Archives de la promotion 2014-2015
- jeannebabikian
- 22 juin 2015
- 56 min de lecture
Michael Swierczynski – Le Forum des images face aux nouveaux médias
Pour le premier séminaire du semestre, nous avons eu la chance de recevoir les propositions de projet de Michael Swierczynski, directeur délégué au développement numérique du Forum des Images. Ses importantes collections, ouvertes au public, sont cependant encore peu mise en valeur sur le portail du Forum. C’est pourquoi M. Swierczynski nous proposa deux projets différents, visant à moderniser le site web du Forum des Images. Or, celui-ci est justement spécialisé dans la valorisation de contenus en ligne : il a notamment participé à la mise en ligne du site de l’INA, avant d’être nommé au Forum .
Celui a en effet une double mission : il est la mémoire audiovisuelle, éclectique, de la ville de Paris (de 1895 à nos jours) en plus d’une institution culturelle dédiée au cinéma. Sa deuxième mémoire est amateure : des films venant de fonds personnels, filmés par des particuliers sont don également conservés. Ce genre de centre n’a pas d’équivalent dans le monde, et malgré l’existence de nombreuses cinémathèques, sa collection est elle aussi unique. Il s’agit finalement d’n lieu physique et immatériel, d’accès aux vidéos, avec une moyenne de 350 000 visiteurs par an et 350 invités annuels.
Le premier projet concerne justement le catalogue de la salle des collections. Ce dernier ne semble pas assez visible sur le portail du Forum : le but est donc de proposer un catalogue plus attractif avec entre autres la possibilité de visionner des extraits de films depuis le site internet. C’est une valorisation du catalogue qui est recherchée, d’autant plus que celui-ci s’avère des plus diversifié : on retrouve des collections anciennes, comme celle de la société Lobster, ainsi que les fonds des Films d’ici, de la Fémis, et également du centre Simone de Beauvoir.
Le second projet s’attache à une nouvelle approche et un accompagnement en ligne des événements et des rencontres. Le but étant de créer du lien avec le public via le site internet, et de notamment proposer des informations complémentaires concernant les invités (interview, portraits chinois etc.). Sans pour autant remettre nous-mêmes à jour le portail du Forum, il nous est demandé d’imaginer comment visionner de façon plus pratique et large les productions de ce dernier, telles que les interviews, les masterclass, les cours du vendredi ou les interventions lors des nombreux festivals qu’il organise.
Les questions posées sont celle d’une adaptation d’une institution aux nouveaux médias et aux nouveaux modes de consommation culturels. Déjà, l’INA s’est lancé depuis puis dans la SVOD, proposant aux internautes d’adjoindre à leur box son propre service. Première institution française à proposer de la sorte son contenu, le Forum des Images suit, lui aussi, la marche du progrès et cherche à s’adapter à la dématérialisation ambiante.
Comment donc, faire entrer cette institution dans le milieu digital ? Comment dynamiser ses collections et ses contenus originaux sans supports physiques et faire de son site une véritable fenêtre web sur le Paris historique audiovisuel ? Le numérique peut ainsi se faire le lien entre le lieu physique et le public, complément et relais des activités du Forum.
Par Claire Lefranc.Chronique d’un week-end d’intégration sur l’île Sainte Marguerite
Comme chaque année depuis huit ans, les étudiants de la promotion quittent Paris le temps d’un week-end et foncent profiter des derniers rayons de soleil dans le sud de la France. Mais ce n’est pas parce que nous échouons sur une île quasi déserte (seul un riche Indien possède Le Grand Jardin) que nous allons farniente durant ces deux jours. Le week-end d’intégration est aussi une formation offerte, sous les cocotiers (plutôt des eucalyptus, mais bon) par le Master et c’est en mode Koh Lanta que nous nous apprêtions à surmonter les épreuves herculéennes qui allaient nous être données.
Nous logeons dans une ancienne prison, celle de l’homme au masque de fer. Heureusement, notre petit Alcatraz français s’est depuis longtemps changé en chambre d’hôtes et en un musée de la marine. Cinq heures de train après notre départ de la gare de Lyon, nous voilà à Cannes, ville jusqu’alors inconnue pour la plupart d’entre nous (la Croisette ? Connais pas !). L’île est à un jet de pierre du port et c’est après un court trajet en bateau que nous arrivons dans notre éphémère demeure.
Nous y retrouvons notre cher directeur de promotion, M. Garçon, vieil habitué des lieux, ainsi que les différents intervenants avec qui nous travaillerons durant le week-end. Un empêchement de dernière minute nous prive de M. Vodkaster, alias M. Barthet, mais nous le reverrons à l’INHA la semaine suivante.
Viennent alors les présentations : Mehdi et Eric vont nous proposer diverses simulations et jeux de rôles pour nous préparer au monde impitoyable de la production. Quant à Ralph, il va nous pousser à mieux nous connaître au travers de divers exercices de théâtres et d’une courte pièce que nous devrons monter en deux jours, par groupe de quatre ou cinq. Le tout fut épique.
Notre premier jeu en compagnie d’Eric et Mehdi se nomme « Le Pouvoir » : c’est une sorte de façon de nous étriper en moins d’une heure, ou de faire tourner toute une classe en bourrique pendant ce même laps de temps. Ne pouvant être plus claire à moins d’expliquer tout le jeu, je laisse aux soins des promotions suivantes d’en résoudre l’énigme, entre le groupe du « Haut », celui du « Milieu » et celui du « Bas ». Nous enchaînons avec un jeu de réflexion et de rapidité, demandant une grande capacité d’adaptation à un certain nombre de contraintes données, un véritable défi digne des folies du Loup de Wall Street : construire une tour en Lego ! Et c’est plus ardu qu’il n’y paraît, croyez-moi.
Les pauses elles-même furent mises à contribution et servirent de temps de négociation , puisque chacun d’entre nous s’était vu offrir un rôle (distributeur, acteur, réalisateur etc.) avec des objectifs précis à remplir. Le but étant de monter trois films différents proposés par ceux ayant été nommés producteurs, nous finîmes par marchander nos prix à cinq minutes de la fin du jeu. Une vraie leçon de pouvoir, d’offre et de demande.
Par ailleurs, quatre saynètes furent montées et présentées devant un public trié sur le volet le samedi soir. Dans une coïncidence révélatrice, toutes s’orientèrent vers la révolution et la manifestation (décidément, les Français sont un peuple de râleurs). La première d’entre elle, « Sale mime de merde! », fut un triomphe sans précédent, à l’humour digne des Nuls. Elle traitait d’une grève des mimes et de leur comparution en justice. La seconde, « L’automne ne passera pas! » mettait en scène un éminent professeur refusant l’arrivée de la dite saison. S’ensuivait alors argumentations et manifestations absurdes.
Ne pouvant bénéficier d’entracte, ni même de loges, c’est avec une célérité toute naturelle que la troisième pièce s’ouvrit sur un « Coin Coin » retentissant ! Une « Palme d’or 94 » était hantée par un canard depuis la mort d’une de ses proches. Complètement hallucinée, la saynète eut vite faite de conquérir le public. L’ultime pièce, mais pas des moindres, dévoilait la révolution des légumes contre la domination humaine. Après s’être faits tripoter dans tous les sens, les pauvres plantes prirent conscience de leur état et se levèrent contre leur « géniteurs ». Le dernier espoir de l’humanité ne tient qu’en un petit bastion de l’île Sainte Marguerite, résistant encore et toujours à l’envahisseur.
Nous repartons finalement le lendemain, après débriefing, les yeux cernés de fatigue mais le coeur heureux. Et si nous n’avons pêché ni rascasse ni murène, c’est avec joie que nous avons pu faire trempette dans les eaux méditerranéennes et nous promener au milieu de la forêt recouvrant une bonne partie de l’île.
Par Claire Lefranc.Albino Pedroia – Les Groupes de communication
directeur adjoint des affaires européennes chez Canal plus, Albino Pedroiatravaille aujourd’hui en tant que cabinet conseil dans le domaine de la radio et de son développement numérique. Ce n’est pourtant pas de radio dont il vient nous entretenir lors de ces deux premiers séminaires, mais plutôt du cadre général de l’industrie des médias, et plus particulièrement des grands groupes de communication internationaux.
Il est tout d’abord question du financement des médias, soit par des systèmes d’abonnement, comme c’est le cas pour la télévision et une partie de la presse, soit par des ventes à l’exemplaire, pour la vidéo et la presse papier. Vient ensuite le cas spécifique de la publicité. Dans ce cadre se détachent trois paramètres de quantification du marché : les dépenses des annonceurs, les recettes des médias et la pige publicitaire. On observe que c’est le marché de la pub mobile et web qui connaît la plus importante croissance ces dernières années, alors que le cinéma et la presse sont en net recul.
Nous entrons désormais dans le vif du sujet : l’existence et le fonctionnement des grands groupes de communication. Ceux-ci intègrent des médias diversifiés et cherchent une certaine synergie entre ces différents métiers. L’intégration est alors tout aussi bien verticale qu’horizontale.
Trois groupes sont étudiés : le français Lagardère, l’australien Murdoch (News Corporation) et l’allemand Bertelsmann. Le premier étant le plus familier des étudiants, nous nous penchons plus attentivement sur son cas. Quatre activités façonnent le groupe : Lagardère publishing (édition du livre), active (télévision, radio, web et presse), services (distribution) et unlimited (sport). C’est cette seconde filière qui nous intéressent du fait de sa diversité médiatique : elle touche tout autant des chaînes telles que Gulli que des radios comme Europe 1, des journaux comme Télé 7 Jours et des sites internet comme Doctissimo. Lagardère est ainsi le premier éditeur de presse française, mais également le premier producteur audiovisuel français de programmes TV de flux et fiction.
Murdoch est un groupe, et surtout un personnage, à la fois haï et admiré d’un grand nombre de personnes : passant pour une ordure et un opportuniste, il a su construire un empire médiatique après avoir hérité en 1950 du quotidien paternel (The News). C’est notamment à ce groupe qu’appartient aujourd’hui 21st Century Fox et le bouquet TV Sky (BSkyB en Angleterre).
Bertelsmann est le plus ancien de ces trois groupes mais également le moins important, bien que son ancienneté lui procure un certain avantage. Il est propriétaire de RTL Group, ainsi que du premier groupe de presse magazine en Europe : Gruner + Jahr.
Par Claire Lefranc.ShoWeb de rentrée 2014
Sept étudiants de la promotion 2014-2015 du Master ont eu la chance d’assister à l’événement organisé par Le Film Français et l’agence Casablanca pour les bloggeurs : le ShoWeb de rentrée 2014, présenté par Laurent Cotillon. Il s’agit de la première édition de rentrée, qui vient en complément de l’édition originale qui se déroule fin janvier. Depuis 2012, ces événements sont l’occasion pour les distributeurs, grands labels et distributeurs indépendants, de présenter leurs sorties des 6 à 12 prochains mois avec pour support bandes-annonces, extraits et promo reel, dont certains en exclusivité.
La journée commence avec SND qui a présenté deux films aux antipodes : L’affaire SK1 de Frédéric Tellier, retraçant l’enquête, la chasse à l’homme et le procès autour de Guy Georges, et Astérix Le Domaine des Dieux, dernière aventure animée du célèbre Gaulois mise en scène par Alexandre Astier et Louis Clichy d’après la bande dessinée éponyme.
Suit la présentation des prochaines sorties de deux distributeurs indépendants : Urban Distribution et Version Originale. Le premier nous projette Félix et Meira, de Maxime Giroux, primé au Tiff 2014, qui raconte l’histoire d’un amour impossible entre un trentenaire québécois irresponsable et fauché qui tombe amoureux d’une jeune mère juive de la communauté hassidique. Le second nous propose L’Homme du peuple, de Andrzej Wajda et Giselle, de Toa Fraser, retraçant la construction d’un ballet du point de vue de ses deux danseurs principaux.
Gébéka Films, distributeur indépendant spécialisé dans les films d’animation, nous a présenté ses deux projets pour début 2015 : Les Moomins sur la riviera, de Xavier Picard et Hanna Hemila, prenant pour héros les personnages populaires finlandais homonymes, et 108 rois-démons, de Pascal Morelli, adaptation du roman fleuve chinois Au bord de l’eau.
Jour 2 Fête, jeune distributeur indépendant, a participé pour la seconde fois au ShoWeb avec une sélection d’images de ses prochaines sorties, dont Lilting ou la délicatesse, de Hong Khaou, ayant pour thème la rencontre à l’aide d’une interprète entre une mère asiatique en deuil de son fils, et le colocataire anglais – amant caché – de celui-ci.
La société Gaumont, qui fête ses 120 ans l’an prochain avec une exposition au 104 à partir du 11 avril 2015, nous a présenté le très attendu Samba à travers un extrait du making-of, mais a également projeté un trailer de 7 minutes de La French, de Cédric Jimenez, polar sur le combat d’un juge incarné par Jean Dujardin contre la French Connection à Marseille.
L’équipe d’Europacorp était également présente pour nous présenter son line-up des 6 prochains mois avec, entre autres la comédie familiale Bis, de Dominique Farrugia avec Kad Merad et Franck Dubosc, dont le tournage vient de s’achever et dans laquelle deux frères se retrouvent projetés dans le passé, au moment de leur adolescence.
Universal, fort de ses nouveaux partenariats avec Legendary Pictures et Working Title, nous a présenté ses sorties pour les 12 prochains mois avec des franchises comme Fast and Furious 7 et Jurassic World, mais également des productions plus intimistes telle que la l’oeuvre de James Marsh, Une Merveilleuse histoire du temps, biopic sur le combat de Stephen Hawking.
Grand espoir pour les vacances de Noël, StudioCanal nous a projeté des extraits à la postproduction encore inachevée de Paddington, de Paul King. Par ailleurs, le distributeur nous a proposé un extrait du making-of de son prochain film décalé, We are your friends, de Max Joseph avec Zac Efron.
© StudioCanal
Pathé nous projeta plusieurs bandes-annonces, dont celle du premier long-métrage d’animation dirigé par Jamel Debbouze, Pourquoi j’ai pas mangé mon père, sur le combat d’un enfant de constitution faible rejeté par sa famille. Le distributeur nous a également présenté sa prochaine comédie Papa ou Maman, de Martin Bourloulon, ainsi que le prochain documentaires de Luc Jacquet, La Glace et le ciel.
Le Pacte et sa nouvelle société partenaire The Jockers se sont démarqués en nous offrant une présentation originale de certaines de leurs productions. Ils diffusèrent des interviews des réalisateurs de leurs prochains films comme celui, très remarqué, de Ryan Gosling pour Lost River. La sélection présentait aussi des documentaires comme Le Sel de la terre, de Wim Wenders et Juliano Ribeiro Salgado, qui dispose d’une forte campagne d’affichage.
Avant-dernier distributeur de la journée, Wild Bunch, fort du succès du film de la réalisatrice Audrey Dana, Sous les jupes des filles, nous a présenté son line-up composé de six films réalisés par des femmes, dont le drame d’Isabel Coixet, Personne n’attend la nuit, qui raconte l’histoire de Joséphine, épouse d’un célèbre explorateur qui va braver les dangers du Groenland pour retrouver son mari.
Enfin, Disney nous a présenté son line-up pour les 12 prochains mois. Nous avons ainsi pu découvrir des extraits de ses prochaines sorties Disney Pictures (Cendrillon de Kenneth Branagh), Pixar (Vice-Versa, de Pete Docter) et Marvel (Avengers : l’ère d’Ultron de Joss Whedon, et Ant-Man, de Peyton Reed). Malheureusement nous n’avons pu avoir d’informations sur le nouvel opus de LucasFilm, Star Wars Episode VII.
Pour clôturer ce ShoWeb, Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes, nous a présenté le film surprise, qui, contrairement à l’édition précédente, n’était pas une avant-première, mais une ressortie de César et Rosalie, de Claude Sautet, à l’occasion de la rétrospective sur le réalisateur programmée au prochain festival Lumière. Cette projection inattendue nous confirme que le ShoWeb n’a pas fini de nous étonner : que nous réserve la prochaine édition de janvier 2015 ?
Par Emma Sabatier et Claire Lefranc.Bernard Paccalet – De l’idée au PAD
Le jeudi 02 octobre, nous avons eu l’honneur d’accueillir Bernard Paccalet, producteur exécutif chez J.L.A, groupe de production qui fournit de nombreux programmes aux chaînes de télévisions de la TNT. Il nous a apporté son expertise sur les budgets et les plans de financement des fictions et séries TV françaises.
Bernard Paccalet s’est illustré dans la direction de nombreux tournages dont celui de la série Camping Paradis qui rassemble en moyenne sur TF1 plus de 4.5 millions de téléspectateurs (25% des parts d’audience) par épisode. Il a également été aux commandes de la série S.O.S. 18, qui a offert entre 2005 et 2009 à France 3 une moyenne de 2.5 millions de téléspectateurs, ainsi qu’à celles de Navarro, à l’antenne sur TF1 de 1989 à 2007 et qui connaît actuellement une deuxième vie sur D8. P, me retrouve également sur la fiction unitaire Mes deux maris, diffusée en 2005 sur TF1 et produite par notre intervenant régulier, Jean-Pierre Dusséaux. Cette dernière produit en moyenne 40% des parts d’audience !
Dans le cadre du module sur l’étude des enjeux et des perspectives des industries de programmes, nous avons repris, en présence de M. Dusséaux et de Bernard Paccalet, les neuf postes présents sur un devis pour en dégager les points importants, accompagnés d’anecdotes professionnelles très intéressantes.
Nous nous sommes notamment attardés sur le poste relatif au personnel. Les coûts liés à la production audiovisuelle dépendent très fortement de celui-ci, d’où l’intérêt d’optimiser les jours de tournage. Dans le cadre d’un téléfilm unitaire, M. Paccalet nous a indiqué que la durée de tournage se situe entre 21 et 23 jours. La production d’une série TV, notamment de Camping Paradis, permet de réduire ces jours, offrant alors la possibilité aux équipes opérationnelles de se former à de nouvelles approches techniques. Cette série est ainsi l’une des premières en France à être tournée en 4K.
Bilan de l’opération 4€


L’après Netflix – panorama du PAF depuis l’arrivée du géant américain
Pour notre premier débat, c’est bien évidemment de l’arrivée de la plateforme SVOD Netflix dont il fut question chez les étudiants. Fraîchement débarquée en France depuis le 15 septembre dernier, la société de Reed Hastings n’a cessé d’inquiéter et de questionner les principaux acteurs du PAF (Paysage.Audiovisuel.Français).
Refusant de s’installer physiquement en France du fait des nombreuses contraintes qui lui étaient imposées, dont celle de la chronologie des médias, Netflix s’est ouvert au marché français depuis le Luxembourg, d’où il propose de nombreuses séries et films dans une offre low cost, rappelant les prix pratiqués par Free lors de son entrée chez les opérateurs français. Mais si ces derniers, ainsi que les chaînes TV françaises, craignent que la délinéarisation des programmes détruise la télévision nationale, Hastings voit son arrivée dans l’Hexagone comme une étape évolutive, dans un processus entamé bien avant sa venue sur place. Le public français a déjà intégré l’usage de la VOD et Netflix, selon ses termes, “tend vers une dimension supplémentaire” (Cf. Allociné).
Le rapport Olivier Bomsel, paru le 1er septembre 2014, revient sur l’impact à long et court terme de l’implantation de Netflix chez les irréductibles Gaulois. « La TV à papa c’est fini » titrait Le Monde le 12/09/2014 : la révolution Netflix est aussi attendue que redoutée. Avec son arrivée annoncée depuis plusieurs mois, seul Bouyghes Télécom avait d’abord prévu de l’intégrer à sa nouvelle box. Il sera finalement le dernier opérateur à le faire puisqu’après avoir été réticents à la chose, Orange puis SFR se sont décidés à accepter un partenariat avec la plateforme SVOD.
Tous craignent le manque d’adaptation du PAF et son conservatisme, qui mettent en péril leur mode de fonctionnement à l’orée de la délinéarisation télévisuelle massive. Certains y voient même une catastrophe pour l’exception culturelle française, passant par une perte importante de l’audimat des chaînes TV et de leurs revenus publicitaires, ainsi que par une adaptation synonyme d’américanisation, selon les lois du marché libéral, et par une chute du financement de la production audiovisuelle. Cependant, cette menace est à relativiser : les pays dans lesquels Netflix s’est déjà implanté possédaient déjà des services équivalents qui n’ont pas succombé à la société américaine, ne seraient-ce que BSkyB ou HBO, aux Etats-Unis même. Leur télévision nationale ne s’en porte d’ailleurs pas plus mal.
Le véritable changement tient alors à la transformation nécessaire du secteur de l’audiovisuel. Pour s’adapter à cette nouvelle logique de marché, remettant en cause le système concession/obligation mis en place dans les années 80 (évolution suite au rapport Plancade ?), le PAF dans profondément revoir sa manière de financer les œuvres audiovisuelles. Elle doit notamment s’orienter vers les exportations et aller vers une intégration verticale plus importante, avec la possibilité pour les diffuseurs d’avoir des parts de coprodcution sur les œuvres qu’ils financent afin d’arriver à une logique de catalogue. Quant à la fragmentation de l’audience crainte par les opérateurs et les chaînes TV, elle ne date pas de Netflix, la TNT y ayant déjà grandement participé, tout comme le téléchargement légal et illégal.
Pour le moment, aucune remise en cause du système français n’est encore parue, si ce n’est chez Nonce Paolini, président de TF1 et Alain Weill, président de NextRadioTV, qui demandent une adaptation rapide et drastique du PAF, pour être à niveau avec les concurrents internationaux (voir les avis des différents acteurs concernés). Les organismes professionnels ont quant à eux déjà signé des accords avec Netflix, concernant les droits d’auteur. La SACEM, l’ADAGP, la SCAM et la SACD, qui le voit comme un outil de lutte contre le piratage mais également comme une concurrence déloyale sur la réglementation, mais pas sur la rémunération des auteurs.
Diffuseur mais également producteur, Netflix a déjà produit ses propres séries (Orange is the new black), dont une certaine spécifiquement française mais destinée tout autant à l’exportation (Marseille). La société reprend aussi plusieurs séries annulées pour les faire revivre auprès d’un public qui en redemande (Arrested Development et The Killing). Elle fonctionne sur une logique de studio, produisant et possédant nombre d’éléments de son catalogue, pour une plus grande liberté d’action.
Ainsi, si Netflix ne se veut pas comme le destructeur, ni de l’exception culturelle française, ni de la télévision linéaire, il pose question quant à son évolution. Le marché français a déjà commencé à s’adapter (Numéricable avec Sérflix, Canal plus avec Canal Play Infinity), mais la publicité risque malgré tout de connaître une importante déflation si elle ne s’attache pas plus en profondeur aux nouveaux médias. Il faut également prendre en compte la lutte contre le piratage, qui tente de se concrétiser (rapport Imbert-Quaretta) et pour qui Netflix se fait inconsciemment l’un des principaux atouts. Le PAF est en complète restructuration et son visage est destiné à changer, selon les nouveaux modes de production et de consommation audiovisuels français et internationaux.
Par Nérimen Hadrami et Claire Lefranc.Antoine Denis – Quel équilibre économique pour distribuer un film indépendant ?
Le jeudi 9 octobre 2014, les étudiants du master ont eu le privilège de rencontrer Antoine Denis, directeur financier chez Rezo Films. Avec ses 22 années d’existence, la société compte parmi les distributeurs indépendants majeurs du secteur. Chaque année, Rezo Films distribue une douzaine de longs-métrages. L’activité du groupe comprend également la production et les ventes internationales.
Notre échange s’est centré autour de l’économie de la distribution des films indépendants en France. Autrement dit, comment concilier exigences artistiques et rentabilité économique ?
Souvent décrite comme une « économie de prototype », l’industrie cinématographique est de fait incertaine. Les distributeurs sont donc dans l’obligation de penser à des stratégies visant à réduite l’incertitude. Ainsi, la « cross-collateralisation », ou mutualisation des risques, permet de compenser les pertes d’un support d’exploitation par un autre support d’exploitation. Concrètement, les pertes de l’exploitation salle pourront être corrigées par la diffusion TV.
Afin de mieux en comprendre les mécanismes, notre intervenant nous propose un cas pratique sur le budget moyen d’une sortie en salle. Il convient de s’attarder sur le coût important d’édition des copies. Alors que le passage à la copie digitale a permis une réduction par 10 du prix à l’unité, cette économie au profit du distributeur a été absorbée par la « virtual print fee ». Une aide obligatoire à verser aux exploitants dans le cadre la numérisation des salles de cinéma. Objectif largement atteint, puisque la numérisation dépasse actuellement les 90% du parc d’exploitation, mais les distributeurs sont toujours tenus de payer la VPF, un point de friction entre exploitants et distributeurs.
Après avoir déboursé en moyenne 250 000€, comment le distributeur se rémunère-t-il ? Tout d’abord, il touche environ 2,25€ par ticket vendu : il s’agit de la recette brut distributeur. Dans le mandat de distribution, un partage de la recette est prévu avec le producteur. Cette commission varie en moyenne entre 15% et 25%, selon la hauteur du risque pris par le distributeur.
En plus des recettes, ce dernier bénéficie de différents mécanismes de soutien. Le CNC pffre deux types d’aide : une sélective (avance sur recettes) et une automatique. Canal + propose quant à lui, sous conditions, un soutien lorsqu’un distributeur ne récupère pas ses frais engagés. Au terme du séminaire, force est de constater que les distributeurs ayant fait le choix de défendre un cinéma au-delà de simples critères de rentabilité sont dans une situation de constante insécurité et d’incertitude économique, que les différents mécanismes de soutien ont de plus en plus de mal à corriger.
Par Sabine Bézier.Philippe Askienazy – Les Fondamentaux du marketing stratégique et opérationnel
C’est avec grand plaisir que la promotion 2014-2015 du Master accueille Philippe Askienazy, dans une série de séminaires sur le marketing 2.0. Directeur de Scanbuy en France, entrepreneur dans les nouvelles technologies mobiles, et consultant auprès de jeunes entreprises innovantes internationales, M. Askienazy nous a ouvertes toutes grandes les portes de la stratégie publicitaire.
Patrick Le Lay (ancien PDG TF1) disait, lorsqu’on lui demandait pourquoi il produisait autant d’émissions crétines, libérer du temps de cerveau disponible pour les publicités Coca. En réalité, nous sommes tous sur-sollicité par les messages publicitaires et signaux d’attention. Or, le cerveau ne peut tout retenir. L’annonceur cherche alors à faire passer son message, de façon à ce qu’il s’imprime au mieux chez le spectateur.
L’époque désormais révolue du marketing intrusif et réplétif a laissé place à une stratégie d’attractivité du consommateur et non plus de soumission. Seth Godin, ancien responsable marketing pour plusieurs grandes entreprises américaines (dont Nike) en est devenu le véritable fer de lance du brand content, auteur de nombreux ouvrages sur le marketing de permission comme « Le story-telling en marketing : tous les marketeurs racontent des histoire » (paru en 2011).
Divertir au lieu de vendre, voilà la nouvelle manne des entreprises qui cherchent à reconquérir un public qui demande de plus en plus à être pris en compte. Au-delà d’un produit, c’est donc un contenu que l’on vend, mais qui doit durer dans le temps, impliquant le consommateur dans une expérience unique. On pense par exemple à la marque Danette de Danone qui mit en place un concours du parfum préféré choisi par les internautes.
Le but de la participation du consommateur ? L’engagement, bien sûr. Dans un souci de collaboration directe avec le client, le produit développé, finira par être recommandé. Il n’est alors plus question de vanter un produit, mais une marque générale, dans un souci de fidélisation.
Internet est évidemment le lieu de choix pour le développement du brand-content et du marketing mobile : l’UGC (User Generated Content), c’est à dire, du contenu généré par l’utilisateur, a considérablement élargi le champ d’interactivité entre le consommateur et la marque dans une relation beaucoup plus libre et mature puisque la parole est désormais plus facilement prise par le client sur les différents blogs et forums. Car comme le dit Alan Moore, les gens adhèrent à ce qu’ils créent.
Le story-telling est aussi un moyen efficace pour les grandes marques de toucher en plein cœur le consommateur, et ce pour longtemps : « les gens n’achètent pas des produits, ils achètent des histoires », Seth Godin. Le pouvoir de narration est certainement l’un des meilleurs moyens de capter l’attention d’un client de plus en plus zappeur. Des marques comme Apple se bâtissent sur la légende de leur fondateur par besoin de légitimité, d’authenticité. À contrario, la notion de mythologie peut être essentielle à la construction d’une histoire pour une marque : Nike s’inspire du mythe de la déesse grecque de la victoire Niké et de la légende de Prométhée, voleur du feu divin et façonneur des hommes. Evian a opté avec succès pour la fontaine de jouvence qui nous donne immortalité et jeunesse.
Instructive et participative, vivement une prochaine rencontre avec Philippe Askienazy !
Par Mathilde Martin.Jean-Claude Camus – Le spectacle vivant partenaire de la télévision
Jeudi 9 octobre, dans le cadre du séminaire organisé par Jean-Pierre Dusséaux « Le spectacle vivant partenaire de la télévision », nous avons eu l’honneur et le plaisir d’accueillir le patron du monde de la chanson : Jean-Claude Camus. Directeur de théâtre, promoteur de spectacles et ancien agent de Johnny Hallyday et de Michel Sardou, sa réputation n’est plus à faire. Fortement médiatisé, proche des hommes politiques (il obtient personnellement de Balladur la baisse de la TVA pour les spectacles de variété à 2,1%), il est tour à tour officier des arts et des lettres, président du fond de soutien arts et spectacles et président du syndicat des producteurs de spectacle.
Entre récit d’anecdotes et profession de bons conseils : « il faut savoir saisir la chance et les opportunités car tout est affaire de circonstance », celui qui avoue « sans prétentions, [qu’il est] le Patriarche » nous fit le panorama d’une carrière de plus de 50 ans, haute en rebondissements. Nous découvrîmes ainsi ses débuts modestes (autodidacte, il passe deux nuits gare de Lyon à son arrivée à Paris) à son ascension aux côtés des grands noms de la chanson et du spectacle.
Lorsqu’il commence à organiser ses premiers bals sous chapiteaux au début des années 60, le métier de promoteur n’existe pas. Il s’impose dès lors dans le métier et devient celui qui, quelques dizaines d’années plus tard, organise les concerts et tournées des plus grands : de Johnny Hallyday à Barbara en passant par Michael Jackson et Bob Marley.
Mipcom 2014
Le Marché International des Contenus audiovisuels (Mipcom) s’est tenu cette semaine à Cannes. Cet événement, particulièrement attendu par les professionnels, a cette année été orienté sur l’interactivité des programmes et les besoins de l’exportation des productions et coproductions françaises.
Ainsi, parmi les séries phares présentées pendant ces quelques jours (du 13 au 16 octobre), on retrouve beaucoup de coproductions européennes, avec notamment un retour marqué des polars et thrillers scandinaves. Mais pas que. On découvre notamment le remake américain de la série désormais culte Les Revenants, originalement prénommé The Returned, alors même que ma série français avait été exportée au pays de l’oncle Sam, diffusée sur Sundance Channel, filiale d’AMC, déjà connu pour ses séries à succès (Breaking Bad et The Killing notamment).
Parmi les productions françaises, on retrouve Les Témoins, produit par France 2, qui la diffusera courant 2015, est un polar mettant en scène Thierry Lhermite dans la peau d’un ex-commissaire enquêtant sur des profanateurs de tombes. Prévu comme la série événement de la chaîne, elle est réalisé par Hervé Hadmar et écrite par ce dernier et Marc Herpoux, duo à qui l’on doit déjà la série Pigalle, la nuit, pour Canal +. Malgré la thématique de l’année (les besoins de passer à l’international), la série se focalise sur une distribution française.
Spotless, produit par Tandem Communication en association avec Canal plus, donc une coproduction franco-britannique, est un policier, qui aux dires d’Allociné, « mêlera humour noir et intrigue familiale« . Voulu comme une création originale Canal plus, la série est résolument tournée vers l’international et a déjà été tourné cet été à Londres.
En dehors même de l’importance des séries européennes, prenant beaucoup de place au sein du Mipcom, le Mexique fut à l’honneur cette année, après l’Argentine en 2013. L’Amérique latine continue de nous faire découvrir la diversité de son catalogue, avec plus de 100 000h de contenu produits au Mexique. Le pays s’avère être le premier ou deuxième (selon les années) exportateur de programmes télévisuels dans le monde. Sandra Lehner, directrice commerciale de Project Factory, qui s’est dit fan de télénovelas, y a découvert un nouveau type de série mexicaine : les narco telenovelas, où drogues, voleurs et divas font la loi.
Dans le cadre des Masterminds Keynotes, certains grands noms du milieu ont été présents, tels James Murdoch (21st Century Fox), Steve Mosko (Sony Pictures), Ted Sarandos (Netflix) et Anne Sweeney (Disney Pictures). Les acteurs français n’étaient cependant pas en reste puisque deux représentants d’Europacorp, Thomas Anargyros et Edouard de Vésine, étaient également attendus, ainsi que Katie O’Connell pour Gaumont Intl TV et Christopher Riandee pour Vice CEO Gaumont. Enfin, Night Shyamalan s’était spécialement déplacé pour présenter sa toute première série télévisée, Wayward Pines, acquise par Canal plus.
Netflix était particulièrement attendu du fait de son récent succès en France (100 000 abonnés pour le premier mois gratuit) et a annoncé l’acquisition de The Honorable Woman, la série produite par la BBC avec Maggie Gyllenhaal, en plus du lancement de la production de Tigre et Dragon 2, leur premier long-métrage. Du côté français, Taxi Brooklyn, inspirée de la célèbre trilogie marseillaise de Luc Besson, sera sous peu disponible sur Netflix (uniquement pour les I.P. américains) en partenariat avec EuropaCorp. Par ailleurs, le géant américain de la SVOD annonce déjà une seconde saison prévue pour Marseille, sa série française, et se dédouane ainsi d’avoir fuit le sol de l’Hexagone pour éviter d’avoir des obligations de financement sur les œuvres de fiction nationales.
Furent mis en avant durant ces quelques jours : le succès grandissant des jeux interactifs, sur lesquels beaucoup de chaînes comptent miser. Les jeux en général reviennent en force mais ce sont ceux prenant le public, spectateur ou téléspectateur, à parti, comme The People’s Choice, Decimate ou 500 questions, qui comptent le plus grand taux d’audience. Bertrand Villegas, directeur associé de The Wit, agence de veille audiovusuelle internationale, parle de « quizz classiques, mais avec des mécaniques visuelles et des gimmicks forts« . On doit cependant compter avec la déception relative du succès pourtant attendu de Rising Star, compétition musicale interactive diffusée sur M6.
L’international prend de plus en plus d’importance dans les dispositifs de productions télévisuels. On apprend grâce à cette thématique annuelle que Lagardère Entertainment va ouvrir à Singapour une structure de production pour le marché asiatique, avec un partenaire local. Idem pour le marché africain. Mais encore aujourd’hui, Canal + reste le seul principal producteur et diffuseur de fictions françaises à l’étranger, les autres sociétés peinant à s’exporter.
La délinéarisation des programmes, aidée par la conjoncture actuelle, fragilise la production et amène à de nombreux achats et fusions de producteurs et diffuseurs. On s’attend surtout à un prochain rapprochement de Shine et d’Endemol, alors que Discovery a racheté le producteur britannique All3media et que Disney s’est offert Maker Studios, un opérateur de chaînes sur YouTube.
Par Claire Lefranc.Lorenzo Benedetti – Production et programmation d’une chaîne Youtube
Le jeudi 16 octobre, les étudiants du Master ont eu l’honneur de recevoir Lorenzo Benedetti, fondateur de Studio Bagel, une société de production de vidéos humoristiques mise en ligne sur Youtube, racheté depuis peu par Canal +, pour qui elle produit des pastilles très appréciées telles que Les Tutos ou Le Dezapping du Before. Lors de la première intervention de M. Benedetti dans notre Master l’an dernier, la chaîne Youtube de Studio Bagel venait de dépasser le million d’abonnés. Aujourd’hui, elle se rapproche des deux millions. Retour sur la construction et les objectifs d’une entreprise qui constitue désormais l’un des acteurs majeurs des nouveaux médias français.
Ancien étudiant du Master DESS de Daniel Sabatier, Lorenzo Benedetti débute sa carrière en intégrant France 5 en tant que chargé de mission. Ce rôle de « super assistant » lui permet de travailler très étroitement avec le directeur des programmes, et c’est en observant son travail qu’il tombe dans la marmite de la production. Plus tard, alors qu’il travaille avec Nagui chez Air Production, il commence à s’intéresser au numérique : après avoir numérisé les archives de Taratata, il crée le projet Mytaratata.com, qui rediffuse les émissions sur Internet.
C’est enfin en novembre 2012 que naît Studio Bagel. Le but est alors de créer une chaîne Youtube dans laquelle seraient réunis les humoristes 2.0 les plus talentueux, une sorte d’Avengers du web, mis en scène dans tout une série de sketchs. Pour mettre à bien son projet, M. Benedetti s’est entouré d’habitués de la diffusion web, tel que Jérôme Niel, Monsieur Poulpe et Axel qui travaillent à l’écriture des sketchs.
Studio Bagel se veut à la fois agence artistique et régie publicitaire. Tout d’abord régie, parce que la société travaille en collaboration avec les annonceurs en les mettant en lien avec les humoristes. L’idée est ici de créer des pré-roll de qualité pour les marques, mais aussi de les intégrer dans des vidéos, comme ce fut le cas pour Orangina, ou plus récemment pour le film Anabelle.
Agence artistique ensuite, parce qu’il permet à des humoristes du web de disposer de studios et de moyens techniques leur permettant de créer du contenu de qualité. En échange, la société dispose de l’exploitation des vidéos. Studio Bagel constitue également une sorte de « couveuse à talent », un tremplin pour des humoristes et comédiens cherchant à se faire connaître et se lancer dans des projets qui leur tiennent à cœur : Alison Wheeler, qui travaillait au sein de Mademoizelle.com, a notamment gagné en visibilité en tant que comédienne. La chaîne Youtube sert alors de vitrine et de caisse de résonance pour les talents du web.
Si Studio Bagel a été racheté par Canal + en mars 2014, Lorenzo Benedetti souligne bien que l’entreprise ne dépend de personne. Canal + ne leur donne aucune directive artistique, et les scénaristes des vidéos basent avant tout leur écriture sur le message et les valeurs qu’ils souhaitent transmettre à travers leurs sketchs. Studio Bagel, qui fête bientôt ses deux ans, a énormément grandi depuis ses débuts, et les projets ne manquent pas : construction de studios plus perfectionnés, création de nouvelles chaînes sur les thèmes du gaming, du cinéma, de la beauté. Studio Bagel n’a pas fini de nous régaler.
Datavision : les 30 ans de Canal +
Une datavision s’imposait pour les trente ans de Canal +, comme il se doit avec chronomètre et vidéo finale. La voici donc en ligne.
Hélène Mérillon – L’entrepreunariat dans le milieu digital
Ce n’est pas pour parler de cinéma ou de télévision qu’Hélène Mérillon nous a honoré de sa présence ce jeudi 16 octobre, mais pour nous entretenir de son expérience d’entrepreneur au sein de la société qu’elle fonda en 2011 à l’aide de deux associés, Youboox. Ce site de contenus littéraires francophones se veut le Spotify du livre et propose à ses abonnés un catalogue de près de 100 000 oeuvres, hors connexion et sans publicités.
Le marché mondiale du livre est en effet en pleine évolution, la consommation littéraire dépendant de plus en plus de nouveaux supports telles que tablettes et smartphones. C’est cette redéfinition du marché via les interfaces mobiles, qui permis à Youboox de voir le jour. Aux USA, le marché du livre numérique représente 50% du marché du livre global, 20% en UK, 2 à 3% en France à cause du prix des livres numérique (loi unique du livre). Ces prix ralentissent l’achat et le développement de la lecture numérique, l’offre de Youboox est alors très similaire à Deezer, avec un essai gratuit du service (bibliothèque surtout francophone) en ligne
Youboox est une plateforme digitale lourde, avec beaucoup de flux sécurisé, pour le streaming, que ce soit sur interfaces mobiles ou ordinateur. Le rôle de l’entrepreneur est alors multiple : Mme Mérillon doit d’abord se charger de convaincre les éditeurs de former avec elle un partenariat, afin qu’elle se fasse distributeur de leur produit. Elle travaille actuellement avec 180 éditeurs, et chercher à en étendre le marché, surtout francophone, et à le faire évoluer, à l’image des séries télévisées, de l’offre vers la demande.
Youboox a dépassé sa phase test entrepreneuriale avec une réussite de démarche commerciale. La société n’a pas hésité à prendre des risques, mesurés, contrairement à beaucoup de sociétés françaises qui restent frileuses malgré leur succès. Nous remercions chaleureusement Hélène Mérillon pour nous avoir fait découvrir la création et l’évolution de sa start-up, jusqu’au succès qu’on lui connaît aujourd’hui.
Par Claire Lefranc.Gabriel Mandelbaum et Thibault D’Orso – La Recommandation des contenus audiovisuels
La promotion 2015 du Master 2 Pro de Paris 1 a eu le plaisir de recevoir, ce jeudi 30 octobre, deux des trois fondateurs de la société de recommandation audiovisuelle Spideo, Gabriel Mandelbaum et Thibault Dorso.
Il nous ont entretenu de l’évolution de la consommation audiovisuelle et plus particulièrement cinématographique, au travers de nouveaux supports et selon de nouvelles possibilités de contenus en ligne. Travaillant en partenariat avec d’importantes chaînes TV et plateformes VOD comme CanalPlay, et opérateurs nationaux, comme Bouygues Télécom, ils se sont par ailleurs développés à l’étranger et offrent leurs services à des entreprises de plus en plus diversifiées.
Plutôt que de recommander les catalogues de ces sociétés à la manière d’Amazon, en se basant sur des statistiques, ils cherchent à conserver le lien humain avec l’internaute dans la recommandation. Leur interface se positionne alors en quelque sorte comme une nouvelle version du loueur de vidéo-cassettes, numérisé mais pas pour autant entièrement robotisé dans ses conseils.
Nous remercions M. Mandelbaum et M. Dorso pour leur intervention et les lumières qu’ils nous ont apporté quant à la consommation cinématographique à l’ère des nouveaux médias et du tout connecté.
Mathieu Maire du Poset : Ulule, acteur majeur du crowdfunding français
Le Master a eu le plaisir d’accueillir, ce jeudi 6 novembre, Mathieu Maire du Poset, DG adjoint de Ulule, qui nous présenta lors de son séminaire, le tenants et les aboutissants des plateformes de crowdfunding.
On observe, depuis quelques années, une démocratisation rapide de ces modes de financement et de consommation, même si la France n’est pas le pays le plus développé du point de vue du crowdfunding (6% qui ont déjà participé à un financement). Ulule fait partie des quelques sociétés françaises à se démarquer sur le marché européen. Créée en 2010 par Alexandre Boucherot et Thomas Grange, Ulule est une plateforme de financement participatif qui sert entre autres à la production de films en dehors des sociétés de productions classiques.
Il existe cependant trois mécaniques différentes de crowdfunding : l’investissement (Wiseed et Anaxago), le prêt et la contrepartie non financière, catégorie à laquelle appartient Ulule. Pour financer un projet, M. Maire du Poset nous apprend que trois cercles sociaux servent à répandre la demande de fond : les amis, la famille et les contacts proches tout d’abord, puis la communauté existante autour de ce premier cercle, et enfin les inconnus et internautes. L’importance des réseaux sociaux est alors primordiale pour faire connaître ces projets.
Ulule s’est dès le départ aux associations comme aux particuliers, dans des projets ponctuels et concrets à portée collective pour des contreparties symboliques ou en nature, issues du projet. La plateforme fonctionne sur une logique du tout ou rien, avec les fonds renvoyés aux internautes si le projet n’aboutit pas et les fonds récupérés s’il atteint son objectif. 8% de commission sont reversés en cas de succès à Ulule.
Par Claire Lefranc.Takis Candilis : La fiction télévisuelle à l’heure de la révolution numérique
Ce n’est autre que le président de Lagardère Entertainment, Takis Candilis, que nous avons accueilli ce jeudi 13 novembre. Il créa cette filiale de Lagardère Active en 2008 et regroupe aujourd’hui l’ensemble de la production audiovisuelle du groupe. Il fut notamment à l’origine (en partie) de la fameuse série Borgia et gère actuellement un important nombre de fictions françaises du moment, dont Transporter et Nos chers voisins.
Le sujet du jour est celui du rôle du producteur dans la fiction télévisée : il prend souvent selon M. Candilis, le pas sur celui de réalisateur, car il a les clés du projet bien en amont du plateau, dès son initiation. Le souci devient alors celui de plaire au plus grand nombre. Lagardère Entertainment est depuis sa création un important leader en production et en flux mais reste treizième société de production européenne, loin derrière la Hollande.
Furent également évoqués la transition digitale et les balbutiements numérique de la télévision. Les programmes de rendez-vous comme ceux proposés par TF1, avec un public fidèle et captif pour des émissions consensuelles, sont peu à peu délaissés au profit d’une consommation délinéarisée, sur d’autres écrans que celui du salon. La technologie a changé les usages et la famille ne se regroupe plus devant les programmes de fiction télévisuels. On passe donc d’une télévision de masse à des offres ponctuelles, d’une consommation collective à individuelle. La cible restante oblige le groupe à se lancer dans des productions internationales, qui touchent un nombre moindre mais dans plus de pays, souvent anglophones (Borgia, Tansporteur). La production est toujours majoritairement nationale mais l’on glisse vers l’international plus haut de gamme, orienté sur le web.
Par Claire Lefranc.
Charles Touboul : Enjeux de l’exportation et de l’importation des programmes
Les étudiants du Master ont eu l’honneur d’accueillir Charles Touboul pour discuter des enjeux de l’importation et de l’exportation des programmes à travers son expérience en tant que responsable prospection des programmes au sein d’AB International Distribution, leader français dans la distribution TV indépendante. Son catalogue compte près de 16 000 heures composées de longs métrages, d’animation, de documentaires et de fictions telles que « Mafiosa », « Fais pas ci Fais pas ça », « Kaboul Kitchen »…etc. Et n’oublions pas les succès historiques du groupe représentés par « Dragon Ball », « Hélène et les garçons » ou encore « Friends ».
Au cours de nos échanges, Charles Touboul nous a apporté une vision plus précise de la distribution de programmes pour la télévision : à quel moment est-il judicieux pour une chaîne TV de participer à la production de ses propres contenus (que l’on peut qualifier d’un programme « sur mesure ») ou bien d’acheter un programme étranger ? Le distributeur a donc l’obligation de parfaitement connaître son marché et de posséder une vision globale des grilles de programmes afin d’orienter les ventes et d’anticiper les futurs succès. Charles Touboul nous a donc confirmé l’importance des ventes et des achats des programmes dans la diversification du PAF.
Par Alexis Monge. Pierre Guyard – Nord-Ouest Films
La promotion 2015 a eu le plaisir de rencontrer cette semaine le producteur Pierre Guyard de Nord-Ouest Films, à qui nous devons l’un des plus beaux succès du cinéma français de 2014 : Les Combattants, réalisé par Thomas Cailley. Son intervention a été l’occasion de revenir sur son parcours, sa volonté de passer de directeur financier au poste de producteur autonome lors de son parcours chez Nord-Ouest (pour lequel il a travaillé sur des projets aussi variés que Joyeux Noël, Welcome ou Irréversible) ainsi que l’importance du relationnel avec l’ensemble des corps de métier dans son quotidien.
Le cas des Combattants était au centre de la conversation avec les étudiants, soucieux de comprendre la genèse du projet. Pierre Guyard a alors évoqué l’importance du bouche à oreille et des premiers prescripteurs dans la construction de la notoriété du film et ce dès sa première présentation à la Quinzaine des Réalisateurs en mai dernier.
Nous tenons à remercier Mr. Guyard pour son intervention et pour la prise de ce selfie avec la promotion – photo qui n’a rien à envier à celle d’Ellen DeGeneres – tremblez Oscars, tremblez.

TV3.0 – Comprendre les mutations de l’audiovisuel
Les professionnels de la télévision et des nouveaux médias se sont retrouvés jeudi matin à Annecy, à la fondation Mérieux, donnant en plein sur le lac d’Annecy et la vieille ville sur la rive opposée, pour une nouvelle édition de la formation TV3.0 durant deux jours d’ateliers et de key notes.
Parmi les ateliers proposés, nous avons retrouvé Lorenzo Benedetti, pour une présentation de Studio Bagel et de ses ambitions depuis son rachat par Canal Plus, mais également Anthony Lamond, de Melty Group, ainsi que Julien Borde de France Télévision et Gilles Freissinier, d’Arte France, dans des séminaires axés sur l’évolution des ces chaînes face aux nouvelles consommations audiovisuelles. Nous avons ainsi découvert les récents outils mis en place par Youtube (Sébastien Perron) pour personnaliser et adapter la mise en ligne et le visionnage des vidéos mises en ligne sur la plateforme, mais aussi les nouvelles productions web lancées respectivement par Fablab (Claire Leproust) et Arte.
Mais les intervenants n’étaient pas les seuls à participer puisque les ateliers permettaient aux invités d’intervenir dans les présentations. Les conversations tournèrent sur une nécessaire adaptation des chaînes face aux demandes et nouvelles habitudes des téléspectateurs et internautes. Plusieurs représentants de CITIA, organisateur de la formation, étaient présents, et nous avons par ailleurs retrouver des acteurs indépendants du PAF tels que Montagne TV (Anne-Sophie Richard), TOEI Animation France (Adélaïde Quiblier) et Darewin (Wale Gbadamosi Oyekamni), en plus des principaux groupes audiovisuels que sont Lagardère Entertainment Digital (Rémi Tereszkiewicz), Canal Plus (Nicolas Ancelin), et d’entrepreneurs de jeunes startups des plus prometteuses.
La formation nous a permis d’envisager l’avenir à court et moyen terme du PAF pour ses différents acteurs, des FAI aux sociétés de production, de découvrir la politique internet à venir des chaînes télévisées françaises ainsi que l’importance de la dématérialisation et délinéarisation dans la consommation courante actuelle et future. Merci à M. Chouraqui de nous avoir permis d’assister à une aussi enrichissante formation.
A l’année prochaine Annecy !

Frédéric Corvez : Ptit Déj du Master avec Urban Distribution, Urban Distribution Intl et Urban Factory
Pour notre premier Ptit Dèj du Master, nous avons eu le plaisir d’accueillir, ce vendredi 27 novembre, le fondateur d’Urban Distribution, Frédéric Corvez, que nous avions une première fois rencontré lors du ShoWeb de rentrée, en octobre. Distributeur, il est aussi depuis plus de 10 ans exportateur de films à l’international et depuis 3 ans, producteur de films d’auteur, notamment en Amérique latine, Afrique et Europe.
Urban Distribution a sorti il y a peu son quinzième long-métrage en près de trois ans d’existence. A l’heure du séminaire, nous pouvons voir au cinéma Cañada Morisson, sorti le 19 novembre, mais la société s’apprête également à sortir en février un œuvre québécoise, Felix et Meira. M. Corvez a créé à peu près au même moment qu’Urban Distribution une société de production, Urban Factory. Or, la France est, avec l’Allemagne, le plus gros coproducteur cinématographique au monde, notamment grâce aux fonds public, au crédit d’impôt et aux entreprises de diffusion.
Les distributeurs indépendants comme Urban font face aux difficultés d’un marché concentré sur peu de films exploités sur de nombreux écrans. L’accès aux cinémas est la plus grande gageure pour ce type de société des exploitants. Le day and date qui pourrait augmenter l’accès au film fraîchement sortis n’est ainsi pas près de se populariser sur le marché.
Ce sont des sociétés comme celles de M. Corvez qui permettent aux petits films de France et d’ailleurs d’exister et d’apparaître sur nos écrans. Nous le remercions donc chaleureusement pour son intervention au sein de notre Master et pour son implication à faire vivre et rayonner les cinémas d’auteur internationaux.
Par Claire Lefranc.Compte rendu du SATIS 2014
Le SATIS, le salon des techniques de l’image et du son, décrit comme l’événement broadcast de l’année en France, s’est déroulé la semaine dernière du 18 au 20 novembre à la porte de Versailles. Ce salon permet de découvrir aux travailleurs de l’audiovisuel et du cinéma les nouvelles technologies qui se trouveront ou se trouvent déjà sur le marché d’ici peu. On y trouve tout le matériel possible de toute une chaîne de production de la préparation à la diffusion.
Avec maintenant le tout numérique s’imposant, les acteurs s’adaptent ainsi à de nouvelles solutions de post-production ou encore de stockage de données, et les exposants viennent présenter leurs innovations et leur intérêt qui facilitent, accélèrent et/ou enrichissent leur travail d’année en année. 2014 fut notamment marqué par les améliorations apportés aux différents modèles de drones, GoPro ayant annoncé une version adaptable à son célèbre appareil photo-caméra. La 4K fut aussi largement mis en avant, dorénavant disponible sur des appareils de moindre taille.
Outre son aspect technique, le SATIS est aussi un événement durant lequel sont organisées de nombreuses conférences ont lieu, sous forme de démonstrations et de Masterclass des sociétés majeures du milieu que sont Avid ou Adobe notamment. Les conférences sur la télévision et son avenir ont par ailleurs été très présentes cette année, sur les changements de la consommation télévisuelle d’ici à cinq et dix ans, le téléspectateur connecté, ou encore sur la monétisation des contenus non-linéaires.
Les conférences sont toujours de plus en plus nombreuses et attirent toujours plus de spectateurs, signe que le salon n’est plus désormais uniquement fréquenté par les professionnels de la technique mais bien par tous les acteurs du secteur.
Par Maxime Serelle.Giuseppe de Martino – Dailymotion, player français à la conquête du monde
Jeudi 27 Novembre, nous avons eu la chance d’accueillir Giuseppe de Martino, DG Europe de Dailymotion depuis 2007, qui nous a fait partager son quotidien dans la gestion de Dailymotion.
Né en 2005, quelques semaines avant le lancement de Youtube, Dailymotion est un player vidéo qui permet à tout un chacun de partager ses contenus. Ce sont aujourd’hui 3 milliards de vidéos qui sont visionnées chaque mois et 50 000 vidéos ajoutées chaque jour. L’histoire de Dailymotion n’est pas sans péripétie. Gérer un tel flux de vidéos nécessite de la bande passante et la bande passante à un coût. D’une start-up française, Dailymotion est devenu une société internationale, financée par la publicité digitale qui croit chaque année dans les budgets marketing des annonceurs.
La société a su se développer en s’adaptant à la réglementation autour des acteurs du web qui dessine les contours de la responsabilité de chacun. Des bonnes pratiques entre acteurs internet et acteurs de l’industrie audiovisuelle mènent à l’existence de plus de 70.000 accords avec des détenteurs de droit. Dans ce contexte évolutif, Dailymotion s’impose et se démarque
Par Emma Sabatier.Formation Media Faculty – Spécificités et enjeux du marché de l’animation
Lors de la troisième édition de la formation Media Faculty sur les nouveaux enjeux du marché de l’animation télévisuelle, nous avons eu la chance, ces mardi 2 et mercredi 3 décembre, de revenir les principaux acteurs de la diffusion jeunesse sur les chaînes historiques françaises.
Natalie Altmann, de chez Media Valley, ouvrit le bal avec une key note récapitulative sur la transformation des relations producteur et diffuseur dans le milieu de l’animation TV, dépendant des nouvelles pratiques de consommation et des consommateurs eux-mêmes. Nous avons par la suite écouté le cas de chacune des chaînes historiques. Tiphaine De Raguenel, de chez France Télévision mit en avant sa nouvelle programmation sur France 5, en plus des contenus jeunesse existants sur France 4 (Zouzous) et France 3 (Ludo). Yann Labasque nous dévoila de son côté le line-up de TFOU et la force de la marque en tant que programme divertissant, là où France TV se penche davantage sur l’éveil et l’éducation.
Rémi Jimenez, du groupe M6 et ses cases M6Kids possède moins d’heures que ses concurrents mais profitant d’un partenariat avec Disney Channel pour les contenus preschool. Il met plutôt en avant ses contenus jeunesse via sa nouvelle chaîne 6ter, qui doit toucher un public plus large que les 4-10 ans habituels, allant jusqu’à des enfants de 12-13 ans. Lagardère Active, en la personne d’Emmanuelle Baril, présenta l’ensemble de ses chaînes jeunesse et les stratégies de diffusion de chacune : Tiji, Canal J, Gulli et La Chaîne du Père Noêl, en appuyant l’importance prise par Gulli, première chaîne jeunesse française gratuite et véritable marque aux produits et services à destination du jeune public.
Côté producteur, David Michel, fondateur de Marathon Media, nous présenta sa nouvelle société de production animée, CottonWood Media, dans le cadre d’une intervention sur l’internationalisation de l’animation française.
Nous remercions chaleureusement Jérôme Chouraqui et toute la société Media Faculty pour nous avoir permis d’assister à cette formation professionnelle.
A l’année prochaine !
Par Claire Lefranc.Sophie Goupil – Un Documentaire c’est d’abord de l’écriture
Sophie Goupil a créée en 1989 la société de production « Poissons Volants » qui produit des documentaires et des longs métrages à destination de la télévision et du cinéma. Riche d’un catalogue varié, les films traitent de sujets singuliers reflet de notre société en perpétuelle évolution.
Ce jeudi 27 novembre 2014, Sophie Goupil est venue nous exposer les enjeux liés au rôle du producteur de documentaires. Forte de son expérience, nous avons abordé différents sujets : allant de l’émergence des documentaires à la télévision (grâce à Arte) en passant par la différence des lignes éditoriales des chaînes de tv (qui pose la question du profil du public ou du téléspectateur) jusqu’à l’utilisation des nouveaux médias dans les web-documentaires.
Sophie Goupil a notamment produit « La Ruée vers l’art », sortie en octobre 2013 et réalisée par Marianne Lamour. Elle travaille actuellement sur une série documentaire diffusée sur Arte « Les petits secrets des grands tableaux » réalisée par Clément Cogitore et Carlos Franklin. Nous remercions chaleureusement Sophie Goupil pour son intervention enrichissante et passionnante qui aura su nous présenter le documentaire dans tous ses états !
Datavision : Des Films en Saga !
Pour Noël, histoire de sortir un peu des sentiers battus, nous vous proposons une Datavision non pas sur les films de Noël mais sur les sagas au cinéma !
Et comme c’est Noël et qu’il faut se détendre un peu, nous vous proposons en cadeau une infographie supplémentaire, emprunté à notre ami des instants perdus, Buzzfeed ! sur les sagas les plus rentables de l’histoire du cinéma !
Joyeuses Fêtes à toutes et à tous !


Datavision : Fréquentation des salles françaises en 2014
Le 02 janvier 2015, le CNC a diffusé les chiffres de fréquentation des salles de l’année 2014 en France. Son augmentation de 7.7% (pour atteindre 208.43 millions d’entrées) est dû à trois films français : Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? de Philippe De Chauveron, Supercondriaque de Dany Boon et Lucy de Luc Besson.
Le Master 2 Pro est heureux de vous proposer leur version dataviz’ :

Rémi Jimenez – La Gestion de l’enveloppe d’obligations chez M6 Films
10 janvier 2015

(Rémi Jimenez)
Nous recevons, en ce début d’année 2015, le directeur adjoint d’M6 Films et des programmes jeunesse du groupe M6, Rémi Jimenez, afin de nous entretenir sur la gestion de l’enveloppe d’obligation annuelle de la chaîne.
Trois étapes ressortent dans le processus d’utilisation des fonds d’obligation : une première mission éditoriale de sélection (artistique) des films, puis une mission de négociation, chargée d’obtenir les droits des œuvres dans les meilleures conditions. La troisième mission est plus tardive mais s’avère cruciale, sur laquelle M6 connaît une certaine plus value : il s’agit de l’intervention dans la promotion des films par la mobilisation du groupe dans son ensemble pour soutenir la sortie du film en salles. On mobilise alors toutes les filiales, tout autant web, mobile, bancaire, football (les Girondins de Bordeaux dont ils sont propriétaires) par stratégie de diversification
Sur ces trois missions, c’est la première qui prend le plus de temps et qui se trouve être la plus difficile. Il n’existe en effet pas de recette miracle pour sélectionner un film en amont, lorsqu’il est encore sous forme de concept, de projet. M6 Films reçoit ainsi environ 300 scénarios par an, tous lus par une équipe de lecteurs en binôme. Un conseiller artistique fait le lien avec les lecteurs et fait ressortir,, avec l’aide du directeur adjoint, les projets notables. Il faut être capable d’anticiper sur les bons projets, avec une vision en amont via un travail relationnel de réseaux, avec les producteurs. Une dizaine de films sont finalement choisis chaque année.
Et si le système d’obligations est aujourd’hui remis en cause par une réforme probable des décrets Tasca, les enveloppes gérées par les différentes chaînes historiques françaises comme M6 permettent à de nombreux films de continuer à vivre sur le petit écran bien après sa sortie en salles. Nous remercions chaleureusement M. Jimenez de nous avoir éclairé entre autres sur ce sujet, d’autant plus qu’il s’avère être pleinement inscrit dans l’actualité.
Par Claire Lefranc.
Guy Laurent – Être scénariste de comédie en France

(Kevan Stevens et Guy Laurent)
Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ? La France peut bien se le demander, suite aux événements tragiques de ce mercredi 7 janvier au sein de la rédaction de Charlie Hebdo. Nous n’avons cependant pu poser la question au scénariste du film, Guy Laurent, puisque son intervention auprès du Master s’est tenue le 11 décembre dernier. Il nous a à la place entretenus de son propre parcours et du métier de scénariste, notamment au travers du film Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ?
Les scénaristes ont tous des parcours atypiques, nous explique-t-il, qui font que chacun possède un style d’écriture bien particulier. Guy Laurent, par exemple, reste attaché à la comédie, à l’origine proche des frères Farelli, puis du réalisateur Philippe de Chauveron avec lequel il a plusieurs fois travaillé, notamment sur Ducobu, Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ? et Les Onze Commandements.
La comédie est encore assez mal vue en France par les professionnels, réalisateurs comme scénaristes veulent faire du film d’auteur, du drame, mais pas de la comédie populaire à succès. Ils considèrent souvent que la valeur artistique de ce type de cinéma est moindre, tout comme celle des films de genre en général. Et ce, malgré les importants succès qu’elle engendre et l’attrait qu’elle conserve auprès du public.
Concernant Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu ? Guy Laurent nous avoue qu’il n’y avait, par la création d’un tel scénario, aucune recherche de polémique de sa part ainsi que de celle du réalisateur. Au contraire, tous deux craignaient que le film ne passe pas à cause de son ton moqueur. De ce fait, ils parièrent sur le succès du film selon ses personnages sur lesquels la recherche comique fut plus poussée que sur la situation. Ce furent finalement les producteurs qui apprécièrent le sujet, la diversité de ses protagonistes et son style qui rassemble et divise tout à la fois.
Ce long-métrage ayant beaucoup fait parler de lui en France et à l’étranger à sa sortie, il nous fut particulièrement instructif d’accueillir Guy Laurent en séminaire, afin de comprendre les volontés des scénaristes sur ce film, mais également de percevoir comment s’organisait toute la sphère scénaristique du milieu cinématographique.
Par Claire Lefranc. 14 janvier 2015
Vidéo de présentation de la promotion 2015
La voici, la voilà, vous la réclamiez tous depuis la rentrée solennelle de lundi : la vidéo de présentation de la promotion 2015 ! Pensée, réalisée et montée avec nos petites mains d’étudiants et avec plein d’amour dedans !
Rentrée Solennelle
Ce lundi 12 janvier, au lendemain de la plus grande mobilisation française depuis la Libération, un rendez-vous, qui prit dès lors d’autant plus d’importance au sein de notre Master 2 Pro, eut lieu dans la galerie Colbert de l’INHA : la rentrée solennelle.
Cette soirée, à la fois remise des diplômes de la promotion de l’année précédente et soirée de rencontre entre professionnels, étudiants et postulants, fut également pour la première fois le théâtre de la remise des prix Daniel Sabatier, à l’issu de la toute première édition de ce concours de projets transmédia.
La soirée s’ouvrit sur la présentation de la vidéo de présentation de la promotion 2015 (la nôtre), qui fut largement applaudie par les nouveaux diplômés ainsi que par les quelques 300 invités et intervenants du Master présents dans la salle. L’invité phare de cette rentrée solennelle, en résonance avec l’actualité, n’était autre qu’Alain Weill, président de NextRadioTV et donc de la chaîne d’information BFM TV. Il prononça à l’occasion un important discours sur le comportement et choix de sa chaîne lors des événements de ce tragique 7 janvier 2015, et rappela par la même l’histoire de cette société qu’il créa il y a de cela dix ans.
Le président de l’UFR dont dépend le Master, Alain Duplouy, enchaîna par un discours sur l’université et sur Solon, le politicien grec, auquel une coquille de l’invitation à la rentrée solennelle faisait allusion (rentrée solonelle).
La remise les trois premiers prix du concours Sabatier, pour des projets de groupe transmédia eut par la suite lieu, présentée par. Albino Pedroia et Simone Harari, à l’origine de ce concours. Le premier prix fut décerné à à « Unchained », comédie fantastique interactive accompagnée d’un dispositif alliant films courts et plateforme web. Imaginé par Jeanne Billau, Camille Paplorey, Pauline Legrand, Claire Safarti, Marine Gianfermi et William Shilton, le groupe va bénéficié d’un an de suivi par des professionnels de l’audiovisuel et d’une aide de 5000 euros pour réaliser leur projet.
Les étudiants de la promotion 2014 reçurent enfin leur diplôme et montèrent sur scène avec sur chacune de leur toge une couverture de Charlie Hebdo épinglé sur leur poitrine. Jean-Pierre Dusséaux et Jérôme Chouraqui remirent leur certificat de Master à tous les 20 étudiants, enfin congratulés par François Garçon.
S’ensuivit le traditionnel cocktail où étudiants et professionnels purent se retrouver autour d’une (ou de plusieurs) flûtes de champagne.




Par Claire Lefranc.
Ghislain Faribeault – Production et distribution chez Marc Dorcel

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’université n’est pas si traditionnelle que cela. La preuve avec la venue ce mercredi de Ghislain Faribeault, Vice Président Média de la société Marc Dorcel. Ancien chef multimédia de TF1, il a participé à la création de sa plateforme VOD. C’est à cette occasion qu’il a fait la connaissance de DORCEL qu’il a rejoint cette société indépendante.
Car indépendante, elle l’est. A la fois producteur et diffuseur de contenu pornographique, Marc Dorcel est une société familiale, auto financée à 100% puisqu’elle ne profite d’aucune aide audiovisuelle. Elle doit même reverser 10% de son chiffre d’affaire vidéo annuel au CNC, contre les 2% habituels des autres contenus vidéos. Société de taille réduite (moins de 50 collaborateurs), qui fonctionne en grande partie comme une start-up. Ainsi, chez Marc Dorcel, ni service marketing ni community manager mais une exportation de contenus dans 56 pays et une ren
tabilité certaine issue de sa diversification.
Cependant, l’industrie pornographique doit faire face à de nombreuses contraintes, interdictions et obligations. Très largement concurrencée par les sites illégaux (Xvidéos est à 25 millions de vue par jour, RedTube à 16 millions et YouPorn à 11 millions), Marc Dorcel doit aussi modérer ses publications sur les réseaux sociaux qui vont, pour Twitter et Facebook, jusqu’à leur refuser la certification de leur compte, laissant libre champ à tous les usurpateurs possibles et imaginables. La marque tend malgré tout à se populariser auprès du grand public, apparaissant dans diverses publicités humoristiques (Mikado, SNCF) et suivant de près les nouvelles consommations audiovisuelles et médiatiques pour séduire un public toujours plus important.
S’il y a bien un secteur de l’audiovisuel méconnu, c’est celui de la pornographie. Maints cliché et a priori circulent encore sur le milieu et en dissimulent l’intérêt économique, de production, de distribution, de communication et de diversification. Nous remercions donc grandement Ghislain Faribeault pour nous avoir ouvert les yeux et expliqués le fonctionnement d’une industrie ostracisée et pourtant innovante.
François Lhemery – Savoir être son meilleur atout dans son parcours professionnel
Le jeudi 15 janvier, les étudiants du Master ont eu le plaisir de recevoir François Lhemery, Directeur des Affaires Publiques et de Microsoft Europe, Moyen-Orient et Afrique. Après des études de droit à l’Université de Tours et un LLM à l’Université d’Exeter, François Lhemery travaille pour le groupe Procter & Gamble, avant de participer à la fondation de Bananalotto, un site de Loto en ligne, nommé meilleure startup de l’année 2000. Ensuite, il rejoint Microsoft France en novembre 2001, comme Directeur Juridique, puis il occupera plusieurs postes au sein du groupe Microsoft, avant de devenir Directeur des Affaires Publiques et Règlementaires EMEA.
Lors de son intervention, François Lhemery s’est inspiré de son parcours professionnel et de son expérience afin de nous apprendre à mieux cerner nos forces et nos faiblesses, ainsi que nos objectifs : il s’agissait ici de travailler sur notre personnalité, sur le « savoir-être », afin d’en faire un atout dans notre parcours professionnel
Il nous a tout d’abord rappelé quelques points cruciaux à avoir en tête tout au long de notre vie professionnelle : le fait que le monde d’aujourd’hui soit en pleine mutation, le problème omniprésent du chômage qui n’est pas une fatalité ou un échec mais une étape qu’on traversera probablement tous lors de notre vie, l’importance accrue de la construction d’un réseau relationnel solide.
Puis nous avons effectué une série d’exercices, dans le but d’apprendre à mieux connaître notre propre personnalité et de définir plus précisément nos objectifs professionnels. Nous avons donc commencé par écrire individuellement, sur une feuille, ce que nous pensions être nos points forts et nos points faibles, ainsi que notre objectif de carrière. François Lhemery nous a alors demandé de réfléchir à ce que nous dirions si nous nous retrouvions tous dans 15 ans lors d’une soirée des anciens du Master. Quelle est la position professionnelle dans laquelle nous nous trouverons à ce moment-là et surtout quelles sont les étapes que nous aurons dû franchir afin d’y arriver.
Nous avons ensuite travaillé sur les Soft Skills, ces « compétences douces » qui sont inscrites dans la personnalité de chacun et qui peuvent constituer un atout majeur au niveau professionnel : facilités en communication orale ou écrite, flexibilité, esprit d’analyse… Il s’agissait ici d’apprendre à identifier les nôtres, mais aussi celles qui seraient nécessaires selon nous afin d’atteindre nos objectifs de carrière.
Enfin, François Lhemery nous a appris à élaborer notre SWOT personnel, un tableau dans lequel nous avons listé nos Forces (Strengths), nos faiblesses (Weaknesses), mais aussi les opportunités (Opportunities) et les menaces (Threats) que nous pensions rencontrer lors de notre parcours.
Lors de cet après-midi du 15 janvier, nous avons donc appris à mieux nous connaître nous-mêmes, à cerner nos forces afin de les utiliser au mieux lors de notre parcours professionnel, mais aussi nos faiblesses afin de nous améliorer. François Lhemery a conclu son intervention très enrichissante en nous rappelant que chaque personnalité possédait des qualités essentielles, et que toutes étaient nécessaires au bon fonctionnement d’une entreprise. Il est donc important de rester nous-mêmes, de bien connaître nos qualités et nos défauts et de se fixer un objectif qui, selon ses mots « ne doit pas être un point final, mais une direction ».
Par Mélissa Courtois.
21 janvier 2015
Datavision – Internet en 2013 vs Internet en 2014
Réalisé par Tech Spartan, notre infographie hebdomadaire est un rapport annuel entre ce qu’était Internet en 2013 et ce qu’il fut en 2014. Que sera donc 2015 ?
22 janvier 2015
Collectif Virago

Nous revenons cette semaine vers deux des lauréats du Prix Sabatier (voir le compte-rendu ici), Alice Voisin et Laure Bourdon Zarader, originaires d’un Master 2 d’études cinématographique à Paris 7 et à Paris 2.
Alice Voisin et Laure Bourdon Zarader
Le site de leur collectif de de scénaristes, Collectif Virago, est enfin disponible. On y retrouvera notamment l’avancement de leur web-série « DRH: Direction des Ressources Humanoïdes » ainsi que les dernières actualités concernant les différents projets menés par les membres du collectif.
DRH, outre sa seconde place au Prix Sabatier ex-aequo avec « Ville Côtière« , roman multimédia de Maxime Callen, avait été retenu, parmi une dizaine de projets soutenus. , en novembre 2014, pour le Fonds SACD Fictions 2.0, concours dédié aux projets cross et transmédias,
25 janvier 2025
Master class Ingolf Gabold
Les 4 et 5 mars, The Media Faculty organisait une Masterclass consacrée aux fictions scandinaves, l’occasion d’accueillir trois invités : Sahar Baghery (directrice de contenus TV internationaux, Eurodata TV Worldwide), Anders Ksaergaard Sørensen (directeur de la distribution à DR Sales) et surtout Ingolf Gabold, directeur du développement à Eyeworks* et créateur entre autres de Borgen, The Killing, et plus récemment 1864.
Le parti-pris d’Eyeworks : un cahier des charges verrouillé, mais qui valorise l’innovation et la création
Pendant deux jours, Ingold Gabold a pris soin de détailler ses méthodes de travail, et partagé ses « recettes ». Le succès d’une fiction télévisée tient selon lui dans deux éléments indispensables — qui ne sont que trop absents en France précise-t-il — d’une part l’importance du budget accordé au développement littéraire, et par conséquent le primat donné à l’écriture, et d’autre part une reconsidération de la qualité visuelle et littéraire, indépendamment du coût global de la série. Tout au long de la masterclass, Gabold a explicité les différentes étapes de sa méthode, en précisant au passage que cette méthode, même si elle peut paraître rigide, est justement ce qui permet de verrouiller le processus de création, afin de rendre plus fluide la transition entre les différentes générations d’auteurs. Cette méthode se résume en un cahier des charges, que Gabold appelle les « dogmes » d’Eyeworks. On trouve parmi ces dogmes les idées suivantes : ces fictions ont pour caractéristique d’avoir toujours un parti pris éthique, social, et de trouver un équilibre entre une narration de qualité et ce discours engagé ; le montant dédié aux fictions reste stable, car ce n’est pas dans le budget que réside la clé de la qualité ; et les séries d’Eyeworks se fondent sur l’innovation du répertoire, grâce à une mise en valeur de son image de marque par l’équipe créative.
Considération et budget : les pays scandinaves sont l’Eldorado des scénaristes
S’il est une chose qu’il faut retenir des leçons de Gabold, c’est bien le primat qu’il donne – au sein d’Eyeworks – à l’auteur, et plus généralement, dans toutes les fictions scandinaves. En effet, les auteurs y bénéficient d’un véritable budget pour le développement, et surtout d’une aide financière automatique (et pour 4 ans) de la Danish Broadcasting Company. L’auteur étant la pré-condition pour l’existence d’une fiction, celui qui a toutes les cartes en main, c’est à qu’incombent les décisions principales. De surcroît, l’auteur est en contact direct avec la production et les diffuseurs, cette suppression des intermédiaires permettant une plus grande efficacité et un équilibre entre les attentes artistiques et budgétaires. L’auteur est donc au cœur de tout le processus créatif, d’autant plus que c’est à lui que revient la charge de constituer l’équipe créative, i.e le réalisateur, le directeur de la photographie, le décorateur (set designer) etc. Pour Gabold, l’auteur doit en retour de ces privilèges savoir faire preuve d’autant d’imagination et de créativité que de pragmatisme et de capacités d’analyse.
La patte des fictions Eyeworks : le scandinave noir
Si les fictions scandinaves rencontrent un tel succès, tant d’un point critique que du point de vue des audiences, c’est en grande partie grâce à l’homogénéité de leurs styles, de leurs formes et de leurs discours, que l’on peut qualifier de ‘scandinave noir’. En prenant comme exemple principal Borgen, Gabold a démontré que ce qui le caractérise, c’est d’abord une insistance sur la ‘cinématographie’, l’aspect visuel et formel de la série (lumières, décors, etc.). En outre, les fictions de cet acabit essayent d’être originales tout en étant cohérentes les unes avec les autres, de décliner des concepts tout en essayant de réinventer les genres : on le voit par exemple avec Heartless, qui certes propose une série de vampires comme on en voit tant d’autres, mais traite le sujet d’une manière inédite et interactive. Et s’il est une spécificité à ces fictions scandinaves, sur laquelle le public de la masterclass a longuement débattu, c’est précisément la place des femmes. Gabold a en effet précisé qu’Eyeworks mettait un point d’honneur à présenter dans ses différentes fictions des personnages féminins forts, de Birgit Nybord dans Borgen à Sarah Lund de Forbrydelsen (The Killing), en passant par Trine Dyrholm (Arvingerne — The Legacy).
© Le Village / Fipcom
Sahar Baghery et Anders Ksaergaard Sørensen : le point de vue économique
Outre la leçon magistrale de Gabold, la masterclass fut également marquée par les interventions éclairantes de Sahar Baghery et d’Anders Ksaergaard Sørensen. Ces derniers ont insisté, chacun à leur manière, sur ce qui explique le succès industriel de ces programmes, et leur réponse peut-être résumée en quelques mots. Les fictions scandinaves sont d’une part parvenues à mobiliser les enjeux de l’interactivité et du transmédia, surtout les chaînes privés comme TV2 Zulu ou TV2 Charlie, qui proposent des programmes plus interactifs, destinés à un public plus jeunes (par exemple dans Shit Happens). Elles se déclinent souvent sur plusieurs supports, aussi bien la diffusion TV que les services de VOD, SVOD, festivals et événementiel. De plus, les fictions scandinaves se vendent très bien (Follow the Money notamment) et les droits d’adaptation se multiplient (pensons à la suédo-danoise Brön, qui a donné la franco-britannique Tunnel et l’américaine The Bridge.
En conclusion
Si Gabold a conclut sa masterclass sur la mort annoncée de la télévision de flux, il n’en est pas moins confiant sur l’avenir éminemment prometteur des fictions télévisuelles. S’il signe avec la fresque historique 1864 son dernier programme, il laisse sur son passage une vision élargie de la production de série télévisées, avec comme maître mot celui de la créativité et d’équilibre entre tous les aspects de la création, de la production et de la diffusion des fictions télévisées.
par Flore Di Sciullo
* Eyeworks est une société de production internationale basée à Amsterdam, et fondée en 2003. La société a été racheté par Warner en juin 2014.
10 mars 2015
Journée Portes Ouvertes le 25 avril 2015 !

Soyez nombreux à vous manifester à la journée portes ouvertes du Master 2 Pro « Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias », au sein de l’élégante Galerie Colbert, ce samedi 25 avril, de 10h à 17h, en salle Demargne.
Venez y rencontrer les étudiants de l’actuelle promotion ainsi que des anciens aujourd’hui en poste dans les différents milieux de l’audiovisuel. Nos plus chers intervenants seront également présents et vous invitent chaleureusement à découvrir le Master. Les rencontres seront nombreuses et couronnées d’un buffet madeleines à volonté !
Créé par M. François Garçon en 2006, le Master 2 Pro Cinéma, Télévision et Nouveaux Médias offre une formation riche et professionnalisante pour des étudiants désireux de travailler dans les différents secteurs de l’audiovisuel.
Sa force réside dans les nombreux intervenants professionnels qui viennent partager leur expérience avec les étudiants. Chaque année, interviennent des producteurs (Full Dawa, Ego Productions), des auteurs, des distributeurs (Warner, SND, Rezo Films, BAC Films), des agents de vente (Film Distribution), des responsables de développement (TF1, France Télévisions), des directeurs des programmes (M6, France 2, France 3, Canal+), des responsables des acquisitions (TF1, M6) et de nombreux autres professionnels travaillant dans des domaines aussi divers que le droit de l’audiovisuel, la presse écrite, la radio, la VOD ou encore l’Internet (Studio Bagel, KissKissBankBank, Bobler, VodKaster, Havas, Arte Live Web, Spideo).
La seconde force du Master 2 Pro Cinéma – Télévision – Nouveaux Médias est son réseau, composé notamment de l’association des anciens élèves TIMEDIA. Les étudiants bénéficient également du partenariat exclusif du Master avec le MediaClub, présidé par Monsieur Jérôme Chouraqui, et ont ainsi le privilège d’être invités à de nombreux événements professionnels (formations, colloques, petits-déjeuners etc.). Le Master est ouvert aux étudiants titulaires d’un Master 1 ainsi qu’aux étudiants issus de cursus en Sciences Politiques, École de Commerce ou d’Ingénieurs.
Rendez-vous samedi 25 avril, à partir de 10h, à l’INHA (Institut National d’Histoire de l’Art), pour découvrir le Master qui changera votre vie !
INHA : 6 rue des Petits Champs, 75002 PARIS (autre entrée au 2 rue Vivienne) – M°3 Bourse, M°7 et 14 Pyramides ou M°1 et 7 Palais royal / Musée du Louvre.
PS : voici, pour ceux ne pouvant être présent, une fiche récapitulative pour les inscriptions à venir.
7 avril 2015
Deuxième édition du Prix Daniel Sabatier
Lancé en 2014 par le Médiaclub, la cérémonie de récompense de la première édition du concours Daniel Sabatier avait été tenue lors de la rentrée solennelle de la promotion 2014, dont nous vous parlions il y a quelques temps (voir article). La deuxième édition du concours a été lancée début mai 2015 et est ouverte à tout étudiant ou groupe d’étudiant souhaitant soumettre un projet à forte tonalité digitale (le transmédia est très apprécié).
Nous vous invitons donc à proposer vos projets sur la page du Prix Daniel Sabatier. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 10 juillet 2015 et les conditions d’inscriptions disponibles sur une page dédiée. Vous pouvez également trouver des informations supplémentaires, sur l’historique du concours et ses précédents lauréats sur le site du Médiaclub.
Bonne chance à tous les participants !
25 mai 2015
Promotion 2015 – portraits

Pour la promotion 2015, le Master 2 Pro Cinéma, Télévision & Nouveaux Médias, c’est terminé. Après avoir effectué leurs soutenances de projets et accueilli des étudiants lors des portes ouvertes du Master le mois dernier, chaque futur diplômé (en attendant la cérémonie en fin d’année) est désormais en plein coeur de son stage de fin d’étude. Nous vous proposons donc de découvrir notre promotion de manière originale. Chaque étudiant s’est vu proposé un questionnaire de Proust adapté à notre master. À vous maintenant de découvrir les réponses de chacun d’entre eux.
Pauline ATTAL (LinkedIn)
Stage : assistante de production – Les Films du Kiosque
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Nicolas Dumont, Sydney Gallonde, Pierre Guyard, Bouchra Rejani pour nous avoir donné de l’espoir et de la motivation
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Fran Drescher
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Mag Bodard
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Burger Quiz
Le film que j’aurais voulu produire
Under the Skin de Jonathan Glazer
La série que j’aurais voulu produire
The Killing de Soren Sveistrup
Ma citation préférée
« Demain très tôt, nous partirons pour Rome » – Stéphane Goudet
Sur une île déserte, j’emmènerais
Un hamac
Mona Baudet (LinkedIn)
Stage : assistante d’exploitation – Luminor Hôtel de ville
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Nathalie Chassigneux, pour son génie permanent
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Phoebe (Friends)
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Fabrice Luchini
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Groland
Le film que j’aurais voulu produire
Une Histoire vraie de David Lynch
La série que j’aurais voulu produire
Breaking Bad
Ma citation préférée
« Une vieille dame ou un vieil homme, c’est 5 fois le poids. Les os sont poreux déjà. » – C’est arrivé près de chez vous
Sur une île déserte, j’emmènerais
Un paquet de Gerblé
Xavier Bedat-Durand (LinkedIn)
Stage : assistant exécutif du Directeur Général des Programmes – M6
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
François Garçon, le seul et l’unique.
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Tyrion Lannister
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Nicolas de Tavernost
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Le Loft
Le film que j’aurais voulu produire
Taken
La série que j’aurais voulu produire
Caméra Café
Ma citation préférée
« La vie n’imite pas l’art, elle imite la mauvaise télévision »
Sur une île déserte, j’emmènerais
Mon pull, ma pipe, mon chien, une bible
Sabine Bezier
Stage actuel : assistante distribution et ventes internationales – Pyramide Distribution
L’émission TV que j’aurais voulu développer
L’amour est dans le pré
Le film que j’aurais voulu produire
Happiness Therapy
La série que j’aurais voulu produire
Girls
Ma citation préférée
“Si vous n’êtes pas du clan des Montaigu, entrez boire une coupe de vin !”
Sur une île déserte, j’emmènerais
Du chocolat
Maxime Bigot (LinkedIn)
Stage actuel : assistant distribution – Les Films du Losange
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Nathalie Chassigneux
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Eric Judor (Platane) le jour, Ghost Dog (Ghost Dog) la nuit
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Mister Senor Love Daddy (Do The Right Thing)
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Burger Quiz
Le film que j’aurais voulu produire
Wrong Cops (Quentin Dupieux)
La série que j’aurais voulu produire
H
Ma citation préférée
» Ta mère elle boit d’la kro » – Saïd, La Haine
Sur une île déserte, j’emmènerais
Le Manuel des Castors Juniors
Mélissa Courtois (LinkedIn)
Stage actuel : assistante production et interactivité des programmes – M6 Web
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Bouchra Rejani : j’aimerais un jour atteindre son niveau de réussite dans la production TV
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Elliot Reid dans Scrubs
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Bibiane Godfroid
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Koh Lanta
Le film que j’aurais voulu produire
The Grand Budapest Hotel
La série que j’aurais voulu produire
Bref
Ma citation préférée
« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » – Sénèque
Sur une île déserte, j’emmènerais
Le Guide de survie de Bear Grylls
Alvaro De La Lama (LinkedIn)
Stage actuel : Stagiaire édito – Vice Média France
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
François Garçon, pour avoir mes papiers.
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Tyrion Lannister
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Mini-Me (AKA Verne Troyer)
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Laura en América (version trashy, hispanique et féminine de Jerry Springer)
Le film que j’aurais voulu produire
Blanche-Neige et les sept nains
La série que j’aurais voulu produire
Seinfeld (à cause de Mickey + cette sacrée basse slapée)
Ma citation préférée
« Quand les mouettes suivent le chalutier, c’est parce qu’elles pensent que des sardines seront jetées à la mer » – Eric Cantona
Sur une île déserte, j’emmènerais
Les Sept Nains (ils sont débrouillards les salauds)
Zaïneb El Kadiri
Stage actuel : assistante à la direction des programmes – Numéro 23
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Bibiane Godfroid (M6) parce qu’elle a(vait) un rôle polyvalent, une vision à 360° sur la chaîne, ses programmes, ses productions, ses lignes éditoriales : en 1 jour on apprendrait bcp de choses sur le fonctionnement d’une chaîne !
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Don Draper (être un génie du marketing, ça peut toujours servir)
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Shonda Rhimes, mastermind and savior of ABC’s Thursdays
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Tout Le Monde en Parle (Ardisson) ou En Aparté (Canal+)
Le film que j’aurais voulu produire
Usual Suspects
La série que j’aurais voulu produire
The Wire
Ma citation préférée
“Always be yourself, unless you can be Beyoncé. Then always be Beyoncé”
Sur une île déserte, j’emmènerais
Un couteau suisse ! Et mon mac avec toutes les séries déjà téléchargées (légalement bien sûr)
Carole Garat (LinkedIn)
Stage actuel : assistante de programmation – RMC Découverte
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Bibiane Godfroid : pour son travail qui me passionne, ainsi que les responsabilités qu’elle a pu avoir au sein de la direction des programmes de M6. Pouvoir choisir et prendre des risques sur le destin d’un programme sur une chaîne est quelque chose d’excitant dans ce métier.
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Piper Chapman (Orange is the new black)
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Alain Weill
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Le Bigdil
Le film que j’aurais voulu produire
Prisoners
La série que j’aurais voulu produire
The Walking Dead
Ma citation préférée
« La chance est bien souvent un hasard qui se provoque »
Sur une île déserte, j’emmènerais
Un téléphone et une télévision
Cléa Giannuzzi (LinkedIn)
Stage actuel : assistante chargé de développement – Be Aware (groupe Newen)
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Jean-Pierre Dusséaux car humainement et professionnellement, c’est quelqu’un d’impressionnant, j’apprendrais beaucoup à ses côtés en une journée !
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Christopher McCandless (Into The Wild)
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Pierre Lescure
L’émission TV que j’aurais voulu développer
The Voice
Le film que j’aurais voulu produire
Pulp Fiction
La série que j’aurais voulu produire
Breaking Bad
Ma citation préférée
« Le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder. » – L’Île de la Tentation (ahah) / « La vie est une pièce de théâtre, ce qui compte ce n’est pas qu’elle dure longtemps mais qu’elle soit bien jouée. » – Sénèque
Sur une île déserte, j’emmènerais
Ma famille et mes amis
Nérimen Hadrami (LinkedIn)
Stage actuel : assistante production et développement – Silex Films
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Nicolas Dumont et Sydney Gallonde pour la passion qu’ils ont su nous transmettre
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Fran Fine ( Une nounou d’enfer)
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Oprah Winfrey
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Touche pas à mon poste
Le film que j’aurais voulu produire
La Faute à Voltaire
La série que j’aurais voulu produire
Peaky Blinders
Ma citation préférée
« Preciosa s’en vint en jouant »
Sur une île déserte, j’emmènerais
Complaintes Gitanes de Federico Garcia Lorca
Claire Lefranc (LinkedIn)
Stage actuel : assistante de programmation et à la conduite d’antenne – NBC Universal (Syfy, 13ème Rue, E! Entertainment)
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Je choisirais Sidney Gallonde, car il a le bonheur, en tant que producteur de fictions, de créer des personnages et des histoires qu’il peut ensuite offrir au public pour les faire rêver.
Si je devais être un personnage d’une série/film/émission TV…
Mérida (Rebelle)
Si je devais être un nabab du monde des médias…
Je serais le roi du dessin animé français : Marc du Pontavice !
L’émission TV que j’aurais voulu développer
Kaeloo, de Cube Creative
Le film que j’aurais voulu produire
Toy Story
La série que j’aurais voulu produire
South Park
Ma citation préférée
« Always look on the bright side of life ! » – La Vie de Brian
Sur une île déserte, j’emmènerais
Une tente Quecha, parce que dormir dehors, ça va bien cinq minutes…
Adrien Marie (LinkedIn)
Stage actuel – assistant marketing / community management films français – Wild Bunch Distribution
Si je devais passer un jour dans la vie d’un des intervenants du master…
Rémi Jimenez, DG de M6 Films afin de pouvoir soutenir des films français ambitieux.

![[Archives promotion 2024-2025] COUP D’ENVOI MALOUIN POUR LE MASTER DMC VERSION 2024-2025 !](https://static.wixstatic.com/media/e49943_4ca03dfe3a044e36904ea810e004e0c3~mv2.jpeg/v1/fill/w_980,h_695,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/e49943_4ca03dfe3a044e36904ea810e004e0c3~mv2.jpeg)
![[Archives promotion 2024-2025] La promotion 2025 était au Festival du Film de Montreuil !](https://static.wixstatic.com/media/e49943_86fc35b4f57849f4bc690b6af5c99b8b~mv2.jpg/v1/fill/w_980,h_551,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/e49943_86fc35b4f57849f4bc690b6af5c99b8b~mv2.jpg)
![[Archives promotion 2024-2025] Rencontre avec Sébastien Janin, Co-fondateur/Président de Media Musketeers](https://static.wixstatic.com/media/e49943_7b01c8520b944d22ac2f220b93627662~mv2.jpg/v1/fill/w_796,h_1024,al_c,q_85,enc_avif,quality_auto/e49943_7b01c8520b944d22ac2f220b93627662~mv2.jpg)
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