous du médiaClub consacré à la problématique suivante : comment lancer son film, sa série, sa chaîne, sa marque (etc.) en 2016 ?

Avenue des Champs Elysées, 8h30, 85 professionnels des médias prennent place afin de découvrir la formule magique proposée par Wale Gbadamosi Oyekanmi, CEO de l’agence Darewin. En effet, après plusieurs contrats avec de prestigieux annonceurs tels Netflix, Warner ou StudioCanal, ce jeune start-upper détient les clés de la génération digitale et de ce qui la fait vibrer.

Une fois les croissants avalés, les connaissances faites et les stocks de café épuisés, la présentation du communicant a pu démarrer. Structurée autour de huit points clés, celle-ci a mis en lumière une sélection d’actions digitales créatives et innovantes, dont les retombées en terme d’audience ont surpris l’auditoire pourtant aguerri. Comment atteindre son public en 2016 ? Jusqu’où faut-il être prêt à remettre en question sa propre vision de la communication ? Existe-il seulement encore des règles, dans une société aussi saturée de contenus comme d’annonceurs, où un adolescent un peu malin peut mobiliser sans frais une audience comparable à celle que peinent à atteindre certains médias mêmes plein de ressources ?

Au terme d’une prise parole instructive, un débat passionné entre professionnels des médias suivit afin de dénouer les enjeux du modèle digital. Une matinée, ce fut un peu court pour couvrir l’ensemble des problématiques de cette nouvelle ère, où toute la communication est à ré-inventer. Mais le digital ne se définit-il pas justement par cette ouverture, nous a rappelé Wale, afin de créer l’événement là où personne ne l’attend ?

21 octobre 2015 


Lorenzo Benedetti, fondateur de Studio Bagel et actuel directeur de la création digitale du Groupe Canal+


NOUVEAUX MÉDIAS – Le jeune fondateur de la chaîne Youtube à succès repérée par Canal + est venu rendre compte de son parcours et de l’état de son marché à l’actuelle promotion du Master 2 Cinéma Télévision Nouveaux Médias

Après avoir été diplômé du DESS Sabatier à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Lorenzo Benedetti apprend le métier de producteur du côté du diffuseur chez France 5. Cette appétence pour la fabrication de contenus se confirme chez Air Productions où, au côté de Nagui, il apprend la clé du métier de producteur : la conviction. Par volonté d’indépendance, il monte d’abord une structure, Prod360, au sein de Tel France puis sa propre société de production autour du brand content, du digital et de la production low-cost mais de qualité pour les chaînes de la TNT (à savoir réfléchir à de nouvelles manières d’organiser des productions avec moins de postes). Très rapidement, il est informé par un ami, responsable des partenariats chez YouTube, de l’appel d’offres pour la création de programmes de la plateforme.

LE BAGEL : NAISSANCE D’UN MCNSélectionné, Lorenzo Benedetti fait alors naître le Studio Bagel, chaîne indépendante regroupant plusieurs « influenceurs » du web, comédiens et auteurs, d’ores et déjà plébiscités sur la plateforme. Avec un budget de 700 000 euros, la chaîne doit répondre à une obligation de production de 30 heures de programmes (c’est-à-dire 300 euros la minute) impliquant une logique de catalogue et non de diffusion. Or, le fondateur, Lorenzo Benedetti, ne souhaite pas répondre à cette logique et édicte ses règles au géant américain. En effet, il croit à « l’évènementialisation » des vidéos originales sur YouTube ce qui implique d’utiliser tous les réseaux sociaux et de faire circuler les communautés en adaptant les contenus en fonction des différentes plateformes. Très rapidement, la chaîne devient un MCN (Multi Channel Network).

Face à la concurrence d’autres MCN moins indépendants, tels que Mixicom ou Endemol Beyond, Lorenzo Benedetti prend la décision de vendre 60% de son Studio Bagel à Canal+. Cela permet au collectif un confort de production afin de continuer à produire des contenus originaux et qualitatifs sans toutefois changer leur façon de travailler. En effet, par souci d’efficacité, le Studio a à cœur que les auteurs soient les chefs de projet de leurs sketchs jusqu’à la fin de la production ce qui permet de corriger plus rapidement et donc de maintenir des coûts de production bas. La participation de Canal+ a également permis une meilleure fidélisation des talents en leur offrant plus d’opportunités et de crédibilité. Mais cette acquisition a eu un « effet pervers » : si le vieillissement de l’audience était une bonne chose, le Studio Bagel se voit affubler de l’étiquette « racheté par Canal ».

QUEL MODÈLE ÉCONOMIQUE POUR UN CHAÎNE YOUTUBE ?Studio Bagel, c’est aussi un modèle économique inédit car les contenus sont à la fois diffusés à la télévision et sur Internet. Ainsi, la première moitié de son chiffre d’affaires provient de la vente de programmes à Canal+ et la seconde moitié majoritairement d’opérations de brand-content et de la vente d’espaces publicitaires sous la forme de pré-rolls. À l’heure où la publicité décroit, Lorenzo Benedetti affine son modèle. Studio Bagel se diversifie en terme de chaînes mais aussi en terme de plateformes créant sa propre chronologie des médias (à savoir une diffusion télévisée, puis sur son site via un lecteur DailyMotion et enfin sur l’ensemble des plateformes à disposition sous forme de « teasers » avant que le contenu ne termine sur YouTube). En effet, pour séduire toujours plus d’annonceurs et rester indépendant, le MCN français développe un réseau de chaînes thématiques comme StudioMovie ou StudioGaming en leur associant des sites web. Il s’agit également de réfléchir à comment disrupter les façons de produire en proposant peut-être une logique de club, comme les box MyLittleParis.

Si, depuis la création de son Studio Bagel, Lorenzo Benedetti considère qu’il a sûrement commis quelques erreurs, le producteur de contenus digitaux français reste un performeur. Il veut continuer à apporter mieux que les autres dans un secteur audiovisuel toujours plus exigeant mais pas encore prêt à donner au digital les moyens de réellement se développer.

Alix Letribot & Samy-Alexandre Selmi

13 novembre 2015 


Arnaud Maillard : le « visionnaire digital »


TÉLÉVISION- Trois des étudiants du Master 2 Pro ont eu l’opportunité de s’entretenir avec ce professionnel des médias, homme de la situation à l’ère de l’inévitable réinvention numérique des chaînes TV.

Issu de la formation DESS Sabatier (ancêtre du M2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias), Arnaud Maillard affiche un profil de juriste spécialisé dans le droit de la propriété intellectuelle. Mais ce qui le fascinait à l’époque avant tout : la révolution internet.

Emprunt d’un esprit d’initiative tout droit venu des États-Unis, Arnaud se voit embauché chez AOL et se familiarise tout de suite avec les nouveaux outils liés au digital. Un poste qui lui permis de s’exprimer librement en initiant des projets ambitieux. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il prédit l’apparition de contenus vidéo pouvant être partagés mondialement. Cette capacité à projeter sa vision vers l’avenir d’un secteur technologique – pourtant balbutiant – fit de lui un spécialiste repéré par Microsoft pour développer le célèbre (en son temps) système de messagerie : MSN Messenger.

Au fil des rencontres, et fort de cette expérience acquise sur le terrain, il croisa le chemin de Laurent-Eric Lelay, PDG d’Eurosport, qui lui confia la transformation digitale espérée par la chaine.

  • 11 chaines en Europe

  • 59 pays

  • 20 langues

  • près de 22 millions de téléspectateurs uniques

  • 6 millions de visionnages via leur plateforme

Arnaud Maillard a ainsi contribué, grâce à la monétisation et en particulier à la publicité, au redressement de la stratégie digitale du groupe aux 7 millions d’euros de CA, devenus presque 32 millions d’euros, avec un résultat à l’équilibre !

En développant l’offre OTT Eurosport et Eurosport 2, l’audace de ce jeune dirigeant le place en première ligne face à ce nouveau défi… Un challenge que ce « visionnaire digital » a déjà commencé à relever avec enthousiasme grâce à l’appui naissant du groupe Discovery, ayant racheté la totalité d’Eurosport.

Lamine Chérifi


Laurent Grégoire : l’agent secret des stars


CINEMA- Fondateur de l’agence artistique Adéquat, Laurent Grégoire l’agent « secret » des stars est venu échanger avec nous sur la complexité d’une profession mal connue. 

Alors que la série Dix pour cent cartonne sur France 2 avec pratiquement 20% de part d’audience, statistique qui présume d’un curieux intérêt pour le sujet, nous avons eu la chance de rencontrer dans nos locaux de l’INHA Laurent Grégoire, agent artistique et fondateur d’Adéquat. C’est avec beaucoup de passion et de calme que l’agent de Marion Cotillard et Omar Sy (entre autres) est venu échanger avec nous sur son métier.Cette rencontre, encore un fois, nous a permis d’en savoir plus sur une profession dont on sait, au final, très peu de choses.

UNE PROFESSION RARE MAIS ENCADRÉETout d’abord, le statut de l’agence est celui d’une SARL, laquelle est régie par le ministère du travail. Un métier très peu représenté il y a cinquante ans mais qui est des plus florissants depuis plusieurs années. De ce fait, son statut et ses actes se sont inscrits au fur et à mesure dans un cadre très réglementé. Effectivement, depuis peu l’agent artistique doit être enregistré dans un registre national s’il veut exercer. De plus, le lien entre l’agent et l’artiste est administré par un mandat par lequel l’acteur doit une commission sur ses contrats, les fameux 10%. Un système qui repose sur le travail conséquent de l’agent au service du talent qu’il représente.

En effet, le rôle de l’agent artistique transcende le simple fait de décrocher des contrats pour ses talents. Il fait bien plus que cela. C’est un réel médiateur dans la vie de l’artiste. Il est le promoteur de l’image de l’artiste, le collecteur d’informations et le conseiller. En somme, il est le plus grand allié du talent.Par ailleurs, c’est dans ce moment de confidence que Laurent Grégoire a pu nous rapporter les hauts et les bas de son métier. Lesquels nous ont révélé l’implication non exhaustive de ce dernier dans la vie tant professionnelle que personnelle des artistes. Des talents qu’il connaît par cœur, qu’il chérit et qu’il n’oublie pas de défendre. « C’est d’une cruauté absolue » nous explique-t-il à propos de ce milieu. Loin des paillettes, l’agent artistique est le pilier sur lequel se reposent ses acteurs.Un métier qui requiert beaucoup de qualités. Compassion, patience, précision, rigueur, goût et courage sont les maîtres mots pour réussir dans cette profession parfois « chronophage » nous rappelle-t-il.

Une force portée par la passion et la fascination pour les acteurs « Ce mystère de l’acteur tant que cela fonctionnera, je continuerai. » Néanmoins, il n’oublie pas de rappeler l’importance également de son équipe, toujours présente pour répondre aux besoins des talents.Cette belle entrevue avec Laurent Grégoire nous a permis d’entrevoir la complexité du métier d’agent artistique et de comprendre son implication à 100 %.

Pauline Verrier

13 novembre 2015


Jean-François Mulliez, Directeur Délégué de TF1

 


DINER – Pour bien démarrer la semaine dernière, quatre étudiants de la promotion 2016 du Master 2 Cinéma Télévision Nouveaux Médias ont eu l’opportunité de dîner avec Jean-François Mulliez, Directeur Délégué de TF1. Une rencontre passionnante et enrichissante au cœur de ce que sera le futur de la télévision !

Originaire du nord de la France, Jean-François Mulliez est un homme attaché à la terre et aux valeurs de respect qui lient l’homme à son environnement. Il décide de se lancer dans des études d’agriculture très tôt. Cette passion assouvie, il s’inscrit à Sciences Po Paris et obtient son diplôme en 1988, formation qu’il complète en 1991 avec celle d’HEC. Après avoir passé quelques années dans le monde de la politique, où il fait ses armes et comprend l’importance du réseau, il rejoint le groupe TF1 dès 1995 en tant que chargé d’études Ressources Humaines, puis est nommé successivement Directeur des Ressources Humaines, Directeur Général Adjoint puis Directeur Projets Stratégie. En 2009, il devient Directeur Délégué e-TF1, en charge de la stratégie digitale du groupe.

Depuis Janvier 2015, Jean-François Mulliez accomplit sa fonction de Directeur Délégué TF1 auprès de Nonce Paolini, CEO du groupe, et est en charge de deux missions portant : d’une part sur la stratégie Big Data et CRM, et d’autre part sur l’offre digitale d’informations sur les supports du groupe.

Jean-François Mulliez nous a donc fait l’honneur de nous accorder quelques instants précieux pour discuter de l’avenir des chaînes de télévision, des stratégies nouveaux médias mises en place par TF1 et surtout des enjeux à devenir un des acteurs leaders sur le web.

Camille Lee

20 novembre 2015 


Soutien des étudiants du M2 Pro aux victimes des attentats et à leurs proches


Les étudiants du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias adressent leurs pensées sincères aux victimes des attentats du 13 novembre et à leurs familles, auxquelles nous souhaitons un rétablissement rapide et beaucoup de courage.

Sophie Goupil, productrice de documentaires (Les poissons volants)


Jeudi 3 décembre, le Master 2 a eu le plaisir de recevoir Sophie Goupil, productrice au sein de la société « Les Poissons Volants». Elle nous transmet son expérience et sa passion pour la production indépendante audiovisuelle et cinématographique, ainsi que sa vision de l’avenir du genre documentaire en France.

Commençons par un bref avant-goût biographique : « Nourrie » au cinéma de part son environnement familial, elle se lance dès ses 17 ans, dans cette industrie culturelle en tant que scripte. Puis elle se consacre à l’écriture de scénarios, avant de découvrir le montage. Mais l’aval de la chaîne de fabrication ne lui suffit pas, elle veut initier des projets, agréger des talents. En 1989, elle crée la société « Les Poissons Volants » et devient productrice. « Je souhaite mettre mon énergie en action et fédérer celles des autres pour que des films de qualité se fassent », nous confie-t­elle. Au sein d’un catalogue prolifique, elle a notamment produit des documentaires télévisuels tels que « Buren et le Guggenheim » de Stan Neumann, « Les Marabouts » de Chantal Richard, ainsi que des longs métrages comme « Après la pluie… les amoureux » de Négar Djavadi.Ainsi parmi ces projets tous plus riches les uns que les autres, Sophie Goupil nous propose une autopsie plus poussée de ses productions contemporaines, « Les Petits Secrets des Grands Tableaux » diffusé sur Arte ainsi qu’un documentaire, « Happy Rain, Pluie Fertile au Bangladesh » qu’elle présenta le vendredi 4 décembre à l’occasion de la COP21 dans le cadre d’une projection – débat aux « Espaces Générations Climat ». Plongée au cœur de deux aventures humaines ô combien ambitieuses :

Immersion pédagogique dans les mystères de l’histoire de l’artEn 2012, le dimanche midi sur Arte, la case tourne à vide et n’est certainement pas la plus simple à ranimer. Ainsi Sophie Goupil a une ingénieuse idée : une collection inédite de formats courts (26 ́) pour sonder les énigmes des chefs d’œuvre intemporels de la peinture.« Les Petits Secrets des Grands Tableaux », co­écrit par Élisabeth Couturier et Thomas Cheysso, propose une mise en lumière interactive des iconographies et contextes se cachant derrière ces trésors picturaux, de l’invention de la peinture à l’huile par le flamand Jean Van Eyck à la superposition des figures folkloriques et modernes de La Vie Mélangée de Kandinsky. Le spectateur est ainsi amené à pénétrer dans l’espace des tableaux, habilement guidé par une infographie animée et une musique d’époque.

Opérant un travail de vulgarisation hors du commun, la productrice a surtout su s’entourer des meilleurs pour façonner une création si exigeante : une conseillère scientifique, une documentaliste, une historienne, un ingénieur de l’Ircam pour le sound design, une équipe soudée d’infographistes et animateurs 2D/3D… Le résultat, bluffant, fait montre d’une cohérence éditoriale authentique et soignée.

Essai transformé, puisque non seulement l’audience de l’antenne a plus que doublé (1,8%) mais la version délinéarisée d’ARTE Creative avoisine les 800 000 vues. Après deux saisons couronnées de succès, Sophie Goupil poursuit donc l’aventure, cette fois­ci sur les territoires futuristes de la réalité augmentée et de la spatialisation sonore. Si la peinture est un art, la production en est un autre.

Un tournage à l’épreuve des saisonsChaque année, descendant de la Chine, du Népal, du Bhoutan et de l’Inde les eaux des rivières et des fleuves inondent et viennent enrichir les terres du Bangladesh durant les longs mois de la mousson.« Happy Rain, Pluie Fertile au Bangladesh », dernier film d’Isabelle Antunès, poursuit l’initiative d’une ONG déterminée à pratiquer la pisciculture dans ces zones inondées, créant de fait une véritable économie locale.Un tel projet ne peut que séduire Sophie Goupil, qui décide de le porter et le soutiendra à bout de bras.Outre un préfinancement chaotique (refus de tous les diffuseurs excepté France Ô pour un montant minime, pleine réforme du COSIP…), la production a du faire face à des difficultés majeures de tournage. Si bien qu’il a fallu former des techniciens bangladais, par téléphone, pour ne pas copieusement dépasser un budget déjà fragilisé. Le tout rythmé par un compte à rebours des plus intransigeants : le déplacement de la mousson, sujet central de ce documentaire.

En manque évident de moyens, même avec une campagne Kisskissbankbank réussie, le studio n’a eu d’autre choix que de piocher dans ses fonds propres. Des regrets ? Sophie Goupil n’en a aucun, car elle estime vital que certaines initiatives puissent s’exprimer. Le projet a donc fini par voir le jour, et a trouvé une excellente réception du public.

Mais la productrice ne reste pas moins sceptique quand à l’avenir du genre documentaire, au regard du déclin de qualité de ces dix dernières années. Elle regrette l’apogée contemporaine du documentaire « de faits divers », bayonnant le traitement de sujets sociaux plus profonds. Le diffuseur doit rapidement reprendre conscience de son rôle phare dans la création, avant que d’autres modèles ne s’inventent.

Et maintenant ?« L’Utopie des Images, La Révolution Russe Racontée par son Cinéma » entre tout juste en production chez « Les Poissons Volants », autour du centenaire de la révolution Russe, qui sera illustré par des extraits des premiers films du cinéma soviétique : de 1918 à 1934.Comme un poisson dans l’eau, Sophie Goupil ne cesse de s’envoler vers de nouveaux horizons.

Souhaitons­-lui donc bon voyage.

Jacques Sindt

8 decembre 2015 

Personnaliser son projet professionnel, avec François Lhemery (Microsoft France)


François Lhemery a passé quatre heures avec les 21 étudiants du Master 2 Pro, menant avec eux un atelier de « self awareness » autour de leur projet professionnel.

Après un cursus en droit à Tours et à Exeter, en Angleterre, François Lhemery commence sa carrière chez Procter & Gamble. Après le lancement de la start-up Bananalotto.fr au début des années 2000, qui devient rapidement un des sites les plus visités en France et est nommée meilleure startup de l’année 2000, il rentre chez Microsoft France en tant que Directeur des Affaires Juridiques. Il est aujourd’hui Directeur des Affaires Publiques pour Microsoft Europe, Moyen Orient et Afrique.

Lors de son intervention il a attiré l’attention des étudiants sur l’importance de plus en plus accrue des soft skills sur le marché du travail contemporain et au sein de l’entreprise. Que ce soit le leadership, la capacité de s’adapter, d’être à l’écoute, de fédérer les énergies, d’innover et de prendre des initiatives, ces capacités sociales sont aujourd’hui de plus en plus recherchées par les recruteurs et sont souvent l’élément qui permet de trancher entre des candidats aux profils similaires.

L’intervention a ensuite continué avec des exercices visant à préciser les ambitions de chacun, offrant un moment de réflexion et l’occasion d’un reality check de leur projet professionnel. Commentant les réponses des étudiants à la question : que souhaiteriez vous faire dans quinze ans, François Lhemery déclara « ce rêve soit vous le réalisez dans 8 ans, soit il est voué à changer ».

Divisés en paires les étudiants ont eu l’occasion d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres et eux-mêmes. La séance s’est conclue avec un exercice de SWOT (Strengths / Weaknesses / Opportunities / Threats) des étudiants.

Une intervention très enrichissante dont les étudiants ont pleinement bénéficié, ressortant chacun avec une image plus claire de leurs futures trajectoires dans le monde professionnel.

Théo Koutsaftis

 & Anaïs Dagoret

8 decembre 2015 

Le film de promotion 2016 est arrivé !


Projeté hier soir – jeudi 17 décembre – lors de la rentrée solennelle du Master, le film de promotion 2016 est maintenant disponible sur notre chaîne Youtube !

Celui-ci vise à présenter la formation, les secteurs auxquels les étudiants aspirent, ainsi que leurs sensibilités personnelles. En espérant que vous vous amuserez autant à le visionner qu’ils se sont amusés à le produire, passez de bonnes fêtes de fin d’année et rendez-vous en 2016 pour la suite des aventures !


Baptiste RAMBAUD

18 décembre 2015


Les photos de la rentrée solennelle sont disponibles !

RENTRÉE SOLENNELLE – Le 17 décembre dernier à l’Institut National d’Histoire de l’Art, nous célébrions les diplômés de la promotion sortante du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias, et accueillions les étudiants de la promotion actuelle. Retour en photos sur la cérémonie et la soirée qui suivit.


Crédit photo : Dao Bacon

26 décembre 2015 


Emmanuel PRIOU – Producteur et fondateur de BONNE PIOCHE


TELEVISION – Producteur de séries documentaires comme « J’irai Dormir Chez Vous (France 5) » ou encore « Les Nouveaux Explorateurs (Canal +) », avec Yves Darondeau et Christophe Lioud, Emmanuel Priou est venu nous parler à la fois de son parcours et de son expérience d’entrepreneur mais également du marché du documentaire. Durant cette rencontre Emmanuel Priou a transmis sa passion et son énergie aux étudiants avec des anecdotes et des conseils tirés des ses expériences.

Comme beaucoup, lors du terrible choix de l’orientation à l’approche du baccalauréat, Emmanuel Priou ne savait pas vers quoi se diriger. Après avoir établi une liste de ce qu’il ne voulait pas faire, il s’inscrit à l’ESRA. Au travers de projets menés avec beaucoup de débrouillardise et de stages, il découvre le documentaire, genre qui va marquer sa carrière et le motive au quotidien.

Dès la fin de ses études et après avoir travaillé à la prise de son, il décide de partir pour un voyage d’un an en Asie du Sud-Est, durant lequel il s’essaie à la réalisation. De retour à Paris il parvient à utiliser ses rushes dans des programmes TV et continue sa route dans le documentaire.

Il a pour idée de collaborer avec deux de ses amis (Christophe et Yves) sur des projets audiovisuels, mais sans y parvenir. Pour répondre à cette envie commune, les trois amis décident de se lancer dans l’aventure Bonne Pioche.

La création de la société est un « choc », ils découvrent la direction d’entreprise et affrontent des situations qu’ils n’avaient pas imaginées, parfois éloignées de leurs compétences acquises dans la production mais ensemble ils relèvent les défis. Quand il évoque son métier, il fait la distinction entre ses deux casquettes, celle de producteur et celle de chef d’entreprise, qui parfois entrent en conflit. Cette situation lui permet d’avoir une grande liberté dans ses choix de production mais aussi d’importantes responsabilités. Aujourd’hui Bonne Pioche est composée d’une solide équipe de plus de 20 personnes permanentes.

Animé par les rencontres avec les Hommes, les cultures et la nature, Emmanuel Priou et ses deux associés vont développer Bonne Pioche et lui permettre d’atteindre une certaine notoriété. Le travail de toute l’équipe est salué par le succès des audiences des programmes comme « J’irai Dormir Chez Vous » ou « Rendez vous en Terre inconnue » (France 2) qui deviennent des marques fortes dans le paysage audiovisuel français. Avec le film documentaire « La Marche de l’Empereur », Bonne Pioche rencontre le succès au cinéma.

Il a néanmoins rappelé que ces succès ne doivent pas cacher la situation du marché du documentaire, qui rencontre des difficultés, notamment de financement et où de nombreux projets ne sont pas rentables. Emmanuel Priou a souligné qu’il n’appréciait pas la rentabilité par projet mais cherche l’équilibre avec l’ensemble des productions sur l’année. Cette approche permet de produire une grande diversité de programmes. Il a par ailleurs insisté sur la pertinence du modèle français de soutien financier qui permet au documentaire de résister contrairement à ce qu’on observe dans d’autres pays européens.

Bonne Pioche s’est lancée depuis déjà quelques années dans les expériences digitales mais aussi le direct interactif, l’entreprise est tournée vers les medias de demain tout en continuant à produire des documentaires singuliers touchant différents publics.

Baptiste Rambaud

5 janvier 2016


DOSSIER : BIG DATA, le pétrole du XXIème siècle


NOUVEAUX MÉDIAS – Et si “envoyer un email c’était comme envoyer une lettre sans enveloppe qui sera scannée, analysée, stockée”. Voilà la vision du “Big Data” qu’Alexandre Valenti est venu soutenir auprès des étudiants du Master 2 Cinéma Télévision Nouveaux Médias. Après deux ans de recherche sur le sujet et un documentaire “un oeil sur vous, citoyens sous surveillance”, il présente les limites de l’exploitation des données, à rebours de toute la “techno béatitude” ambiante.

Qu’est ce que le Big data? Qu’est ce que ce “Pétrole de demain” dont l’exploitation permettrait d’atteindre une croissance quasi sans limite pour nos entreprises ? Quelle réalité se cache derrière ce concept ? Qui pour croire à cette nouvelle fable néo­libérale ? C’est précisément la démarche effectuée par Alexandre Valenti dans son documentaire, sans concessions. Plus de deux ans d’investigations acharnées ont été nécessaires à l’auteur pour nous livrer un réquisitoire froid et implacable sur le sujet du “Big Data”.

Aujourd’hui, l’ensemble des données générées par les internautes est trié, en temps réel. 70% des appels entre mobiles sont enregistrés et des milliers d’heures de webcam sont transcrits. Tous nos mails sont analysés ainsi que les positions GPS de nos appareils connectés, la commande d’un VTC ou l’achat d’une paire de Basket, participent à la production massive de données numérisées que l’on regroupent sous le terme de « Big Data ».

On définit le « Big Data » à partir de 3 V : « Volume » soit la quantité de données, « Variété » des formats analysés (photos, textes, vidéos) et «Vélocité» du traitement de données en permanence actualisées. Les logiciels recueillent un maximum d’informations sans tri préalable et considèrent objectivement les données de manière égale, d’intérêt équivalent.

Face à l’ampleur du phénomène deux visions s’affrontent. Pour certains, l’étude de nos informations personnelles atteint, de manière certaine, nos libertés individuelles.

Pour d’autres, le « Big Data » est une solution pour mieux cerner nos comportements. En ce sens, Paul Duan cofondateur de l’ONG BAYES IMPACT (spécialisée dans le l’utilisation des données à grande échelle) affirme que le Big Data peut être, à titre d’exemple, une solution au chômage de masse en France. Ainsi en exploitant les données de Pôle Emploi, des réseaux sociaux tel que Viadéo, en analysant les informations sur les personnes (parcours, formations, entreprises) et en utilisant de manière adaptée les données, le nombre de demandeurs d’emploi pourraient être considérablement diminué.

Mais quels sont les enjeux réels du Big Data ? Et quelles sont les limites à la robotisation du traitement des données ?

On dénombre aujourd’hui 2 millions de recherches effectuées sur Google par minute (sauvegardées durant 5 années) 48 heures de vidéo mises en ligne par minute sur Youtube. Et ces chiffres ne cessent de croître. 90% des données mondiales ont été crées ces deux dernières années. À la Nouvelle Orléans, le projet Nola, mis en place par les citoyens use des évolutions technologiques pour renforcer le niveau de sécurité des quartiers. Chaque habitant place des webcams autour de sa maison ou entreprise, qui sont directement reliées au centre de police via Internet. Ici, les citoyens créent eux­-mêmes les données diffusées sur le web.

Mais ces informations générées peuvent être déviées de leur fonction initiale. Alors qu’ils se pensent protégés, les habitants de Nouvelle Orléans sont aussi espionnés.

En 2001, aux Etats­-Unis est signé le Patriot Act. Sous couvert de contrer le terrorisme, le congrès américain autorise l’accès aux données des particuliers et entreprises sans en informer les utilisateurs. Cela pose un problème sur l’aspect éthique et juridique dans la collecte des données. Pour Alexandre Valenti « surveiller nos données, c’est faire de chacun d’entre nous un coupable en puissance».

LE CONTRÔLE DES INFORMATIONS, UN NOUVEAU POUVOIR…Ainsi détenues à 80% par les GAFA ( Google, Apple, facebook, Amazon), nos données sont une source de profit inépuisable. Aujourd’hui, les GAFA réunissent, à eux 4, une capitalisation boursière de 2000 milliards $, plus importantes que les 4 plus grosses entreprises de pétrole dans le monde. Facebook est consulté par 1,4 milliards d’utilisateurs et le chiffre d’affaire d’Amazon a augmenté de 20% en 2014. Le « Big Data » est entrain de faire sa révolution, de créer de nouvelles autorités, de nouveaux modèles.

Ce que ne mentionne pas Alexandre Valenti, c’est que le « Big Data » permet aussi la création de nouveaux métiers. L’analyse des informations pour leur donner un sens : une valeur permet d’améliorer une offre commerciale, de gérer les risques, de diversifier un business model, d’améliorer un processus opérationnel etc.

Selon Alexandre Valenti, « le Big Data fait penser au Titanic, à l’époque, le paquebot est le plus rapide, le plus grand du monde et considéré comme insubmersible. » Parfois utilisé de manière constructive, le « Big Data » présente des risques.

La collecte et l’analyse de nos données intéressent les pouvoirs économiques et financiers. Mais jusqu’où sont­-ils prêts à aller pour nous influencer ?

En politique, nos informations sont aussi utilisées. En 2012, Mitt Romney (candidat politique aux Etats­-Unis) fait appel à un logiciel spécialisé dans l’analyse de données. Il repère ainsi, sur le Net, les donateurs les plus riches et récolte ainsi 350 k$ sans que ces derniers ne sachent comment ils avaient été approchés. Et cet exemple n’est pas unique. La législation sur l’utilisation des données reste très floue. De plus, les données de masse tendent à échapper aussi bien aux citoyens internautes qu’aux gouvernements. Pour contrebalancer la donne, le budget de la NASA entre 2001 et 2013 est doublé pour atteindre 40 milliards €. Et met en place un programme d’espionnage informatique qui sera mis à jour en 2013 par Edward Snowden. Face à cette surveillance incontrôlable, les internautes mettent en place des stratégies d’évitement. Mais la prévention est moins rapide que l’évolution des technologies. Aujourd’hui, nous possédons 6 objets connectés ; en 2020 en France nous en posséderons 30. Accrochées à nos poignets, les montres connectées, les smartphones, tablettes, sont sources d’informations inépuisables. Le secteur de l’assurance attend avec impatience nos informations médicales afin de se rapprocher « du risque zéro » en éliminant les cas « à risques ».

Face à cela, certains suppriment leur compte Facebook, d’autres utilisent des moteurs de recherche tel que « duckduckgo.com » (qui refuse de collecter nos données). Le « retargeting » – qui consiste à ramener le consommateur vers un site qu’il a quitté sans faire d’achat, par des publicités adaptées – est très prisé par les entreprises. Pour contrer ces robots, des internautes bloquent les cookies. Ainsi les citoyens perçoivent, de plus en plus le « Big data » comme une menace, qui risque de prendre le contrôle de notre quotidien en devançant en permanence nos envies ou en utilisant nos données pour dicter nos règles de vie, pour nous robotiser. Certains – comme Edward Snowden, Mario Costeja qui s’est battu pour le droit à l’oubli, Max Schenk qui combat pour la transparence des données, ou encore Aaron Swartz – développent une résistance citoyenne.

Mais «pour contrôler l’envahisseur, la meilleure solution reste de s’auto­-sécuriser afin d’agir comme contre­-pouvoir face aux Géants du Net.» conclut Alexandre Valanti. Pour le réalisateur, la prévention repose sur l’auto­-censure, une mesure radicale contre le narcissisme prégnant de notre société.


Marion Longuet

7 janvier 2016


Bouchra Réjani, la brillante chef d’orchestre de Shine France


TÉLÉVISION – Le jeudi 10 décembre, dans le cadre du cours de Jean-Pierre Dusséaux (directeur général de VAB Productions), la promotion 2016 du Master 2 Cinéma, Télévision Nouveaux Médias a eu la chance de recevoir Bouchra Réjani, la directrice générale de Shine France.

Alors que la société de production audiovisuelle fête ses 6 ans, Shine France est devenu aujourd’hui un des acteurs majeurs du PAF alliant la télévision populaire et la télévision de qualité. Lors de son intervention, Bouchra Réjani nous a apporté son expertise sur la production de programmes de flux et de fictions de télévision.

Diplômée de Sup de Co Nantes, Bouchra Réjani commence sa carrière audiovisuelle en 1999 au sein de Fox Kids Europe à Londres en tant que chargée de mission, et rejoint ensuite Fox Kids France en tant que directrice déléguée. En 2004, elle intègre le groupe Fremantle Media France. C’est en 2009 que Thierry Lachkar, l’ancien directeur général adjoint d’Endemol, fait appel à Bouchra Réjani pour le lancement de Shine France.

The Voice, Masterchef, La Meilleure boulangerie de France, The Island, BabyBoom, Super Nanny, Qu’est-ce que je sais vraiment ?, Tunnel… Autant de succès que Shine France a produit. Malgré l’importance des formats de la maison mère, Bouchra Réjani impulse également le développement d’adaptations comme la série Malaterra.

Selon Bouchra Réjani, derrière le succès d’un format international comme The Voice, il y a un véritable travail d’études de marché et d’adaptation culturelle pour qu’un concept étranger trouve sa place en France. Il a fallu, par exemple, 18 mois de préparation pour le lancement du premier épisode de The Voice diffusé sur TF1 en 2012, ayant rassemblé 11 millions de téléspectateurs. Bouchra Réjani ajoute qu’ils mettent en avant la diversité musicale tout en privilégiant la qualité du casting dans le but de donner des exemples positifs aux téléspectateurs.

Quant à la création nationale, Shine France produit par exemple Prodiges depuis 2014, premier concours de talents ouvert aux jeunes virtuoses du classique âgés de 7 à 16 ans. Suite à deux ans de travail, l’émission a séduit le grand public sur France 2 avec 4,1 millions de téléspectateurs et 18 % de parts de marché.

La réussite de Shine France est également liée à la stratégie digitale, car il s’agit d’une des premières sociétés de production à utiliser les réseaux sociaux comme un prolongement de l’expérience de leurs émissions. The Voice a cumulé plus de 10 millions de tweets, et Prodiges était le sujet le plus commenté dans le monde le soir de sa première diffusion. Pour Bouchra Réjani, après les changements de consommation, la télévision de demain doit être un vrai événement, un rendez-vous qu’il faut créer afin de susciter les émotions du public.


Baptiste Rambaud

15 janvier 2016


Marc DHRAMI – Directeur de production – Gaumont Animation


ANIMATION – Mardi 8 décembre dernier, le Master 2 a eu le plaisir de recevoir Marc, Directeur de productions chez Gaumont Animation qui a ainsi pu partager son expérience et sa passion pour la production d’animation audiovisuelle et cinématographique, ouvrant le débat autour de l’avenir de ce secteur en France.

Tout juste diplômé d’une école de commerce, il est tombe un peu par hasard dans l’animation, genre pour lequel il se passionne et qu’il ne quittera plus. A son actif de nombreuses expériences dans différentes entreprises notamment chez Millimages et Dargaud-Marina avant d’entrer chez Gaumont Animation comme chargé des financements, pour ensuite devenir Directeur de productions.

L’ANIMATION AUJOURD’HUI

L’animation s’apparente à une véritable industrie en France, « très internationale et très universelle ». En effet, notre territoire géographique offre de nombreuses opportunités autour de ce secteur et les techniciens y sont reconnus pour être particulièrement qualifiés. Ces caractéristiques pourraient, entre autres, expliquer que l’animation soit aujourd’hui l’un des produits audiovisuels Français s’exportant le mieux.

Rappelons que ce marché reste pour autant très concurrentiel chez nous, mais aussi au Canada, Etats-Unis (leader en long-métrages) ainsi qu’au Japon. L’une des clés de la réussite ? Une veille assidue : s’intéresser au marché, en définir les besoins et s’accorder à une cible. Ensuite, une fois le projet lancé, il part en développement et fédère divers talents en vue d’être proposé à un diffuseur et donc de trouver des financements permettant d’entamer véritablement la production du projet.

ET APRÈS ?

Nous avons donc questionné Marc sur l’avenir de l’animation qu’il envisage comme « ayant encore de beaux jours devant elle » : en effet, même si l’industrie audiovisuelle semble « sursaturée », il reste toujours une place pour la créativité et l’innovation.


Baptiste Rambaud

15 janvier 2016


Les débats « Mood 2016 » dédiés à la disruption sont en ligne !


DISRUPTION – Menés début 2016 dans les locaux de l’Institut National[…]

DISRUPTION – Menés début 2016 dans les locaux de l’Institut National de l’Histoire de l’Art, les 9 débats thématiques internationaux dédiés à la disruption dans le monde des médias sont à présent disponibles en intégralité sur Soundcloud.

En janvier, les étudiants de l’actuelle promotion du Master 2 Cinéma Télévision Nouveaux Médias ont eu la chance de mener ces discussions sur les plans éditorial et logistique ; alors accompagnés par Alexandre Michelin (CEO de Spicee) et Laura Ghebali (consultante en réseaux sociaux) pour encadrer les débats.

Mood 2016 a ainsi invité à débattre plusieurs professionnels des médias de tous horizons et tous continents, parfois en vidéo-conférence et parfois en personne, afin de traiter les 9 sujets suivants (cliquez pour accéder au replay audio) :

Bonne écoute !


Baptiste Rambaud

10 février 2016


Les stages de la promo 2016


Théo Koutsaftis, assistant de production chez Fidélité Films


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle. 

Bonjour Théo, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je suis en stage chez Fidélité Films et de fait chez les deux structures qui lui succèdent : Moana Films & Curiosa Films. En tant qu’Assistant de Production pour la société et non pour un film en particulier je m’occupe de dossiers de financements pour beaucoup de films, des dépôts au RCA et de diverses tâches administratives liées au juridique et au développement.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?Guillaume Lirondiere, directeur général adjoint de Fidélité a fait une intervention de deux heures dans notre master. Nous avons échangé à la fin du cours et il m’a indiqué être à la recherche d’un nouveau stagiaire. Une semaine et demi après la fin des cours, j’étais en poste. J’ai passé mon entretien un vendredi, le mercredi suivant je faisais ma première journée.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?Le cinéma a toujours été mon secteur de prédilection. Et Fidélité (et maintenant Moana & Curiosa) est un cas intéressant qui je pense va beaucoup m’appendre. Avec plusieurs films produits par an et de prestigieux talents comme collaborateurs récurrents, c’est une plongée au cœur du cinéma français.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Le cinéma était et reste mon domaine préféré des trois que le master explore dans l’année. Mais j’avoue qu’arrivé au bout de la formation je suis beaucoup plus ouvert sur le monde de la télévision et des nouveaux médias.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?Avec à peine deux semaines en poste, je remarque que les cours les plus rébarbatifs de par le sujet s’avèrent souvent être les plus utiles lors du passage de la théorie à la pratique.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Les cours de financement du cinéma (devis, plan de financement, etc), de droit appliqué au secteur culturel et les cours géniaux avec les divers invités de Jean-Pierre Dusséaux.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?Il faut avoir la foi, la rage, le besoin de travailler dans ce secteur. Et avant toute autre chose : le relationnel est ce qu’il y a de plus important. Les contacts que l’on se fait en tant qu’étudiant, même et surtout entre étudiants, sont des collaborateurs potentiels pour nos projets de demain.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?La place et la façon dont ce secteur (comme une majorité du monde du travail) traite ses collaboratrices. Comme disaient les personnages de Bob Thaves à propos de Fred Astaire et Ginger Rogers « elle fait tout ce qu’il fait, mais à reculons et en talons hauts » : encore aujourd’hui une femme doit bien trop souvent « faire ses preuves » pour être prise au sérieux alors que ses collègues masculins bénéficient la plupart du temps d’une « présomption de compétence ». La différence de traitement reste un vrai problème dans le milieu, qui est encore largement dominé par des têtes blanches et masculines. Mais j’ai confiance en la nouvelle génération qui monte qui est beaucoup plus sensible à toutes ces problématiques.

Merci Théo !


Baptiste Rambaud

22 février 2016


Quentin Pissot, Chargé de Développement chez Webedia Productions


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Quentin, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je travaille chez Webedia Productions en tant que chargé de développement. Nous sommes une équipe de 3 créas et avons pour rôle de développer des concepts de vidéos à destination du web, que ce soit pour des youtubeurs ou du Brand Content pur.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?J’ai eu beaucoup de chance. J’ai rencontré quelqu’un de Webedia dans une soirée, on s’est rendu compte qu’on avait travaillé dans des boîtes concurrentes et on a sympathisé. Je lui ai parlé de mes projets et il m’a proposé de me mettre en contact avec Romain Cousi qui travaillait pour le pôle vidéo. On a pris un café ensemble et j’ai appris qu’il allait avoir besoin de staffing supplémentaire en janvier. Je lui ai laissé mon CV et il m’a rappelé 6 semaines plus tard.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?Le Web est un secteur qui me tient particulièrement à cœur. C’est un medium qui me fascine par son ouverture, sa constante évolution et ses promesses d’avenir.Je suis convaincu qu’il représente un enjeu stratégique pour la production dans les années à venir : Canal, TF1, M6, Arte, Endemol, Makever,… de plus en plus d’acteurs majeurs se tournent vers le web. Nous, on est la première génération de travailleurs qui a grandi avec cette technologie. On passait des heures sur Youtube et Facebook avant que les professionnels ne s’y intéressent. J’ai donc décidé de miser sur cet avantage concurrentiel et d’axer mon profil sur ce support.A partir de là, Webedia est devenu une évidence. En à peine 8 ans l’entreprise s’est imposée comme LE géant incontournable du web français : cinéma, people, jeux vidéos, gastronomie, voyage, et désormais youtube avec l’intégration récente de Mixicom.Je pense que les prochaines évolutions du secteur passeront par Webedia, et je ne veux manquer ça pour rien au monde.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Le Web était déjà ma volonté en arrivant dans ce Master, en revanche la volonté d’aller chez Webedia est venue en cours d’année, lorsque je me suis penché sur le marché pour discerner les acteurs qui m’intéressaient.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?Cela fait tout juste un mois que je suis en poste, il ne s’agit donc que de conclusions provisoires, mais à date je suis épanoui. J’aime ce travail qui consiste à inventer les formats qui vont sortir dans les prochains mois, j’aime cette conviction d’être dans le feu de l’action, là où les changements sont en train de se faire, et par-dessus tout j’aime mon équipe. Je me lève chaque matin en me disant que je vais passer la journée avec des gens chouettes. C’est vraiment un luxe.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Le Master a été très formateur. J’ai gagné en professionnalisme et en savoir-faire et il est difficile de nommer un cours en particulier qui m’ait fait progresser là-dessus.Pour ce qui est de se préparer à mon poste actuel, le vrai plus de la formation a sans conteste été le lien avec le Mediaclub. Que ce soit les formations thématiques qui m’ont permis de développer une vraie spécialisation sur le web, ou la possibilité de participer à d’importants forums comme TV 3.0 à Lille, chaque contact avec le Mediaclub a été très nettement bénéfique pour la suite de l’année.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?Il faut être curieux. Regarder tout ce qu’on peut regarder, participer à tout ce à quoi on peut participer. Je n’aurais jamais cru que passer des heures sur Youtube allait être un atout professionnel, pourtant aujourd’hui connaître les formats, talents, sujets qui cartonnent est indispensable dans ce métier… Tout ce que l’on peut emmagasiner est potentiellement utile, et c’est ce qui fait la différence à formation égale.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?Le secteur dont on parle est tellement vaste, évolue tellement vite qu’il est difficile de répondre à cette question de façon exhaustive : droits d’auteur, big data, économie participative, … Il y a des millions de thématiques passionnantes et c’est ce qui en fait tout l’intérêt à mes yeux.Le web est un espace fascinant. Pour la première fois on a support où le public crée et plébiscite ses propres talents. C’est un vivier d’idées incroyable où chacun a la liberté de créer ce qu’il veut sans contraintes de parties prenantes externes.Aujourd’hui, de plus en plus d’acteurs économiques investissent dans ce support : des marques, des sociétés de production, etc. Je trouve cela très bien, c’est important de mettre en place des systèmes économiques rentables pour que les créateurs puissent vivre de leur talent. Mais je pense qu’il est important de se préserver un espace de créativité « en roue libre » pour que le web reste l’outil de création démocratique qu’il doit être. C’est pour cette raison que je travaille actuellement sur Le Boxon, un projet de plateforme que je vous invite à suivre : https://www.facebook.com/LeBoxonOfficiel/

Merci Quentin ! 


29 février 2016


Josh Gallo, Assistant Éditorial chez Ubisoft Motion Pictures


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Josh, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je suis Assistant Éditorial chez Ubisoft Motion Pictures. Cela implique principalement les trois missions suivantes :

  • Investigations éditoriales sur des sujets variés, en lien avec les films développés : réaliser des recherches, lectures et restitutions en fonction d’une ligne éditoriale spécifique.

  • Mise en page des contenus afin de produire des présentations à destination des équipes de production des films, du marketing et de la distribution.

  • Suivi administratif avec le service juridique et comptable, sur les projets de contenus créatifs.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?J’ai été mis en contact avec Caroline Sol, Responsable des Contenus Créatifs et ancienne étudiante du M2 Pro Cinéma, télévision et nouveaux médias, via un contact. Celle-ci a communiqué mon CV aux RH. Après 3 entretiens et un cas pratique, j’étais choisi pour le poste.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?Je voulais avoir une expérience dans une grande société pour mon stage de fin d’études. Aux US, j’étais toujours dans des sociétés de taille moyenne, et ai fait mon premier stage en France à Sacrebleu Productions (société de taille assez modeste). Je n’ai jamais eu d’expérience dans ce genre de société et je voulais savoir comment ça se passe. J’ai de solides connaissances sur les adaptations cinématographiques, alors ce poste m’a beaucoup intéressé car au carrefour de toutes mes compétences acquises à ce jour.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?J’ai toujours travaillé comme Assistant de Production alors je pensais que je resterais dans cette voie, mais j’étais toujours très intéressé par le développement des projets. J’apprécie m’impliquer dans la naissance de projets, notamment en production.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ? Jusqu’à maintenant, mon expérience chez Ubisoft s’avère très enrichissante. Ce nouveau secteur (depuis 2011) est d’autant plus passionnant qu’il développe de nouveaux projets. Cette société respecte particulièrement la marque et les fans de jeux : le travail d’Ubisoft Motion Pictures consiste à satisfaire les fans avant tout. C’est gratifiant d’être impliqué dans des projets concrets.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Mon stage est dédié à la création et au développement de nouveaux projets, puis à leur présentation aux équipes. Alors tous les cours impliquant des projets à présenter m’ont beaucoup préparé pour ce stage. Surtout que j’ai fait tous mes oraux en français (nb : Josh est américain), et aujourd’hui j’ai la chance de travailler en anglais (le bonheur) à Paris, ainsi toutes les angoisses cumulées en raison de la belle langue française m’ont permis d’être plus à l’aise lorsque je prend de parole en public.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?Regarder beaucoup de films, le plus possible. Si tu veux créer, il faut savoir ce qui était déjà fait, si ça a marché, pourquoi ça n’a pas marché, etc.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ? C’est marrant parce que juste avant d’avoir trouvé ce stage, je me suis dit que j’aimerais bien voir plus de films français avec des budgets importants comme à Hollywood. J’adore la mentalité française par rapport à la culture et en particulier au cinéma. C’est un beau pays pour cet art, et j’ai l’impression qu’il y a aucune raison qu’il ne produise pas plus de « Blockbusters » via des sociétés françaises. Ubisoft Motion Pictures est un exemple parfait de mon espoir pour le cinéma français en général.

Merci Josh ! 


8 mars 2016


Péri Avunc, Assistante de Production chez Shine France


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Peri, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je suis en stage chez Shine France en tant qu’assistante de production en fiction (Shine France Films). J’assiste ainsi la directrice, la coordinatrice et l’administrateur de production dans le suivi administratif, la coordination d’équipes et l’aide à la préparation de tournages. On tourne actuellement une série qui intitulée Dead Landes, diffusée prochainement sur France 4. J’ai pour rôle également de préparer les dossiers de demande de subvention (CNC, Régions, Procirep-Angoa, Crédit d’Impôt…) pour les formats documentaire, spectacle vivant et fiction.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?Je voulais travailler chez Shine depuis mon arrivée en France. C’est grâce à notre professeur Jean-Pierre Dusséaux (directeur général de VAB Productions) que j’ai eu la chance de rencontrer Bouchra Réjani, directrice générale de Shine France : mon idole professionnelle. Après son intervention dans le cadre du Master, je lui ai laissé mon CV. On m’a alors rappelé 5 semaines plus tard, pour un entretien !

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?J’ai eu l’opportunité d’effectuer mes expériences professionnelles à Istanbul (ndlr : Peri est d’origine turque) – en commençant par la radio, passant par le cinéma, le web et la télévision – qui m’ont permis d’avoir une vision précise des différents secteurs. J’ai ainsi réalisé que la télévision était le secteur le plus intéressant à mes yeux. Effectivement, l’avenir de la télévision est menacé par Internet, mais je ne crois pas qu’elle disparaîtra. Je suis justement convaincue, au contraire, que la réussite de la télévision de demain est liée à la stratégie digitale. En produisant des contenus de « feel good tv » qui incarnent des valeurs positives, Shine France utilise les réseaux sociaux comme un prolongement de l’expérience de leurs programmes, afin de susciter les émotions du public. En effet, cette société est devenue aujourd’hui un des acteurs majeurs du PAF, alliant la télévision populaire et la télévision de qualité. Ce sont ces valeurs de Shine qui m’ont amenée à réaliser mon stage de fin d’études ici.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ?La télévision était déjà ma volonté en arrivant dans ce Master, et je n’ai pas changé d’avis entre temps.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?Il s’agit de ma première expérience en France dans le secteur audiovisuel. Cela ne fait que deux mois que je travaille chez Shine, et pourtant je me sens déjà bien intégrée et en suis très contente. J’apprends beaucoup de ma directrice Linda Mechaab et de ma coordinatrice Marie Fleury. J’essaie surtout d’améliorer mes connaissances du métier de producteur en France.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Ce sont les enseignements et interventions sur les connaissances pratiques en gestion de projet comme la recherche de financement, le montage de dossiers de subventions et de production, qui m’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage. J’en profite pour remercier François Garçon, Jérôme Chouraqui, Jean-Pierre Dusséaux, Nicolas Brigaud-Robert, Gérald-Brice Viret, Nathalie Chassigneux, Stéphane Goudet, Albino Pedroia, Mathieu Ageron, Sophiane Tilikete, Guillaume Malingri de Bagnolo et Sydney Gallonde pour leur soutien, leurs enseignements et leurs conseils tout au long de ce Master.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?Je suis curieuse de suivre les changements de consommation des médias dans le monde entier. Il faut donc créer de nouveaux contenus originaux avec une bonne stratégie digitale, pour que la télévision de demain soit un vrai événement, un vrai rendez-vous pour le téléspectateur.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?La victoire aime l’effort. Il ne faut pas hésiter à se lancer dans des challenges. Tout ce qui compte dans notre secteur est la curiosité, le relationnel et le travail.

Merci Peri !


23 mars 2016


Constance Poubelle, assistante en ventes et acquisitions cinéma chez Elle Driver


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Constance, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je suis actuellement assistante ventes et acquisitions chez Elle Driver. Ma mission principale est d’assister les vendeuses lorsqu’elles préparent les marchés du film comme Berlin ou Cannes, c’est-à-dire préparer les books, les rdvs, les retours des distributeurs, etc. Il y a également la partie acquisitions de films qui consiste en la lecture quotidienne de scénarios et visionnage de films du monde entier.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?J’ai trouvé ce stage via mon réseau personnel. Une amie qui travaille dans le milieu du cinéma m’a envoyé les contacts, j’ai donc candidaté spontanément, l’entretien – où j’ai bénéficié de la notoriété du master – s’est fait rapidement et j’ai été prise !

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?J’avais auparavant plus d’expériences en marketing, et faire mon stage de fin d’études dans un autre domaine ma paraissait être l’opportunité pour découvrir ce secteur d’activité que je ne connaissais absolument pas. Concernant la société, c’est avant tout une question de goût je dirais. Il y a une ligne édito spécifique : ce sont des films plutôt engagés, traitant de sujet parfois difficile, c’est un cinéma que j’aime beaucoup.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?En arrivant au master, je voulais vraiment faire de la distribution. Au contact de quelques uns de la promo, j’ai petit à petit changé d’avis concernant mon stage de fin d’études, c’est pourquoi je me suis tournée vers la vente, mais peut-être retournerai-je vers la distribution très bientôt, je ne sais pas du tout ! Une chose n’a pas changé : ma volonté de travailler dans le cinéma, déjà présente dès le début.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?J’ai énormément appris en très peu de temps. Je suis très autonome et mes tâches s’avèrent très variées. J’ai beaucoup progressé en droit aussi ce qui est un plus à mon sens. La vente me plaît beaucoup à ce stade de l’expérience, et je me vois bien évoluer dans ce domaine encore quelques temps.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Comme je suis surtout en charge de lire des scénarios et regarder des films, les cours de Stéphane Goudet m’aident beaucoup en terme de critiques, d’apprentissage de l’esthétique. Les cours de droits de Nathalie Chassigneux également, et aussi les cours d’anglais dispensés par Guillaume car je parle presque exclusivement anglais au stage.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?Avoir une vision globale de tous les secteurs du cinéma et/ou de l’audiovisuel est un atout je pense. Si je pouvais donner un conseil, ce serait de multiplier les expériences dans différents domaines, dans différentes entreprises, pour différents types de films. Et surtout cela permet de se créer un réseau !

Merci Constance ! 


Amel Boughalem, Assistante de Contenu Digital chez IDOL


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Amel, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je suis en stage chez IDOL (Independant Distribution On Line), un distributeur digital de musique. Je suis Digital Content Assitant. Je fais partie de l’équipe « Contenus » appelée « Production » en interne. Je suis notamment chargée de réceptionner les nouvelles sorties des labels de vérifier que toutes les données sont conformes aux plateformes de musique (Deezer, Spotify, iTunes ...), je m’occupe des suppressions d’albums et plus globalement, je réponds aux demandes des labels par rapports aux outils qu’IDOL met à leur disposition.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

J’ai postulé très classiquement, via ProfilCulture. J’avais déjà une offre mais dans

une société de production de documentaires, or je voulais vraiment ce poste. L’entretien a été assez long, près de 2h, j’ai reçu une réponse positive environ une semaine après.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

Je suis une grande passionnée de musique. J’en écoute beaucoup, de tous genres. Travailler dans ce secteur est donc pour moi une évidence. Etre en stage chez IDOL me permet d’avoir une vision globale et transversale du secteur de la musique. La distribution de musique est très peu connue contrairement à la distribution cinéma ou TV. En plus, IDOL ne travaille qu’avec des labels indépendants et un poste est dédié à la recherche de nouveaux labels à signer. Du coup, il y a une grande diversité de genres musicaux (de l’électro, de la variété française, de la musique africaine ...) et c’est aussi ce qui m’a plus chez IDOL.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?J’ai toujours voulu travailler dans la musique mais ce milieu me paraissait très fermé. J’ai donc un peu mis de côté cette idée pour me consacrer au documentaire, qui m’intéresse également.Je pensais donc à la base effectuer un stage dans en acquisition ou dans une société de production de documentaires. J’avais même eu une réponse positive mais j’ai choisi de finalement de saisir cette opportunité pour enfin avoir un pied dans le secteur musical. Je n’ai pas abandonné le documentaire pour autant puisqu’avec une camarade du master nous réfléchissons à un un projet autour de la musique.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

Pour l’instant que du positif. Sur le papier, les tâches peuvent paraître répétitives mais il faut sans cesse réfléchir et se mettre à la place du label pour répondre à ses besoins et savoir ce qu’il veut. De même au niveau des plateformes de musique, leur fonctionnement est très complexe, chacune a des process particuliers et je dois

m’adapter sans cesse. J’apprends tous les jours, mes tuteurs sont très à l’écoute et m’aident dès que j’en ai besoin.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Il n’y a malheureusement pas d’enseignements ni d’interventions sur la musique et le secteur à proprement dit. L’intervention de Ludovic Jokiel sur le Sound Design m’a bien sur intéressée mais il s’agit d’un métier particulier et assez en marge dans le secteur de la musique. Les interventions de François Margolin et Emmanuel Priou (de Bonne Pioche) ont conforté mon envie de faire du documentaire. Cela me donne envie de me jeter à l’eau pour aller au bout de mes projets.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Comme tous les secteurs il faut aimer mais vraiment être passionné. En musique particulièrement il faut s’ouvrir et écouter beaucoup de musiques de tous les styles, toutes les périodes. Je pense qu’il faut être à la recherche de nouveaux sons mais surtout de partager ses connaissances pour avoir une culture musicale riche. C’est un secteur fermé, donc il ne faut pas se décourager et taper à toutes les portes.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?J’écoute beaucoup de Rap et je déplore que ce genre reste un sous-genre en France, qu’il soit méconnu et souvent décrié. J’aimerais qu’il soit plus populaire sans pour autant être dénaturé et donc qu’il soit accessible au plus grand nombre. L’exemple aux Victoires de la Musique de la catégorie « Musiques urbaines » est très parlant et il est très réducteur de qualifier le rap de cette manière mais c’est malheureusement la vision que l’on a en France. Internet fait un peu bouger les choses, car la diffusion des contenus atteint aussi des personnes qui ne sont pas familières à ce genre, ce qui permet aussi de faire changer son image et de sensibiliser d’autres oreilles.

Merci Amel !


4 avril 2016


Anaïs Dagoret, Assistante de l’Attachée Audiovisuelle au Consulat Général de France à Los Angeles


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Anaïs, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Je suis actuellement en stage au service Audiovisuel du Consulat Général de France à Los Angeles. Ce stage me permet de découvrir l’univers de la promotion du cinéma français et plus largement de tout le secteur sur Los Angeles. Au quotidien, j’assiste l’attachée audiovisuelle dans la gestion des relations avec l’ensemble des acteurs de l’industrie américaine (réalisateurs, producteurs, universités...). Je contribue à l’organisation d’évènements comme des Masterclass, les vingt ans du festival Colcoa – festival de films français qui se tiendra dans quelques semaines à Hollywood – ou encore Direct2Series fondé il y a trois ans par ce service.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

Une amie étudiante à L’ENS ULM m’a parlé de cette offre proposée en interne. Elle me l’a transférée en sachant que je désirais effectuer mon stage aux Etats-Unis. J’ai donc postulé de façon classique en écrivant directement à l’Attachée. Nous nous sommes ensuite skypées plusieurs fois et rapidement j’étais embauchée. C’est plutôt les procédures administratives qui ont été compliquées.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

J’avais vraiment envie d’effectuer mon stage aux Etats-Unis, et de profiter de notre administration (assez bien organisée tout de même) pour pouvoir le faire en étant conventionnée par l’Université. Le Consulat m’est apparu comme une très bonne option : je travaille en français et en anglais, je découvre l’aspect publique des actions françaises en matière d’audiovisuel à l’étranger, le mode de fonctionnement des festivals, les relations entre les différents acteurs... J’apprends beaucoup. Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?

Je n’ai jamais été fixée sur un aspect unique du secteur. J’avais déjà eu l’opportunité de travailler à la fiction en production pendant une année, et j’avais envie de découvrir un autre aspect, ailleurs. J’étais donc ouverte dès le départ dans mes recherches. Mais, à mon retour, je pense me tourner de nouveau vers la production, mon premier amour, ou le développement, peut être plus du côté long-métrage. Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

Je dirais que le service audiovisuel du consulat est une très bonne expérience, et que ce qu’on y fait est très varié. Les missions ne sont jamais les mêmes, les interlocuteurs non plus, ni même les enjeux.Et un mot sur l’expérience en soi, même si beaucoup le recommandent déjà : effectuer un stage à l’étranger apporte tellement sur le plan personnel, surtout dans notre secteur d’activité !

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?On a eu beaucoup de chance d’avoir une formation comme ce M2 Pro qui offre une richesse d’intervenants très variés, une pluridisciplinarité dans les enseignements, c’est dur de choisir un enseignement plus qu’un autre, car tout était assez complémentaire. Un exemple : les cours de droit de Nathalie Chassigneux on été très bénéfiques pour moi car le juridique est un aspect très important et il y a quelques mois, on peut dire que j’étais plus que novice en la matière. Les séances de négociations par Eric Le Deley me servent aussi beaucoup au quotidien.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Des conseils un peu « faciles » mais qui s’avèrent tellement vrais : être ouvert d’esprit, volontaire, disponible et à l’écoute. Ce sont des métiers de passionnés, où les gens sont amenés à beaucoup se croiser ; la personnalité de chacun compte énormément.Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?Le développement des festivals permet aux uns et aux autres de multiplier ses contacts, et favorisent vraiment les échanges entre les producteurs et les distributeurs par exemple. Le cinéma et la fiction française commencent à avoir un beau rayonnement international, il faut que les idées continuent de circuler. Notamment concernant les nouveaux médias français qui sont en plein essor, mais dont on entend encore peu parler ici.


Merci Anaïs !


11 avril 2016


Jacques Sindt, Assistant d’Édition et de Production Web chez Arte


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Jacques, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?Cela fait maintenant plus d’un mois que j’ai intégré le service du développement numérique de la chaîne Arte, en tant qu’assistant d’édition et de production Web. L’équipe dont je fais partie est en charge des enrichissements des programmes de

l’antenne sur Internet, ainsi que des webproductions.Parallèlement à la tenue hebdomadaire d’une série d’articles (retours littéraires, intégration de contenus, écriture...), j’assure l’éditorialisation (c’est-à-dire, pour le fond comme pour la forme, le respect de la ligne éditoriale d’Arte) des publications sur l’ensemble des plateformes du site.Je dois par ailleurs élaborer la stratégie de développement et de communication d’une chaîne Youtube qui sera disponible très bientôt.Enfin, dans une perspective plus créative, je prends part à la conception de productions ou d’enrichissements numériques des programmes.Dans le cadre de ces missions, j’entretiens une veille technologique et artistique pour identifier les implications potentielles de la chaine.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

J’ai eu la chance de participer en novembre dernier à la Masterclass « TV 3.0 » organisée par le Médiaclub. A cette occasion, j’ai rencontré Gilles Freissinier, directeur du Pôle Web d’Arte, venu présenter l’offre bi-média de la chaine et dont l’intervention m’a paru particulièrement enrichissante. Je lui ai fait part de mon intérêt pour son travail et lui ai envoyé ma candidature, avant d’avoir un rendez-vous pour un entretien.

Un mois après, j’apprenais que mon profil avait été retenu !

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

L’univers des médias se réinvente chaque jour. Ce discours peut paraître banal, mais la réalité n’en est pas moins manifeste. Les usages, les supports, les intérêts changent, les technologies évoluent et par ricochet, les contenus en eux-mêmes. Les grands défis de l’audiovisuel aujourd’hui sont selon moi l’appropriation des nouveaux outils et la conquête d’Internet.

L’implication de la chaîne Arte dans ces « nouveaux médias », malgré un grand vieillissement de l’audience, me paraît particulièrement stimulante. D’autant plus quand cette implication est doublée d’un approfondissement souvent irréprochable de la qualité des programmes.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Je suis passionné de dessins animés. J’ai donc d’abord orienté mes recherches vers les producteurs/diffuseurs impliqués dans ce secteur et candidaté à diverses offres de stage. Mais travailler aujourd’hui chez Arte représente pour moi une opportunité unique. J’apprends énormément.

Et ça ne m’empêche en aucun cas d’entretenir ma passion. J’aurai probablement plus tard l’occasion de m’investir à nouveau dans ce domaine.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

Pour l’instant, je dois dire que je suis pleinement heureux de cette expérience. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer : chaque projet est enrichissant et excitant, mon équipe bienveillante et toujours de bonne humeur.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Chaque matière de ce Master est intéressante et nécessaire. C’est une chance de pouvoir en quelques mois acquérir une vision aussi complète de la chaîne de valeur. L’approfondissement de ces enseignements par des interventions professionnelles et des projets de groupe apportent un atout indispensable. J’ai personnellement beaucoup appris du cas entrepreneurial.

Le Médiaclub offre quant à lui des formations de grande qualité et l’opportunité de rencontrer des professionnels de tous corps de métiers.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Donner son maximum, bien sûr, mais aussi croire à ses idées et ses choix ! Je n’ai pas une expérience très ancienne de ce milieu, mais l’impression que je m’en fais est que les rapports et les décisions sont souvent convenus, immuables. La prise de risque et les visions neuves me semblent pourtant essentielles.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?Je trouve que nous traversons une époque où l’image prédomine, trop souvent sans son pendant essentiel : le fond, c’est-à-dire la narration, l’émotion, ou la transmission du savoir. Dans le domaine de la culture, les nouvelles technologies représentent un gigantesque potentiel d’enrichissement des contenus et l’ouverture sur de nouvelles expériences. J’aimerais m’investir dans cette perspective.

Merci Jacques !


Alix Letribot, Assistante Création et Développement chez Newen Content


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Alix, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?J’effectue mon stage chez Newen Content depuis 3 mois, où j’assiste la création et le développement d’émissions de flux.

En équipe, nous cherchons et développons des idées d’émissions soit sur des thématiques soit sur tout en général. Nous travaillons soit sur nos idées originales soit sur des adaptations de formats préexistants. Nous faisons ensuite des dossiers à l’aide d’un graphiste pour illustrer nos idées et développements pour pouvoir les vendre au mieux aux chaines de télévision.

C’est très intéressant car il y a un panel très large d’émissions de flux et la façon de travailler n’est souvent pas la même.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

J’ai trouvé ce stage via le site de Profil Culture, puis ai passé deux entretiens pour enfin obtenir une réponse relativement rapidement. Ainsi, le stage a débuté une semaine après la fin des cours.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

Très intéressée par la télévision, je me posais des questions sur le processus de création et de production des émissions de flux ! Ce stage s’est donc présenté comme une réelle opportunité.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Travailler dans le développement était l’un de mes objectifs dès l’arrivée dans le Master. Je reste toutefois très intéressée par la fiction à la télévision et au cinéma !

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

À cette étape de mon stage, je pense avoir trouvé un environnement dans lequel je me plais et m’épanouis. J’y apprends beaucoup et cela confirme mon envie de travailler dans le développement.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Chaque matière de ce Master m’a énormément appris. Je pense qu’on ne peut pas travailler dans ce secteur sans connaitre toute la chaine de production et même de distribution !

Ainsi, toutes les matières et interventions m’ont aidée à m’affirmer, à imposer mes idées et ma façon de penser.

Le projet entrepreneurial m’a notamment montrée que j’étais capable de développer une idée en groupe : partir d’un point d’interrogation jusqu’à un projet viable.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Il faut foncer, ne pas avoir peur de prendre la parole ! C’est un secteur dans lequel le réseau compte énormément. Il faut parler avec les gens, c’est très important. Il faut également savoir travailler en groupe et faire preuve de diplomatie.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?J’aimerais énormément inciter les chaînes de télévision à prendre des risques. Et ainsi, voir la télévision se renouveler grâce à de nouveaux programmes en fiction et en flux et, de nouvelles écritures.

Il faut créer de la valeur et du désir pour attirer de plus jeunes téléspectateurs. Très intéressée par le digital, j’aimerais faire en sorte que ce ne soit plus un simple support pour la télévision, mais une véritable force.

Merci Alix !


3 mai


Marion Longuet, Assistante de Production sur l’émission de Canal + « L’Album de la semaine »


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Dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?J’ai choisi d’effectuer mon stage chez Canal + et je travaille pour l’émission « L’Album de la semaine » présentée par Stephane Saunier (Nulle Par Ailleurs production). « L’Album de la semaine » est une émission musicale qui propose aux téléspectateurs de découvrir chaque semaine de nouveaux talents. Pour être au plus proche de l’actualité, le travail de recherche est primordial. Être à l’affut des nouveaux labels, nouveaux artistes, sorties CD et autres nouveautés, c’est la clé de la réussite de cette émission. La préparation des tournages et la post-production sont bien sûr, aussi indispensables à une émission de qualité (visuelle et sonore).

De plus, un gros tournage, celui du concert d’Iggy Pop est dans la boite depuis peu ! C’est à la fois de la télé et de la musique, c’est assez génial !

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

J’ai candidaté via ProfilCulture. Ayant déjà travaillé sur des documentaires musicaux en tant que chargée de production, ma candidature a été validée assez rapidement.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

Depuis l’arrivée de plateformes Internet comme Netflix ou depuis que BeIn Sport a fait son apparition, Canal + est dans l’obligation de se renouveler. Je trouvais passionnant d’être au cœur du système pour observer la mutation de Canal +, et celle de la télévision en général dans une société totalement digitalisée.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Etant curieuse, j’aspirais à découvrir et à travailler dans toutes les entreprises du secteur.

Faire mon stage chez Canal + me permet de comprendre comment fonctionne la production au sein des chaînes de télévision ; je suis donc ravie de faire partie de l’équipe.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

À ce stade, j’observe à quel point le secteur bouge. Nous vivons dans une période de changement incroyable, je trouve cela passionnant que de se trouver au coeur des événements.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Les cours proposés au Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias m’ont permis d’avoir une vue macro et micro du paysage audiovisuel. Cela permet de connaître et de comprendre le milieu dans lequel nous allons évoluer.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Nous sommes jeunes et audacieux, cultivons ces formidables atouts !

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?J’espère que les médias traditionnels vont trouver leur créneau pour s’adapter aux nouvelles technologies, en proposant des contenus variés et en prenant des risques – si on peut appeler cela des « risques » – dans le choix de leur grille.

Merci Marion !


Journée Portes Ouvertes 2016 : c’est pour bientôt !


PORTES OUVERTES – Vous êtes entreprenant, curieux et passionné des médias audiovisuels ? Vous désirez exercer dans le monde de la production, de la distribution, ou de l’exploitation ? Pour ce faire, le Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias est dans votre viseur ? À votre agenda !

Bien qu’elle dépende de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, c’est au prestigieux Institut National d’Histoire de l’Art que cette formation est dispensée, et donc que nous aurons le plaisir de vous renseigner au printemps ! La date ? En fait... Elle se précisera au plus vite, mais comptez sur le mois de mai !

Nature des cours dispensés, philosophie du master, prérequis nécessaires, débouchés, calendrier : toutes vos questions trouveront donc réponse en ce mois où – d’après le proverbe – il est d’usage de faire ce qu’il nous plait. Comme se renseigner, par exemple, sur une formation pragmatique et qualifiante pour affiner son projet professionnel et propulser sa carrière !

Cet article sera bien entendu actualisé dès la date précise annoncée, n’hésitez donc pas à le placer dans vos favoris, voire à le conserver dans un onglet ouvert et actualisé toutes les 15 secondes. Ou alors (pour faire plus simple) rendez-vous surnotre page Facebook ou notre compte Twitter, et à très vite !

MISE À JOUR : programmée un peu plus tard que prévu, cette journée porte ouverte se tiendra finalement le 4 juin en salle Demargne (au rez-de-chaussée, dans la galerie Colbert) de 10h à 17h !

>> Rejoindre la page Facebook de l’événement <<Les étudiants de la promo 2016.


Lamine Cherifi, Assistant de Production chez Iconoclast


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Lamine, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?La destinée m’a poussée dans les bras d’Iconoclast, une société de production de publicité et de clips. Je suis assistant de production sous la supervision des coordinateurs de production et, tel un petit couteau suisse, j’ai de multiples missions qui vont de la traduction à la recherche de références, en passant par la rédaction de contrats, la préparation de tournage, la livraison express, le moonwalk et le galochage langoureux...

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

J’ai postulé de manière assez atypique : j’ai suivi une formation au Média Club où j’ai rencontré Julien Pasquier, le boss de Standard films, qui m’a littéralement subjugué lorsqu’il nous a conté l’histoire extraordinaire de sa société de production.Je me suis alors rendu sur place pour voir de mes yeux cette féerie publicitaire, et j’ai pu rencontrer les coordinateurs de production, acteurs de cette aventure. Je suis tombé sous le charme de toute l’équipe, de leurs projets, de leur dynamisme, de leur professionnalisme, et ai démarré une parade nuptiale avant-gardiste afin d’être pris en stage.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

Voulant produire pour la télévision, je n’avais aucune velléité de faire de la publicité, je n’y avais d’ailleurs jamais pensé au plus profond de moi-même. Mais les équipes d’Iconoclast m’ont démontré à quel point la publicité pouvait être de la haute joaillerie de l’image. Ma passion pour l’image et l’état d’esprit créatif d’Iconoclast ont achevé de convaincre ce désir inconscient.

Iconoclast est « the reference » dans la publicité, et quand on apprend à connaître le parcours de ses dirigeants, on ne peut être qu’admiratif du travail accompli ces dernières années, et on se donne à fond pour faire partie de la « familia » !

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Mon vœu était d’aller bosser avec les meilleurs du secteur audiovisuel, j’ai donc pris attache avec Talpa aux Pays-Bas, mais il fallait parler hollandais... J’ai ensuite rencontré plusieurs dirigeants de sociétés de production de télévision en France, et j’avais quelques opportunités de stagiairisme mais j’ai changé d’avis lors de ce coup de foudre éblouissant avec Iconoclast.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

Travailler dans la publicité nécessite une rigueur et une réactivité constante, cela nécessite une veille quotidienne et j’ai parfaitement été accompagné par mes « tuteurs ». J’ai été intégré aux équipes très vite et j’ai pu participé à plusieurs étapes de différents projets. En quelques semaines, la « dream team » d’Icono m’a fait une formation accélérée, j’ai ainsi pu explorer les nombreuses contraintes et joies du métier.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Tous les cours m’ont énormément apporté car la plupart étaient dispensés par des professionnels reconnus. L’aspect budgétaire et financier a été très enrichissant, les cours liés au digital, aux grands groupes de communication m’ont permis d’aborder

mon stage plus sereinement en ayant un point de vue global sur le marché. Dans la pratique, mon stage me place au cœur de la matrice du financement des chaines, au cœur de la publicité. En effet, la révolution numérique et le déplacement des revenus publicitaires de la télévision classique vers le net – que nous avons eu la chance d’étudier – se constatent de manière flagrante sur le marché.

Bien sûr, les aspects sociologiques et l’analyse de film, dispensés par de brillants professeurs, ont favorisé mon immersion et ma compréhension de l’image en tant qu’œuvre d’art. donc un grand big up à tous nos professeurs !

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Ecoute, analyse, action et persévérance... Believe in yourself and don’t be affraid !

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?Mon souhait majeur est de voir enfin certaines chaines du paysage audiovisuel français oser ! Prendre des risques et chercher à valoriser notre formidable culture. Merci Lamine !


Livia Giammaria, Chargée de Développement chez Point du Jour


STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

Bonjour Livia, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?

Pendant que j’étais à la recherche d’un stage on m’a proposé un travail chez Point du Jour, une société qui produit principalement des documentaires et des grands reportages. Je suis chargée de faire des recherches et d’enquêter pour une série de documentaires historiques sur l’Italie destiné à la chaine Arte.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?

Avant de commencer le master, j’avais rencontré Luc Martin Gousset – le producteur et PDG de Point Du Jour – pendant le festival de documentaires « Sunny Side ». Je l’avais revu à Paris afin de lui proposer une série de documentaires que je voulais réaliser ; finalement le projet ne s’était pas fait mais j’avais eu le temps de lui glisser mon CV, et de lui dire que j’aurais aimé collaborer également avec eux sur d’autres projets.

Presque un an après, j’ai été contacté par mail pour faire un entretien pour ce travail.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?

J’ai toujours aimé les documentaires et les grands reportages. J’aime particulièrement les programmes proposés par la chaine Arte et j’ai donc passé plusieurs entretiens (à Strasbourg et à Paris) pour essayer d’y rentrer comme stagiaire.Mais très vite il a semblé évident à mes interlocuteurs comme à moi-même que, compte-rendu de mon profil, je devais m’orienter davantage vers les maisons de production fournissant la chaine, afin d’être au plus proche de la création des programmes.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?Ce master a été un vrai challenge pour moi : j’avais arrêté mes études depuis déjà 5 ans et il a été difficile de me remettre dans la position d’une étudiante, j’ai du rapidement me rendre à l’évidence que j’avais encore beaucoup à apprendre, spécialement lorsque les cours touchaient aux nouvelles plateformes multimédia et à la web tv dont je ne savais presque rien.

Maintenant j’ai comme projet personnel de me lancer dans la création d’une web-série, et jamais cette idée ne me serait venue sans avoir fait ce master !Il m’a également permis d’avoir une vision beaucoup plus globale du marché de l’audiovisuel, sous tous ses aspects.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?

Il faut s’armer de patience et de diplomatie, trouver les mots justes et ne pas être trop sensible aux critiques quand on se retrouve tout les jours dans des bureaux. Travailler sur un documentaire de 90 min demande souvent le même travail en amont qu’un film : il faut tout savoir tout imaginer, les séquences, les réponses aux interviews, etc. La série documentaire sur laquelle j’ai travaillé avait aussi une spécificité assez unique : il s’agissait de filmer et raconter un pays vu du ciel, nous devions donc prendre en compte les changements météorologiques possibles, les permissions pour filmer du ciel en hélicoptère, jusqu’aux moucherons qui risquaient de se coller sur la caméra... Autant vous dire que ne n’était pas une mince affaire !

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?Même si je ne me sens pas du tout portée pour la matière, les cours sur les législations de l’audiovisuel et le droit d’auteur m’ont apporté des notions essentielles que je n’avais pas.

Tout les enseignants étaient des représentants de leurs métiers, et en cela ce master est unique : chaque cours nous a permis de comprendre un différent métier de l’audiovisuel en plus des notions de la matière en question. Je garde notamment un très bon souvenir des cours de négociations.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?

Rester curieux, ne jamais s’arrêter a un seul rêve mais en créer de nouveaux en chemin... Ce secteur est en changement constant, et il faut savoir s’adapter.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?J’aimerais voir plus de jeunes aux commandes des tendances des chaines, afin de voir les 20-35 ans mieux représentés en TV. Je suis aussi impatiente de voir se développer les nouveaux contenus sur le web.

Merci Livia !Voila qui clôt un tour d’horizon des stages (d’une partie) de la promo 2016 ; on se

retrouve à la rentrée avec la promo 2017 !

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Merci pour ton message ! Nous en prenons connaissance dans les plus brefs d&eacute;lais et reviendrons vers toi prochainement.

Lieu des enseignements

Institut National d’Histoire de l’Art - INHA
Galerie Colbert
2 rue Vivienne
75002 Paris

+33 (0)1 47 03 89 00

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