Archives de la promotion 2012-2013
- jeannebabikian
- 16 juin 2013
- 53 min de lecture
8 octobre 2012
Rencontre avec Sydney Gallonde
Jeudi 04 octobre la promotion 2013 du Master Professionnel Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias a eu le plaisir d’accueillir Sydney Gallonde dans le cadre d’un cours sur la profession de producteur de fiction pour la télévision.
A tout juste 29 ans, Sydney produit depuis quatre ans aux côtés de Jean-Pierre Dusséaux (VAB Production) des téléfilms et des séries à succès comme Victoire Bonnot sur M6.
L’invité a fait aux étudiants une brève présentation de son parcours avant de passer au détail de son métier et des différentes étapes qui mènent à la diffusion d’une fiction.
De l’idée au Prêt à diffuser (PAD), Sydney est revenu sur les phases de production d’un téléfilm. De la page blanche à la recherche de financements et de diffuseurs ; de signature de convention de développement à la post-production en passant par l’écriture du scénario et sa réalisation ; les étudiants se sont retrouvés face à une présentation réelle du métier de producteur.
Ils ont ainsi pu échanger avec Sydney deux heures durant, sur les contraintes, les avantages et les spécificités de cette profession.
L’intervenant a brillé par sa passion qu’il a su transmettre à son auditoire, par l’attention et l’intérêt qu’il a donné aux questions des étudiants et ce dans une ambiance décontractée et bon enfant.
Par Nawel Zeggane.
11 octobre 2012
Rencontre avec Jean-Claude Camus
Le jeudi 11 octobre 2012, dans le cadre du cours « Le spectacle vivant partenaire de la télévision », le Master 2 Professionnel Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias a eu le privilège de recevoir un prestigieux intervenant en la personne de Jean-Claude Camus.
Avec la complicité du producteur Jean-Pierre Dusséaux (VAB Productions), M. Camus est revenu sur les différentes facettes de sa carrière, mêlant anecdotes et conseils avisés.
C’est tout d’abord le producteur de spectacle qui a partagé avec les étudiants sa vision du métier, et a évoqué ses années de collaboration avec de grands artistes de la chanson (Johnny Halliday ou Michel Sardou).
Puis, c’est en tant que directeur de théâtre (de la Porte Saint-Martin, du Petit Saint-Martin et de la Madeleine) qu’il a fait part aux étudiants de ses préoccupations sur l’avenir des salles parisiennes, leurs multiplications et leurs modes de financement.
Il s’est ensuite confié sur ses projets en cours et à venir.
Tout au long de son intervention, l’invité n’a bien sûr pas manqué de transmettre son vibrant enthousiasme pour le spectacle vivant. Il est à parier que les invitations généreusement distribuées à la fin de cet entretien auront fini de convaincre l’auditoire.
Merci encore Monsieur Camus !
Marie Blanc
14 octobre 2012
Warner à la conquête de la France
Ces derniers temps, la série s’impose comme le format qui plaît dans le monde de l’audiovisuel. Des séries américaines principalement, arrivent de façon massive en France, pour partie sur les chaînes télévisées, ravissant les téléspectateurs en quête d’un parfum US. Derrière ce raz de marée résonne un nom devenu mythique : Warner.
Un acteur incontournable sur le réseau américain
Le troisième plus vieux studio de cinéma américain né Warner Bros Pictures, fondé en 1923 par les frères Warner, a su très vite développer sa mainmise sur l’industrie cinématographique d’abord, audiovisuelle ensuite. Malgré des débuts balbutiants, le studio innove, poursuit ses efforts et intègre rapidement le Big Five américain (les cinq plus gros studios américains dans les années 1920-1930, avec la Twentieth Century Fox, RKO Pictures, Paramount Pictures, Metro-Goldwyn-Mayer).
A la fois société de production et de distribution, la Warner Bros. Entertainment s’illustre parmi les plus grandes. Au sein de ses filiales, il en est une qui démontre la puissance du groupe en termes de contenus : la Warner Bros Television. Buffy contre les vampires, Smallville, Dawson, Les frères Scott, c’est elle. Gossip Girl, True Blood, Chuck ou The Closer, c’est encore signé Warner.
Actuellement, le catalogue Warner Bros comptabilise 276 séries. La décennie 70 n’en comptait que 21, tandis que 180 séries ont été créées depuis les années 2000 : c’est dire le succès exponentiel connu par le format. C’est également six genres différents : aventure, comédie, drame, guerre, thriller ou encore fantastique et science-fiction.
En termes de diffusion, Warner n’est pas en reste. Le WB television network créé en 1995 et la CBS Paramount Television se sont alliés en 2006 créant un nouveau réseau hertzien : la CW Television Network. Avec une couverture de 95% du territoire américain sur près de 175 stations, le studio diffuse ardemment ses programmes.
La France sous le charme de Warner
Le contrat de diffusion des films du catalogue Warner en première exclusivité en France est un enjeu important. En 2008, France Telecom avait remporté la bataille contre Canal + avec le lancement de ses chaînes Orange Cinéma Séries (OCS). Mais France Télécom ayant passé un accord récent avec le groupe Canal, c’est ce dernier qui reprend le contrat avec la Warner, à partir de septembre 2013. Le communiqué de presse qui a suivi insiste sur le fait que cette offre ne sera disponible que sur les chaînes payantes du groupe (canal +, Ciné +, Comédie + et Jimmy) et non pas sur les nouvelles nées, D8 et D17.
Parmi les dix séries les plus téléchargées depuis le début de l’année 2012, quatre sont signées Warner: Games of thrones (disponible sur Orange Cinéma Séries), The Big bang theory (sur MTV), Desperate Housewives ou encore Supernatural (diffusés tous deux sur M6).
Si l’on regarde le succès des autres séries produites par Warner et diffusées sur les chaînes françaises, on ne doute pas de l’impact du groupe. Mardi dernier par exemple, la série Mentalist réalisait 34,3% de part d’audience avec près de 9,4 millions de téléspectateurs devant leur écran en première partie de soirée. La semaine précédente, les chiffres étaient légèrement moins élevés mais toujours en tête avec 31,5% de part d’audience soit presque 8,6 millions de téléspectateurs (chiffre Ecran Total).
Au mois de mai 2012, le chef de Warner Bros Television, Bruce Rosenblum, révélait que sa filiale apportait plus de la moitié des recettes du groupe. Si l’on ajoute à cela des profits qui atteignent 600 millions de dollars soit 33% des recettes du groupe (Paule Gonzales dans Le Figaro) on comprend pourquoi le studio Warner représente un partenaire capable de s’installer de manière pérenne sur le territoire français. Avec des séries produites ou coproduites par Warner qui doivent sortir d’ici peu sur les chaînes françaises (Major Crimes sur TF1 par exemple, spin-off de The closer) on ne doute plus de l’assise du studio dans l’hexagone.
Augustin Amri
28 octobre 2012
Rencontre avec Christine Lentz, directrice des programmes de Chérie HD
Encore une visite de choix pour le Master 2 Pro Ciné en ce jeudi 18 octobre 2012!
Dans le cadre de l’enseignement « Politique de programmes et de programmation d’une chaîne TNT », Jean-Pierre Dusséaux avait en effet convié Mme Christine Lentz, directrice des programmes de la nouvelle chaîne TNT « Chérie HD », appartenant au groupe NRJ.
C’est avec un appréciable franc-parler que l’invitée est revenue sur sa carrière, débutée en tant que journaliste-radio (RTL), puis poursuivie à la télévision comme rédactrice en chef et directrice des magazines de M6 (E=M6, Zone interdite) et enfin directrice de l’unité de programmes magazines et documentaires de France 2 (Faites entrer l’accusé).
Mais il fût surtout question du grand défi qui l’attend en tant que directrice des programmes de « Chérie HD ». Cette nouvelle chaîne du groupe NRJ -qui sera lancée le 12 décembre prochain- sera aux couleurs de la « femme plurielle ». Sa directrice a, de son propre aveu, voulu s’appuyer sur une ligne éditoriale marquée, inspirée de celle des grands magazines féminins (ELLE, COSMOPOLITAIN…) dans le but d’en faire une chaîne « complice, informative et positive ». La présentation de la chaîne s’est poursuivie par la projection d’un teaser et une discussion sur le choix délicat des programmes et la constitution d’une grille adéquate.
L’entretien avec les étudiants s’est conclu par la désormais (quasi) traditionnelle photographie de groupe.
Il est à noter que celle-ci sera à l’avenir agrémentée d’une séquence vidéo – provisoirement intitulée « La boîte à conseils »- dans laquelle l’invité(e) délivrera aux étudiants et visiteurs du site ses précieux conseils pour débuter dans le milieu de l’audiovisuel.
Nous remercions donc bien chaleureusement Mme Lentz pour sa disponibilité et pour s’être prêtée à l’inauguration de notre « boîte à conseils ».
En parlant de conseils, mercredi 12 décembre : tous devant « Chérie HD »!
Marie Blan
1 novembre 2012
Substituer l’obsession de l’audience à l’ambition de l’audience – Rencontre avec Olivier Milot
Olivier Milot, Grand Reporter et spécialiste des médias chez Télérama, revient pour nous sur le débat de l’audiovisuel public.
Cliquer pour écouter l’interview: Itw Suppression pub France TV
Jean-Baptiste Delage
8 novembre 2012
Formation TV 3.0, comprendre les mutations de l’audiovisuel – Media Faculty
Les 18 et 19 octobre derniers, une partie des élèves du Master 2011/2012 a eu le privilège d’être invitée à la formation « TV 3.0, comprendre les mutations de l’audiovisuel » à Annecy, dans le cadre du partenariat avec le Média Club, et tient à l’en remercier chaleureusement.
Le traditionnel poste de télévision qu’ont connu les générations précédentes a fait place aujourd’hui à une multitude d’écrans qui se sont installés dans les foyers. Aujourd’hui en France, chacun d’entre eux compte en moyenne 6 écrans différents : Télévision connectée, Smartphone, Tablettes, Kindle et autres.
Il s’agit d’une mutation si rapide que beaucoup de professionnels de l’audiovisuel eux-même ont du mal à suivre les nouveaux modes de consommation de contenu des utilisateurs. C’est pour répondre à cette problématique que les étudiants ont assisté à des cours dispensés par de hauts responsables de l’univers des nouveaux médias.
En tout, deux jours de formation intenses basés sur un système de modules personnalisables, axés sur la production, l’éditorialisation ou encore la promotion de contenus à travers les nouveaux supports. Les modèles économiques, le caractère « social » intervenant dans l’interaction avec l’audience, les nouvelles tendances de contenu audiovisuel, les enjeux clés et les stratégies autour de la télévision connectée ont été les principales préoccupations d’une cinquantaine de professionnels du secteur venus assister à la formation.
C’est maintenant à nous, créateurs et éditeurs de contenu audiovisuel, d’aborder ces nouveaux modes de consommation avec un maximum d’anticipation et de réactivité
Pierre Abeille
12 novembre 2012
Rencontre avec Romy Broda et Agathe Pinchon
Le vendredi 9 novembre 2012, dans le cadre du cours de Cyril Barthet sur l’économie du cinéma en France, la classe du Master Pro a reçu la visite de Romy Broda et d’Agathe Pinchon, pour une séance sur le marché de l’animation et plus spécifiquement le secteur des ventes internationales.
Avant de nous rappeler l’importance de la France dans le marché de l’animation (la France est le troisième pays producteur mondial et le premier en Europe !), Agathe Pinchon est revenue sur son parcours chez Onyx Films en tant que chargée de marketing et de développement de nouveaux projets : Le Petit Prince, Renaissance, The Prodigies… autant de projets d’animation qu’elle a accompagnés depuis les premières négociations auprès des ayant droits pour les licences, jusqu’à la promotion des films en festivals ou à la création des DVD, en passant par le long processus de création graphique. Dans ce secteur fortement internationalisé, où les talents français sont très recherchés, on constate que de plus en plus de marques mondiales sont créées et participent d’une véritable économie de l’animation, avec un merchandising très développé et l’importance grandissante du transmedia.
Aujourd’hui, forte de ses expériences et désireuse de travailler au plus proche de l’écriture, Agathe Pinchon s’est lancée dans sa propre société de production (One Again Films). Elle a déjà plusieurs projets en développement.
Puis ce fut au tour de Romy Broda de décrypter pour nous le métier de vendeur international, un métier riche en expériences culturelles, et devenu un atout précieux pour quiconque prétendant acquérir une vision globale du marché. Elle nous a fait part de sa connaissance du secteur de l’animation, acquise lors de ses expériences chez Roissy Films (EuropaCorp), chez Toon Factory, puis chez Ankama Productions.
MIPCOM – MIPTV (Cannes), MIFA (Annecy), KIDSCREEN (New York)… : Romy Broda nous a expliqué comment, dans ces marchés internationaux, elle rencontre les différents acheteurs étrangers et négocie pour obtenir les meilleurs contrats de vente avec les sociétés d’animation et les chaines de télévision, l’idéal étant de décrocher un contrat avec les plus prestigieuses d’entre elles, telles que Cartoon Network, Nickelodeon, la BBC ou la ZDF…
A l’heure de la globalisation, où les coproductions internationales sont de plus en plus recherchées, et encouragées par les accords de coproduction, la France est notamment amenée à davantage collaborer avec des pays tels que la Chine, l’Inde ou le Canada. Mais très vite, comme nous l’ont expliqué Agathe Pinchon et Romy Broda, se posent certaines barrières de communication, inhérentes à la langue ou à la culture de chaque territoire. Comment vendre le même programme audiovisuel à la fois aux pays Scandinaves et aux pays du Moyen-Orient ? Faut-il adapter les contenus en fonction des différences culturelles pour satisfaire au mieux la demande de films de chaque pays ?
Malgré les freins culturels, le vendeur international, tout comme le producteur, doit se montrer force de persuasion et anticiper les attentes de chacun, pour s’adapter à la diversité des cultures et proposer des programmes qui plaisent au plus grand nombre et puissent se vendre à l’international.
Avec leur dynamisme et leur humour, Agathe Pinchon et Romy Broda ont su attiser notre curiosité sur ce marché plein d’avenir qu’est le marché de l’animation, et nous ont permis de mieux appréhender ses enjeux, tout en nous transmettant la passion pour leur métier !
Un grand merci à elles pour cette intervention !
Diane Noesser
15 novembre 2012
Rencontre avec Rodolphe Darves-Bornoz et Marc-Antoine Lacroix, fondateurs de SportDub
« Un match est plus sympa quand on le partage avec ses potes » défendaient ce matin les jeunes et dynamiques Rodolphe Darves-Bornoz et Marc-Antoine Lacroix. Les deux intervenants ont présenté aux élèves du Master 2 leur création, Sportdub: le premier site de commentaires sportifs et vidéos en direct.
Le pari est ambitieux : donner aux gens la possibilité de commenter en direct un match sportif, sur le second écran et avec 175h de sport par jour à la télévision, les opportunités ne manquent pas.
« L’idée est née il y a environ 4 ans. Après avoir travaillé chez Lagardère, j’ai compris qu’il y avait quelque chose à faire dans ce domaine. Tout s’est fait naturellement et Marc-Antoine et moi avons créé cette société il y a un an et demi. ». Les bloggeurs, les fans clubs d’équipes, différents experts addicts ou amateurs passionnés peuvent alors devenir commentateur sportif. Le téléspectateur allume sa télé pour voir l’évènement, éteint les commentaires de son poste et regarde sur son second écran la vidéo du commentateur qu’il choisit. Le son du match provient donc du second écran alors que l’image est sur la télé. Grâce à une interface ingénieuse, les internautes peuvent poser des questions à leur commentateur favori ; ils ont ainsi l’impression de passer à la télé et de participer aux commentaires du match.
Avec le Pure Live – système qui propose au téléspectateur d’envoyer ses tweets sur l’écran de télévision pendant un match – que Bein Sport a mis en place cette année, Sportdub est une autre façon pour le téléspectateur de commenter un évènement sportif. Pour autant, Rodolphe Darves-Bornoz et Marc-Antoine Lacroix n’ont pas peur du Pure Live et se réjouissent d’une telle effervescence dans le secteur : « Le fait qu’ils organisent un tel événement prouve qu’il y a un marché. ». Pour eux, la destitution du poste de télévision est au cœur de l’expérience qu’ils proposent, évitant ainsi tous les commentaires extérieurs au match qui ne peuvent être filtrés par la régie. « L’émotion est au cœur de notre projet, les gens sont transportés par l’expérience. Le fait d’être relayé parle aux gens et nous voulons leur offrir une place de choix. »
Ce qui les passionne c’est aussi rendre visible un autre regard sur le sport. Il n’y a donc pas de ligne éditoriale à la manière de Youtube, pour rendre la voix aux internautes/téléspectateurs. Les commentateurs sont encouragés à ne pas tomber dans le descriptif : « On développe des dossiers avec certaines informations, le plus souvent des statistiques concernant les matchs, exclusivement pour les commentateurs amateurs. Ainsi, la qualité des commentaires est assurée ». Le but étant pour Sportdub, de faire cohabiter à travers cette plate-forme, des grands commentateurs qui fédèrent des milliers de personnes et des plus petits qui rassembleront une communauté plus réduite, le moteur étant l’amour du sport….
Alors… à vos matchs… prêt…commentez !
Lien : « http://sportdub.com/ »
Céline Cauderlier et Jean-Sébastien Fernandez.
18 novembre 2012
Rencontre avec Bibiane Godfroid
Le jeudi 8 novembre 2012, le Master 2 Professionnel Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias a eu l’honneur de recevoir dans le cadre du cours « Politiques de programmes et programmation d’une chaîne privée» Bibiane Godfroid, « une des femmes les plus importantes du PAF », d’après les dires de Jean-Pierre Dusséaux (VAB Productions).
Directrice Générale des programmes de M6 depuis 2007, Bibiane Godfroid a voulu transmettre aux étudiants l’idée que « tout est possible», à l’image de son parcours professionnel exceptionnel.
Originaire de Belgique, cette juriste et fiscaliste de formation a débuté comme rédactrice en chef et présentatrice du journal télévisé sur l’antenne belge de RTL Télévision avant de devenir Directrice des Programmes et de la Fiction de RTL-TVi lors de la privatisation de la chaîne. Puis, c’est par un concours de circonstances que, fraîchement débarquée à Paris, cette dernière est appelée par Hervé Bourges, le Président de France Télévision, afin de devenir la Directrice de la Programmation de France 2. Les années qui suivent seront marquées par une augmentation significative des parts d’audience de la chaîne grâce notamment à la programmation d’émissions devenues phares telles que Fort Boyard ou encore la diffusion d’une série US, Urgences, pour la première fois en prime-time.
Bibiane Godfroid a ensuite poursuivi sa carrière au sein du groupe Canal+ en tant que Vice-Présidente Exécutive des chaînes et services. Elle est également revenue, face à des étudiants enthousiastes et curieux, sur ses expériences dans le domaine de la production audiovisuelle notamment en tant que Présidente de FremantleMedia France (filiale de production audiovisuelle de RTL Group) et Présidente de Studio89 (filiale de production du Groupe M6). Avec humour et générosité, Bibiane Godefroid a fait part aux étudiants du Master d’anecdotes inédites concernant la production d’émissions désormais cultes de la chaîne: La Nouvelle Star, L’amour est dans le pré, Un Dîner Presque Parfait, 100% Mag, pour n’en nommer que quelques-uns.
Tout au long de la séance, l’intervention a été ponctuée d’échanges au cours desquels les étudiants ont pu interroger l’actuelle Directrice Générale des programmes de M6 sur les enjeux de la chaîne et des programmes du moment, notamment dans un contexte de crise économique. On retiendra de son intervention que la réussite de M6 réside dans le fait d’avoir une «ligne éditoriale claire», de proposer des concepts innovants et de proposer des émissions qui véhiculent des valeurs positives.
Un grand merci pour cette intervention riche en enseignements !
Olivia Tran
19 novembre 2012
Rencontre avec Olivier Stroh
Le jeudi 15 novembre, nous avons eu le plaisir de recevoir Olivier Stoh, directeur des chaines Planète du groupe Canal. Il nous a ouvert les portes du domaine si particulier qu’est la télévision à péage. A l’heure de la multiplication de l’offre télévisuelle, cette rencontre fut pertinente pour aborder l’avenir et la stratégie de la télévision payante.
Le marché de la pay tv.
Les 5 millions d’abonnés Canal Sat disposent d’une offre dense de chaines thématiques, rendant le marché ultra concurrentiel dans un paysage déjà segmenté. L’objectif premier étant de garder les abonnés, Olivier Stroh a lancé une offensive pour se démarquer des chaînes découvertes d’opérateurs concurrents (National Geographic, Voyage…). Par exemple, en renouvelant son éditorial avec le lancement de Planète Justice pour satisfaire le public féminin, féru de faits divers.
Parallèlement, Olivier Stroh décide de doubler son budget de production. Des projets aux lignes plus créatives voient le jour, afin de trancher avec les programmes standards.
Sa stratégie de différenciation se poursuit par le choix de partenariats adroits, ce qu’on nomme le « marketing éditorial ». Ainsi, « Il était une fois le train » fut étroitement soutenu par la SCNF, le film a pu profiter d’une campagne de communication inédite à travers le réseau ferroviaire. Habile car les chaînes payantes manquent cruellement de visibilité auprès du grand public.
Avec ce « coup », Planète est montée en première ligne, prouvant que la pay tv ne manque pas d’arguments. D’ailleurs, la série documentaire « Paris, la ville à remonter le temps » joue dans la même cour, avec le soutien de Dassault qui a organisé une exposition interactive sur le parvis de l’Hôtel de ville.
L’expérience livrée par Olivier Stroh illustre bien l’importance d’être inventif et audacieux pour réussir dans ce secteur.
RMC Découverte, un adversaire ?
L’arrivée éminente de la 1ère chaine gratuite de documentaires, RMC découverte, ne semble pas être un concurrent direct pour les chaînes Planète.
En effet, nous avons appris que le marché de la pay tv est un monde à part, qui n’a pas les mêmes contraintes que les chaines gratuites. Canal Sat doit fidéliser ses abonnés avec une programmation inédite et de qualité. La bataille de l’audience se joue à armes égales et sur le même terrain, dans ce cas de figure elle n’a tout simplement pas lieu.
Cependant, l’arrivée des 6 nouvelles chaînes TNT va tendre encore plus le marché des contenus. Comment se démarquer de ses voisins, si la circulation et l’acquisition des programmes deviennent plus ardues qu’elles le sont déjà?
L’avenir de la télévision se dessinera certainement avec des partenariats forts entre les groupes médias, qui allieront leurs forces avec le partage de leur catalogue.
Un grand merci à Olivier Stroh pour son intervention !
Aliénor Urvoi.
19 novembre 2012
Petit-déjeuner avec Fabienne Fourquet, directrice des nouveaux contenus de Canal Plus
Le 7 novembre 2012, la salle était comble pour le «petit-déjeuner personnalité» organisé par le Mediaclub. Fabienne Fourquet, la directrice des nouveaux contenus de Canal Plus, a présenté aux participants les enjeux auxquels sa chaîne fait face et la vision stratégique de son équipe pour les années à venir.
Le groupe Canal+, leader de la pay-tv en France et en Europe, a su démontré depuis plusieurs années sa maîtrise de l’univers digital. Les principaux objectifs de la chaîne à l’ère numérique sont : l’enrichissement de l’expérience TV avec une programmation et des services autour de Canal +, une amélioration de l’engagement afin d’accroître le partage et l’implication des fans. De plus, la plateforme Internet permet de véhiculer les valeurs de la marque grâce à des contenus exclusifs dans la ligne éditoriale de C+ (Pépites sur le net, Le Meilleur du hier…), et enfin permet de toucher de nouvelles cibles notamment les jeunes plus présents sur le Web que devant leurs écrans télé : CanalStreet offre ainsi des contenus exclusifs (concerts, actu, humour…) sur les cultures urbaines.
Fabienne Fourquet nous a révélé des chiffres clés dans la compréhension de ses travaux :
Aujourd’hui, il y a 7 écrans en moyenne par ménage, 6 millions de Français possédent une tablette, 18 millions un smartphone. En France il y a 25 millions de membres actifs sur Facebook et 5 millions de comptes Twitter. Enfin concernant les abonnés Canal Plus : un tiers possèdent un Iphone et près de 10% une tablette numérique.
Avec des téléspectateurs de plus en plus connectés, les ambitions de C+ sont la modernité, avec une offre de créations originales et de nouveaux modes de narration multi-écrans (Inside Engrenages…), mais aussi davantage de live, de transmédia et d’engagement du public en approfondissant les interactions entre les fans et les programmes (C+Football App…).
Une nouvelle expérience de la télévision : La «Social TV».
Les téléspectateurs utilisent spontanément les réseaux sociaux, pour commenter en direct, ce qui se passe à la télévision, autour de certains types de programmes (plateau, awards, sports…)
Le programme TV devient alors un événement connecté : l’événement télévisuel ne se limite plus à ce qu’il se passe dans l’écran, mais englobe aussi ce qu’il s’en dit. Les internautes participent au programme par la force du commentaire.
La combinaison de la TV et du médial social ajoute «quelque chose en plus» à l’expérience TV. Il se crée un sentiment d’appartenance des téléspectateurs.
Pour comprendre concrètement la «Social TV», vous trouverez ci-dessous une vidéo expliquant le dispositif second écran mis en place à l’occasion de la Cérémonie des César 2012, une expérience immersive présentée notamment par Fabienne Fourquet de C+, Cyril Barthet, DG de Vodkaster, et Thibault Célier, Directeur Média de Novedia Group.
Merci au Mediaclub pour cette rencontre et à Fabienne Fourquet!
A.N.
20 novembre 2012
Master class de Claude Lelouch
Master Class de Claude Lelouch dans le cadre du salon SATIS, le mardi 13 novembre 2012
Durant cette Master Class, Claude Lelouch est d’abord revenu rapidement sur sa vision du cinéma. « Filmer les gens à hauteur d’yeux », pour déceler ces « parfums de vérité » qui forment les moments de magie, « aller chercher cette vérité que personne ne détient », telle est son ambition artistique et la manière avec laquelle il aborde les sujets dans ses films. A cette fin, la technologie est un élément clé du métier de réalisateur, et elle est profondément liée à l’identité même de ses films.
Il est impensable, selon Lelouch, qu’un réalisateur ne s’intéresse pas à la technique. Comme un peintre avec son pinceau, le réalisateur exerce son art à travers la caméra. Or il est désormais possible, avec les nouvelles caméras ultra légères et maniables, de « faire un film comme un être humain, et non plus comme un monstre », inséparable de ces énormes machines. C’est un vrai rêve de gosse qui se réalise pour lui. Mais pour Lelouch, l’arrivée des nouvelles technologies dans le domaine audiovisuel est principalement bénéfique pour le contenu même des films, davantage que pour la forme. « L’émotion n’est pas dans les pixels mais dans les acteurs ». En effet, les nouvelles caméras permettent d’avoir plus de temps pour « chauffer » les acteurs avant d’arriver aux répliques essentielles. Alors que le « Moteur, action ! » était hier indispensable pour délimiter le temps d’enregistrement sur du matériel qui était coûteux, il est aujourd’hui possible de laisser tourner la caméra le temps qu’il faut pour obtenir la meilleure des prises.
Au fond, Lelouch s’oppose à ceux qui diront que les nouvelles technologies tuent le cinéma, car, si tout le monde peut faire des films aujourd’hui avec l’aide de son portable ou de son appareil photo, peu de personnes ont vraiment l’ambition de faire du cinéma. A moins d’avoir une « véritable obsession » pour cet art, que ce ne soit une « drogue », on ne fait pas du cinéma. Et finalement, « tant mieux s’il y a autant de gens qui désirent aujourd’hui faire des films, car on aura plus de chances d’en trouver des bons ! »
Mais si le cinéma est intrinsèquement un « art de technologie », à la différence du théâtre, beaucoup de réalisateurs aujourd’hui s’entourent de nombreux techniciens de l’image pour effectuer les différentes tâches, dont le cadrage. Un véritable metteur en scène, dit Lelouch, doit savoir manier lui-même sa caméra, à la manière d’un écrivain qui écrit seul son histoire, décide de la lumière et de sa musique. Or cette dernière lui tient particulièrement à cœur : il considère la musique comme un des acteurs principaux d’un film, et c’est pourquoi il tient à choisir sa musique en amont de la fabrication de son film. « Elle parle au cœur des gens, à notre inconscient, ce qu’on ne domine pas ». En effet Lelouch parle de ses films comme des films qui parlent davantage au cœur qu’à l’intelligence, et à ce titre il se doit de travailler avec ses musiciens « comme s’ils étaient des acteurs ».
De même, il estime qu’un véritable metteur en scène ne peut pas déléguer le montage. Cette phase essentielle dans la fabrication un film est la synthèse de tout le travail fourni pendant le tournage et donnera sa vraie identité au film. Pour Lelouch, la prouesse ultime est celle du plan séquence, c’est même l’ « aristocratie du cinéma ». Pas de coupure, donc pas de tricherie : le plan séquence doit pouvoir frôler la perfection. « Il n’y a pas de grand cinéaste sans plan séquence. » Il fait notamment référence au dernier film de Michael Haneke, Amour, qui a reçu la Palme d’or au dernier Festival de Cannes, et qui comporte à ses yeux de très beaux plans séquences Et s’il devait élire le plan séquence le plus marquant de sa carrière ? Il choisirait celui de La Traversée de Paris, d’une durée totale de 9 minutes.
Enfin, Claude Lelouch nous a fait part d’un projet à long terme, celui de la création en 2014 des « Ateliers du cinéma » à Beaune, une formation destinée à 30 élèves issus pour moitié des grandes écoles, et pour moitié d’autodidactes. Ces élèves seront amenés à produire chacun un court-métrage, le meilleur d’entre eux se voyant offrir la production de son prochain long-métrage. Les plus grands metteurs en scène interviendront dans ces Ateliers (Woody Allen, Francis Ford Coppola), et ces rencontres seront retransmises pour les personnes extérieures à la formation. C’est une manière pour lui de transmettre son expérience de cinéaste aux jeunes générations, mais aussi d’ « éduquer le public » à travers la richesse de ces leçons de cinéma.
Mehdi Boutaleb et Diane Noesser

20 novembre 2012
La boîte à conseils – Albino Pedroia
Les étudiants du Master Pro vous présentent, dès aujourd’hui, un nouveau concept : « La boîte à conseils ».
Les divers professionnels que nous avons la chance de rencontrer ont accepté de partager leurs conseils, utiles à chaque producteur en herbe. Nous avons donc eu l’idée de les filmer !
Cette semaine, nous remercions Albino Pedroia, l’un de nos enseignants, notamment en charge de différents projets dans le secteur des médias et de la radio numérique, qui a généreusement accepté de participer au lancement de La boîte à conseils !
21 novembre 2012
Le futur de l’audiovisuel selon Jean-Luc Silicani
Jean-Luc Silicani, président de l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes), qui est l’autorité chargée de réguler les « tuyaux » d’internet, était l’invité de la SACD où il s’est exprimé sur l’avenir de l’aide à la création.
De sa position de responsable du réseau téléphonique et d’internet il a expliqué aux auteurs qui étaient venus le rencontrer lors de cette conférence que les outils de la distribution des programmes audiovisuels étaient en train de changer de manière définitive, ainsi :
Le nombre de téléspectateurs regardant la télévision par une voie non hertzienne dépassera celui qui regarde la télévision de manière classique dès l’été 2013.
La délinéarisation des programmes devient de plus en plus massive. Ainsi les obligations légales des chaines comme l’équilibre de la programmation ou la régulation du temps de parole lors d’élections politique n’aura plus aucun sens.
Et actuellement sur les « boxes » il y a deux types de programmes : ceux des chaînes de télévision qui sont autorisés par le CSA et ceux qui ne rentrent dans aucune statistique (des chaines TV de google à la chaine youtube d’un particulier comme « Norman » qui comptabilise des millions de spectateurs).
Face à ce changement radical du monde audiovisuel à cause des nouvelles technologies Jean-Luc Silicani en appelle à des prises de décisions courageuses ; selon lui il faudrait arrêter l’obligation à la création qu’ont les chaines. Et afin de soutenir la création il propose d’instaurer une taxe modeste, mais néanmoins très étendue, sur l’ensemble des acteurs permettant aux spectateurs de regarder des œuvres audiovisuelles. Ainsi toute la chaine de création et de diffusion serait impliquée pour aider les créateurs, des fabricants d’écrans plats aux chaines de télévision en passant par les Fournisseurs d’Accès à Internet..
Ces pistes pourraient ainsi permettre la survie des programmes Français face à la disparition programmée de la diffusion linéaire et face à l’augmentation des programmes délinéarisés qui ne pourront plus être contrôlés par une entité comme le CSA.
Aladin Farré
24 novembre 2012
La formation du Média Club : « Créer et produire pour le transmedia »
Une nouvelle édition de la formation « créer et produire pour le transmedia » s’est tenue dans les locaux de Media Faculty du 20 au 22 novembre dernier. Je remercie l’équipe du Media Club, et son président Jérôme Chouraqui, de m’avoir permis d’y assister. Le transmedia est une méthode de développement de contenus en pleine expansion depuis l’avènement des nouveaux médias. Il articule un univers narratif sur de multiples médias (comme un puzzle dont les pièces, complémentaires, seraient réparties sur plusieurs supports). Il est question d’adapter des contenus aux supports et usages de leur public, et de favoriser la participation et l’engagement des spectateurs (notamment par l’utilisation des médias interactifs comme les réseaux sociaux et les nouvelles technologies.) Le transmedia permet de toucher différents publics en multipliant les points d’entré dans l’histoire, et de s’approprier la circulation de l’audience d’un média à l’autre.
Cette nouvelle forme de communication est donc à la fois une opportunité promotionnelle pour le contenu, ou la marque, à l’origine du projet, et une nouvelle ouverture de possibilités narratives. On distingue ainsi 3 formes de transmedia : le transmedia de franchise qui s’articule autour d’une licence forte ; le transmedia marketing qui permet aux annonceurs de communiquer directement avec leur cible (par le biais des nouvelles technologies et réseaux sociaux) et le transmedia natif lorsqu’il est question de monter de toute pièce de nouveaux projets (nouveaux univers narratifs).
Les acteurs actuels du transmedia sont en priorité les médias historiques (télévision, cinéma…) et les nouveaux entrants (FAI, youtube…) comme sources première de financement. Le dernier acteur clé qui chamboule les modèles traditionnels est incontestablement le public visé. Plus qu’un consommateur (passif), c’est un utilisateur qu’on qualifie aujourd’hui de spect-acteur, tant sa proactivité dans l’usage des supports influence directement, et de façon quasi instantanée, les contenus. Le transmedia soulève ainsi de nombreuses questions juridiques, financières, techniques et éditoriales.
Aïcha Zennoune
3 décembre 2012
La boîte à conseils – Rodolphe Darves-Bornoz et Marc-Antoine Lacroix
Aujourd’hui, ce sont Rodolphe Darves-Bornoz et Marc-Antoine Lacroix, fondateurs de Sportdub, le premier site de commentaires sportifs et vidéos en direct, qui ont accepté de participer à la Boîte à conseils !
Leurs conseils seront utiles à tout jeune entrepreneur!
Xavier Lacaille.
6 décembre 2012
Documentaire : Histoire, la nouvelle star
Il est désormais fréquent de voir figurer des documentaires historiques parmi les meilleures audiences des chaînes de télévision françaises, rencontrant tous les publics, y compris parfois en première partie de soirée. Ces succès témoignent de l’intérêt croissant que suscite ce genre exigent qui contribue de manière unique et spécifique à la réflexion sur l’évolution de nos sociétés, et dont l’ambition de transmission culturelle, intellectuelle, politique et éducative s’adresse à un large public.
Producteurs, réalisateurs, diffuseurs, représentants des institutions de l’audiovisuel, acteurs de la scène politique, intellectuels, scientifiques, historiens, sociologues, écrivains… Les experts connus et reconnus se donnent rendez-vous pour débattre des enjeux et évolutions possibles pour un genre documentaire en phase de renouvellement et de questionnement. L’histoire est au cœur des débats de cette journée, mais ce colloque a aussi pour ambition d’évoquer plus globalement les enjeux liés au genre documentaire.
Or, le documentaire évolue dans un paysage médiatique en pleine (r)évolution et se voit fragilisé par la crise économique. C’est pourquoi la Commission Documentaire de l’USPA, qui regroupe de nombreux producteurs de documentaires de premier plan, a lancé depuis un an une large opération en faveur du documentaire afin de faire la lumière sur les enjeux, champs et frontières du genre. Après 3 débats organisés entre novembre 2011 et juin 2012 à l’occasion de 3 festivals incontournables (Festival du film international d’histoire de Pessac, FIPA et Sunny Side of the Doc), ce colloque d’une journée dédié au documentaire, prenant pour angle spécifique le documentaire d’histoire, viendra en point d’orgue de ces réflexions, le mercredi 16 janvier 2013 à Paris.
Le colloque – ouvert aux professionnels et au grand public – créera le débat autour des enjeux et perspectives liés au documentaire de création – et d’histoire en particulier afin de défendre une certaine idée de la culture et de sa transmission dans un univers révolutionné par les technologies numériques et fragilisé par la crise économique.
En collaboration avec le master 2 cinéma, télévision et nouveaux médias (Université Panthéon Sorbonne)
« Documentaire : Histoire, la nouvelle star »
Mercredi 16 janvier 2013 de 9h à 19h
Auditorium de l’institut national d’histoire de l’art (INHA), Galerie Vivienne, Paris 2
Pour toute information :
merci de contacter Laetitia Duguet, laetitia@kandimari.com 06 87 70 42 72
ou Marie Barraco, marie@kandimari.com 06 63 58 88 90
10 décembre 2012
Rentrée solennelle du Master 2 professionnel « cinéma, télévision et nouveaux médias »
L’évènement se déroulera ce jeudi 13 décembre à 19h45 dans l’auditorium de l’INHA, Galerie Colbert, 2 rue Vivienne, Paris IIème.
A cette occasion, Gilles Babinet, entrepreneur, «Digital Champion» , auprès de la Commission Européenne pour la France, prononcera une leçon inaugurale. La cérémonie bénéficie du soutien du Média Club, d’Ecran Total, de Vodkaster, des éditions Dixit et de JLA Productions.
14 décembre 2012
Film de la promotion 2013
Ce film a été conçu par la promotion 2013, en trois minutes vous découvrirez les 21 étudiants et les domaines explorés par le Master.
(Sélectionnez la HD dans la petite roue dentée en bas de la vidéo).
17 décembre 2012
Rentrée solennelle 2012
Quelques photos de la rentrée solennelle qui s’est déroulée le jeudi 13 décembre.
François Garçon accueille les invités. Ici, Marc-Antoine Lacroix et Rodolphe Darves-Bornoz, fondateurs de sportdub.
Camille Prévot, Astrid Bourdeloup-Hauschild et Paul Bouchard avant la cérémonie.
Discours d’introduction de Michel Poivert, dans lequel il souligne les singularités et l’excellence de la formation.
(De droite à gauche) Michel Poivert, Gilles Babinet et François Garçon qui dévoilent les brillantes statistiques d’embauches après la formation.
La leçon inaugurale donnée par Gilles Babinet, entrepreneur, «Digital Champion» , auprès de la Commission Européenne pour la France, est tout à fait lumineuse. Il souhaite qu’on donne au numérique toute l’impulsion nécessaire et prononce un discours élogieux sur les nouvelles technologies, impératives pour entrer dans l’économie et la production de la connaissance. Il insiste sur l’open data et explique en quoi plus de transparence stimulerait la compétitivité. Il invite par ailleurs le public à signer la pétition pour la transparence des frais des élus.
Ensuite, Jérôme Chouraqui et Jean-Pierre Dusséaux remettent sous les applaudissements les diplômes aux élèves de la promotion 2012.

Fin de la cérémonie. Image de Claude Germerie.


Photo du buffet. Image d’Agathe Cluze.
Merci encore à Jérôme Chouraqui, Jean-Pierre Dusséaux, François Garçon, Michel Poivert et Gilles Babinet ainsi qu’aux sponsors de la soirée, le Média Club, Ecran Total, Vodkaster, les éditions Dixit et JLA Productions.
Jean-Sébastien Fernandez et l’ensemble de la promotion 2013.
4 janvier 2013
Compte rendu de la visite chez TF1
Notre promotion est accueillit chaleureusement le jeudi 20 décembre par Cécile Monthiers, RH et en charge des relations avec les écoles.
Après une présentation détaillée du groupe TF1, la parole est donnée à Emmanuel Turc, Directeur artistique et conseiller en programme de flux, qui commence par nous enseigner l’organigramme de l’unité des programmes de flux. Il nous expose ensuite ses missions : détecter et adapter des nouveaux formats en adéquation avec la ligne éditoriale de la chaîne (générosité, proximité, humour), accompagner le producteur puis suivre le programme et ce jusqu’à la diffusion. Enfin, il doit pérenniser les formats existants tout en installant des nouvelles marques comme prochainement The Audience.
Sandrine Plantier nous explique ensuite le marketing antenne. Une première étape consiste à analyser l’audience et une seconde à se concentrer sur les tendances et la prospection. Elle insiste sur la différence entre audiences qualitatives et quantitatives, il faut pouvoir interpréter les chiffres. En très étroite collaboration avec tous les services de TF1, ce poste est essentiel pour les annonceurs et le diffuseur. Répondant aux questions des étudiants, elle affirme qu’à l’avenir la catch-up TV et l’Iptv pourra être mieux intégrer dans la médiamétrie.
Ludovic Attal, en charge pour TF1 Production de la veille des programmes, intervient ensuite. Il doit dénicher parmi la cinquantaine de nouveaux format crée par jour, ceux qui pourraient être produits par TF1. Ces formats doivent impérativement suivre ces trois principes : être « fresh », « gaitable » et « reletable », c’est à dire nouveau, joyeux et avec une forte capacité d’identification pour le téléspectateur.
Diplômé d’HEC, Cyril Garnier a passé plusieurs années au BCG avant de rejoindre TF1. Spécialiste des nouveaux médias, il est aujourd’hui directeur de MYTF1, l’offre numérique de TF1. L’ambition de MYTF1 est de proposer au public une expérience unique, simple, claire et homogène sur la télévision via l’IPTV, l’ordinateur, les smartphones et les tablettes grâce à un design et une ergonomie très qualitatives et identiques sur tous les supports. Cyril Garnier a réussi à faire de TF1 un des précurseurs dans le domaine de la Social TV.
Puis Rémy Faure, responsable de la programmation de TF1, est intervenu pour nous présenter son activité. L’objectif est de planifier sur une grille horaire, différents programmes répondant à la fois à une identité de TF1 et aux goûts du plus grand nombre possible de spectateurs. Il faut en parallèle tenir compte de la concurrence ainsi que respecter les contraintes budgétaires et réglementaires auxquelles est soumise la chaîne. À TF1, le travail est réparti entre deux équipes : l’une va construire les programmes entre 3 ans et 3 semaines avant la diffusion, et l’autre entre 3 semaines et la veille de la diffusion. Elle va programmer la publicité, les bandes annonces et construire le conducteur de diffusion. Les grilles établies 3 ans avant sont très théoriques ; elles respectent un certain équilibre financier et des quotas. Il s’agit de construire une grille cible qui sera ensuite adaptée en vue de l’annonce des programmes qui se fait 3 semaines avant la diffusion. La stratégie de TF1 est de contrer la concurrence en positionnant leurs meilleurs programmes en face de ceux de leurs adversaires.
Enfin, nous avons également eu la chance d’avoir un aperçu sur une activité essentielle et très intéressante du groupe TF1 : La coproduction et le préachat de films. Emilie Pégurier nous a présenté la mission et le fonctionnement de la filiale Cinéma, TF1 Films Production. Cette activité est justifiée par l’obligation légale pour chaque chaine -dont le CA est supérieur à 150M d’euros et soumise à la réglementation du CSA- d’investir 3,2% de son CA dans la production cinématographique. Emilie Pégurier est chargée de sélectionner chaque année et parmi environ 450 scénarios reçus, une vingtaine de films correspondant à la ligne éditoriale de TF1. La directive est précise : Il s’agit de trouver le film du dimanche soir, c’est-à-dire un divertissement populaire et familial.
Enfin merci à tous les organisateurs et intervenants de cette journée qui auront eu le mérite de nous faire prendre connaissance des différents parcours possible et des métiers existants au sein d’un groupe aussi dense que TF1.
Agathe Cluze, Jean-Sébastien Fernandez, Abed Laraqui et Julia Siari.
10 janvier 2013
Colloque 16 janvier 2013 : documentaire : Histoire, la nouvelle star
PROGRAMME 16 JANVIER 2013 – INHA
Genèse du projet lancé par la Commission documentaire de l’USPA.
Il n’est plus rare de voir figurer des documentaires parmi les meilleures audiences des chaînes de télévision françaises, rencontrant tous les publics, y compris parfois en première partie de soirée. Ces succès témoignent de l’intérêt croissant que suscite ce genre exigeant qui contribue de manière unique et spécifique à la réflexion sur l’évolution de nos sociétés et dont l’ambition de transmission culturelle, intellectuelle, politique et éducative s’adresse à un large public.
« Fenêtre » ouverte sur le monde, le documentaire sert de lieu privilégié où se reformulent à l’échelle humaine les questions essentielles de la vie. Il est en cela un outil fondamental de réflexion mais aussi de transmission du savoir notamment au service des plus jeunes générations. Or, le documentaire de création vit au cœur d’un paysage médiatique en pleine (r)évolution et fragilisé par la crise économique. C’est pourquoi les producteurs de l’USPA ont lancé une large opération en faveur du documentaire, avec un focus sur le documentaire d’histoire, afin de faire la lumière sur les enjeux, champs et frontières du genre. Après 3 débats organisés entre novembre 2011 et juin 2012 à l’occasion de 3 festivals incontournables (Festival du film international d’histoire de Pessac, Festival International de Programmes Audiovisuels et Sunny Side of the Doc), un colloque d’une journée dédié au documentaire, proposant un point de vue spécifique dédié au documentaire d’histoire, viendra en point d’orgue de ces réflexions, le 16 janvier 2013 à Paris.
Objectifs du colloque du 16 janvier 2013
Outil de réflexion et de création, le documentaire est un miroir de nos sociétés autant qu’une interrogation sur le réel. C’est en cela que son rôle et sa mission auprès du grand public revêtent un caractère essentiel. Or, le paysage et les modes de consommation médiatiques ne cessent d’évoluer et avec eux les contours et problématiques posées au documentaire en général et au genre historique en particulier : variété des formes, contraintes de contenus, enjeux de création, de programmation, d’écriture, de financement… Dans ce contexte chahuté, comment penser et travailler le documentaire historique, aujourd’hui et pour demain ? L’objectif du colloque est de créer le débat autour des enjeux et perspectives liés au documentaire de création – et d’histoire en particulier – afin de défendre une certaine idée de la culture et de sa transmission dans un univers révolutionné par les technologies numériques et fragilisé par la crise économique.
INFOS ET RENSEIGNEMENTS WWW.COLLOQUEUSPA.WORDPRESS.COM
Contact : Kandimari 61 rue Danton 92300 Levallois Perret – Tel: 09 52 10 56 08 – contact@kandimari.com –www.kandimari.com
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Programme de la journée :
9h – Accueil des participants – Café
Remise du programme de la journée
9h30 – Mot d’accueil de François GARÇON, directeur Master 2 pro cinéma, télévision et nouveaux médias Paris – La Sorbonne
9h35 – Introduction des débats par Jean-Pierre Guérin, président de l’USPA
État des lieux du documentaire en France et dans le monde
Intervenants :
9h40 – Benoît DANARD, directeur des études, des statistiques et de la prospective du CNC
10h10 – Peter HAMILTON, DocumentaryTelevision.com
10h45 – 12h30 Histoire et documentaire : visions comparées du monde
L’histoire dans nos sociétés répond à de multiples fonctions. C’est une discipline indispensable à l’éducation de l’esprit, à l’éveil du sens social, à la formation d’une conscience des solidarités… Or, quel rôle joue-t-elle aujourd’hui dans nos sociétés ?
Comment, par quels canaux et filtres est-elle accessible au public, toutes générations confondues ? Quelle fonction occupe le documentaire face aux autres médias traitant de l’histoire ? La diversité des approches historiques se retrouve-t-elle dans les sujets documentaires diffusés ? Le documentaire peut-il apporter un point de vue inédit sur un fait historique et avec quelle légitimité ?
Ainsi, cette réflexion sur le sens de l’histoire dans nos sociétés mènera à son interprétation par le documentaire et soulèvera les questions inhérentes à ce genre : son rôle et sa légitimité, avec quels sujets, quel point de vue d’auteur, pour quels traitements, à l’attention de quels publics, selon quelles normes imposées.
Intervenants :
Stéphane AUDEGUY, écrivain
Laurent JOLY, chargé de recherche au CNRS, CRHQ-Caen
Anaïs KIEN, productrice et documentariste, France Culture (la fabrique de l’histoire)
Michaël PRAZAN, écrivain et réalisateur
Martine SAADA, directrice de l’unité de programmes société et culture, Arte
Modérateur : Paul ROZENBERG, producteur, Zadig productions
12h30 Séance de questions réponses
12h45 Pause déjeuner
14h15 – Documentaire : transmission d’une histoire et une histoire de transmission
Intellectuellement, politiquement, culturellement, socialement…le documentaire historique est un relais majeur de transmission du savoir. Qu’il soit engagement militant, œuvre de mémoire, réflexion didactique, enquête sociale… le documentaire ne cesse de renouveler les formes de son discours pour écrire l’Histoire ou faire émerger une contre-Histoire. Or, le paysage audiovisuel est-il favorable à la diversité des regards et des formes d’expressions qu’offre le documentaire ? Comment et avec quelles contraintes – de sujet, forme, contenu- le documentaire trouve-t-il sa place dans les médias ? Dans les rouages de l’Enseignement ? Comment l’Éducation nationale utilise-t-elle cet outil de transmission pédagogique ? Quels questionnements éditoriaux se posent aux différents acteurs du documentaire qui souhaitent jouer pleinement leur rôle de passeur d’histoire auprès du public, y compris des plus jeunes générations ? Parce que souvent la question de la communication l’emporte sur celle de la création, entre crise économique et pression de l’audimat, comment la télévision française assume-t-elle son rôle social de médiateur ?
Intervenants :
Marie-Christine BONNEAU-DARMAGNAC, chargée de mission histoire SCÉRÉN-CNDP
Christine DOUBLET, productrice, Program33
Dana HASTIER, France3, directrice de l’unité documentaire de France 3
Virginie LINHART, réalisatrice
Antoine de MEAUX, auteur-réalisateur
Olivier WIEVIORKA, professeur à l’ENS Cachan
Modérateur : Jean LECLERC, producteur/animateur, Télévision Suisse Romande
16h15 Séance de questions réponses
16h30 Pause
16h45 – 18h15 Réfléchir et agir pour demain : quelles perspectives pour le documentaire ?
Cette discussion interroge les perspectives qui se dessinent pour le documentaire de création alors que le paysage audiovisuel ne cesse de changer de visage, entre crise économique et révolution numérique. Émergence de canaux de diffusion inédits, multiplication des écrans, perpétuelle évolution des habitudes de consommation… des mutations qui forcent à l’exploration et à l’expérimentation. Le documentaire n’y échappe pas et se questionne sur les voies nouvelles qui s’ouvrent à lui face à un présent toujours plus complexe. Autant d’opportunités de développement à saisir mais aussi de risques à prendre, de réformes à engager, de nouveaux enjeux à embrasser – éditoriaux, financiers, créatifs… – pour assurer l’avenir d’un documentaire de création de qualité.
Eric GARANDEAU, président du CNC sous réserve
Patrick JEUDY, réalisateur, administrateur de la Scam
Olivier MILLE, producteur, Artline Films
Josette NORMANDEAU, productrice, présidente Idéacom International Inc
Bruno PATINO, directeur général délégué développement numérique et stratégie et directeur de France 5
Olivier STROH, directeur des chaînes thématiques « Découverte » du groupe Canal+
Modérateur : Daniel PSENNY, journaliste, Le Monde
18h15 Séance de questions réponses
18h30 Conclusion de la journée par l’USPA – Sophie Goupil
18h35 Discours de clôture de la Ministre de la culture Aurélie FILIPPETTI sous réserve
18h45 Cocktail de clôture
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Le colloque est organisé par la Commission Documentaire de l’USPA (Union Syndicale de la Production Audiovisuelle) en collaboration avec le Master 2 cinéma, télévision et nouveaux médias (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne UFR 03).
Avec le soutien de la Scam, l’ECPAD, Gaumont Pathé Archives, l’INHA, Satellifax, France Culture et le Médiaclub.
14 janvier 2013
Dorcel ! Une industrie qui a trouvé son modèle économique
Vendredi 11 Janvier 2013, Nous recevions Ghislain Faribeault, Directeur de la Division Médias chez Marc Dorcel.
Après avoir fait ses armes chez Pathé, Canal+, TF1, il a été débauché pour rejoindre le groupe Dorcel en tant que Vice Président Média. Une entreprise comme les autres, nous a t-il dit, nous retrouvons les mêmes métiers que dans les autres secteurs audiovisuels à part que celle-ci se différencie par ses produits et services.
Les salariés chez Dorcel sont polyvalents. Le siège est dans le 15eme là où se concentre Production, Marketing, Médias, Internet … Dans le 17eme arrondissement de Paris depuis peu, le service comptabilité et finance est localisé. Pour faire face à la concurrence d’internet, au porno amateur et aux sites internet gratuits … Dorcel a du se diversifier.
Ses Principales Activités :
Production, Distribution, Vod, Internet, Dvd, Boutiques, Ventes par correspondance, Réseaux sociaux, Relations Publiques, Licence, Mobile, Magazine, Télévision.
Dorcel se place clairement dans la luxure, le Porno Chic. Des labels appartenant à Dorcel produisent des films d’une gamme inférieure sous un autre nom.
Historique :
1968 l’édition de livre érotique, Roman photo
1979 Naissance de vidéo Marc Dorcel, 1er film x européen tourné en vidéo
Film interdit au -18 ans.
Canal + premier chaîne à diffuser du porno, Marc Dorcel le seul à avoir accepté qu’on diffuse ses films.
Premier logo le Toucan coloré
1995 1er contrat d’exclusivité pour Laure Sinclair , 1er CDRom X interactif Français.
1998 1 er DVD Français multilingue « Le Parfum de Mathilde »
2001 1er film x réalisé par une femme (Ovidie) pour les femmes.
2002 1er service de Vidéo On Demand (VOD) www.dorcelvision.com
2006 1er chaîne Tv haut de gamme paneuropeenne pour adultes Dorcel Tv
Premier concept store sexy en France, ouvert a tout public Dorcel Store
2007 1er agrégateur européen de programmes Vod, Iptv, et câble.
Plus de 50 studios agrégés. 38% du marché vod français en 2009.
2008 Lancement du Dorcel Mag 1 magazine + 2 dvd dont Lock pay
2009 Lancement de plateforme Iptv complexe de Tvod et SVod
2010 Dorcel se lance dans la 3D (production, vod, dvd …)
Mydorcel.com 1er site participatif du milieu adulte.
2011 changement d’identité visuelle / les premières applications X pour smart Tv
2012 Dorcelle.com le 1er site X réalié pour et par des femmes
Quelques chiffres :
40 000€ à 60 000€ environ pour produire un film X chez Dorcel.
22 à 25 millions € de ca en 2012.
Répartition :
65% Vod
15 à 20% Dvd
5% Tv
5% Boutique
2 films / mois Marc Dorcel
6 films/ mois labels Dorcel
Pour les productions amateurs, les actrices sont payées en moyenne 250 € / Scène et les acteurs 150 € / Scène. Pour une production Dorcel, cela varie entre 600 et 1500€ la scène. Beaucoup de préjugés sur ce secteur qui se révèlent faux pour la plupart. Une entreprise qui a su innover pour faire face à la crise.
Les étudiants du master ont été surpris par le sérieux et le dynamisme de Dorcel.
Merci à Aladin Farré d’avoir pris cette initiave et un Grand Merci à Ghislain Faribeault d’avoir répondu présent.
El-Mehdi Boutaleb
14 janvier 2013
Les Acquisitions cinéma chez Canal +
Le Master Pro « Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias » a eu l’honneur de recevoir vendredi 11 janvier Nicolas Dumont, Responsable des Acquisitions Cinéma Français chez Canal + depuis 2010.
Diplômé de HEC et titulaire du DESS de Droit & Administration de la Communication Audiovisuelle de Paris I, Nicolas Dumont a débuté sa carrière en tant qu’Analyste Financier des projets audiovisuels chez BNP Paribas. Après un passage au Cahiers du Cinéma en tant que Chargé du Développement Internet, puis chez M6 comme Conseiller Artistique, il rejoint en 2002 la société de production de Jacques Perrin, Galatée Films. Nicolas Dumont y est d’abord Directeur de Production (“La vie comme elle va“, sorti en salle en 2004), puis Producteur sur les films “Tabarly” (2008) et “L’empire du milieu du sud“.
Après une brève présentation du groupe Canal +, Nicolas Dumont est revenu sur le système de fonctionnement des acquisitions cinéma de la chaine cryptée et sur les obligations de préachat des films : 12,5 % du CA doit en effet être investi dans les films de cinéma européen, dont 9,5 % dans le cinéma français. C’est donc environ 120 films français qui sont pré-achetés par an par Canal +, pour une diffusion dix mois après la sortie en salles du film, et jusqu’à 12 mois ensuite.
En outre, Nicolas Dumont a rappelé que Canal + soutient également la production indépendante, à travers la diversité des projets. La chaine s’est engagée à ce que, d’une part, au moins 80 % du montant de son obligation d’acquisition d’œuvres d’expression originale française soient consacrés à des préachats et, d’autre part, au moins 17 % de ce même montant concernent des films dont le devis est inférieur ou égal à 4 M€.
Parmi les quelque 600 scenarii qui sont envoyés chaque année, le service des acquisitions doit donc opérer une sélection difficile pour en sortir les projets les plus prometteurs, tant du point de vue artistique que financier.
Nicolas Dumont a par la suite répondu à nos questions avec beaucoup de passion et de bonne humeur. Nous avons pu échanger longuement avec lui sur les critères de sélection de scenario, sur les nouveaux enjeux de la chaine et le cinéma français en particulier.
Un grand merci à lui pour cette intervention !
Diane Noesser

21 janvier 2013
Intervention de Pierre Emaille
Mardi 21 Janvier le Master 2 cinéma, télévision et nouveaux médias de François Garçon était ravi d’accueillir Pierre Emaille, avocat au Barreau de Paris. Il a créé en 2009 le cabinet Emaille spécialisé en droit de la propriété littéraire et artistique, droit des médias et du multimédia, droits des affaires et droit social.
Cet avocat aussi brillant qu’atypique nous a présenté son parcours hors norme. Après un DESS de droit et administration de la communication audiovisuelle à l’université de Paris 1, Pierre Emaille devient collaborateur du cabinet Kahn & Associés. S’ensuit une parenthèse bohème où il suit une formation au cours Florent.
En 2002 il revient aux affaires et travaille pour la SCAM en charge des images fixes et nouvelles technologies. Passionné par le cinéma et la télévision, il rejoint en 2003 le service juridique de JLA Productions pendant deux ans. Enfin il est démarché par Jean Claude Camus et devient directeur général de Camus Productions.
C’est quatre ans plus tard que Pierre Emaille retrouve sa robe pour créer son cabinet. Cet homme ambitieux et attentif est un avocat accompli qui a réussi à conserver sa passion des médias.
Julia Siari et Jean-Baptiste Delage
22 janvier 2013
Intervention de Grégory Prévault
Le Master Pro « Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias » a eu l’honneur de recevoir Grégory Prévault, Responsable de la Programmation Non Linéaire et de la Conformité des Programmes chez NRJ12.
Diplômé du Master Pro « Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias » en 2008, Grégory Prévault a rejoint le groupe NRJ en 2008 en tant que chargé d’acquisitions et programmation TV puis suite à l’arrivée des services de catch-up TV, il s’est vu confier la programmation non-linéaire des programmes de la chaîne.
Grégory Prévault nous a d’abord présenté les chaînes du Groupe NRJ et les programmes disponibles en replay sur le site et les applications NRJ12 Replay. Puis il nous a exposé les enjeux de la télévision de rattrapage suite à la modification des habitudes de consommation des téléspectateurs.
Il nous a notamment parlé de la stratégie « ATAWAD » (AnyTime, AnyWhere, AnyDevice) généralement utilisée pour désigner la tendance selon laquelle les individus souhaitent de plus en plus pouvoir accéder à un contenu, une information ou une offre marchande quel que soit le moment, le lieu ou le mode d’accès (TV, ordinateur, mobile, tablette, console, etc.). Nous avons ensuite évoqué le futur de ces modes de consommation avec l’arrivée des TV connectées.
Grégory Prévault a répondu à nos questions avec beaucoup de bonne humeur. Nous avons pu échanger avec lui sur les stratégies de NRJ12 et des autres diffuseurs en matière de replay et catch-up TV ainsi que sur les habitudes de consommation de vidéos des français.
Un grand merci à lui pour cette intervention !
Céline Cauderlier
22 janvier 2013
Intervention de Olivier Missir
Le Master Pro « Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias » a eu l’honneur de recevoir Olivier Missir, fondateur de Brandcasterz.
Expert en brand content, marketing mobile, stratégie second écran et transmedia, Olivier Missir est un entrepreneur qui a créé Connect City (Marketing mobile), First Live Communication (Communication & branding) qui lui ont permis de travailler avec des entreprises variées comme Gillette, La Française des Jeux, France Télévisions, Peugeot, Les Francofolies ou encore SFR. Il a également été DGA de Marathon Groupe (2ème groupe de production européen) en charge des nouveaux médias et de la diversification.
Après un retour sur son parcours et ses activités passées notamment en tant que consultant en charge du développement de services et contenus éditoriaux pour SFR, Olivier Missir nous a présenté les enjeux du brand content.
Le brand content associe la logique de communication d’une marque à la présentation d’une offre média traditionnelle. Pour illustrer les stratégies de brand content, Olivier Missir a pris pour exemple la série les Geeks produite en partenariat avec Samsung.
Samsung Mobile France souhaitait dynamiser sa fanpage et recruter de nouveaux membres pour sa communauté à travers une opération visant son cœur de cible : les jeunes passionnés par les nouvelles technologies. Le projet mis en place entre Brandcasterz et Samsung consistait à produire une web-série et un dispositif de diffusion innovant pour fédérer autour de la marque. Le dispositif mis en place comprenait une web application qui permettait de visionner des épisodes et des contenus exclusifs (jeux, bonus, etc…). Chaque action de l’utilisateur lui rapportait des points qui, accumulés, permettaient d’accéder à des contenus exclusifs. Le résultat était très positif avec 165 000 fans supplémentaires en 6 semaines, plus de 130 000 vues sur Youtube et une durée moyenne d’utilisation supérieure au simple visionnage d’un épisode (9mn d’utilisation pour des épisodes de 3mn). La série est également diffusée sur NRJ12.
Olivier Missir a ensuite répondu à nos questions avec beaucoup de sympathie et nous a donné sa vision du futur des programmes sponsorisés et des applications liées à la TV connectée et au second écran.
Merci à lui pour cette intervention !
Céline Cauderlier
22 janvier 2013
La boîte à conseils avec Laurent Grégoire et Frédérik Rangé
Frédérik Rangé, fondateur de la société de distribution de programmes audiovisuels The Box Distribution et Laurent Grégoire, fondateur de l’agence artistique Adéquat, ont gentiment accepté de participer à la boîte à conseils.
Leurs conseils, en image :
23 janvier 2013
Intervention de Nicolas Brossette
Le Master 2 Professionnel « Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias » a eu l’occasion de recevoir Nicolas Brossette, jeune réalisateur français montant, pour un entretien de deux heures.
Après des études supérieures en classe préparatoire Ciné-Sup à Nantes, Nicolas Brossette s’est ensuite vu diplômé du Master 2 Droit et Économie de la Communication audiovisuelle de l’Université Paris I Panthéon Sorbonne (l’ancêtre de notre M2). Il enchaine par la suite un stage à la programmation de France 2 ainsi qu’un autre à AgatFilms où il sera assistant de production. Un véritable atout pour le jeune homme qui aimerait se lancer dans la réalisation et qui dispose ainsi des outils de la production cinématographique. C’est d’ailleurs lors de ce stage qu’il rencontre Xavier Delmas, qui accepte de produire son premier court métrage Léoléa en 2005. Deux ans plus tard, les deux hommes réitèrent leur collaboration pour Mascarade, que nous avons eu la chance de voir lors de cette séance privilégiée. Nicolas Brossette nous confie d’ailleurs qu’il n’était pas tout à fait d’accord avec le montage final.
Après voir évoqué son parcours, Nicolas Brossette nous a alors raconté la genèse de son premier long-métrage : 10 jours en or, également produit par Xavier Delmas mais également Jean-Louis Livi. Malheureusement, le film mettant en scène Franck Dubosc n’a pas rencontré son public.
Tendre et léger, 10 jours en or conte la vie de Marc Bajau qui sillonne le pays pour le compte d’une marque de vêtements. Il aime cette vie sur la route, libérée de toute contrainte et faite de rencontres d’un soir. Mais alors qu’il démarre une nouvelle tournée de promotion, sa dernière conquête s’en va en lui laissant son fils, Lucas, un petit métis de six ans…Commence alors une traversée de la France pas comme les autres, où Marc et Lucas vont croiser la route de Pierre, un retraité fantasque et envahissant, et celle de Julie, une jeune femme en errance. Au cours de cette odyssée, flanqué de son trio improbable, Marc Bajau va connaître « 10 jours en or » qui vont changer sa vie…
Au cours de cette séance nous avons alors parlé du film afin de comprendre les différents problèmes auxquels c’est heurté le réalisateur et comment le long-métrage aurait pu rencontrer le succès. Jamais amer, le réalisateur modeste et lucide, s’est montré très à l’écoute de nos remarques et a su répondre avec humour.
Une rencontre très enrichissante !
Cynthia Bertin
23 janvier 2013
Intervention d’Alexandre Péron et Octave Bory-Bert
Lundi 7 Janvier, le Master 2 professionnel Cinéma, télévision et nouveaux médias de François Garçon était ravi d’accueillir deux jeunes entrepreneurs : Alexandre Péron et Octave Bory-Bert.
Les deux jeunes hommes sont venus nous présenter le fruit de quelques années de travail : Mélusyn. Conçue avec des professionnels de la production, Melusyn est une plateforme complète qui permet de répondre à tous les besoins de préparation et de gestion des tournages et de contrer les problématiques liées à ces métiers.
Un outil très utile donc, pour la production cinématographique comme audiovisuelle. Accessible partout et tout le temps, depuis un simple navigateur Web et sur une application tablette et smartphone, cette plateforme permet d’accompagner toute l’équipe de tournage jusqu’au clap de fin. Les mises à jour étant automatiques, il n’y a ainsi aucun risque de perdre des données sur le cloud, qui d’ailleurs est très sécurisé. L’utilisation qui n’est pas contraignante s’avère très simple : un accès grâce à un abonnement mensuel ou bien une utilisation sans engagement. Les étudiants peuvent d’ailleurs bénéficier d’une inscription gratuite au programme pilote ! Pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous rendre sur leur site officiel : http://www.melusyn.com/
Après nous avoir évoqué leur passion pour le cinéma et la genèse de leur projet, les deux hommes sont revenus leur parcours. En effet c’est après leurs études à l’ESSEC où ils se sont rencontrés qu’ils ont décidés de créer leur propre entreprise. Après avoir rencontré quelques galères et surmonté les difficultés, ils sont maintenant sur le point de lancer officiellement leur plateforme.
Très ouverts, Alexandre et Octave nous ont parlé avec beaucoup de franchise et complicité, tout en nous donnant de nombreux conseils pour la suite.
Merci à eux et souhaitons leur bonne chance avec Mélusyn !
Cynthia Bertin
1er février 2013
La boîte à conseils – Robert McKee
Nous avons eu la chance de participer à la Masterclass STORY de Robert McKee, organisée par les Éditions DIXIT.
Robert McKee, mentor et technicien de la narration, salué dans le monde entier, a gentiment accepté de participer à la boîte à conseils !
Jean-Baptiste Delage & Xavier Lacaille
9 février 2013
Événement : Master class sur le modèle scandinave
The Media Faculty et le MediaClub, dirigés par Jérôme Chouraqui, organisent en mars prochain la première masterclass sur le modèle scandinave, en partirait avec le Master 2 Pro Cinéma, TV & Nouveaux Médias de la Sorbonne dirigé par François Garçon.
Ils confirment d’ores et déjà la participation de Ingolf Gabold, le producteur danois aux multiples récompenses internationales pour Borgen, The Killing…
Cette formation, modérée par Jean-Marc Auclair (auteur, scénariste et producteur) a pour objectifs :
de présenter, d’analyser et de « disséquer » la pratique professionnelle de l’écriture et les modes de production en Europe du Nord,
de donner des éléments d’explication des succès des films et séries scandinaves, dont l’identité culturelle est très forte et qui se vendent dans le monde entier avec un immense succès,
d’enseigner les mécanismes de détermination des choix et des modes d’écriture, ainsi que de la mise en forme cinématographique ou télévisuelle,
de comprendre les méthodes appliquées dans les productions scandinaves – modèles dramaturgiques, scénographiques et procédés narratifs – afin de pouvoir en tirer parti et les adapter aux scénarios et productions français.
Les étudiants du master seront présent aux côtés de professionnels concernés par la conception, l’adaptation, l’écriture et la production de films et séries TV.
12 février 2013
Victoires de la musique 2013
Suite à son intervention dans le cadre du Master le 24 janvier 2013, Nathalie André, directrice des divertissements de France 2 a invité les élèves du Master à venir assister aux répétitions et au direct des Victoires de la Musique.
Jeudi 07 février, nous nous sommes donc rendus au Zénith de Paris et nous avons pu découvrir comment se prépare un direct d’une telle envergure. Nathalie André nous a fait faire le tour des lieux et nous a présenté les personnes qui travaillent sur le direct qui nous ont donné des explications sur leurs rôles au sein de cette gigantesque organisation. Au niveau musical nous avons pu assister aux répétitions de Marc Lavoine, Amadou et Mariam et du groupe C2C, grand vainqueur des Victoires 2013.
Le lendemain nous avons eu la chance de pouvoir assister à la cérémonie en direct et, grâce aux informations données la veille, apprécier tout le travail fourni par les équipes.
Un grand merci à Nathalie André et aux équipes des Victoires de la Musique pour leur accueil et leur disponibilité.
Céline Cauderlier
3 avril 2013
Films et séries venus du froid : écrire, adapter, produire le modèle scandinave
Le mercredi 27 mars et le jeudi 28 mars dernier, Jérôme Chouraqui (Président du médiaclub, Directeur Général de The Media Faculty) et François Garçon (Directeur du Master 2 Pro « Cinéma, télévision, nouveaux médias ») nous ont ouvert les portes de l’auditorium de l’INHA (Institut National de l’Histoire de l’Art) dans la Galerie Colbert pour accueillir la « Masterclass Sur les films et séries venus du froid ». Les plus grands noms de la Fiction Scandinave ont fait l’honneur de leur présence : qu’ils soient producteurs, showrunners, créateurs ou scénaristes. Ces dernières années, l’Europe du Nord a fait parler d’elle grâce à des écrivains et des scénaristes efficaces, capables de créer des séries de qualité et à succès. Aussi les participants étaient nombreux, avides de comprendre les raisons d’un tel succès.
Pour le premier jour, Jérôme Chouraqui et François Garçon ont introduit la masterclass avant de laisser la place au scénariste et auteur Jean-Marc Auclair. Prenant en main l’évènement, il a accroché l’intérêt du public tout au long de la journée en le conduisant sur une multitude de thématiques. A ce propos, vous trouverez un portrait de chacun des intervenants à la fin de l’article.
Dans un premier temps, c’est Ingolf Gabold, producteur chez Eyeworks, ancien directeur de la fiction de la chaîne danoise DR TV qui s’est exprimé.
Donnant son point de vue sur les éléments nécessaires à une bonne série télévisée, il a fait part de ce qu’il appelle « une vision unique » : une série doit être avant tout conduite par un scénariste qui impose sa vision en coopération avec un producteur. Autre nécessité soulignée : la qualité du scénario qui se traduit par plusieurs niveaux d’exigences quant à l’imagination, la capacité analytique ou encore la connaissance des traditions. Il a également évoqué le processus de développement et la construction de l’équipe, primordial pour la réalisation d’une « bonne série » avant d’aboutir à la présentation du projet. Une série d’étapes explicitée de manière à comprendre dans quel cadre prennent forme les séries scandinaves, que nous avons d’ailleurs pu visionner pour certaines d’entre elles sous la forme d’extraits.
Alexandre Piel, Vice Président Senior en Ventes & Acquisitions chez Zodiak est ensuite revenu sur les chiffres de la production et la distribution scandinave, permettant de dissocier les différents marchés, d’en comprendre les enjeux à travers la part de la fiction chez chacun d’eux.
Anna Bjornstad, Sara Heldt, Adam Price et Jean-Marc Auclair
L’étape de l’écriture et du développement a suscité de nombreuses interventions. Adam Price (auteur, scénariste et showrunner de la série Borgen), Jeppe Gram (showrunner, scénariste de Borgen), Anna Bjornstad (scénariste de Lilyhammer) ou encore Sara Heldt (scénariste de Death of a pilgrim) ont fait part de leur expérience en la matière. Que ce soit la manière dont leur est venue l’inspiration, les idées à développer, chacun a pu dévoiler sa méthode de travail au travers des séries The Killing, Borgen ou encore Lilyhammer.
Et c’est plus particulièrement sur l’écriture de The Killing qu’Ingolf Gabold – son producteur – a choisi de s’arrêter. Il faut bien être conscient d’une chose : à travers une fiction, c’est tout un contexte, une histoire et des traditions qui surgissent. C’était l’occasion de nous le démontrer par le biais de cette fiction qui a connu un franc succès.
La série Borgen a eu le droit à une autopsie de la part de son showrunner Adam Price, et d’un de ses scénaristes, Jeppe Gram. Avant toute chose, Adam est revenu sur la notion de showrunner et sur le rôle qu’il joue quotidiennement. Intervenant dans toutes les décisions créatives, il dirige une équipe de scénaristes, il choisit les réalisateurs, les acteurs, la musique, le son. Une présence affirmée à tous les niveaux de la création artistique afin de conserver une image cohérente tout au long de la série.
Avec Jeppe, ils ont ensuite déconstruit la série Borgen, précisant des points clés tels que le caractère bouclé de chaque épisode, la priorité des personnages dans la conduite de la narration, l’importance des trois personnages principaux qui forment la colonne vertébrale de la démocratie. Ils se sont chargés d’expliquer au public la manière dont la série avait été construite. Que ce soit ses inspirations (The West wing), le rythme de travail, le choix de femmes pour deux des trois personnages principaux.
Borgen, c’est avant tout une réponse lancée à l’accusation danoise selon laquelle la génération actuelle serait dans ce pays une génération de consommateurs apolitiques. Borgen est une ambition autour de la démocratie.
D’autre part, la présentation s’est accompagnée d’une explication plus technique sur le processus d’écriture – depuis la storyline, le traitement jusqu’aux différents jets pour finalement arriver au tournage – ainsi que l’explication du processus de production. Un éclaircissement qui a permis au public de nourrir sa réflexion sur la naissance d’une série depuis une idée de départ, tout en passant par des phases plus concrètes, plus techniques, permettant d’aboutir au succès.
Après le déjeuner, la master class s’est orientée sur le thème des équipes d’écriture, les « writing team » dans les pays scandinaves. Des approches différentes donc que nous ont livrées Adam Price, Jeppe Gram, Anna Bjornstad et Sara Heldt. La nécessité de la présence d’un showrunner par exemple a été débattue entre les intervenants. C’est surtout des modèles différents qui
Le public a eu le droit à la projection d’extraits de deux séries : Death of a Pilgrim et Lilyhammer, respectivement suédoise et norvégienne.
Death of a Pilgrim est un thriller politique adapté d’une nouvelle de David Dickinson. Adapté et diffusé en début d’année sur la chaîne suédoise SVT, le succès a été fulgurant. Sarah Heldt, scénariste, a fait part de son expérience dans l’écriture de cette série.
Anne Bjornstad, co-créatrice et co-scénariste de la série Lilyhammer a également présenté sa dernière création au public. Cette « dramedy » (comédie dramatique) raconte l’histoire d’un patron de la mafia new yorkaise – joué par Steven Van Zandt – qui se réfugie dans la petite ville de Lilyhammer pour suivre un programme de protection des témoins. Concept, développement, écriture : là encore, le témoignage a été riche d’enseignement et d’intérêt.
Cette première journée s’est achevée sur un constat : la richesse littéraire des pays scandinaves. En effet, que ce soit pour le cinéma ou pour la télévision, les auteurs de romans à succès ont souvent vu leurs œuvres adaptées sous forme de fiction télévisée ou cinématographique.
La seconde journée de la masterclass a été animée par David Jenkinson, Rédacteur en Chef et Directeur général de C21 Media.
La matinée a eu pour thème la coproduction scandinave à travers un exemple à succès, la série The bridge. La série débute au milieu d’un pont, à la frontière entre la Suède et le Danemark. Le corps d’une femme assassinée est retrouvé. Mais tout se complique lorsque les polices suédoise et danoise se rendent compte qu’il s’agit de deux corps différents rassemblés en un seul.
On l’aura compris, la coproduction est ici suèdo-danoise. C’était l’occasion de revenir sur une confrontation entre modèle scandinaves différents, malgré la proximité des deux pays. A titre d’exemple, la place occupée par le scénariste. Si au Danemark, l’auteur scénariste est écouté au détriment du réalisateur, c’est tout le contraire chez leurs voisins suédois. Autre exemple, les mentalités. Les suédois se basent sur le consensus là où les danois aiment repousser un peu plus les limites, aller de l’avant et tenter d’obtenir davantage. Deux exemples parmi d’autres qui montrent combien des traditions qui diffèrent soulèvent des difficultés d’adaptation dans une coproduction.
Quoiqu’il en soit, The Bridge a conquis un large public, se vendant dans près de 57 pays. Des remakes sont même prévus puisqu’un premier devrait être réalisé entre la France et la Grande-Bretagne, un autre entre le Mexique et les Etats-Unis, ou encore entre l’Ukraine et la Russie.
Les producteurs Lars Blomgren (Filmlance AB) et Maria Nordenberg (SVT) ont repris le thème de la coproduction en étayant sur des questions d’ordre plus générales : comment convaincre les producteurs et les diffuseurs d’entrer en coproduction, quelles méthodes utiliser pour développer les coproductions avec les pays étrangers ou encore tenter d’analyser les succès rencontrés et de les expliquer.
De toute évidence, c’est avec le succès de certaines des séries déjà citées que les pays scandinaves ont réussi à faire parler d’eux et à exporter leur modèle au-delà de l’Europe du Nord. Pour l’illustrer, l’auditorium a pu apprécier deux extraits similaires de la série The Killing: une première version danoise, une seconde version américaine. Un moyen de comparer la direction artistique qui n’a laissé que peu de doute dans la salle sur la supériorité de la version venue du froid. Au-delà de cette question, cela prouve bien que ce sont des séries qui intéressent et qui peu à peu se font connaître hors des frontières de l’Europe du Nord.
L’ensemble des intervenants s’est enfin réuni pour parler d’avenir. Un avenir qui semble prometteur tant le succès actuel du modèle nordique est apparent et attise la curiosité de la profession. C’est sur un ton optimiste que le public a terminé la masterclass, ravi des interventions qui ont ponctué ces deux jours.
Un grand merci encore à toute l’équipe: Jérôme Chouraqui et François Garçon, Sylvie Braun, Anne-Laure Santonastasi , Yassia Fekir, El mehdi Boutaleb, Jean-Sébastien Fernandez et Augustin Amri.
Les intervenants
JEAN-MARC AUCLAIR / Auteur, Scénariste
Jean-Marc Auclair est un scénariste et romancier français. Vendeur de films tout d’abord chez le producteur Yves Rousset-Rouard, il est ensuite devenu producteur exécutif chez Monique Arnaud (Chrysalide Films). Scénariste depuis 1996, il écrit annuellement près de 65 heures de fiction française pour les diffuseurs. En 2005, il publie un roman d’anticipation intitulé Les rivages de lumière. En 2008, il développe avec Thierry Lassalle puis Marie-Luce David la série 52’ Mes amis, mes amours, mes emmerdes pour TF1. Il en est actuellement à la quatrième saison.
ANNE BJORNSTAD / Scénariste et producteur, Rubicon TV
Co-créatrice et co-scénariste de Lilyhammer qui a été vendue à près de 130 pays, elle est une spécialiste de la comédie. Elle écrit et produit depuis une dizaine d’années les comédies les plus populaires de Norvège. En 2004, elle a reçu la « Norwegian Comedy Award for Outstanding Achievement ».
LARS BLOMGREN / Directeur general et Producteur, Filmlance Internationa AB
L’un des producteurs les plus réputés en Suède et en Europe du Nord, il dirige la société Filmlance International AB. Il a produit des longs métrages et des séries TV parmi lesquelles la série The Bridge. Cette dernière, rappelons-le, est en cours d’adaptation entre la France et la Grande-Bretagne ou encore entre le Mexique et les Etats-Unis.
DAVID JENKINSON / Rédacteur en chef et Directeur général de C21 Media
Journaliste multi-primé pour son travail et spécialiste des nouvelles technologies, il est également éditeur multi-support. Il a occupé des fonctions éditoriales de haut niveau chez Haymarket, International Thomson, EMPA et Cahner’s Moving Picture International. David a été rédacteur en chef de Moving Picture International et a dirigé le magazine TV World du groupe EMAP, gagnant le prestigieux « PPPA International Business Magazine of the Year Award » en 1993. En 1997, il crée C21Media, l’une des premières publications sur internet dans le monde, qui s’est positionnée au cœur de la révolution numérique.
INGOLF GABOLD / Producteur, Eyeworks
A l’origine musicien, il a composé des œuvres pour chœur et orchestre dans les années 60-70, notamment des opéras pour la télévision ou la radio. Autour de la quarantaine, il se met à enseigner la dramaturgie et la narration au sein de la télévision publique danoise. En 1989, il rejoint une société en tant que Directeur des programmes et occupe bientôt les mêmes fonctions au sein de DER TV en 1991. Il devient finalement freelance pour travailler sur des projets personnels. Il est rappelé en 1999 par DR comme Directeur de la fiction. Ses programmes sont récompensés au niveau international et notamment par un Emmy pour The Protectors (2009), le Prix Italia pour Borgen (2011), le BAFTA pout The Killing (2011) et Borgen (2012). AU printemps 2012, il quitte la télévision publique pour devenir producteur chez Eyeworks Scandinavia à Copenhague.
JEPPE GRAM / Scénariste et showrunner
Consultant sur des séries de fiction pour la chaine danoise TV2 où il gérait les acquisitions des séries internationales et était commissionné pour les séries suédoises, il a ensuite suivi les cours de la National Danish Film School. « Chassé » par la télévision durant ses études pour écrire trois épisodes d’une série dramatique intitulée Sommer (2008-2009), il a connu le taux d’audience le plus élevé depuis les vingt dernières années. Il a récemment travaillé sur Borgen en développant la bible et en écrivant 10 des 20 épisodes des deux saisons. Succès international, la série a été récompensée par le Prix Italia, le FIPA d’OR et le BAFTA award.
SARA HELDT / Scénariste
Elle est l’une des scénaristes les plus réputées de Suède. Ecrivant séries dramatiques, thrillers et films pour la télévision et programmes pour enfants. Elle enseigne aussi l’écriture de scénarios en Suède et en Norvège. Sara a récemment écrit deux séries policières, OD et Sandhamn Murders, ainsi que deux séries dramatiques. En 2011-2012, elle écrit en collaboration avec Johan Widerberg le thriller politique Death of a pilgrim.
MARIA NORDENBERG / Productrice SVT
Productrice de la télévision suédoise, elle a produit de nombreux films et séries dont la dernière est Death of a pilgrim.
ALEXANDRE PIEL / Vice Président Senior Ventes & Acquisitions – Bureau de Paris, Zodiak
En 2006, il rejoint Marathon Group via Télé Images International, avant que la société ne devienne Zodiak rights. Il a intégré la division distribution en tant que responsable des coproductions internationales. En 2001, il prend en charge le développement et les acquisitions ainsi que le marketing et le préfinancement des programmes documentaires et d’animation. Son périmètre s’élargit progressivement et atteint la fiction et les programmes jeunesse. En 2011, il devient directeur des Ventes et Acquisitions pour le bureau Zodiak de Paris. Tout récemment, depuis janvier 2013, il s’est vu confié parallèlement l’intégralité de la fiction et de la comédie.
ADAM PRICE / Auteur, scénariste et showrunner
Il est l’un des auteurs les plus prolifiques du Danemark. Adam écrit aussi bien des séries à succès que des chansons ou des revues culinaires. Entre 2001 et 2005, il a été le directeur de la fiction de TV2 et membre du Danish Short Film Board et du Committee for Talent Development au The Danish Film Institute. Créateur, showrunner et scénariste de Borgen, Adam est aussi cuisinier et membre de l’Académie de gastronomie danoise, et dirige le restaurant le plus célèbre de Copenhague.
Augustin Amri
26 avril 2013
Venez découvrir le Master – Journée portes ouvertes le samedi 1er Juin
La promotion 2012-13 ainsi que le corps enseignant du Master 2 Pro « Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias » ont le plaisir de vous inviter à découvrir le Master et nous poser vos questions lors d’une journée portes ouvertes que nous organisons le Samedi 1er Juin à l’INHA.
Créé par Monsieur François Garçon en 2006, le Master 2 Pro Cinéma – Télévision -Nouveaux Médias offre une formation riche et professionnalisante pour des étudiants désireux de travailler dans les secteurs du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias.
Sa force réside dans les nombreux intervenants professionnels qui viennent partager leur expérience avec les étudiants. Chaque année, interviennent des producteurs (JLA, Cinétévé, Ego Productions), des auteurs, des distributeurs (SND, Rezo Films), des agents de vente (Film Distribution), des responsables de développement (TF1, France Télévisions), des directeurs des programmes (M6, France 3), des responsables des acquisitions (TF1, M6) et de nombreux autres professionnels travaillant dans des domaines aussi divers que le droit de l’audiovisuel, la presse écrite, la radio, la VOD ou encore l’Internet (Allociné, VodKaster). La promotion 2012 a été parrainée par Monsieur Gilles Babinet,entrepreneur, «Digital Champion» , auprès de la Commission Européenne pour la France.
La seconde force du Master 2 Pro Cinéma – Télévision – Nouveaux Médias est son réseau, composé notamment de l’association des anciens élèves TIMEDIA. Les étudiants bénéficient également du partenariat exclusif du Master avec le MediaClub, présidé par Monsieur Jérôme Chouraqui, et ont ainsi le privilège d’être invités à de nombreux évènements professionnels. Le Master est ouvert aux étudiants titulaires d’un Master 1 ainsi qu’aux étudiants issus de cursus en Sciences Politiques, Ecole de Commerce ou d’Ingénieurs.
Rendez-vous le Samedi 1er Juin à l’INHA à partir de 11h en Salle Jullian (1er étage)
INHA: 6 rue des Petits Champs, 75002 PARIS – M° Bourse, Pyramides ou Palais royal/Musée du Louvre.
30 avril 2013
Intégrez le jury étudiants du Festival Paris Cinéma
LE FESTIVAL PARIS CINÉMA RECRUTE SON JURY DES ÉTUDIANTS !
Les étudiants sélectionnés seront invités à décerner le Prix des Étudiants à l’un des films de la Compétition Internationale lors du festival qui se tiendra du 28 Juin au 09 Juillet. L’un des membres du Jury sera invité à participer aux Rendez-vous du Cinéma Québécois qui se dérouleront en février 2014 à Montréal (Prix OFQJ).
Plus d’information et formulaire d’inscription sur le site du festival.
3 juin 2013
Journées portes ouvertes
Samedi 1er Juin, des étudiants venus de toute la France se sont rendus à l’INHA pour rencontrer les étudiants et les intervenants du Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias.
La plupart des ces étudiants étant candidats pour intégrer la promotion 2014 , ils ont pu poser leurs questions concernant la formation aux anciens et aux intervants du Master.
Merci à tous d’être venus et merci aux intervenants de nous avoir accordé un peu de leur temps.
17 juin 2013
Le Master lauréat des Trophées de la Pédagogie 2013

Chaque année, et ce depuis 7 ans, SMBG-EDUNIVERSAL organise la remise des « Trophées de la Pédagogie » récompensant les meilleurs directeurs et responsables de programmes issus de ses différents classements. Sont ainsi distingués les meilleurs pédagogues et gestionnaires de formation, tant au niveau des masters, MS et MBA qu’à celui de la formation Post-Bac/Post-Prépa (licences, bachelors, grandes écoles…). Habitués à remettre des diplômes, l’ensemble de ces enseignants était convié le mercredi 20 juin à recevoir le leur ! C’est à bord de la Péniche Montecosy, située sur les quais de Seine dans le 12e arrondissement de Paris qu’ont été récompensés les lauréats.
Le Master 2 Pro « Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias » a été à l’honneur puisque le directeur du Master, François Garçon, a été récompensé d’un trophée pour son travail accompli dans le cadre de la formation. Félicitation !

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![[Archives promotion 2024-2025] Rencontre avec Sébastien Janin, Co-fondateur/Président de Media Musketeers](https://static.wixstatic.com/media/e49943_7b01c8520b944d22ac2f220b93627662~mv2.jpg/v1/fill/w_796,h_1024,al_c,q_85,enc_avif,quality_auto/e49943_7b01c8520b944d22ac2f220b93627662~mv2.jpg)
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