Archives de la promotion 2013-2014
- jeannebabikian
- 12 juin 2014
- 58 min de lecture
29 septembre 2013
C’est la rentrée !
Après trois mois de vacances qui ont rimé avec une attente interminable, les étudiants de la promotion 2013/2014 ont commencé les cours le jeudi 26 septembre 2013.
21 étudiants sélectionnés parmi 365 candidatures ont en effet la chance de faire partie de la septième promotion du Master 2 Pro : Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias.
Cette année, les étudiants viennent d’horizons différents (économie, études cinématographiques, communication, marketing digital, multimédia ou encore études littéraires). Cependant, ils ont tous un même et unique but, celui de faire évoluer les différents domaines du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias.
Passionnés par le web, les émissions et séries télévisées ou encore la distribution cinématographique, ils ne vont pas manquer de vous donner de leurs nouvelles au fil des semaines et de partager leurs passions à travers cet espace.
Stay Tuned !
30 septembre 2013
KissKissBankBank – rencontre avec Vincent Ricordeau
Alors que nous venions à peine de prendre nos marques à l’INHA ; nous avons eu le grand plaisir de rencontrer vendredi dernier dans nos locaux Vincent Ricordeau, cofondateur de la plateforme de crowfunding KissKissBankBank. Il est revenu sur le phénomène du #crowdfunding et nous a décrypté les enjeux stratégiques pour une plateforme comme KissKissBankBank à innover. Nous partageons avec vous cette discussion passionnante d’une formule efficace et crédible sur le financement des industries créatives.
Bonne lecture !
L’ADN DES “KISS BANKERS“
Alors que de nombreuses plateformes s’installent dans le secteur particulier de la production communautaire, comment vous définiriez-vous face à celles-ci ?
Depuis quelques années le concept de crowfunding s’est petit à petit développé en France et a évangélisé les concurrents. Aujourd’hui, c’est devenu un véritable phénomène social, tous les 3 mois une plateforme se monte, et de cela nous en avons clairement bénéficié. Maintenant, ce qui nous a permis aujourd’hui d’être leader sur le marché, c’est d’une part l’univers créé autour du nom « KissKissBankBank », d’autre part les événements organisés qui nous ont permis de développer notre notoriété : le festival de court-métrage avec MK2, les soirées thématiques qui exposent nos projets en ligne, ou encore les concours entre créateurs. Mais aussi, grâce aux différents partenariats mis en place notamment avec ARTE pour la création d’un webdocu, ou encore la Banque postale pour imaginer des contenus web créatifs. Nous pensons qu’il est très important de nous mettre en scène dans la réalité et créer un univers spécifique autour de notre plateforme. Je pense que c’est pour ces différentes raisons que nous sommes aujourd’hui leader (ndlr. 60 000 personnes ont soutenu des projets depuis la création du site).Par ailleurs, l’autre point-clé qui nous définit je dirais que c’est l’accompagnement, le coaching dans les différents projets, nous sommes encore les seuls à le faire et je pense que nous sommes très largement en avance sur nos concurrents.
Il y a eu des conflits d’intérêts avec My Major Company, ils ne vous on pas reproché de piquer un peu leurs idées ?
My Major Company a toujours su qu’on ne faisait pas le même job qu’eux. Ils ont leur propre label, leur travail est de produire des disques et vendre de la musique. Ils utilisent le même levier que nous mais pour un usage différent du notre.
Qu’est-ce que vous tirez de vos collaborations avec des établissements comme la Banque postale par exemple ?
Beaucoup de gens pensent qu’on est une filiale de la Banque postale mais nous avons seulement un deal marketing de sponsoring avec eux. C’est une banque qui est toute jeune et qui n’est justement pas du tout moderne dans l’esprit des jeunes. Quand on les a rencontrés, ils souhaitaient qu’on les aide à atteindre ce public. Nous leur avons demandé de quelle façon ils pourraient se servir de notre plateforme de crowfunding pour communiquer auprès de ce jeune public mais aussi comment une banque pouvait apporter quelque chose aux industries de contenu. Pour que cela fonctionne, il fallait créer des évènements et des contenus spécifiques pour eux. Notre objectif est de se constituer de quelques grosses entreprises, comme par exemples Renault ou GDF Suez, pour contribuer à notre expansion. Quand on pense qu’elles ont une image suffisamment saine alors on essaye d’en faire des partenaires financiers. Cette démarche est assez récente dans le domaine.
Justement on voit de plus en plus d’entreprises abonder les contenus culturels, quelle est la part d’investissement d’une entreprise sur ce type de plateforme ?
La part d’investissement est encore faible, mais je pense que cela va grandir notamment lorsqu’on aura fait un effort de segmentation par ville pour les sociétés qui cherchent à communiquer auprès d’un public ciblé.
D’où vient l’idée d’un nom comme “KissKissBankBank“ ?
Notre première idée était qu’on cherchait un objet créatif à détourner. C’est volontairement à contre-pied qu’on a voulu prendre quelque chose qui résonnait à la fois avec l’émotion et l’argent. On souhaitait former un mot long avec une onomatopée. Aujourd’hui, on est super content du nom car c’est lui qui nous a amené la notoriété, et parce qu’il se décline pas mal. Pour Hellomerci (ndlr. Le nouveau site fondé par la société) on voulait quelque chose qui symbolise l’échange, d’ailleurs pour trouver ce nom nous avons travaillé avec l’agence BETC.
Comment se fait la sélection des projets ?
Tout d’abord, il y a beaucoup de projets personnels qui nous sont envoyés, comme par exemple la personne qui cherchait à se faire financer son voyage de noce. Nous souhaitons nous dédier exclusivement aux sphères créatives, non soutenir un projet d’intérêt privé, donc nous enlevons déjà ce type de projet dans nos critères. Ensuite, la sélection se fait aussi sur la crédibilité et la maturité du projet. Cela se voit assez vite dans la description du projet, dans la contrepartie fixée, ou lorsque le projet n’est pas assez abouti et qu’il est standard, on le remarque tout de suite.
UNE DIVERSIFICATION LÉGITIME
Avec la lancée de votre nouveau site dédié aux particuliers HelloMerci, est-ce que justement vous poussez le concept un peu plus loin ?
Nous avons l’équilibre financier depuis mars 2013, alors comme beaucoup de projets qui nous sont venus semblaient être des demandes de prêt, on a décidé de monter une plateforme de prêt que l’on a lancé assez discrètement en avril dernier. On reçoit minimum 1 projet par jour, je pense que d’ici 3 mois ce site sera plus gros que KissKissBankBank.
Pourquoi le lancer discrètement ?
Parce qu’on souhaitait voir comment les internautes allaient réagir, c’est une toute autre marque. Les règles du marketing auraient voulu qu’on fasse dans notre même site un onglet “prêt“ et un onglet “don“. Parce que c’est la même marque. En l’occurrence, nous ne voulions pas mélanger ces deux choses-là c’est pour cela que nous avons lancé une deuxième plateforme. D’ailleurs, nous allons développer une troisième plateforme en 2014 où les internautes pourront investir dans des sociétés par l’achat d’actions.
Comment définiriez-vous cette stratégie ?
C’est une stratégie plutôt horizontale de développement par segment. Une fois que nous serons assez costauds financièrement sur ces 3 plateformes nous réfléchirons à développer une stratégie sur l’international. De plus en plus de projets viennent de l’étranger, mais ce qui nous intéresse est d’abord de fouiller tous les segments ici. Pour le moment, 95% de projets sont francophones et une part importante de ces derniers vient de Belgique.
En quoi vous différenciez-vous d’Ulule par exemple ?
Il y a une différence majeur, leurs projets sont majoritairement orientés humanitaire et social alors que nous, nous nous dirigeons plutôt vers les projets artistiques. On considère qu’un projet humanitaire n’est pas un projet artistique. Même s’ils travaillent maintenant en collaboration avec Peopleforcinema (Ndlr. Une ancienne plateforme du financement participatif du cinéma). Mais je pense qu’il ne vaux mieux pas faire d’alliance de sociétés pour une plateforme de crowfunding, c’est mon avis personnel. Il est vrai qu’au départ ils ont été plus rapides que nous à lancer la machine du crowfunding, mais je pense qu’aujourd’hui nous sommes meilleur qu’eux dans l’accompagnement de projet et le coaching.
LE SOCLE DE LA CULTURE PARTICIPATIVE
Lorsque l’on voit les célébrités commencer à utiliser ces formules pour financer leurs films, pensez-vous que les donateurs finiront par se lacer de ce type de projet car ils ne voient plus “l’utilité première“ qui était d’aider les auteurs qui ont réellement besoin de ces sources financières pour aboutir à leurs idées ?
Il est vrai que se pose la question de savoir s’il est éthique que des personnes célèbres collectent de l’argent via ce type de financement. Il y a deux réponses à cela, si le public a un réel affect pour cet auteur la question ne se pose pas et l’internaute décide de plein droit de donner son argent, effectivement si le discours est clair, alors ça ne pose pas de problème. Si par contre le discours est tronqué, que la collecte de fonds ne sert pas réellement à financer le film en entier et que le diffuseur vient faire croire aux fans que l’argent est essentiel alors qu’il ne l’est pas… Tout est une question de transparence. Je pense que n’importe qui peut collecter des fonds à partir du moment où il le fait en toute transparence. Cependant, contrairement à ce que l’on croit, c’est le créateur du projet qui prend le risque non le donateur. Qu’il soit connu ou non, il livre son projet publiquement, la pression sociale est forte, et lorsque la personne est connue, si elle trahit sa communauté de fans la carrière de celle-ci s’arrête très vite. C’est très complexe. Néanmoins, la contrepartie est la clé pour créer cet équilibre entre donateur et créateur et responsabiliser ainsi les deux acteurs. Il est très important pour un porteur de projet de tisser ce lien de confiance avec ses “Kiss Bankers“. Après, je pense que tant qu’il y aura de la co-création et de l’affect pour les projets existants ce système perdurera.
À votre avis, quel est le gain d’intérêt des publics à donner bénévolement de l’argent aux porteurs de projet artistique ?
Pour moi c’est le sujet le plus passionnant de notre métier, car cela démontre pleins de choses. D’une part, la façon dont est organisé notre société aujourd’hui est très pyramidale donc mécaniquement cela rend les gens cupides, individualistes mais aussi très acerbes sur la compétition. D’autre part, il se trouve qu’à l’intérieur de cette même humanité ce mode d’organisation n’est pas le seul qui régisse notre société, il y a aussi et surtout des valeurs de partage, d’empathie qui circulent. Du coup, si nous donnons la possibilité à ces individus d’exprimer ces valeurs, alors c’est juste une question d’équilibrage, une volonté presque naturelle de co-créer. L’implication des utilisateurs est forte, non pas de manière matérielle ou philanthropique, mais de façon symbolique, affective et émotionnelle. Ce sont des valeurs profondément liées aux notions d’empowerment et d’émancipation de l’usager.
Sur les questions de droits d’auteur, pouvez-vous protéger vos projets ?
Au niveau de la propriété intellectuelle c’est une question qui se pose dans le partage des oeuvres culturelles. Néanmoins, nos projets ne sont pas protégés par l’INPI. De même, la notion d’Open source ne leur parle pas… Il y a encore beaucoup de choses à paramétrer de ce côté-là.
Propos retranscrits par Laurène Dauplay
3 octobre 2013
Olivier Levy, créateur de Neoledge
Fans de cinéma, vous connaissez tous la revue hebdomadaire Ecran Total ! Si vous cherchez bien, dans la rubrique « L’Echo du public », une étude de satisfaction du spectateur est établie autour des films qui vont sortir chaque semaine ! Ca, c’est l’œuvre de Neoledge, un site de tracking et d’analyse de performances grâce à des indicateurs politiques, économiques et sociaux créé par Olivier LEVY, fondateur de Yacast et Jean-Martial LEFRANC, le 28 décembre 2011.
Ce jeudi 3 octobre, Olivier LEVY est venu nous présenter Neoledge Cinéma, le premier indice créé par Neoledge.
Neoledge Cinéma, c’est quoi?
Neoledge Cinéma, c’est un site de tracking qui créé des indices en agrégeant des données issues du monde virtuel qu’est Internet, du monde des médias (Radio, TV…) et du monde physique grâce aux séances de cinéma et au box-office.
Ce média délivre une information quantitative et qualitative en temps réel afin d’aider les producteurs à établir une estimation sur le travail marketing dont un film à besoin, de l’annonce du film, à la fin de l’exploitation de celui-ci. Néanmoins, étant principalement destiné aux professionnels de l’audiovisuel, un abonnement coûte entre 5 000 et 50 000 euros par an.
Comment ça marche ?
Les films sont recensés et sont rentrés dans une base de données lors de leur annonce par le distributeur. Puis, des crawlers, soit des ordinateurs qui vont récupérer des informations sur les films, arpentent la toile Internet plusieurs fois par jour pour que les données soient consolidées par un opérateur. Les données sont ensuite complétées par des bases partenaires pour que les datas soient agrégées selon un modèle statistique. Les données sont actualisées tous les jours et stockées dans la base de données, permettant à l’internaute/producteur de voyager dans le temps afin de pouvoir trouver les informations qui l’intéressent.
Aujourd’hui, Neoledge recense plus de 815 films dans sa base de données, celle-ci ne cessant de grandir jour après jour. C’est un site ludique et chaleureux sur lequel l’internaute peut comparer les chiffres de différents films, aller d’icones en icones pour voir quelles sont toutes les caractéristiques prises en compte pour établir les entrées salles d’un film donné. Les couleurs sont omniprésentes et rendent Neoledge très compréhensible que ce soit pour un novice ou un utilisateur confirmé !
Le monde du cinéma ne cesse d’évoluer, cependant, sommes-nous sûrs de pouvoir établir une science exacte en ce qui concerne les box-offices à venir ?
Nina Lecourt-Neuman
9 octobre 2013
Week-end d’intégration à l’île Sainte Marguerite
Comme chaque année, les étudiants du Master 2 Pro : Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias partent en weekend d’intégration à l’île Sainte Marguerite avec quelques uns de leurs profs ainsi que des intervenants du Master. Durant ce séjour de trois jours, les étudiants apprennent encore plus à se connaitre tout en profitant du cadre singulier dans lequel ils se trouvent.
Le weekend d’intégration est consacré à plusieurs activités. On évoque par exemple la simulation d’une négociation où chaque étudiant se met dans la peau de l’un des acteurs d’une production audiovisuelle (producteur, réalisateur, distributeur, chaine de télévision, acteur etc.) et joue le jeu de la négociation afin d’intégrer une même et unique production (grande saga destinée à la télévision, long métrage à gros budget, fiction etc.).
Néanmoins, l’activité dont tout le monde se souviendra n’est autre que la création d’une pièce de théâtre. En effet, divisés en 4 groupes de cinq personnes, les étudiants doivent réfléchir à une histoire et la mettre en scène. Ceci était une occasion de découvrir les talents de quelques acteurs en herbe.
Ci-après, les résumés des quatre pièces de théâtre accompagnés par quelques photos.
SDF Academy raconte l’histoire de sdf désabusés qui sont enrôlés par un jeune coach autoritaire qui fait des sans abris des poules aux oeufs d’or dans sa sdf academy. Grâce à ce système lucratif, les sdf deviennent très riches, à tel point que cela devient le nouveau rêve américain.


Dans L’enterrement, on assiste à l’enterrement de François et la course au pactole de ses prétendus héritiers qui est chamboulée par le retour du futur du plus officiel de ses enfants.


On fait ensuite la connaissance des Tranches de pain qui à travers 3 histoires dans plusieurs espaces temps, se croisent, désespèrent et meurent successivement en ne pouvant rien y faire. L’une d’elles pourtant trouvera le courage d’affronter son destin tragique.


Enfin, dans La Lettre, on est en 2020 et on retrouve cinq étudiants de la promo 2014 du master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias. Ces derniers reçoivent une lettre qui leur dit de se rendre à l’île Sainte Marguerite. Une fois sur place, ils réalisent que l’île n’est plus ce qu’elle était auparavant et découvrent une inattendue lettre de la part de leur ancien coach de théâtre


Texte et Photos : Rim Lariani
14 octobre 2013
Jean-Claude Camus, producteur de spectacles
Dans le cadre des séminaires organisés chaque semaine par Jean-Pierre Dusséaux, nous avons eu l’immense plaisir de rencontrer Monsieur Jean-Claude Camus le jeudi 10 octobre 2013. Connu du grand public pour sa collaboration de plus de 35 ans avec Johnny Hallyday, le légendaire producteur de spectacles nous a dévoilé plus en détails les étapes de son incroyable parcours professionnel : un récit passionnant que nous avons écouté avec beaucoup d’intérêt.
(c) Bernard Richebéhttp://www.portestmartin.com
D’anecdotes en conseils, Monsieur Camus nous a parlé de ses débuts et de son travail avec un grand nombre de vedettes françaises comme Michel Berger, France Gall et Michel Sardou, ou encore plus récemment avec Shym et Christophe Maé. Sa carrière hors du commun l’a également amené à superviser les spectacles d’artistes d’envergure internationale tels que Michael Jackson, Madonna, les Rolling Stones et Bob Marley.
Avant de se prêter au jeu des questions de la promo 2014, celui qui s’est inspiré des Etats-Unis pour professionnaliser le métier de producteur de spectacles nous a fait part de quelques règles fondamentales. Les plus importantes étant que la chance se provoque à force de travail et qu’il ne faut jamais « baisser la tête face à l’adversité ». Nous en avons bien évidemment tous pris note.
Monsieur Camus, qui semble invariablement placer la confiance et l’amitié au cœur de ses échanges, reste aussi très proche du public. Et depuis onze ans maintenant, le producteur a l’occasion de se confronter à l’inénarrable goût du public d’une autre façon puisqu’il se consacre désormais au théâtre.
La scène est une activité dans laquelle il s’est impliqué par hasard et par affection, mais qui semble à l’évidence le passionner tout autant. L’aventure a débuté avec le rachat du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Aujourd’hui, Monsieur Camus est également à la tête du Théâtre de la Madeleine, ainsi que du Théâtre du Petit Saint-Martin. Son prochain défi ? Une ambitieuse production de Romeo & Juliette avec 23 personnes sur scène, programmée pour début 2014.
Un grand merci à Monsieur Jean-Claude Camus pour sa grande générosité.
Constance Zoé Sitbon
16 octobre 2013
Scam 2013 : les enjeux contemporains du documentaire
La Scam, la société civile des auteurs multimédia, réunit plus de 34 000 auteurs, scénaristes, journalistes et autres protagonistes de la culture documentaire et multimédia en France. Forte de la diversité de ses membres, la Scam est aujourd’hui l’un des principaux acteurs en Europe pour la création, le financement et la diffusion d’œuvres documentaires. Comme chaque année, le Forum des images accueillait pour deux jours dans ses salles les documentaires primés au cours de l’année, les « étoiles de la Scam », ainsi qu’une série de conférences et débats réservés aux professionnels et aux membres de la Scam.
Le dimanche 13 octobre, la programmation habituelle du Forum des images était ainsi suspendue pour accueillir les 30 documentaires « étoilés », ce qui fut l’occasion pour le grand public de partir à la rencontre d’œuvres variées sous le signe de la captation du réel. Il y en avait pour tous les goûts, de l’engagement politique de Tous au Larzac (Christian Rouaud, Elzévir Film & Arte France Cinéma, Canal +, César du meilleur documentaire 2012), au manifeste social sur l’univers carcéral dans Le Déménagement (Catherine Réchard, Candela Productions, France Télévisions et TVR Bretagne, France 3 Région), en passant par le témoignage historique de Ce qu’ils savaient, les alliés face à la Shoah (Virginie Linhart, Cinétévé / France 3), ou encore le commentaire géopolitique avec Namibie, le génocide du IIe Reich (Anne Poiret, Michel Pignard et Fabrice Launay , BO Travail !, France 5). A noter une nouveauté cette année : pour la première fois, la Scam a primé en 2013 un web-documentaire, Alma, une enfant de la violence (Isabelle Fougère et Miquel Dewever-Plana, Upian, Arte & Agence VU – premier prix interactif au Word Press Photo 2013). Les réalisateurs démontraient eux-mêmes et en live l’interactivité de leur œuvre grâce à un I-Pad.
Les 30 documentaires projetés le dimanche 13 octobre 2013 restent accessibles gratuitement et en intégralité en salle des collections du Forum des images jusqu’au 31 décembre 2013.
Le lundi 14 octobre, après les images, place à la parole. Le thème des débats de la journée, Culture et politique, jeux d’influence ?, a permis la confrontation de différentes conceptions de la culture. Parmi les différentes interventions, on peut mentionner celles d’Olivier Poivre-d’Arvor (directeur de France Culture), de Virginie Linhart (documentariste), de Pierre Lescure (producteur et directeur des opérations du théâtre Marigny), ou encore de Fabienne Servan-Schreiber (à la tête de la société de production Cinétévé). Dès l’introduction par l’historien Jean-François Sirinelli, spécialiste de la culture de masse, et la première table ronde « politique et culture, les liaisons dangereuses », de nombreuses questions étaient au cœur du débat : comment se fait-il qu’avec les nouvelles possibilités de diffusion, la place faite au documentaire, au cinéma aussi bien qu’à la télévision, reste dérisoire ? L’exception culturelle de la France est-elle une chance ou une illusion ?
La deuxième table ronde, « qui finance quoi, et pourquoi », partait du constat que l’arrivée de la Gauche au pouvoir en 2012 n’avait rien changé au budget du ministère de la culture : faut-il alors déplorer ou encourager les financements privés et le mécénat, qui viennent compenser les lacunes de financement par le gouvernement et les collectivités territoriales ? Enfin, la dernière table ronde « quelles cultures par quels canaux » se tournait vers les réseaux sociaux, se demandant si la toile était une chance d’émancipation et le vivier de nouvelles formes de créativité, ou au contraire le vecteur d’un asservissement des auteurs.

La journée a également été ponctuée par de brillants entretiens, avec l’écrivain Andreï Makine, la réalisatrice Euzhan Palcy (aujourd’hui célèbre pour son film Rue Case-Nègre, grâce auquel elle est devenue la première femme noire produite par un grand studio américain), et Dror Moreh, auteur et réalisateur de documentaires. Entre humour, révolte et regrets, tous ont exprimé leur expérience du métier et la singularité de son exercice dans le contexte culturel français.
L’intégralité des conférences, tables rondes et entretiens de la journée du lundi 14 octobre seront disponibles en ligne gratuitement sur le site du Forum des images à partir du 18 octobre.
Flore Di Sciullo
17 octobre 2013
Bobler, le premier Média Social Vocal
Ce vendredi 11 octobre 2013, Marc-Antoine DURAND et Sophie HALLIOT sont venus nous présenter Bobler, un Media Social Vocal sur application iPhone et sur internet ou, plus simplement, un Twitter avec des bulles.

© Site Sciences Po / Entrepreneurs
Bobler, ce n’est pas qu’une application, c’est plusieurs années de dur labeur et aussi de projets divers et variés.
Marc-Antoine DURAND l’un des co-fondateurs de Bobler, a tout de suite été attiré par la voix et ce qu’elle pouvait apporter. Pour lui, elle exprime la simplicité des émotions et répond à un besoin. C’est pendant ses études qu’il va travailler d’arrache pied pour créer la web radio de France Culture. Au bout de six mois, le projet sera avorté. Mais cela ne l’a pas arrêté pour autant. Après cet échec, BobRadio voit le jour, dans l’appartement d’un des créateurs. Les capsules d’émissions durent deux minutes maximum et sont au nombre de 500. Face à ce succès, ses créateurs décident de créer Bobler, le premier Media Social Vocal, afin de donner une ampleur à ce format vocal.
Bobler, c’est quoi?
D’après Sophie HALLIOT, la directrice digitale et marketing de Bobler, le but de ce réseau social est de réinventer un usage, qui existe déjà grâce à la voix.
Officiellement lancé en mai 2013, Bobler cherche à rassembler de plus en plus d’utilisateurs grâce au growth-hacking mais aussi grâce à l’usage de « bulles » que l’on trouve grâce à la géolocalisation afin de partager un avis ou une pensée sur un lieu donné.
Par ailleurs, Bobler, c’est aussi la théorie de l’encerclement ou comment réussir à voir tout son entourage et pouvoir suivre quelqu’un parce qu’il nous intéresse.En ce qui concerne les bulles, elles n’excèdent pas deux minutes (nous pouvons retrouver le modèle de BobRadio) et sont publiques et visibles sur un fil d’actualité, appelé « ON AIR ». L’idée d’une bulle privée afin d’en faire un élément commun est souvent évoquée par Sophie et Marc-Antoine.
Comment Bobler se fait connaître ?
Pour nos deux intervenants, ce media pourra se développer et se faire connaître grâce à des personnalités. Si nous cherchons bien, nous pourrons retrouver Nathalie Koscuisko-Morizet, Ines de la Fressange, Jacques Attali ou même Jean d’Ormesson ! Nous pouvons aussi y retrouver des institutions comme Le Palais de Tokyo, Le Grand Palais, ou le Musée Eugène Delacroix.
Pour le moment, l’application n’est disponible que sur iPhone, notamment pour un souci de qualité sonore mais sera bientôt développée sur Android afin de faire de Bobler un vrai réseau social reconnu en France comme à l’international. En effet, Bobler sera traduit très prochainement dans plusieurs langues, afin d’étendre son usage.Qui aurait pu imaginer créer un réseau social basé sur la voix, quand celle-ci est oubliée en faveur des « tweets », des commentaires et des textos ?
Bobler, le retour du répondeur ?
Nina Lecourt-Neuman
28 octobre 2013
Bibiane Godfroid, directrice des programmes de M6
Comment faire vivre une chaîne de télévision ? Avec du talent.
La semaine dernière, c’est à Madame Bibiane Godfroid que la promo 2014 a eu le privilège de poser ses questions. Jean-Pierre Dusséaux avait en effet invité la Directrice des Programmes de M6 afin que nous puissions profiter de son savoir-faire et de ses expériences diverses et variées. Et pour cause, le parcours professionnel de Bibiane Godfroid en fait pâlir plus d’un !
Riche de ses activités au sein du groupe RTL en Belgique où elle fut stagiaire pour commencer, Bibiane Godfroid s’affirme d’abord en tant que journaliste de terrain, puis à la présentation du journal télévisé. En 1990, après quatre ans d’antenne, la belge quitte son poste de Directrice des Programmes et de la Fiction pour s’installer à Paris, où l’attend la promesse de belles opportunités.
Elle rejoint alors l’équipe de France Télévisions fraîchement formée par Hervé Bourge et accède à la Direction de la Programmation de France 2. Courtisée de longue date par le groupe Canal, elle finit par l’intégrer en 1996 avant de se tourner vers la production, finalement rattrapée par sa nature plus « hands on« .
A la tête de Fremantle France, elle produit un grand nombre de programmes pour M6, si bien que Nicolas de Tavernost et Thomas Valentin lui proposent de rejoindre les rangs de la chaîne en 2007. Il s’agit par ailleurs d’un moment clé de la télévision française : le lancement de la TNT. A l’époque, l’ambition est grande et annoncée : élargir la grille et le public de la chaîne.
Voilà maintenant sept ans que Bibiane Godfroid a pris en main la Direction des Programmes de M6. Les enjeux de grande envergure auxquels la journaliste de formation doit faire face au début sont nombreux. Notamment en access prime time, un horaire qui suscite chez elle une volonté de nouveauté et de proximité avec les gens. Le résultat, on le connaît bien depuis : les succès de 100% Mag et du Diner Presque Parfait, etc.
Le souhait de la chaîne est clair : être le reflet de la société dans toute sa diversité. Pas d’animateurs bigger than life par exemple. D’autre part, M6 demeure une chaîne d’innovation puisqu’elle a initié le mouvement des animateurs-experts. L’écurie actuelle comprend, entre autres, Valérie Damidot, Stéphane Plaza, Cristina Cordula et Cyril Lignac.
Avec l’aide d’un service de veille très performant, Bibiane Godfroid continue d’imposer sa vision de la télévision. Elle ne cesse jamais d’être une force de proposition et de travail. La Directrice des Programmes avoue volontiers ne pas avoir de formule magique à disposition. Elle insiste toutefois sur l’importance, selon elle, d’appréhender « l’ère du temps » et de se tenir au courant des produits qui prendront d’assaut le marché à l’avenir.
Un autre facteur clé : savoir jauger le bon moment. Il faut savoir devancer les tendances, sans pour autant trop anticiper… Un équilibre assez délicat à trouver, confirme-t-elle.
Les émissions de la chaîne ont deux provenances. Il peut s’agir de productions extérieures, adressées à la chaîne en fonction de ses besoins et de ses attentes. Pour le reste, Studio 89 offre un grand champ des possibles à M6 et permet à Bibiane Godfroid d’entretenir son goût pour la production puisqu’elle est également présidente de la société.
Bibiane Godfroid ne semble pas douter du futur de la télévision, à condition qu’elle ne cesse de se renouveler. La concurrence use de toute façon les thématiques, d’où la nécessité de varier les plaisirs. Elle confie par ailleurs qu’il est utile de laisser le temps aux émissions de s’installer, notamment aux talk shows… La Directrice des Programmes désire aussi mettre plus de direct à l’antenne, même si ce genre d’entreprise reste couteuse et risquée.
Le mot de la fin, dont nous tenterons de nous souvenir autant que faire se peut : il faut « avoir des convictions » et « s’appuyer sur du travail ». Reste que le talent, lui, ne s’apprend pas et nous remercions Madame Bibiane Godfroid d’avoir accepté de passer ce moment avec nous.
Constance Zoé Sitbon
30 octobre 2013
La censure d’Adèle

On n'a pas envie de ne pas du tout montrer le film si une simple scène dérange
Abdelatif Kechiche (réalisateur de LA vie d'adèle, chapitre 1 et 2)
LE CAS À PART : Couac aux USA
Point de vue de la Loi en Idaho
"En raison de ses scènes de sexe explicites, qui violent une loi locale sur le débit d'alcool. Cette loi interdit notamment les scènes montrant, de façon réelle ou simulée, actes sexuels, masturbation, sodomie, bestialité, fellation, flagellation, ou tout acte sexuel interdit par la loi." - The Huffington Post
Parole du distributeur
"Le distributeur américain du film, Sundance Selects, avait précisé cet été qu'il ne comptait pas présenter une version censurée du film, qui aurait permis au mieux d'obtenir une simple interdiction aux mineurs non accompagnés d'un adulte (...)Nous refusons de faire des compromis sur la vision de Kechiche en coupant dans le film (...) et nous sommes certains que (le film) sera projeté quand même à travers le pays. Une interdiction aux moins de 18 ans n'est plus autant stigmatisée qu'auparavant et nous avons hâte de présenter au public ce film inoubliable." - The Huffington Post
5 novembre 2013
La redevance audiovisuelle



Auteur de l’infographie : Lucas Reverdy
11 mars 2013
Où se situent le cinéma et la télévision dans les industries culturelles et créatives ?











Auteur de l’infographie : Rim Lariani
12 novembre 2013
Les audiences de Sophia Aram





Auteurs de l’infographie : Louise Millet & Nina Lecourt-Neuman
19 novembre 2013
Simon Brook : la production et la réalisation de documentaires
Fils de Peter Brook, Simon Brook, réalisateur et producteur de documentaires, est venu dans le cadre du Master 2 Pro « cinéma, télévision, nouveaux médias » nous parler des ficelles de son métier, de son expérience de documentariste, et des enjeux contemporains du documentaire en France.
Sous le signe de rétrospective (sa vie, son oeuvre) et de la perspective (de quoi l’avenir du documentaire sera fait), son intervention partait d’un postulat pessimiste : il se pourrait bien que le documentaire ait déjà ses plus belles heures derrière lui. Si le web-documentaire semble être un vivier de nouvelles formes, de nouvelles voies narratives, li se pourrait également, nous dit-il, que ce ne soit qu’une mode, comme le docu-fiction a pu l’être il y a quelques années.

Le documentaire cinématographique serait ainsi en perte de vitesse, ce qui, nous dit-il, est dû de la concurrence de nouvelles formes : la télé-réalité, Youube, le piratage bien-sûr, et les émissions de reportage qui pullulent sur la TNT. C’est à ce tire que Simon Brook nous a éclairé sur la distinction entre le documentaire et le reportage. Là où le reportage, fait pour la télévision, est l’oeuvre d’un journaliste qui cherche à exposer une situation, un problème, en exposant tous les points de vue, le documentariste lui, ne parle que de son propre point de vue. D’un côté, la voix off est systématique, de l’autre, elle est superflue. Cette distinction conduit à une autre, qui aujourd’hui régit le monde du documentaire : celle entre le « haut de gamme » et le « bas de gamme ». Car avec les nouvelles technologies, les écrans nomades, l’expérience sur grand écran est de plus en plus valorisée, d’où des documentaires au budget important, conçus pour faire vivre une « expérience » au spectateur. Les documentaires animaliers, dont les Français restent friands, en sont le parfait exemple. Ce constat quelque peu « noir » n’a empêché Simon Brook d’avoir une carrière prolifique, produisant de nombreux documentaires, comme un docu-fiction La Légende vraie de la tour Eiffel (en collaboration avec Mr Dusséaux), qui s’exporta très bien à l’étranger, ou le documentaire Sur le fil, dédié à la vie et l’oeuvre de son père.
Mr Broook nous a surtout expliqué son métier au travers de sa dernière œuvre, Mon docteur indien. Ce documentaire raconte l’histoire d’une cancéreuse, Nella Banfi, qui partit en Inde et y guérit grâce à la médecine ayurvédique. Après cette guérison que l’on pourrait qualifier de miraculeuse, elle emmène son oncologue français, Thomas Tursz, en Inde, sur les traces des médecines alternatives. Ce documentaire avait comme intention de mêler l’humour, une intention subversive, et comme fond un nouveau regard sur le cancer. C’est surtout l’histoire de la création de ce documentaire qui constitue un enseignement. D’abord prévu pour France 5, Brook dut partir en repérage en Inde sans producteur ni diffuseur. Il essaya ensuite d’en faire un long-métrage pour le cinéma grâce à une co-production Arte (3 co-productions documentaires par an), qui lui fut refusée. Finalement produit par Arte (en coproduction avec Artline Films) et diffusé cet été, Mon Docteur indien reçut une bonne audience, et un site internet dut être créé pour le film afin de pouvoir répondre aux multiples questions des internautes.
Le bilan de cette expérience, nous apprend Simon Brook, c’est que la réalisation et la production de documentaire est un métier d’acharnement et de solitude, où il faut travailler sans compter, mais où tout reste possible. S’il a commencé son intervention sur une note pessimiste, Simon Brook l’a fini sur une note positive. Certes, aujourd’hui la télévision est la principale source de financement et de diffusion de documentaires, mais demain, ce seront les sites qui s’ouvrent à la production, tels Netflix, Google ou Amazon, qui le seront, ce qui offrent des possibilités qu’il n’est pas encore possible d’appréhender.
Flore Di Sciullo
22 novembre 2013
La Télé déchaînée de Simone Halberstadt Harari
« La télé publique, la télé privée : quel est leur rôle aujourd’hui, quel sera leur place demain ? ».
Simone Halberstadt Harari
Simone Halberstadt Harari est une productrice française et notamment la fondatrice et présidente du groupe de production Télé Images. De même, elle a eu un rôle dans la fonction publique où elle a mis en place une politique à l’égard de la jeunesse auprès du ministre Paul Dijoud. Elle a créé Pathé-Images avec Havas et Pathé qui est ensuite devenu Télé Images lorsque les liens entre Pathé et Havas se sont distendus. En 2005, elle vend ses parts et candidate à la présidence de France TV. En 2009, elle est membre de la commission Copé chargée de réfléchir sur la nouvelle loi de l’audiovisuel, votée avant l’été. C’est à ce moment-là qu’elle livre l’essai La Télé Déchainée. Lorsqu’on voit son parcours, on sait que ce n’est pas un livre universitaire mais une histoire vécue et personnelle où elle va à la fois parler de télé de politique et de cinéma. Elle partage ses expériences et nous fait part de ses attentes, déceptions et joies. Pourquoi écrire ce livre ? Pour que tous ses lecteurs puissent se rendre compte du paysage audiovisuel français et se sentir concerné et par sa consommation et par sa création. Sur son blog, elle explique qu’« Il s’agissait au départ d’un livre d’humeur sur la mise en place de la réforme de l’audiovisuel, sur le dialogue entre professionnels et parlementaires au sein de la commission Copé, et sur la préparation du grand saut vers le tout-numérique ».
Ce qu’elle constate dans son ouvrage c’est que, la TV, dans sa forme historique, est dépassée par l’évolution des technologies et par des pratiques sociales nouvelles. L’élément déclencheur de cette évolution est l’évènement majeur qu’est le lancement de la TNT en 2005. Plusieurs phénomènes sont apparus : le principe même de la programmation a été mis en échec, l’audience s’est fragmentée, les chaînes se sont multipliées, la consommation a été dé-temporalisée, le multi-écrans a été introduit, le consommateur peut désormais regarder ce qu’il veut quand il veut, Internet est venu concurrencer la Télévision et le service public mit en place certaines réformes telles que l’élimination de la pub après 20h sur les chaînes publiques. On va donc se concentrer beaucoup plus qu’avant sur le contenu des chaînes et un travail d’éditorialisation, d’analyse de demande et de simplification de l’expérience de l’utilisateur est primordial. Elle remarque également une désaffection pour la télévision en général. En effet, les 15-25 ans regardent nettement moins la télévision qu’avant ce qui la pousse à se demander ce qu’il adviendra de leur comportement futur. Adopteront-ils les comportements de leurs aînés ? Si oui, il y a de quoi s’inquiéter pour la Télévision.
Sa conclusion est plutôt optimiste puisqu’après ses nombreuses interrogations elle en vient à la conclusion que la TV Hertzienne reste un média dominant à la fois comme régie et comme commanditaire de programme en terme économique et d’impact social. On en vient donc à penser que cette dernière va se transformer mais sans disparaître pour autant.
Sarah Rashidian & Nina Lecourt-Neuman
25 novembre 2013
Interview de Jean Pierre Dusséaux à l’occasion de « Focus On Paris Day »
Associé à la création du Master 2 Professionnel : Cinéma TV Nouveaux Médias et resté l’un de ses principaux animateurs, Jean-Pierre Dusséaux, président de la société VAB, a représenté la formation lors d’un séjour à Toronto. Invité par les services audiovisuels de l’Ambassade de France, Jean-Pierre Dusséaux a évoqué son parcours de producteur audiovisuel, de responsable de chaînes de télévision et de radio, de producteur de spectacles vivants et a expliqué les particularités du Master 2 professionnel à un public diversifié et passionné, composé d’étudiants et de professionnels canadiens.
1er décembre 2013
La Rentrée solennelle 2013
La rentrée solennelle du Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias aura lieu le jeudi 5 décembre 2013. Alain Duplouy, directeur de l’UFR 03 de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et François Garçon, directeur Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias organisent cet évènement où les étudiants reçoivent leurs diplômes des mains de Jérôme Chouraqui, fondateur du MédiaClub et de Jean Pierre Dusséeaux, président de la société de production cinématographique VAB et intervenant régulier au sein du master.
Cette année, c’est Laurent Bigorgne, Directeur de l’Institut Montaigne, qui présidera la cérémonie et qui sera chargé de prononcer la leçon inaugurale.
Ne manquez pas alors le rendez-vous. Ca se déroule à l’auditorium de l’Institut National de l’Histoire de l’Art (2 Rue Vivienne, 75002 Paris). Mis à part la cérémonie, un cocktail sera prévu et réunira un bon nombre des professionnels de l’audiovisuel, des journalistes ainsi que les anciens et nouveaux étudiants du master.
2 décembre 2013
Le Master enregistre en studio pour son film de promo !

Avec Jules (ingénieur son)
Film bientôt disponible sur notre chaîne Youtube Master2pro.
2 décembre 2013
Rencontre avec Lorenzo Benedetti de Studio Bagel
« Ce qui m’a attiré sur le web c’est la liberté. Si on est déterminé on peut faire des choses biens ». Quand Lorenzo Benedetti décrit sa vision de l’écran web, il choisit ses mots avec précision. 1 million d’abonnés sur YouTube, et 7000 nouveaux fans chaque jour. Avec Studio Bagel, un nouveau terrain médiatique est en train de se profiler, le concept même de production et de programmation est bouleversé. Retour sur une ascension fulgurante.

Pur créateur de tendance formé au fameux DESS de Sabatier à Paris I Panthéon-Sorbonne, Lorenzo Benedetti a toujours été porté par l’envie de lancer ses propres projets. C’est en mettant en place le site MyTaratata, déclinaison web de l’émission de variétés de Nagui, qu’il tente une première incursion dans le monde digital. Mais le producteur a réellement franchi le pas en novembre 2012, lorsqu’il a fondé Studio Bagel, un collectif de poadcasters, positionné entre un contenu à la Friends et La Classe (concept qu’il assume totalement), où des apprentis humoristes du web se mettent en scène dans de courtes vidéos. Au rythme de trois rendez-vous par semaine (Un sketch hebdo, les Tutos et le Dézapping), le succès ne se fait pas attendre ; le collectif a conquis un public de plus en plus large en dépassant le million d’abonnés sur YouTube.
C’est en effet après neuf années passées à voir les chaînes pour leur vendre des programmes que Lorenzo Benedetti est muni par l’envie de faire bouger les choses. Il se libère des contraintes éditoriales imposées par les chaînes de télévision pour s’accorder avec le web et nourrit rapidement son autonomie et sa singularité en composant son propre mode de financement, notamment sur une logique de pré-rolls et avec des partenaires de choix pour des événements spéciaux (Mission 404 pour Orangina). Dès lors, les risques sont plus grands que dans la production télévisée puisque les contenus sont créés sans garantie de financement. « Mais quand ça marche la liberté de création est grande » et le rendez-vous se crée.
Sollicités, les comiques du web consacrent également du temps à l’aventure Bagel. Le groupe parvient à se réunir plusieurs fois par semaine pour lire les textes, et chacun est totalement libre de l’écriture à la production en passant par la réalisation. Le collectif tend à s’inspirer de la structure de travail collaborative propre à nos voisins outre-Atlantique (sur le modèle du variety show Saturday Night Live) pour produire des “Sketch-Show“ originaux et constamment renouvelés.
En collaboration avec Canal+ depuis la rentrée 2013, Studio Bagel a avant tout réussi le double pari de livrer des programmes pour la chaîne payante et à rester concentré sur le cœur de leur métier ; partager les vidéos en ligne destinées à leurs abonnés Youtube.
Avide d’évoluer constamment, Lorenzo Benedetti ne perd pas l’envie de créer des contenus singuliers, multicanaux et délinéarisés, jonglant entre l’univers du cinéma, du web et de la télévision. Le producteur croit au potentiel du web, et nous prouve qu’avec l’envie et l’intérêt il est possible de produire des projets ambitieux.
« Le bagel, les pessimistes y voient le trou. Les optimistes, au contraire, voient ce qu’il y a autour ». (Lorenzo Benedetti)
Ainsi, selon la façon de penser de chacun, la métaphore du sandwich rond populaire, nous permet de mieux saisir chaque enjeu du monde de demain : entre les réfractaires et les curieux, entre les tenanciers du “savoir-produire“ ancestral et les incubateurs qui ont la volonté d’ouvrir une brèche dans la production classique. Et nous, on y croit fort.
9 décembre 2013
Résumé de la rentrée solennelle 2013 !
Comme annoncé précédemment, la rentrée solennelle 2013 a eu lieu jeudi dernier à l’Institut National de l’Histoire de l’Art.

La cérémonie a commencé par les discours d’Alain Duplouy, Directeur d’UFR 03 de l’Université Paris-Sorbonne et de François Garçon, Directeur du Master 2 Professionnel Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias à propos de la place qu’occupe le Master au sein de l’Université Paris 1.

Monsieur Laurent Bigorgne, Directeur de l’Institut Montaigne a ensuite prononcé la leçon inaugurale et a insisté sur l’importance de l’éducation qui selon lui, n’est pas une préparation à la vie. C’est la vie même.
Tous les trois étaient également d’accord sur la chance qu’ont les étudiants de participer à ce master malgré le marché du travail de l’audiovisuel qui est de plus en plus restreint.

Les étudiants ont à la fin de la cérémonie reçu leurs diplômes des mains de Monsieur Jean Pierre Dusséaux et de Monsieur Jérôme Chouraqui.

Ci-dessous, d’autres photos qui résument la soirée.











13 décembre 2013
Master class Story de Robert McKee
Cette année encore, cinq étudiants ont eu le privilège d’assister à la Masterclass de Robert McKee, STORY. Lors de son passage parisien au Cinéma Le Balzac, l’expert a une nouvelle fois dévoilé sa vision du storytelling et offert de nombreux conseils.

STORY : Jour 1
“Le rôle de l’écrivain consiste à faire sens de la vie, dans ses moments de joie, de peine, de beauté ou même d’absurde…”
Pendant cette première journée, nous avons pu plonger d’emblée dans l’univers McKee et retenir deux principes fondamentaux. Tout d’abord, une histoire s’articule autour d’une idée, un décor, un genre (ou une combinaison de genres), des personnages et un public. Elle doit aussi impérativement faire preuve de spécificité culturelle, tout en traitant de l’être humain de façon universelle. Robert McKee insiste également sur le constat qu’une simple inspiration ne suffit pas : l’objectif de l’écrivain est d’arriver à une connaissance quasi-divine du monde dans lequel baigne l’histoire.
Constance Zoé Sitbon
STORY : Jour 2
Cette journée a été en grande partie axée autour de deux thèmes principaux : les principes de création de la psychologie du personnage et la composition des scènes
Dans le premier cas, McKee met particulièrement l’accent sur l’immense attention que doit porter un scénariste à ses personnages et, plus particulièrement, au protagoniste de l’histoire. Toute histoire doit être racontée à travers une personne complexe où le conscient et l’inconscient s’affrontent en permanence. Ce n’est qu’à travers les choix qu’il fera, tout au long du film, que sa vraie personnalité se dévoilera, au spectateur, comme à lui-même. Concernant le second thème abordé durant cette journée, notre intervenant a mis en avant une nécessité : une scène doit faire progresser l’histoire. Ce qui justifie qu’elle soit portée à l’écran. Robert McKee a aussi particulièrement insisté sur le besoin de créer un écart perpétuel entre l’anticipation des événements par le protagoniste et la réalité à laquelle il va se confronter. Faute de quoi le spectateur se fera « royalement chier »[1].
Enfin, il conseille aux scénaristes de créer des histoires découpées en trois, voire quatre actes maximum, qui permettent de faire progresser l’intrigue jusqu’à son apogée, le climax.
Louis Grangé
« Les histoires nous équipent pour le présent, nous aident à comprendre le passé, et nous préparent pour l’avenir. Aujourd’hui plus que jamais, sans histoires, nous serions tous perdus dans le chaos. » Robert McKee
STORY : Jour 3
Lors de cette troisième journée nous avons appris à créer une dynamique du récit et une complexité des personnages. Nous avons vu le principe de l’antagonisme, qui consiste à introduire des “forces antagonistes” dans le récit faisant une alternance entre la valeur positive, son contraire, le contradictoire et la négation de la négation, créant ainsi du mouvement mais également des personnages plus complexes et réalistes (par exemple : utiliser la valeur de l’amour, puis celle de l’indifférence, celle de la haine et celle de la haine de soi, ou encore la valeur de la justice, puis de l’injustice, puis de l’illégalité et finalement de la tyrannie). Nous avons également appris que certaines phases sont importantes dans la construction du récit, tel que l’incident déclencheur qui change le cours de l’histoire (de la valeur positive à la valeur négative ou vice versa), le moment de crise (où le personnage principal se trouve face au dilemme) et le climax (moment clé). Enfin, nous avons étudié le sens des termes tels que “signification”, “image clé”, “sous-entendus” et “dimension” du personnage.
Raquel Karolyi Machado
STORY : Jour 4
Alors que ces 3 jours passés au Balzac nous ont permis d’identifier les différents outils du processus créatif, pour terminer cette Masterclass, le faiseur d’histoires nous a fait découvrir ou redécouvrir pour la dernière journée un chef d’œuvre du XXème siècle : Casablanca. Scène par scène, nous avons décortiqué, analysé, déconstruit, questionné la narration pour déceler la force symbolique qui s’exprime dans le sous-texte.

L’histoire se déroule à Casablanca en 1942, Rick (joué par Humphrey Bogart), un ancien opposant au fascisme est devenu un patron de bar cynique et désabusé. Brutalement abandonné par son amour Ilsa (Ingrid Bergman), il affecte un complet détachement face à ce monde à la dérive tombé dans le chaos. Mais à la fin l’amour est revenu comme jamais dans son cœur, il redécouvre enfin “love and glory“ – comme mentionné dans la chanson As Time Goes By que Robert McKee nous a élégamment interprété – et regagne toute volonté de combattre.
Ce classique affectionné depuis plus de 60 ans sonne encore juste, c’est une histoire sur la foi des êtres humains, et McKee connaît son pouvoir. Par ailleurs, tout au long du séminaire, il a signé des exemplaires de son livre Story, et chaque fois il inscrivait « Write the truth ». Plus qu’un simple enseignement, McKee nous a offert une belle leçon de vie.
Laurène Dauplay
Nous tenons à exprimer notre gratitude envers Monsieur Robert McKee pour ses précieux conseils. Merci à François Garçon et Jean-Pierre Fougea de nous avoir offert l’opportunité d’assister à cette formation exceptionnelle. Merci également aux Éditions Dixit, ainsi qu’à toute l’équipe du Balzac, qui rendent cet évènement possible. Enfin, nous remercions chaleureusement Nima, pour son accueil, sa gentillesse et son humour durant ces 4 jours à ses côtés.
1 : Robert McKee ; MASTERCLASS STORY 2013
2 janvier 2014
Les 100 Meilleures Audiences de la Télévision en 2013
La rentrée solennelle du Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias aura lieu le jeudi 5 décembre 2013. Alain Duplouy, directeur de l’UFR 03 de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et François Garçon, directeur Master 2 Pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias organisent cet évènement où les étudiants reçoivent leurs diplômes des mains de Jérôme Chouraqui, fondateur du MédiaClub et de Jean Pierre Dusséeaux, président de la société de production cinématographique VAB et intervenant régulier au sein du master.
Cette année, c’est Laurent Bigorgne, Directeur de l’Institut Montaigne, qui présidera la cérémonie et qui sera chargé de prononcer la leçon inaugurale.
Ne manquez pas alors le rendez-vous. Ca se déroule à l’auditorium de l’Institut National de l’Histoire de l’Art (2 Rue Vivienne, 75002 Paris). Mis à part la cérémonie, un cocktail sera prévu et réunira un bon nombre des professionnels de l’audiovisuel, des journalistes ainsi que les anciens et nouveaux étudiants du master.
8 janvier 2014
Les petits-déjeuners du Master : Présentation du secteur de l’édition musicale par Sony / ATV Publishing et District 6
Le jeudi 19 décembre nous avons accueilli trois intervenants conviés pour présenter aux étudiants le secteur de l’édition musicale et ses liens forts avec la production du cinéma et de l’audiovisuel.
Etaient présents Jean-Christophe Bourgeois, directeur général de Sony/ATV Music Publishing France, Frantz Steinbach, directeur général de la maison d’édition musicale et d’enregistrement sonore District 6 France Publishing ainsi que son associé Tommy Gin de Gin Agency. Les intervenants représentent une branche de l’industrie musicale qui s’avère être la plus lucrative à l’heure où les volumes des ventes de phonogrammes sont proportionellement très bas par rapport à l’age d’or du CD, période allant du début des années 80 au début du millénaire où les ventes colossales d’enregistrements on fait de la musique un secteur souvent plus opulent que le cinéma et l’audiovisuel comme l’a rappelé François Garçon.
Après une présentation des particularités du droit d’auteur à la française et un importante distinction entre les droits moraux inaliénables des auteurs-compositeurs et leurs droits patrimoniaux et des droits voisins propres aux artistes-interprètes, ils nous en apprennent plus sur les mécanismes de l’édition musicale qui s’appliquent tant aux compositeurs, artistes interprètes qu’aux producteurs de cinéma et d’audiovisuel.
Rappelons qu’un artiste musical travaille avec différents interlocuteurs pour vendre ses albums (maisons de disques, distributeurs) et jouer ses oeuvres lors de concerts (tourneurs, producteurs de spectacles). C’est à ce moment qu’interviennent le manager d’une part, dont la fonction est de s’occuper de la carrière de l’artiste et l’éditeur d’autre part, dont le rôle est de s’occuper de la bonne exploitation des œuvres dans le catalogue d’un auteur-compositeur. Ainsi, gestion du catalogue, cession de droits pour une utilisation au cinéma ou à la télévision mais aussi pour la diffusion commerciale (aussi appelé « synchronisation ») et enfin réédition des comptes font partie du coeur de métier de l’éditeur musical.
En effet, l’activité centrale de l’éditeur musical est dévouée à la gestion des droits patrimoniaux issus de l’exploitation du catalogue musical des artistes-compositeurs avec lesquels il travaille. L’éditeur répond à des demandes d’utilisation dans des films, séries et autres productions audiovisuelles, en s’assurant de la bonne rémunération des artistes et du respect de leur droit d’auteur, tout en prenant en compte les spécificités et le budget des demandeurs. Car si certains artistes ou éditeurs refusent l’utilisation de leurs catalogue sous des fourchettes de prix parfois élevées et disuasives, il ne faut pas croire que les éditeurs sont intraitables. Jean-Christophe Bourgeois cite notamment Bob Dylan, qui peut autoriser l’utilisation de sa musique à des coûts raisonnables si il valide le film dont lequel les producteurs souhaitent incorporer sa musique à l’image. Ainsi, il n’est pas impossible de retrouver sa musique dans des films au budget modeste.
Car si il est effectivement important de ne jamais dévaloriser leur catalogue en bradant les droits d’artistes à la forte notoriété, les éditeurs font des efforts pour proposer des cessions de droits abordables pour les producteurs de cinéma et de télévision. Comme toujours dans les négociations dans les industries culturelles, il est plus intéressant que les deux parties arrivent à un commun accord qu’elles jugent toutes les deux convenables pour qu’un contrat soit signé plutôt que de s’empêcher d’aboutir à une transaction et manquer de générer des revenus. Un autre rôle de l’éditeur musical, tout aussi important, notamment à l’ère de la musique dématérialisée et du piratage, est de défendre les droits des artistes dont le catalogue est utilisé sans autorisation. A ce sujet, les intervenants recommandent aux futurs producteurs de la salle de ne jamais omettre d’obtenir les droits pour la musique qu’ils souhaitent utiliser, car si beaucoup d’abus restent inconnus des éditeurs, ils se doivent d’être agressifs dans leur défense des droits des auteurs dont le catalogue serait exploité sans autorisation ni rémunération.
Dans ce secteur où l’industrie musicale rencontre l’industrie cinématographique et télévisuelle, les artistes ont beaucoup à gagner. Sur le plan financier, il est bien connu que les montants reversés à l’artiste-interprète pour une utilisation de sa musique dans une campagne de publicité conséquente représentent souvent bien plus de profits que la vente de phonogrammes ou même les tournées, qui ne sont pas toujours rentables. De plus, la présence de leur créations dans des publicités largement diffusés, des films à succès et des séries regardées procure une très bonne visibilité qui donne l’occasion aux artistes de faire croître leur notoriété et de créer un environnement favorable à la monétisation de tout ce qui est lié de près ou de loin à l’expérience unique qu’ils procurent comme des enregistrements physiques ou numériques, places de concerts et autres produits dérivés.
L’intervention s’en est suivie d’une discussion entre étudiants et professionnels sur les pratiques de consommation musicale de la promotion qui s’avère être partagée entre les offres d’abonnement comme Spotify, les plateformes numériques comme iTunes ou encore un souhait de maintenir une relation avec des formats comme le CD ou le vinyle.
Les intervenants ont conclu en rappelant à la promotion 2014 du Master qu’ils auront au cours de leur carrière un réel pouvoir à travers leurs choix de musique à l’image : ils pourront révéler de nouveaux talents, lancer des carrières ou tout simplement s’assurer que dans un climat où les revenus des auteurs-compositeurs sont en baisse, ils trouveront une juste rémunération de leur travail à travers son utilisation au cinéma, à la télévision et sur le web.
Merci aux intervenants pour leur présentation claire du fonctionnement et des problématiques d’un secteur dont la réussite actuelle contribue de manière positive au renouveau de l’industrie musicale.Retrouvez plus d’informations sur la musique à l’image dans les articles ci-dessous :
La présentation du blog Don’t Believe The Hype
Le dossier en plusieurs chapitres sur la synchro par Musique et Marques
10 janvier 2014
Spideo, Instant Movie Discovery
Thibault D’orso est intervenu Mardi 8 Janvier afin de nous parler de la Start-up Spideo qu’il a co-fondé le 1er avril 2010 avec Paul De Monchy et Gabriel Mandelbaum.
Le constat qui est à l’origine de la création de Spideo est le suivant :
A l’époque, lorsque nous allions louer un DVD au Vidéoclub nous avions la chance d’être en présence d’un individu rassurant et parfois indispensable : le Vendeur. Souvent indécis quant aux films que nous souhaitions visionner et parfois trop impatients pour se perdre dans les rayons, le vendeur était là pour nous conseiller et nous guider. Avec l’arrivée de la VOD on a perdu le vendeur sympathique et on s’est retrouvé face à une sélection de plus en plus vaste et trouver un film est devenu plutôt compliqué. Spideo a voulu ramener un métier traditionnel sur les plateformes digitales.
Pour la TV c’est le même problème. A l’époque où il n’y avait que 5 chaînes et demi, le luxe du choix n’existait pas. Avec la TNT et les bouquets inclus dans nos box Internet on s’y perd et il est difficile d’avoir un panorama global de ce qui passe à la télévision.
Donc avec la multiplication des plateformes VOD, des chaînes de télévision, des contenus, le problème de l’hyper choix se pose. C’est là que Spideo entre en action.
Spideo c’est … UN ALGORITME
Via une application gratuite ou directement sur la plateforme de Canalplay infinity, Spideo vous guide pour choisir un film ou une série à visionner. 23 mots clés qui correspondent à des humeurs vous sont proposés (ex. « plein les yeux », « subtil » etc.). Vous choisissez les mots clés que vous voulez, vous pouvez en combiner plusieurs et Spideo vous propose les films et séries qui correspondent le mieux à vos envies. Derrière l’algorithme il y a des cinéphiles rigoureux qui indexent chaque programme un par un.
Pour la télé le fonctionnement est différent et en pleine évolution. Bientôt vous pourrez choisir une émission correspondant à vos envies du moment parmi toutes les chaînes dont vous disposez.
Spideo c’est aussi … UNE RECOMMANDATION PERSONNALISÉE

Une fois qu’on s’est enregistré sur l’appli Spideo on peut accéder à d’autres types de recommandation. On peut être recommandé à partir des films que l’on aura déjà visionnés. Le fameux « Si vous avez aimé … vous aimerez ». Et, comme l’appli se veut sociale, nous recevons également des recommandations selon ce que nos amis ont regardé dernièrement.
En bref, Spideo c’est la valeur ajoutée de la VOD, de la TV. C’est la fin de la perte de temps, c’est la personnalisation des contenus, c’est indispensable.
Un grand BRAVO !
Téléchargez l’appli gratuitement !
Sarah Rashidian
21 janvier 2014
Marc Dorcel 2.0, modèle de réussite. Relaxez vous, ce n’est pas grave !

Ce vendredi 10 Janvier, nous prenions plaisir à accueillir Ghislain FARIBEAULT, Directeur de la division Média du groupe Marc Dorcel.
La maison DORCEL est le premier prestataire de « luxure » français depuis 1979, époque où les ¾ des cinémas des Champs Élysées diffusaient des films X, mais Ghislain Farribeault n’y a pas fait toutes ses classes.
Il débute comme webmaster du domaine Comédie.com, la société de Dominique Farugia. Un site qui, dès 2004, fonctionne comme une « catch-up » de la majorité du contenu de Comédie, la chaine TV cette fois. Tout ça gratuit et sans pub. Autant vous dire qu’à l’époque (Youtube n’uploade ses premiers pixels qu’en 2005 !), la plateforme est considérée comme un OVNI du PWF (Paysage Web Français)
Mais bientôt Pathé décide de se désengager de la télévision pour se consacrer exclusivement au cinéma et revend donc Comédie à Canal+, envoyant Ghislain FARIBEAULT tout droit chez… TF1 en tant que gestionnaire des plateformes VOD.
Il y lance la première IPTV et est amené à créer le site web de Marc Dorcel dont il va devenir le contact favoris chez TF1, puis conseiller décisif et enfin en rejoindre le harem de spécialistes du marketing.
Chef de projet d’abord puis dans l’ordre responsable VOD, directeur internet, directeur des nouveaux médias puis vice président nouveaux médias, Ghislain FARIBEAULT est aujourd’hui en charge de l’ensemble du contenu du groupe Dorcel. Cela comprend la production, les acquisitions, l’ensemble des activités digitales (web mobile, VOD, innovations), le tout sur trois chaines de TV et, cerise sur le gâteau, la presse.
Aujourd’hui, Marc Dorcel est l’une des marques estampillées « porno » les plus connues au monde malgré un budget pub qui flirte avec zéro.
Aujourd’hui, elle constitue aussi une PME de 60 personnes qui fait 28 M€ de CA alors qu’il y a 6 ans, l’effectif était de 25 pour 7M€ de CA.
Aujourd’hui, 83% des français ont déjà visionné un film X.
Aujourd’hui ,35% de la bande passante Internet est utilisée pour du contenu X.
Chez Dorcel, le digital représente à lui seul 70% du CA du groupe.
Mais tout ce qui est produit chez Dorcel n’est pas forcément « brandé » Marc Dorcel. Ainsi certains programmes sont produits exclusivement pour le compte d’autres plateformes porno et ne seront pas associés à la célèbre marque.
Par le passé dans le porno, personne ne regardait l’amortissement des productions et les sociétés produisaient sans compter. La révolution de cette boite familiale historique et pleine d’idées allait être d’analyser ce qui plait au public.
Aujourd’hui, on calcule les statistiques de ventes, on relève et agence des mots clés, on effectue une veille des ventes concurrentes pour s’adapter à la demande. La première force de Dorcel a d’abord été sa capacité à s’adapter aux tendances, aux demandes des internautes, en somme sa flexibilité, mais c’est aussi sa propension à assurer une réactivité sans concurrence dans le milieu qui aura fait la différence. Ainsi lorsqu’une actrice fait le buzz ou qu’un style particulier de porno émerge sur le web, les productions Dorcel peuvent être lancées dans des délais de 24h pour une projection en ligne 3 jours plus tard ! Autre atout du groupe Dorcel : savoir jouer sur des événements forts tels que la parodie de blockbusters.
Le coût moyen d’un film X est de 6000€. Il s’agit d’un film sans décor, tourné chez des amis, les comédiennes se maquillent elles mêmes et la captation s’effectue en équipe réduite. Chez Dorcel, les budgets oscillent plutôt en moyenne entre 30 000 et 60 000 €. Certains tirent même jusqu’à plus de 200 000€ : des budgets énormes pour l’industrie du X. De tels films ont d’ailleurs beaucoup de mal à être rentables et mettent généralement 6 mois à être amortis.
Car aujourd’hui la VOD & Internet ont beau être de superbes plateformes de diffusion pour le X (+ de 50% du CA), les FAI y vont à cœur joie pour récupérer de grosses sommes d’argent via l’industrie du contenu adulte. Ainsi, le groupe Marc Dorcel ne voit remonter que 15 à 30 % des recettes de ses films lorsque tout autre type de contenu en touche environ 60%. Ces inégalités face à la loi sont le prix à payer pour que l’industrie perdure. La Chaine TV Dorcel est par exemple tenue d’être exclusivement diffusée de 00h à 5h. Ou encore lorsque dans le cinéma, 2% de la vente d’un film va au financement des œuvres, dans le porno on parle de 10%.
Mais Marc DORCEL & Ghislain FARIBEAULT ne vont pas se laisser intimider par ce genre de pressions. Ils continuent d’innover notamment en terme de marketing digital et via les réseaux sociaux :
. Lors de la qualification des bleus à la coupe du monde face à l’Ukraine. Le compte Twitter de Marc Dorcel postait un : « Si les bleus se qualifient ce soir, ma VOD gratuite toute la nuit pour fêter ça »?. Conséquences directes : Seconde info la plus tweetée ce jour-là, serveurs down en 45 secondes, trafic multiplié par 25, 35 000 inscrits en 3 heures, des dizaines de milliers de fans heureux et probablement autant de parties de jambes en l’air dans la nuit…
. Le site MyDorcel.com qui impliquait les internautes pour qu’ils créent leur film X a déjà été une réussite. Pour un investissement de 10 000 euros, le donateur pouvait s’offrir le droit de réaliser la scène X de ses rêves. L’anecdote veut que le jeune producteur X de 27 ans ait réalisé un bénéfice de +130%… « Food for thoughts » comme dirait l’autre.
. Dorcelle est une plateforme très éditorialisée dont le contenu s’adresse majoritairement à la gente féminine.
. Enfin Dorcel 3D est une plateforme extrêmement rentable dont le contenu est exclusivement conçu en fonction de la 3D. Et si cette dernière a bien du mal a s’affirmer mondialement au cinéma, il semblerait visiblement y avoir une industrie où elle procure des sensations « hors du commun ». Cela peut-il permettre au porno d’entrevoir un futur luXueux? Tout est à priori question de profondeur de champ et de jaillissement.
22 janvier 2014
Laurent Cabrol – la météo, c’est un spectacle

Laurent Cabrol, un présentateur passionné, est venu de nous parler de sa carrière dans les émissions télévisions, la radio, en tant que présentateur de la météo. Car la météo, c’est un spectacle !
Avec un diplôme dans l’agriculture, Laurent a commencé sa carrière à travailler pour un journal agricole national. Grâce à cette expérience couplée avec son enthousiasme pour le pilotage, Laurent a développé le bon sens pour la météo. Mais c’est seulement quand il s’est trouvé le présentateur de la météo d’Antenne 2 pour remplacer Brigitte Simonetta qu’il commençait à développer ses compétences et expertises dans ce domaine par auto-formation. L’enjeu de ce métier est la complexité et la fiabilité des prévisions quand les 22 régions en France font 22 temps différents.
Pendant les 5 ans suivants, il embauchait 2 ingénieurs de météo, faisait 3 briefings et 18 bulletins par jour, en travaillant 7 jours sur 7. Non seulement il a développé une qualité de prévisions plus précises que les autres, mais aussi fait un vrai show de ce sujet quotidien. Le ‘show’, il s’appelle ‘1, 2, 3 Soleil’, un rendez-vous de 4 minutes avec le Clin d’Œil et les caméras braquées en direct sur les nids de cigognes pour assister aux naissances. De côté spectacle, Laurent pense que l’image de la chaîne domine le spectacle. La spontanéité du spectacle est plus encouragée par les chaînes à péage que par les grandes chaînes publiques ou historiques. Laurent a quitté Antenne 2 pour travailler chez TF1. Ayant fait beaucoup d’autres émissions, Laurent n’a jamais arrêté de présenter la météo, soit en télévision ou en radio. Pour lui, c’est un travail très passionnant, qui touche des gens et participe à ses vies quotidiennes.
Dans le futur pour le métier de la météo, Laurent pense que la fiabilité des prévisions reste toujours la plus importante. Mais il faut savoir prendre un peu du risque aussi. Le développement de la carte habile pourrait être très utile pour identifier le temps des endroits plus spécifiques. Puis, la météo interactive pourrait emmener plus des spectateurs pour les chaînes.
D’ailleurs, en comparaison de la France, aux Etats Unis, on a une très forte écoute de la météo sur la radio, qui est largement localisée.
De ses expériences, Laurent conseil aux jeunes de trouver son propre ton par sa personnalité et de ne pas négliger la radio dans sa carrière des médias. Quand on pense que la météo n’est qu’un sous-journalisme, Laurent n’y croît pas, car selon lui il n’y a pas de sous métier.
Avec la passion pour le métier, c’est impossible de ne pas y arriver.
31 janvier 2014
Eric Geay (SND) – Comment un film est-il sorti en salle?

Nous avions l’honneur d’accueillir en Janvier M.Eric Geay, responsable acquisitions et développement chez SND Films (Groupe M6). SND fait partie des 3 unités d’acquisition de M6, dont les deux autres sont l’unité d’acquisition des films et téléfilms pour les chaînes de télévision et M6 Films. SND appartient 100% à M6 mais reste indépendant totalement quant au choix artistique et se distingue de M6 Films qui se destine vers les gros comédies en prime time.
À l’origine, SND Films était une entreprise créée en 1997 et dirigée vers l’achat des oeuvres cinématographiques, plus tard s’intègrent d’autres services: l’acquisition de droit, l’édition de vidéo, la vente internationale et récemment la production. SND n’a pas vocation de devenir producteur mais vise au partenariat avec des producteurs, dans la mesure où l’acquisition se fait souvent plus vite que la production. Quant à la vente internationale, parmi les plus gros acheteurs se trouvent la Belgique, la Suisse, le Canada et l’Allemagne. Néanmoins, la SND n’est pas un “mega” vendeur sur le marché international.
Chez SND, l’acquisition se fait autour des gros films américains et des petits films français. Le premier gros achat de l’entreprise était Gang de New York. Le mode d’exploitation des films acquis évolue lors du changement de l’exploitation sur d’autres support. Avant les cases de prime time pour des long métrages sur les chaînes de télévision étaient plus nombreuses qu’aujourd’hui. Les diffuseurs ont eu besoin d’un nombre assez important des films étrangers pour garder leurs abonnés. Au fil du temps, en raison de la diminution des tranches horaires réservées aux long métrages, les films acquis ne sont plus destinés à la diffusion télévisuelle mais sont jugés plutôt selon leur potentiel sur le marché de VOD. 90% des films sont acquis en pré-achat.
Un film ou plutôt un projet de film sera examiné sous plusieurs angles. L’évaluation artistique se fait en même temps avec l’estimation de tout ce qui concerne le côté financier. On prend en compte le genre du film, le casting, la société de production ainsi que l’impact imminent du film sur l’image de la SND. Gangs of New York ou Yves Saint Laurent sont les deux bons exemples des films susceptibles d’apporter une grande visibilité de SND auprès d’autres distributeurs.
Actuellement le marché français est dominé par les films de grand public. Les films destinés à d’autres public que celui des 35+ (par ex les films destinés aux adolescents qui sont le public cible de plusieur distributeurs américains) seraient relativement compliqués pour des distributeurs français. Cela explique l’absence de certains films américains en France, malgré leur succès aux États-Unis. La seule et simple raison est qu’on n’arriverait pas à trouver un marché pour ces films.
Le processus d’acquisition commence lors de l’accueil d’une oeuvre envoyée au distributeur soit par un producteur (films français), soit par un vendeur (films étrangers). Souvent on réduit le temps de travail en recevant les scénarios proposés par les sociétés représentantes des talents. Le marché français est différent du marché international dans la mesure où il est plus complexe et moins structuré.
Pour travailler dans la distribution, on devrait être actif et se lancer dans la recherche des projets au lieu de les attendre. Et comme tous autres métiers, la distribution demande des professionnels de constituer un réseau domestique et international qui se compose des producteurs, scénaristes… Quant à la lecture de scénario, c’est impossible de tous lire (on reçoit environ 1000 scénarios par an). La solution est de classer dans une liste les scénarios venant des producteurs qu’on connaît déjà… Et on va choisir à lire selon certaines critères.
La lecture de scénario est une partie importante du travail d’un distributeur car elle sera plus tard la base de la négociation commerciale. Aux États-Unis, selon Eric Geay, les lecteurs de scénario qui savent lire au vrai sens du terme ne sont pas nombreux. Pour bien choisir un scénario, on doit s’entraîner régulièrement. On examine un scénario en se basant sur son goût et en tous cas c’est la pratique qui compte. La lecture est d’autant plus important qu’on doit bien comprendre le scénario avant de proposer au scénariste des modifications. Il faut lire avant de juger, car le scénariste n’attend pas à ce qu’on fasse des commentaires négatifs sur son travail. Une lecture minutieuse éviterait le conflit inutile entre le lecteur et le scénariste.
L’achat de droit de distribution des films américains et des films français ne se fait pas d’une même manière. Pour les films américains, on acquiert de droit de distribution en France et dans les pays francophones, on a le droit d’exploitation du film en salle, en vidéo, sur les chaînes de télévision (payantes et gratuites)…. Pour les films français dont la production est garantie partiellement par les chaînes de télé, le droit d’exploitation sur ce support n’appartient pas au distributeurs. Il arrive parfois qu’on achète seulement le droit d’exploitation de vidéo ou le droit de vente internationale si jamais le film ne sort pas en salle (surtout les films d’auteur ou les films trop pointus). Pour l’acquisition des films étrangers, souvent on signe avec le vendeur international seulement un contrat qui regroupe tous les mandats, alors que pour les films français, on a besoin plusieurs contrats (de 4 à 5). Le nombre d’entrée en salles et les recettes générés par d’autres types supports, le genre du film, le frais d’édition… sont les éléménts clés lors de l’évaluation d’un film. La somme générée par le film suffirait-il la gestion de l’entreprise? Cette question essentielle pèse toujours sur la décision d’un distributeur.
Après l’évaluation du potentiel d’un film, on laisse le service du marketing s’occuper du reste (poster, matériel pour le making-of…). Le making-of est en charge des distributeurs qui ont la tendance de le faire de moins en moins, surtout quand il s’agit des films américains vendus accompagnés des bonus. Un autre détail qu’on ne devrait pas oublier: le choix de la musique qui est aussi un choix financier important. Il faut bien surveiller cette phase qui peut causer l’excès budgétaire. La supervision musicale est prise en charge très tôt par des boîtes externes qui travaillent en collaboration avec le distributeur. Le montage final du film est décidé après le test-screening qu’on organise entre familles et amis pour capter leur réactions sur le film, c’est ainsi que 60 avant-premières de “9 mois fermes” ont eu lieu.
La date de sortie varie selon chaque contrat mais souvent on a le droit de sortir le film 6 mois après la réception de matériel. Il s’agit toujours des cas exceptionnels où on peut le faire 2 jours avant le pays original.
À la fin du séminaire, on a regardé ensemble le discours de Kevin Spacey qui affirme qu’à l’heure actuelle, les studios sont moins importants que la matière qu’on va apporter.
3 mars 2014
Robert-Laurent Thibierge : au cœur de la production de programmes de flux
Robert-Laurent Thibierge, récemment nommé (Septembre 2013) Directeur Général adjoint en charge du développement et de la production de flux chez Effervescence Groupe, a désormais pour mission de développer de nouveaux programmes de flux pour les chaines de télévision ainsi que pour les nouveaux modes de diffusion des images.
Avant cela, cet ancien diplômé d’HEC et titulaire du DESS Droit & Administration de la Communication Audiovisuelle de l’université de Paris 1, a occupé le poste de directeur de production chez Adventure Line. Kohh-Lanta, Fort Boyard et La Carte Au Trésor ont donc fait partie de son quotidien pendant 6 ans… Moment pour nous de découvrir les coulisses d’une émission phare telle que Koh-Lanta ! Impressionnante en terme de production il faut l’admettre : 150 techniciens sur place pendant près de 140 jours. Laurent–Robert Thibierge y a mis un point d’honneur, l’émission n’est pas scénarisée même si, via son casting et ses épreuves pré-définies, la production s’attend plus ou moins à certains rebondissements. Donc lorsqu’une perle est découverte dans une huitre et pimente le programme, c’est la beauté de la télévision qui opère. Et contrairement aux rumeurs, les candidats ne sont pas logés dans des hôtels ni nourris en cachette !
Autre point sur lequel son discours est revenu avec insistance : pour faire de la production, il est extrêmement important de connaître tous les postes afin de ne pas céder aux sirènes de ses équipes qui peuvent avoir tendance à s’emballer dans la rédaction des devis. Il est donc primordial de s’être essayé à tous les corps de métiers qui gravitent autour du producteur. Ce qu’a fait Laurent-Robert Thibierge en passant par la réalisation de documentaire au début de sa carrière…
Mais si l’on devait retenir une info de notre entrevue ce serait que la production représente « gérer le temps et les changements dans la conception d’un programme ». Point crucial répété maintes et maintes fois.
Toute la promotion 2013/2014 remercie chaleureusement Laurent-Robert Thibierge pour nous avoir immergé dans le monde de la production pendant 2 heures.
Etienne Piketty
3 mars 2014
La Master class sur la fiction britannique
Jeudi 27 et Vendredi 28 Mars 2014Dans l’ amphithéâtre de l’INHA.
Matinée:– Sahar Baghery, International TV Research Manager, Médiamétrie/EurodataTV Worldwide-Sue Vertue, Producer, Hartswood Films– Alan Gasmer, Fondateur et Directeur de Alan Gasmer & Friends, société de production américaine.– Frank Spotnitz, scénariste et producteur américain, créateur de la série X-Files– Louise Mountain, Director of Fiction Strategy and Development, BBC Worldwide
Sahar Baghery,a entamé la première journée en nous proposant une analyse chiffrée de la production de fiction au Royaume Uni. La fiction à la télévision est un genre de plus en plus implanté. Au top du palmarès des pays les plus connus dans le lancement des séries se trouvent les Royaume Uni, le Pays Bas, la France, le Japon et les États-Unis. L’offre des séries locales en prime time est très élevée en Italie (66%), au Royaume Uni (67%) et en France (39%). Au Royaume Uni, 100% des séries les plus performantes, sont des séries originales dont 40% sont diffusées sur ITV.
Au Royaume Uni, en plus des grandes chaînes (BBC, ITV) les canaux dits « challengers » tels que Channel 4 ou channel 5 (qui visent les jeunes) investissent de plus en plus dans la production des séries (Fresh Meat, Shamless, Utopia).
30% séries produites par les anglais sont policières. Chaque série est écrite par un auteur principal, leur qualité d’écriture et leur prodcution se sont accrues ces dernières années d’ou une frontière assez floue entre les séries et le cinéma. Les anglais se placent juste derrière les américains qui sont le leader dans l’exportation de série.
Enfin, information intéressante, 25% des séries diffusées en prime time au Danemark ont vu le jour au Royaume Uni.
Concernant la coproduction (qui vise un public plus large avec un cast international), les américains sont toujours les grand favoris des anglais. Il faut mentionner aussi d’autres pays co-producteurs, tel que la Pologne.
Le Royaume Uni est aussi un pays très novateur et tente de trouver de nouveaux business models en intégrant une stratégie digitale qui engage de plus en plus les téléspectateurs. Exemple avec le lancement de la série Sherlock en simultané à la télévision et sur mobile avec l’application Utopia (simulation d’un jeu de piste).
La série Bad Education a été lancée sur Internet une semaine avant son passage à la télévision. La diffusion sur Internet avant celle à la télévision ayant pour but de créer le buzz et tenter de renvoyer une partie du public sur la télé, un peu délaissée au dépend de la quantité de contenu vidéo accessible sur le Web.
Le partenariat avec les plates formes de VOD est une stratégie mise en place par les players: BBC a ainsi signé avec Hulu un accord qui permet au site VOD de mettre à disposition plus de 2000 programmes au service des vidéonautes. Les plates formes de VOD qui répondent aux attentes des “binge viewers” peuvent aussi être un recours idéal pour les séries mal accueillies par l’audience linéaire, tel est le sort de Ripper Street qui a trouvé de nouveaux spectateurs grâce à une mise en ligne dans sa totalité sur Amazon.
Pour la deuxième intervention de la journée, nous avons eu le plaisir d’écouter le scénariste Frank Spotnitz créateur, notamment, des séries X-files et Hunted et Alan Gasmer, producteur du succès Vikings.
Dans le cadre de cette Masterclass sur la fiction britannique, l’intervention de Frank Spotnitz était d’autant plus intéressante qu’elle était singulière. En effet ce dernier, originaire des États-Unis, a d’abord longtemps travaillé dans son pays natal avant d’arriver à Londres. C’est maintenant dans les bureaux de la BBC qu’il exerce son métier de scénariste, avec la série d’espionnage très anglaise Hunted.

Le scénariste et producteur américain Frank Spotnitz est connu pourla série X-Files.
C’est le principe du show runner, figure de proue de la réussite du système américain pour l’élaboration des séries. Ainsi, la globalité de la série est construite et pensée à plusieurs, sous le contrôle d’un scénariste permanent qui s’assure la continuité logique de l’histoire et l’évolution des personnages. Nous avons cependant été étonnés de savoir que ce système n’était pas un standard de travail au Royaume-Uni. Comme nous le confirmera l’intervenant suivant, Andrew Davis, toutes les méthodes de travail sont possibles pour l’écriture de séries.
Le point essentiel sur lequel Frank Spotniz a insisté est la nécessité pour tous les scénaristes de connaître en profondeur la nature du personnage ou des personnages principaux.
Tout comme Robert McKee, il a parlé de la capacité à faire naître, chez le spectateur, de l’empathie pour les personnages-clés. Cette donnée est vraie dans toute œuvre de fiction mais elle est d’autant plus importante lorsqu’il s’agit d’une série. L’histoire ne serait pas autant la clé pour réussir une bonne série, que ses personnages et la manière dont ils sont développés.
Après-midi:
Andrew Davis, Auteur et Scénariste anglais de films et de séries à portée mondiale (Bridget Jones, Mr Selfridge…).
Il était accompagné d’Alan Gasmer (Fondateur et Directeur de Alan Gasmer & Friends, société de production américaine) et Robert Bookman (Agent d’auteurs et de réalisateurs chez Paradigm).
Andrew Davis est intervenu durant 3 heures dans un jeu de questions-réponses animé par Alan et Robert sur le métier d’auteur au UK.
Il a d’abord précisé son amour pour les livres de Jane Austin dont il en a adapté certains et notamment “Pride and Prejudice”, succès mondial, et en nous dévoilant qu’il y avait toujours dans ces livres une intrigue ou le rapport homme-femme est ambiguë.
Il est revenu sur l’excitation que lui a procuré l’écriture de Mr Selfridge et l’enthousiasme qu’il a eu quand il a vu le pilote.
Quand Andrew parle de son métier il insiste sur le pouvoir de la création, l’isolement pour écrire et les déjeuners (qu’il affectionne particulièrement) avec les producteurs, les chaînes (BBC, Itv et Channel 4) et autres personnes avec qu’il aura à collaborer. Il vit à une heure de Londres et préfère s’isoler pour écrire à la campagne que d’être dans les tumultes de la ville ou être présent sur les plateaux. Son rôle a lui c’est écrire des histoires, il est invité à tous les pilotes des séries qu’il écrit mais nous confie que cela l’ennuie.
Le réalisateur ou le producteur lui demande parfois son avis sur le casting mais il dit ne savoir que rarement qui conviendrait pour le rôle. Il eu cependant une fois un coup de coeur pour une actrice italienne que du fait de son accent donnait plus de profondeur à son personnage.
Andrew a livré quelques conseils aux jeunes auteurs, scénaristes, il faut raconter une histoire, bien travailler ces personnages et ne pas hésiter à les mettre dans toutes les situations pour s’assurer de leur cohérence et de leur présence.
Les scénarios d’Andrew viennent de son imaginaire ou de livres existants tel que Bridget Jones.
Il évoqua peu ses relations avec les producteurs ou les chaînes ainsi que les contrats d’auteur qu’il signait narguant que les chiffres ne l’intéressait pas et que seul son envie d’écrire comptait.
Cette première journée de Master Class nous aura donné un état des lieux précis du paysage télévisuel britannique et une analyse passionnante du développement des séries au Royaume Uni.
7 mai 2014
Master class 2014 à Shanghai
MASTERCLASS SHANGHAI 2014 : de nouvelles perspectives pour les relations professionnelles franco-chinoises.
Après Istanbul en 2008, Prague en 2009, New-York en 2010 et Saint-Pétersbourg en 2 011, le Master renoue avec la tradition des Masterclass et c’est à Shanghai que l’édition 2014 s’est déroulée. Une occasion unique de tisser des liens entre les professionnels des deux pays.
17 Avril dernier, 6h00 du matin heure locale: neuf représentants du Master 2 pro Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias posent le pieds sur le sol nippon. Shanghai, la ville orientale qui ne dort jamais a les yeux dans la brume. Au programme, deux jours de rencontres interprofessionnelles organisés avec précision par la Shanghai Normal University. Apres un accueil chaleureux réservé à la délégation française, la Masterclass peut commencer.
Trois thématiques ont encadré les conférences : Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias.
Pour balayer le plus largement possible le paysage audiovisuel et cinématographique des deux pays, les conférences se sont axées autour de trois modes de diffusion: le cinéma, la télévision et les nouveaux médias.
Côté français, la production télévisée a été présentée par Pascale Breugnot pour Ego Productions, Jean-Pierre Dusséaux pour VAB, et Medhi Sabbar pour Europacorp TV. Pour le cinéma c’est François Garçon, Stéphane Goudet et Boris Medza pour Fulldawa qui sont intervenus. Les nouveaux médias ont été analysés par Mathieu Pesin pour Chupscom, Anastasia Feuillet et Astrid Bordeloup-Hauschild pour Filmoleptic.
De nombreux sujets ont été abordés, tels que les nouveaux modes de consommation et la multiplication des écrans, les marchés domestiques, le cinéma d’auteur indépendant, les coproductions internationales, la communication autour des films, le crowdfunding, les nouveaux diffuseurs tels que Netflix et Amazon et leur modèle de production, La 3D et l’intégration de support vidéo dans les spectacles vivants.
Cette Masterclass fût notamment l’occasion de comparer les approches de la Chine et de la France sur des thématiques liées à l’audiovisuel.
De nombreux intervenants chinois ont participé aux échanges, parmi lesquels :
– Xu FAN, de Star TV : Star TV est une société de production qui a importé le programme The Voice en Chine sous le titre « Voice of China ». L’importation de programmes audiovisuels a commencé en 2010 avec China’s Got Talent, et est depuis devenu une pratique courante au sein du pays. Le mode de fonctionnement de Star TV diffère du système « classique » français : le diffuseur ne participe pas aux frais de production de l’émission, Star TV en prend l’intégralité à sa charge. Les deux entités se partagent ensuite les profits générés par la publicité : les risques sont plus importants pour la société de production, mais en cas de véritable succès, les gains sont également démultipliés.
– Jennie TONG a partagé son expérience autour du développement de films d’animation 3D personnalisables, dont les premiers clients sont les enfants et les jeunes mariés. Les visages sont modélisés avant d’être intégrés dans de véritables long-métrages préalablement créés (10 en 2013). Ainsi, chacun peut avoir son propre avatar grâce à la technologie qui a été développée par la société.
– Richard LIANG, producteur du documentaire The Rest of my Life is for Sale : ce documentaire s’intéresse à la vie d’une jeune chinoise qui vend son temps sur internet afin d’effectuer des tâches diverses. Au-delà de sa forme de long-métrage, des discussions ont été engagées en 2013 pour le décliner en web-série, grâce notamment aux 300 heures de rush accumulées. Mais suite à l’emprisonnement en Chine d’un des protagonistes, le projet a été abandonné. Une véritable réflexion sur l’utilisation des nouveaux médias dans le cadre de projets documentaires est néanmoins engagée et de nouveaux formats devraient prochainement émerger.
– Ji HAIRONG, Vice Président de Focus Media : Focus Media est une agence et régie publicitaire qui occupe la deuxième place du marché chinois en terme de revenus. Focus Media s’est positionné sur le marché des écrans digitaux présents devant ou dans les ascenseurs, espace parfait pour capter l’attention du consommateur ! Mr Hairong a abordé des sujets comme la géolocalisation de la publicité grâce aux smartphones, l’utilisation de la Big Data ou encore l’importance de créer l’évènement et de raconter une véritable histoire pour toucher son public cible.
– Shi LIN, de BesTV : filiale de SMG, BesTV est l’un des leaders mondiaux de la télévision par IP. La société propose un centre de divertissement à domicile avec plus de 20 millions d’abonnés depuis 2005. Le groupe diversifie ses activités en investissant dans la télévision sur mobile et les sites de streaming vidéo.
Des perspectives professionnelles internationales
Pour prolonger les échanges au-delà des murs de l’université, le Consulat de Suisse à Shanghai a reçu les délégations chinoises et françaises pour un cocktail informel. Une soirée qui a permis de renforcer les liens entre les trois pays.
Jennie Tong, spécialistes de la 3D en Chine et intervenante lors de la Masterclass, a reçu la délégation française chez elle pour un délicieux dîner chinois home made. Une nouvelle occasion de discuter de perspectives de coproductions entre nos deux pays.
Vous pouvez consulter une partie de la masterclass via les liens ci-dessous :– Vendredi matin : http://v.youku.com/v_show/id_XNzAwOTc3ODA0.html– Vendredi après-midi : http://v.youku.com/v_show/id_XNzAwOTcyNTQ0.html
Astrid Bordeloup-Hauschild, Anastasia Feuillet, Boris Mendza et Mathieu Pesin
7 mai 2014
« Les Lapins Crétins : Invasion », une série d’animation française qui connaît un succès à l’international

Mercredi 30 avril, le MédiaClub a organisé un petit-déjeuner « personnalité » exceptionnel sur le thème : “Du digital à la série TV : comment transférer le succès d’un support à l’autre? » en étudiant le cas de la série « Les Lapins Crétins : Invasion ». Cet événement était présenté par les initiateurs du projet Jean-Baptiste LAMOTTE (Responsable de l’animation 6-12 ans, France Télévisions) et Jean Julien BARONNET (CEO Ubisoft Motion Pictures).
Traditionnellement, les adaptations en série d’animation proviennent de la littérature jeunesse (Titeuf, Garfield…) mais depuis quelques années, les producteurs et diffuseurs s’intéressent de plus en plus aux succès de l’univers digital qui fédèrent une communauté de nombreux joueurs et de « fans » à travers le monde. Depuis 2008, France Télévisions et le studio Ankama ont collaboré ensemble pour l’adaptation en séries d’animation de 2 jeux vidéo connus par des millions d’internautes « Wakfu » et « Dofus » diffusées sur France 3 dans le programme jeunesse Ludo.
Avec « Les Lapins Crétins : Invasion » France Télévisions franchit une nouvelle étape. En effet, cette coproduction internationale se sert d’une licence multi-supports (jeux vidéo, jouets, livres, attraction au Futuroscope…) qui bénéficie d’une notoriété spontanée de 95% en France et de 15 millions de joueurs dans le monde. Cette série d’animation comique et décalée est une première production audiovisuelle pour l’éditeur français de jeux vidéo Ubisoft qui compte étendre ses franchises à succès sur les différents écrans. Plusieurs films sont d’ailleurs actuellement en développement via le studio Ubisoft Motion Pictures, dont « Assassin’s Creed » attendu pour 2015.
25 mai 2014
Journée portes-ouvertes du Master ! 7 juin 2014, 10h-17h
La promotion 2013-14 ainsi que le corps enseignant du Master 2 Pro « Cinéma, Télévision, Nouveaux Médias » ont le plaisir de vous inviter à découvrir le Master et à poser vos questions lors d’une journée portes ouvertes que nous organisons le Samedi 7 juin à l’INHA.
Créé par Monsieur François Garçon en 2006, le Master 2 Pro Cinéma – Télévision -Nouveaux Médias offre une formation riche et professionnalisante pour des étudiants désireux de travailler dans les secteurs du cinéma, de la télévision et des nouveaux médias.
Sa force réside dans les nombreux intervenants professionnels qui viennent partager leur expérience avec les étudiants. Chaque année, interviennent des producteurs (Full Dawa, Ego Productions), des auteurs, des distributeurs (Warner, SND, Rezo Films, BAC Films), des agents de vente (Film Distribution), des responsables de développement (TF1, France Télévisions), des directeurs des programmes (M6, France 2, France 3, Canal+), des responsables des acquisitions (TF1, M6) et de nombreux autres professionnels travaillant dans des domaines aussi divers que le droit de l’audiovisuel, la presse écrite, la radio, la VOD ou encore l’Internet (Studio Bagel, KissKissBankBank, Bobler, VodKaster, Havas, Arte Live Web, Spideo). La promotion 2013 a été parrainée par Monsieur Laurent Bigorgne, Directeur de l’Institut Montaigne.
La seconde force du Master 2 Pro Cinéma – Télévision – Nouveaux Médias est son réseau, composé notamment de l’association des anciens élèves TIMEDIA. Les étudiants bénéficient également du partenariat exclusif du Master avec le MediaClub, présidé par Monsieur Jérôme Chouraqui, et ont ainsi le privilège d’être invités à de nombreux évènements professionnels. Le Master est ouvert aux étudiants titulaires d’un Master 1 ainsi qu’aux étudiants issus de cursus en Sciences Politiques, École de Commerce ou d’Ingénieurs.
Rendez-vous le Samedi 7 juin à l’INHA de 10h à 17h, en salle Demargne (Galerie Colbert, rez-de-chaussée).)
INHA: 6 rue des Petits Champs, 75002 PARIS – M° Bourse, Pyramides ou Palais royal/Musée du Louvre.
27 juin 2014
Découvrez « Clap! », le nouveau magazine qui dépoussière la presse cinématographique et « sériphile »
Depuis le jeudi 19 juin, vous pouvez retrouver dans vos kiosques le premier numéro de la revue trimestrielle « Clap! ». Tout d’abord magazine gratuit, site web puis revue numérique, Clap! est un projet initié il y a 4 ans par Romain Dubois, un ancien étudiant du Master (promotion 2007).
C’est grâce à la plateforme de crowdfunding Ulule et les 9541€ récoltés que la revue Clap! a pu voir le jour avec « l’ambition de créer un magazine générationnel qui mêle autant les genres que les époques« . Pour faire entendre une voix différente et indépendante, une vingtaine de rédacteurs passionnés et professionnels du cinéma et des séries se sont réunis pour élaborer ce premier numéro de 100 pages, dont Caroline Sol qui est également ancienne étudiante du Master (promotion 2008).

Dans ce premier numéro, découvrez un dossier sur David Fincher (cinéaste punk?), une jolie interview de Noami Kawase, des articles sur « True Detective, l’épreuve du temps », « Télécharger, c’est tromper? », une analyse de séquence de « Twin Peaks », ou encore la lettre d’un rédacteur à Sarah Michelle Gellar.
Comme le dit Romain dans son édito « Clap! entend donc prendre le temps : le temps de l’analyse et de la réflexion, le temps du voyage nostalgique et de l’exploration passionnée du présent« .
Félicitations pour ce projet ambitieux qui renouvelle la presse cinématographique avec une identité forte et une vraie liberté de ton!
Pour seulement 4,90€, laisser vous tenter par l’abonnement en ligne ou trouver un point de vente près de chez vous.

![[Archives promotion 2024-2025] COUP D’ENVOI MALOUIN POUR LE MASTER DMC VERSION 2024-2025 !](https://static.wixstatic.com/media/e49943_4ca03dfe3a044e36904ea810e004e0c3~mv2.jpeg/v1/fill/w_980,h_695,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/e49943_4ca03dfe3a044e36904ea810e004e0c3~mv2.jpeg)
![[Archives promotion 2024-2025] La promotion 2025 était au Festival du Film de Montreuil !](https://static.wixstatic.com/media/e49943_86fc35b4f57849f4bc690b6af5c99b8b~mv2.jpg/v1/fill/w_980,h_551,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/e49943_86fc35b4f57849f4bc690b6af5c99b8b~mv2.jpg)
![[Archives promotion 2024-2025] Rencontre avec Sébastien Janin, Co-fondateur/Président de Media Musketeers](https://static.wixstatic.com/media/e49943_7b01c8520b944d22ac2f220b93627662~mv2.jpg/v1/fill/w_796,h_1024,al_c,q_85,enc_avif,quality_auto/e49943_7b01c8520b944d22ac2f220b93627662~mv2.jpg)
Commentaires