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Archives de la promotion 2017-2018

  • jeannebabikian
  • 27 juin 2018
  • 26 min de lecture

La promotion 2018 a fait sa rentrée !

27 septembre 2017 


Après les fatidiques épreuves des oraux, les 19 étudiants du master Digital, Médias, Cinéma (DMC), promotion 2018, ont effectué leur rentrée dans les locaux de l’INHA.

Dans la continuité de l’année de transition passée, qui a vu le nom du master modifié et a connu un changement de direction, les enseignements dispensés resteront au contact du monde professionnel avec la venue de nombreux intervenants et l’élaboration de plusieurs cas pratiques.

Les co-directeurs du master, Nicolas Brigaud-Robert et Stéphane Goudet, ont ainsi toujours à cœur de former des étudiants opérationnels prêts à s’investir dans les mutations du secteur auquel ils se prédestinent.

La promotion de cette année s’annonce encore une fois éclectique. De la réalité virtuelle, en passant par le cinéma, la télévision, le digital ou encore le jeu vidéo, aucune filière ne semble être oubliée.

Chaque étudiant essayera ainsi d’apporter sa vision sur les enjeux des différents secteurs évoqués que ce soit par des articles à retrouver sur notre site, des brèves sur notre compte Twitter, des post sur Facebook et Linkedin ou des photos sur Instagram.N’hésitez donc pas à vous abonner à nos réseaux sociaux pour suivre l’actualité du master et du monde de l’audiovisuel en général.


Pauline Dauvin (Disney France) : les chaînes payantes, la résistance aux nouveaux entrants

27 septembre 2018


A l’occasion de la rentrée du Master DMC, dans le cadre du cours de Lorenzo Benedetti, la nouvelle promotion a eu l’occasion de recevoir Pauline Dauvin, Directrice des Programmes et Acquisition des chaînes de Disney France.

Nouvelle saison, nouvelle promotion et nouveaux professeurs. Le Master 2 « Digital, Médias & Cinéma » accueille cette année dans son équipe de professeurs, Lorenzo Benedetti, fondateur de Studio Bagel et directeur des créations originales digitales au sein du groupe Canal. Dans le cadre de son cours, nous allons parcourir un panorama des médias modernes en recevant les principaux acteurs de ce secteur en mutation.

Pour inaugurer ce cours, nous avons eu l’honneur d’accueillir Pauline Dauvin.Après avoir été diplômée de Sciences Po Paris, elle intègre le DESS de Droit et Administration de la Communication Audiovisuelle de Paris I de Daniel Sabatier, ancêtre du Master DMC. Grâce à ce dernier, elle est recrutée dans un premier temps, comme stagiaire, à France 2, au sein du Service des Acquisitions. Elle est ensuite engagée au sein de l’Unité de Programmes Jeunesse avant de rejoindre l’Unité Achat et Jeunesse de France 3. En 2002, elle quitte le service public pour la télévision payante en devenant Directrice des Programmes et de l’Antenne des chaînes du groupe NBC Universal France (13ème Rue et Sci Fi). Elle se voit ensuite promue au sein du groupe à l’international (Europe Middle-East & Africa) pour y assurer la Direction des Programmes. En septembre 2011, elle rejoint Disney Channel France en tant que Directrice des Programmes et Acquisition.

Depuis six ans, elle est en charge du contenu des cinq chaînes du groupe : Disney ChannelDisney Channel +1Disney JuniorDisney XD et Disney Cinéma. Elles sont distribuées auprès des opérateurs de télévision payante. La principale chaîne du groupe, Disney Channel, est la 1ère chaîne jeunesse et la 5ème chaîne thématique payante en France comptabilisant 0,5% de PDA. Le groupe rencontre également du succès sur le digital avec plus de 25 millions de vidéos vues par mois dans l’écosystème digital Disney et une chaîne Youtube qui compte plus de 970 000 abonnées.

Au cours de cet échange, elle nous a présenté le secteur de la Pay TV et les différents enjeux qui s’offrent à elle, notamment avec la concurrence de la VOD ou des nouvelles plateformes OTT (Youtube, Netflix).

Johnny Pilatte



Wale Gbadamosi Oyekanmi (Dare.Win) : les marques, nouveaux éditeurs de contenus ?

3 octobre 2017


Le 28 septembre dernier, le Master Digital, Médias, Cinéma (DMC) a eu l’honneur de recevoir Wale Gbadamosi Oyekanmi, fondateur de l’agence de communication digitale Dare-Win.

Pendant près de deux heures, cet ambitieux entrepreneur nous a expliqué combien il est important de réaliser des projets, d’oser et surtout de s’intéresser à l’inconnu, grâce au témoignage de son propre parcours.

À Dauphine, Wale Gbadamosi Oyekanmi se destinait à tout sauf travailler dans les industries culturelles. Plutôt fort en mathématiques, il réalise sa formation universitaire dans ce domaine. Mais c’était sans compter son intégration et la rencontre avec Channel 9 (chaine de TV universitaire dauphinoise), où il y découvre la vidéo au sein d’une atmosphère entrepreneuriale, qui le poussera à remettre en question son parcours. Piqué par le virus du contenu, il décide de s’orienter dans les médias et intègre Paris 1 en management des médias. En parallèle il réalise différents stages au sein de TF6Endemol et rejoint la société de production Coyote Conseil accompagné de ses amis de Channel 9. Entouré de ces derniers, il distille ses idées qui donneront naissance à de nombreux formats télévisuels. Une année et demie à parcourir le monde, accompagné de son appareil photo et de sa bonne humeur, lui confère une vision internationale. À son retour, il continue la création de programme, en produisant notamment une web-série illustrant le milieu du street art berlinois pour Canalplus.fr. Fermement décidé à acquérir davantage de compétences en digital, il passe par l’agence de publicité indépendante Buzzman, au sein de laquelle il travaille en tant que community manager et chargé des relations presse.

Face à une demande existante, il décide de quitter ses fonctions au sein de Buzzman pour créer, en novembre 2011, sa propre agence de communication digitale : Dare.Win. Partant du postulat qu’il n’existait pas de réelle offre de conseil en communication pour le secteur du divertissement et du contenu en France, Wale Gbadamosi Oyekanmi imagine Dare.Win comme une agence innovante et moderne dans sa manière d’appréhender la communication. Bien loin des schémas traditionnels des agences de publicité, il capitalise sur une philosophie non pas basée sur le support mais davantage sur les usages. Il souhaite que ses campagnes soient aussi créatives que le contenu qu’elles promeuvent. Des dispositifs à la fois complémentaires et promotionnelles pour le contenu. Si bien que même les auteurs eux-mêmes auraient pu les imaginer. Surtout, il souhaite collaborer avec des marques pour lesquelles lui et ses salariés se passionnent. Netflix, Spotify, Red Bull, Arte, CANAL+toutes ces marques de l’entertainment ont en commun qu’elles sont à la fois clientes de l’agence mais aussi consommées de manière affective par les salariés de l’agence. Car si, Wale Gbadamosi Oyekanmi met un point d’honneur à ce que lui et ses collaborateurs travaillent avant tout pour des marques qu’ils aiment, ils se doivent surtout d’être les premiers consommateurs du contenu produit par ces entités.

L’agence rencontre un succès professionnel à l’occasion de la sortie d’une application dédiée à la mini série de CANAL+, Bref. Cette dernière permettait de s’immerger dans le smartphone du héros de la série, grâce à une immersion totale permise par l’imagination d’une fausse interface.


Dare.Win remporte par la suite le budget Netflix, et orchestre deux campagnes majeures permettant à l’agence de remporter différents prix publicitaires (Cannes Lions, Eurobest, Cristal, Prix Stratégies,…).

La première vise à promouvoir la série Narcos, encore peu connue sur le sol français, en imaginant un dispositif influenceur poussant ces derniers à photographier leur billet pour découvrir la mention “#Narcos” sous forme de traces de cocaïne.

Par ailleurs Wale Gbadamosi Oyekanmi met un point d’honneur à développer son agence à l’internationale et ouvre des bureaux à Berlin et bientôt aux Etats Unis. L’ambition qu’il insuffle chaque jour à ses collaborateurs, étant de faire de Dare.Win la première agence d’entertainment du monde, constitue un réel moteur dans la croissance de la structure.

Aujourd’hui, grâce à la légitimité acquise au sein du secteur de la publicité et des contenus, il souhaite offrir les compétences de Dare.Win non plus uniquement aux marques d’entertainment mais désormais aussi à n’importe quels types de marques ayant besoin d’entertainement. Soit des marques mass-market soucieuses d’éditer et créer du contenu (proche du divertissement) afin de se rapprocher de ses consommateurs. C’est notamment le travail d’une des dernières campagnes de l’agence pour Babybel avec la série “Super Fromages.”

Mael Buron


Adrien Desanges, co-fondateur de Benshi Studio 

12 octobre 2017


Benshi Studio est le nouveau projet d’Adrien et Pierre-Louis Desanges

Le jeudi 5 octobre, Adrien nous a retracé son parcours tout en nous présentant les enjeux d’une plateforme SVOD à destination d’un jeune public.

En 2005, les deux frères ont pris la direction du Studio des Ursulines, un cinéma parisien avec une programmation consacrée au jeune public. L’établissement vient d’ailleurs de remporter le prix CNC de la salle innovante.

Au-delà de cette activité d’exploitant, ils ont créé le site internet Benshi qui répertorie de nombreuses fiches sur des films pour enfants. Cela a permis de créer un réseau de salles avec plus de 130 cinémas partenaires.

Benshi Studio arrive dans la continuité de cette démarche en proposant un service de SVOD de films art et essai jeune public. La plateforme devrait ouvrir d’ici la fin de l’année 2017 et un financement participatif a été créé permettant de se préabonner. Il reste encore quelques jours pour participer : https://www.kisskissbankbank.com/benshi-studio

Encore merci à Adrien Desanges pour son intervention !


Retour sur le week-end d’intégration

17 octobre 2018


Aller à Cannes en octobre pour un master audiovisuel pourrait presque passer pour une erreur de calendrier. Détrompez-vous !

Un mois après le début des cours, notre promotion 2018 a eu l’occasion, du 6 au 8 octobre, de se rendre sur l’île Sainte-Marguerite, située à 10 minutes en bateau de la fameuse cité cannoise. Ce rendez-vous traditionnel de trois jours, qui prend des airs de week-end d’intégration, s’est révélé bien plus dense et riche que vous pouvions l’imaginer. Entre partie de Lego, exercice de négociation et jeu de pouvoir, l’esprit du groupe s’est renforcé à travers un goût du challenge qui nous a poussé à mieux nous connaître.

Ralph, notre professeur de théâtre, a également réussi à nous libérer sans complexes (on ne citera pas de noms), en nous guidant vers l’élaboration de saynètes qui en ont surpris plus d’un…

Enfin, impossible de terminer sans revenir sur la mémorable défaite de Cyril Barthet au jeu du Palet. Après des années d’invincibilité et d’entraînement acharné, le champion est tombé pour notre plus grande fierté. (Ne le croyez pas s’il vous dit le contraire). C’est Jasmine qui remporte la victoire tout en ayant en plus réussi à lui faire croire que sa mère avait inventé le jeu…

L’échec est total.

Encore bercés par le doux soleil méditerranéen, nous souhaitons finalement remercier nos professeurs, Nicolas, Stéphane, Cyril, Eric et Ralph, qui nous ont accompagnés durant ce séjour qui restera dans nos mémoires pour de nombreuses années.

Espadrilles au pied, vieille sur le canapé, 5 euros cachés, ou comment construire l’avenir sur l’horizon de nos souvenirs…


20 octobre 2017 : Gauthier Lovato, responsable artistique chez TF1 Films Production

Dans le cadre du cours « Développer et produire un long-métrage » dirigé par Mathieu Ageron, nous avons eu l’occasion de rencontrer Gauthier Lovato, responsable artistique chez TF1 Films Production.

En quittant les bancs du Master DMC en 2010, Gauthier effectue un stage aux ventes internationales chez TF1 qui lui permet de décrocher un poste en tant que conseiller artistique chez TF1 Films Production. Durant 7 ans, il lit et analyse des scénarii de longs métrages de cinéma afin d’en proposer une sélection correspondant à la ligne éditoriale de la chaîne. Depuis un an, c’est donc en tant que responsable artistique de la filiale de coproduction et de préachats cinéma que Gauthier continue son évolution.

Lors de son intervention, Gauthier a évoqué sa mission principale au sein du groupe : accueillir et choisir les films français et européens qui seront co-produits par TF1. Il nous a par la suite exposé les différentes stratégies mises en place dans le choix des projets ainsi que les nombreux enjeux auxquels il est confronté quotidiennement.

En 2017, 22 films ont été co-produits par la chaîne.

Merci une nouvelle fois à Gauthier d’être venu à notre rencontre !

Alyssia Renard



Xavier Gandon : « La programmation télé, une science entre la connaissance des programmes et l’artisanat… »

21 octobre


Cette semaine, le Master DMC a eu l’honneur de recevoir une autre « crème de l’audiovisuel » : Xavier Gandon, directeur des antennes TV et digitales du groupe TF1.

Ce spécialiste des contenus et de la programmation cumule aujourd’hui les fonctions dans le groupe TF1 : il y supervise la direction de la veille et du développement de nouveaux formats, coordonne la programmation et l’interactivité des programmes et dirige à la fois les chaînes TNT ainsi que les contenus digitaux, ceux de MyTF1 notamment.

Rien que cela ! Ça doit en faire, du travail !

Et justement, avec son ton calme et assuré, Xavier Gandon est revenu avec nous sur les grands enjeux de la rentrée du groupe TF1. Le programme ? Continuer de valoriser l’offre de TF1 à travers de nouveaux grands rendez-vous (axés, par exemple, sur le sport), accentuer le rebranding de TMC amorcé l’année dernière et surtout, établir et clarifier le positionnement éditorial de NT1 et d’HD1.

Puis, notre invité a retracé avec modestie le parcours d’une ascension fulgurante, qui fait écho avec l’arrivée et le développement de la TNT en France.

Au-delà d’un sens aiguisé de ce qu’il appelle l’« artisanat » (savoir-faire qu’il estime indispensable aux équipes de programmation), le facteur déterminant des succès de Xavier Gandon est à chercher dans la vision avant-gardiste qu’il eut de la TNT : il y a vu l’opportunité de créer des contenus inédits et exclusifs à une époque où les incarnations et les programmes forts n’étaient pas encore au cœur des stratégies de direction des chaînes TNT (qui proposent -parfois encore aujourd’hui- des séries étrangères et/ou des rediffusions).

Cette capacité à valoriser une chaîne par ses contenus et à affirmer sa ligne éditoriale, Xavier Gandon en a fait une expertise qu’il a prouvé à de nombreuses reprises.

Il suffit de jeter un œil à son tableau de chasse :

Il a formé, avec Ara Aprikian, le duo à l’origine du rebranding de Direct 8 : ensembles, ils transforment la citrouille en carrosse D8 : grâce à Touche Pas à Mon Poste, la chaîne se targue d’un access prime time sur-performant qui triple ses audiences et flirte avec les 2 millions de téléspectateurs.

En 2016, Xavier Gandon quitte le groupe canal et part pour le groupe TF1. Il y retrouve Ara Aprikian, débarqué depuis 2015 : les deux hommes reforment l’équipe gagnante qui faisaient les grandes heures des chaînes gratuites du groupe Canal.

Son objectif y est de traduire la stratégie multi-chaîne voulue par Gille Pelisson, président du groupe.

Cette collaboration sera à l’origine d’un autre succès de taille : le rebranding de TMC, tête de gondole de la stratégie du groupe TF1, incarnée par Yann Barthès (lui aussi fraîchement débarqué de Canal) dans une nouvelle formule forte de l’access prime-time : Quotidien, qui quadruple les audiences de TMC en 3 mois.

Comme d’habitude, ces deux heures ont filé trop vite et le temps nous a manqué pour pouvoir profiter pleinement du partage de son experience.

Nous remercions encore chaleureusement Xavier Gandon pour son intervention de qualité (et nous avons une pensée émue pour ce pauvre powerpoint qu’il n’a pas eu le temps d’ouvrir…).

Promis, nos questions seront plus courtes la prochaine fois !

Thomas Amelie 


Tonjé Bakang, fondateur d’Afrostream

23 Octobre 2026


Invité par Cyril Barthet nous avons eu la chance d’accueillir Tonjé Bakang, fondateur d’Afrostream, une plateforme de SVOD aux contenus films et séries africaines, afro-caribéennes et afro-américaines.

Diplômé en économie à l’Ecole Alscacienne en 1999, il entre dans le monde de la culture et de l’audiovisuel par passion. Ce « pro de l’entertainment » est sur tous les fronts, il déniche de nombreux talents et inspire le concept Comedy Club de Jamel Debbouze, avant de prendre la direction du théâtre de Montreuil.

En 2013 accompagné de son associé, Ludovic Bostral un ancien de M6 Web, il créé Afrostream. Partant d’un postulat simple « les films et séries africaines, afro-caribéennes et afro-américaines méritent d’avoir une plus large diffusion. Un public en quête de représentation ou de découvertes n’a pas toujours facilement et légalement accès à ces contenus. » La réponse ? La première plateforme de SVOD aux contenus 100% afro. Très vite décrit comme le « Netflix africain« , Tonjé Bakang partage sa vision à la fois engagée et avant-gardiste et passe par la case Y Combinator, l’un des plus prestigieux incubateur de start-up basé dans la Silicon Valley.

Deux ans après le lancement officiel de la plateforme, l’aventure Afrostream est terminée. Nous vous invitons par ailleurs à consulter sa lettre ouverte revenant sur les coulisses de cette formidable aventure entrepreneuriale. A ce titre, Tonjé est venu partager aux étudiants du Master Digital, Médias, Cinéma (DMC) le témoignage précieux d’un entrepreneur doté d’une vision porteuse de sens. Mais aussi, ses échecs, ses erreurs et les conseils d’un passionné de l’audiovisuel à la fibre entrepreneuriale.

Merci à lui !

Mael Buron


Bruno Patino, directeur éditorial d’Arte : « L’objectif des programmes d’Arte est d’avoir un impact sur la vie du téléspectateur »

26 Octobre


Le jeudi 12 octobre nous avons eu la chance de recevoir Bruno Patino, directeur éditorial de la chaîne Arte, directeur de l’école de journalisme de Science Po mais aussi co-auteur d’ouvrages abordant les transformations induites par l’ère numérique (La condition numérique, Grasset, 2013).

Au cours d’un échange très enrichissant, il nous a fait part des moments forts de son parcours, la direction du Monde Interactif et Télérama (dès 2003), et la direction des programmes des chaînes du groupe France Télévisions (dès 2013) notamment.

Il nous a livré son analyse de la notion de service public, qui est le service du public et donc de ses usages. L’objectif de ces chaînes, selon lui, est de suivre ces usages et non de les changer. Il a affirmé l’importance du divertissement qui doit être un rituel de réconfort social intelligent.

Arte, quant à elle, a vocation de satisfaire aux usages tout en conservant son identité à travers un traitement unique pour tous les thèmes. La chaîne est un endroit privilégié d’interaction entre télévision et digital, à travers la plateforme Arte Créative notamment. La réalité virtuelle est au cœur de nombreux projets, Bruno Patino nous a affirmé sa volonté de mettre en avant ce médium grâce à des contenus artistique valables.

Encore merci à lui pour son intervention brillante !

Fiona Railane


Jean-Pierre Paoli, vers une nouvelle vision de la télévision et de sa diffusion

31 octobre 2026


Alors que tout le destinait à travailler dans la fonction publique, Jean-Pierre Paoli, ancien élève de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’ENA, également licencié en droit et lauréat du concours des Affaires étrangères, se tourne finalement vers le monde des médias en 1987 en rejoignant Canal + pour ensuite passer près de 20 ans au sein du groupe TF1.À la suite d’un parcours au cœur de l’audiovisuel français à en faire pâlir plus d’un, il décide de rejoindre l’équipe de Molotov en 2016, plateforme OTT cofondée par Jean-David Blanc, Pierre Lescure et Jean-Marc Denoual.

Au fil de ce riche échange, Jean-Pierre Paoli nous a fait part de son expertise, sa vision et ses prédictions quant à l’univers du petit écran dont il envisage les perspectives d’avenir dans une refonte de la règlementation, une plus grande ouverture à l’international et une nouvelle approche des métiers de production et diffusion.

Chez Molotov, Jean-Pierre Paoli a pour mission principale de développer le service à l’étranger, une responsabilité qui lui sied parfaitement dans la mesure où ses années notamment chez Canal + et TF1 lui ont permis de mettre en place des stratégies internationales et de nouer de précieux contacts.« Nous avons toujours eu des ambitions globales pour Molotov » a notamment expliqué Pierre Lescure. « Jean-Pierre dispose d’un excellent réseau au sein des groupes audiovisuels les plus influents d’Europe et son expertise internationale nous aidera à mener Molotov au niveau supérieur » poursuit l’ancien Président Directeur général du groupe Canal +.

Nous remercions chaleureusement Jean-Pierre Paoli pour son intervention extrêmement intéressante qui clôture une semaine ponctuée de nombreuses rencontres avec des professionnels du secteur.

Jasmine de Montanier




Inon Zur : La composition musicale dans le jeu vidéo (Masterclass Jeux vidéo)

8 Novembre 2017


Vendredi 27 octobre, 18h30, Cité des Sciences et de l’Industrie, Paris 19e

Comme à mon habitude, j’arrive beaucoup trop tôt. La file d’attente pour la masterclass grossit peu à peu. Derrière moi deux personnes discutent de leurs projets en cours. Étudiants en jeu vidéos, ils évoquent les difficultés du travail de groupe et de la quantité d’efforts à fournir.

19h15, la file commence à bouger, je rentre et m’installe dans l’auditorium. Après quelques minutes la lumière se tamise, une bande annonce digne d’un jeu vidéo apparaît alors sur l’écran de la scène et annonce l’intervenant.

Un homme trapu d’allure sympathique s’avance alors et s’installe aux côtés du présentateur. Cet invité n’est autre que Inon ZurCompositeur de génie ayant travaillé sur des monuments vidéoludiques tels que Dragon Age (Bioware)Prince of Persia (Ubisoft), Fallout (Bethesda) ou encore Syberia (Benoît Sokal).

D’origine Israélienne, il raconte avoir choisi de migrer avec sa famille vers Los Angeles. Frustré par la vision classique de ses professeurs de musique, il éprouvait déjà l’envie de toucher le plus grand nombre avec la sienne, à contre-courant de la vision musicale hiérarchique de ses précepteurs.


La musique c’est un langage que l’on utilise pour se relier, pour connecter. […] Je veux créer de la musique parce que je veux me connecter aux autres, raconter des histoires à travers la musique.

Après avoir évoqué un début de carrière laborieux, l’invité explique que ce n’est qu’en 1996 qu’il composa, presque par hasard, sa toute première musique de jeu vidéo. Il ajoute, non sans humour :

Et bien vingt et un ans plus tard, je suis là.

En contraste total avec son parcours professionnel brillant, se dévoile au fil de la masterclass un homme extrêmement sympathique, drôle, émouvant et humble. Émouvant par la parole mais aussi par la musique, puisque le compositeur ponctue son récit en nous interprétant en direct ses propres compositions.

20h30, le présentateur invite Inon à jouer le thème principal de Dragon Age: Origins. L’air jovial du compositeur laisse alors place à la concentration et les premières notes se font entendre, me laissant, moi, abasourdi sur mon siège. Suite à ce morceau, Inon Zur raconte que créer un jeu vidéo c’est, selon lui, raconter une histoire et donner des émotions au joueur ; par conséquent sa tâche en tant que compositeur est de concevoir musicalement l’univers du jeu et de toucher mélodieusement le joueur.


Dans les jeux vidéo, la musique doit-être ressentie et non entendue. Un jeu c’est quelque chose dans lequel on est engagé, c’est quelque chose dont on fait partie et on doit se sentir intégré dans le jeu. […] Dans un bon jeu la musique est ressentie mais c’est à travers les yeux du héros, comme une sorte de traduction des émotions que vous avez en tant que joueur.

21h45, il est l’heure de se dire au revoir. Inon Zur clôt alors la masterclass par une poignante interprétation au piano d’un de ses morceaux pour Fallout 4 : Far Harbor.

Merci à la Cité des Sciences et de l’Industrie, à JeuxVidéo Magazine, à Orange et surtout merci à Inon Zur, pour cette rencontre exceptionnelle.

Laurent Croizier


Yves Grandmontagne : le digital et l’humain en entreprise

15 Novembre 2017


Le 13 octobre dernier, nous avons eu le plaisir de recevoir Yves Grandmontagne, associé de Nextmodernity, société de conseil et d’accompagnement en transformation digitale interne des organisations, et fondateur du Digilab RH, entreprise de conseil aux ressources humaines dans l’utilisation du Big Data. Dans le cadre du cours Économie du digital de Catherine Pitard, il est venu ouvrir le débat sur ces thématiques, porteuse de craintes éthiques et de nombreux fantasmes.

Dans un monde transformé par l’accélération sociale du temps, les notions d’agilité et d’efficacité des entreprises sont plus que jamais de mise. Pour notre intervenant, la révolution digitale qui s’est imposée au cours de ces dernières années est porteuse de bien des changements, de nouvelles professions et cultures du travail, de nouvelles attentes dans tous les secteurs de l’économie, auxquels il semble urgent d’adapter nos usages. Pour répondre à la fois aux incertitudes du marché (menaces de nouveaux modèles, évolutions rapides des attentes des clients..), mais également aux nouvelles attentes des salariés (modes de travail, autonomie…), l’entreprise doit faire évoluer profondément sa culture et  ses modes de fonctionnement interne.

Par ailleurs, l’utilisation du Big Data – autrement dit, la mobilisation de l’immense masse de données disponibles, permettra de plus en plus aux équipes de ressources humaines d’améliorer leur qualité de gestion sur de nombreuses thématiques : recrutement, mobilité interne des salariés, développement de formations, constitution éclairée d’équipes fonctionnelles, etc..Yves Grandmontagne s’applique donc à accompagner les administrations dans ces transformations singulières, tout en questionnant les enjeux de la révolution digitale. L’apparition de nouvelles activités professionnelles comme celle du Chief Happiness Officer, dénote d’une importance nouvelle de l’individu dans l’entreprise, et peut être vue comme le signe d’une révolution socio-professionnelle déjà bien entamée.

Nous remercions encore Yves Grandmontagne pour cet échange des plus intéressants, qui nous a permis de mettre, le temps d’un cours, l’humain et le digital en perspective.

Emma Dominguez. 


Marjolaine Grondin : Chatbots et Intelligence Artificielle

15 Novembre 2017


Le 27 octobre dernier, nous avons eu le plaisir de recevoir Marjolaine Grondin, co-fondatrice et dirigeante actuelle de JAM, un service gratuit destiné aux étudiants. Ce chatbot « lifestyle », lancé en 2015, est disponible sur Messenger, et le projet soutenu par Facebook.

Diplômée de Sciences Po et HEC, la jeune entrepreneure s’est retrouvée, lors d’une année à l’étranger en Californie, face à un souci que bien des étudiants rencontrent : celui de la recherche d’appartement. Pour réaliser cette tâche – qui peut s’avérer aussi pénible que chronophage – Marjolaine Grondin a imaginé avec un ami ingénieur une solution d’assistanat bien particulière : celle d’un chatbot que les étudiants pourraient solliciter pour toutes sortes de recherche. Stages, sorties, culture, gestion d’argent et bien d’autres, sont désormais à la portée de chacun : le chatbot propose même des petits jeux et devinettes pour divertir ses utilisateurs.

Aux prémices de l’aventure, JAM n’était pourtant pas une intelligence artificielle à proprement parler : des intermédiaires se chargeaient de lancer les recherches sur un logiciel ultra-performant, afin de proposer des solutions adéquates à ses utilisateurs, et cela via SMS. C’est seulement quelques mois plus tard, devant l’importante croissance de la demande, qu’ils ont dû imaginer une solution plus performante. Le recours à l’intelligence artificielle et la reconversion de JAM en chatbot leur a donc permis de soutenir cette demande, et a marqué le début d’une aventure plus que prometteuse. À travers des partenariats avec le Monde ou la Société Générale, le chatbot amical propose un contenu pointu et divertissant qui deviendra bientôt l’outil favori des étudiants.

Nous remercions encore Marjolaine Grondin pour sa venue, qui nous a permis le temps d’un cours d’approcher de plus près les retors de l’entrepreneuriat, et les enjeux de l’intelligence artificielle.

Emma Dominguez.


Edouard Braud, Facebook France

6 décembre 2017


Le 19 octobre dernier, le Master DMC a eu le privilège de recevoir Edouard Braud qui est actuellement le Directeur des Partenaires Médias de Facebook pour l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal).

Pendant plus d’une heure, Edouard Braud est revenu avec nous sur son large parcours nous a parlé en particulier de ses différentes expériences au sein de deux grands groupes : Orange et Facebook.

Edouard Braud commence ses études supérieures en intégrant une Classe Préparatoire aux Grandes Écoles et acquiert par la suite un double master : un Master en Économie International et un Master en Anglais à l’Université de Paris-Nanterre.

En 2004, il obtient un stage chez Orange où pendant 3 mois il participe notamment à une mission sur la stratégie musicale d’Orange Mobile.

En 2005, il rentre à l’ESCP Europe (Ecole Supérieur de Commerce de Paris) où il suit le programme Grande Ecole et obtient un Master en Management. Afin de valider sa formation, il doit partir plusieurs mois à l’étranger et obtient la possibilité d’effectuer un VIE (Volontariat International en Entreprise) à l’étranger au sein de France Télécom R&D aujourd’hui Orange Silicon Valley où il travaillera sur l’impact du digital sur les contenus vidéos en période d’expansion du web 2.0.

De retour en France, Edouard Braud devient responsable du business développement de la nouvellement créée Direction des Contenus d’Orange où il interviendra notamment sur des dossiers vidéos et audiovisuels. En 2008 il devient l’adjoint de Xavier Couture qui vient d’être nommé à la tête de la Direction des Contenus et des Services Numériques de l’opérateur. Après 5 années, il rejoint Orange France où il pilote le projet de transformation de l’organisation marketing afin de mieux répondre aux évolutions du marché et de soutenir la stratégie contenus d’Orange en France. Pendant deux ans, il devient le Responsable du Marketing Stratégique et Opérationnel des activités de Contenu d’Orange en France.

En décembre 2015, Edouard Braud change de groupe est devient le Directeur des Partenaires Médias de Facebook en France où il développera notamment l’adoption par les éditeurs français d’Instant Articles (un produit où le contenu est hébergé directement par Facebook, ce qui permet un chargement beaucoup plus rapide de l’article) et pilote également l’adoption du Facebook Live. Comme il le souligne dans une interview dans le quotidien Média+ : « ma responsabilité est de développer les liens avec les acteurs des médias français pour faire de Facebook la plateforme privilégiée des médias qui offre la meilleure expérience et un modèle vertueux de création de valeur pour nos partenaires. » Son rôle est : « d’aider le marché à mieux exploiter les innovations de Facebook en matière de création, d’innovation et de monétisation des contenus ».

Depuis mars 2017, Edouard Braud est le Directeur des Partenariats Médias de Facebook pour l’ensemble de l’Europe du Sud (France, Espagne, Italie, Portugal) où il est le point de contact privilégié pour les médias et les partenaires, en tant qu’ambassadeur du groupe Facebook auprès des acteurs français et européens.

Edouard Braud nous a parlé de la façon dont il travaille au sein de sa nouvelle entreprise et il est revenu sur les enjeux de monétisation des contenus sur Facebook. Nous avons également évoqué ensemble l’évolution permanente des produits de Facebook tels que Instant Articles mais également sur deux nouveaux produits qui nous ont beaucoup intrigués : Facebook Watch et Facebook Space.

Facebook Watch s’inscrit dans la volonté de Facebook d’étendre ses activités autour de la vidéo dans un contexte où les consommateurs souhaitent aujourd’hui aller sur le réseau-social afin d’y consommer de la vidéo. Le produit est actuellement en test aux USA. Facebook Watch s’appuie sur nouveau type de pages appelées Show qui permettraient à des éditeurs et créateurs de mieux référencer leurs contenus vidéo sur Facebook. Tout ça, dans le but d’améliorer les revenus issus du Branded Content ou de l’Ad-Break.

Facebook Space est quant à elle une plateforme en réalité augmentée qui pourrait notamment être une passerelle entre Facebook et Oculus.

Facebook est aujourd’hui un partenaire majeur pour les médias et nous avons hâte de voir la suite de cette relation à travers de nombreux produits qui rivalisent d’intelligence.

Nous remercions, encore, avec grand intérêt Edouard Braud d’être venu nous rencontrer et d’avoir partagé ses connaissances avec nous !

Camille Madelaine


Le Film de promotion 2018 !

21 décembre 2017 


Comme chaque année, la nouvelle promotion a diffusé son film lors de la remise des diplômes, organisée ce mardi 19 décembre 2018.

Plusieurs mois de travail, un jeu d’acteur fantastique et une réalisation extraordinaire (signée James Corchuelo), on vous laisse le découvrir :


Olivier Jacques, administrateur du Sénat

27 Décembre 2017


En recevant Olivier Jacques, chef de service de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat, le Master Digital, Médias, Cinéma (DMC) a eu l’opportunité de découvrir un acteur majeur du secteur audiovisuel, l’Etat.

Bachelier en 1981, Olivier Jacques rejoint par la suite les bancs de Sciences Po Paris. Ces études supérieures axées sur les politiques publiques lui permettront de passer avec succès le concours de fonctionnaire du Sénat. Après avoir occupé différents postes au sein de l’administration de la Haute Assemblée, Olivier Jacques est désormais chef de service de la Commission de la Culture, de l’Eduction et de la Communication. Olivier Jacques a par ailleurs suivi la formation pour cadres dirigeants de l’Institut Multimédia en 2015.

Au-delà d’un rappel quant au rôle du Sénat, et notamment des différentes commissions, cette intervention fut pour nous l’occasion d’approfondir nos connaissances du travail parlementaire et du processus législatif. Dans le même sens, Olivier Jacques a pu expliciter le rôle d’administrateur du Sénat : celui de conseil technique, et notamment juridique, des parlementaires.

Si le parlement s’efforce de rédiger la loi afin qu’elle soit la plus en phase avec les problématiques contemporaines, les usages vont souvent plus vite que le droit. Cette intervention d’Olivier Jacques nous a ainsi permis d’évoquer les enjeux actuels qui impactent l’audiovisuel : la chronologie des médias, les droits sportifs, la réforme de l’audiovisuel public ou encore la retranscription des directives européennes sur les Services de Médias Audiovisuels à la Demande (SMAD).

Nous remercions vivement Olivier Jacques pour cette intervention éclairante et passionnante.

Léo Tisseau.




Lionel Uzan, Federation Entertainment

29 Décembre 2017


Lors du dernier cours (sniiif !) de Lorenzo Benedetti, nous avons eu la chance de rencontrer Lionel Uzan, directeur général, depuis 2015, de l’audacieuse société de production Federation Entertainment.

Après avoir été Directeur des Acquisitions et de la Distribution Internationale chez SND, il rejoint la société de production de Pascal Breton, dont il supervisera alors l’ensemble des activités de production et de distribution en France, en Europe et aux Etats-Unis. Créée en 2014, Federation Entertainment évoque immédiatement la brillante série d’espionnage Le bureau des légendes, produite par Canal+ et TOP-The Oligarchs Productions. Son principal fait d’arme restant la production de Marseille, première série française sortie sur Netflix en 2015.

Lionel Uzan a pu partager avec les étudiants du master son expérience et son regard averti sur l’importance de la dimension internationale pour l’avenir de la production. Il nous a également fait part de sa vision quant à la cohabitation des distributeurs salles et les plateformes de SVOD qui font une entrée fracassante sur le marché de l’audiovisuel français. Des sujets intéressants qui interrogent l’avenir de la production de fiction française…

Nous le remercions chaleureusement de sa passionnante intervention.

Agathe Corbin. 



40ème festival du court-métrage de Clermont-Ferrand

12 fevrier 2018


Les vendredi et samedi 9 et 10 février 2018, un groupe d’étudiants du master DMC a bravé le froid pour se rendre au 40eme anniversaire du festival de court métrage de Clermont-Ferrand.

Au total, nous avons visionné une quarantaine de courts métrages repartis sur trois compétitions : Internationale, Nationale et Labo. La vaste et toujours diversifiée programmation du festival de Clermont-Ferrand nous a encore une fois démontré la vitalité de la forme courte aujourd’hui. Comme à son habitude, le festival aura su attirer professionnels, cinéphiles et jeune public, dans une ambiance chaleureuse.

Nous vous proposons une liste non exhaustive des films qui ont marqué notre festival :

  • A Gis (Elle, Gis) de Thiago Carvalhae, 20′, DocNomads : Dans une compétition assez ouverte aux thématiques LGBTQ, ce film-portrait de Gisberta Salce, qui a été abusée et brutalement assassinée à cause de sa transsexualité, nous rappelle à quel point les droits de personnes transgenre ne sont pas encore acquis. Bouleversant, libre et intense, à l’image de sa protagoniste, il nous a marqué comme aucun autre film vu cette année à Clermont. À voir et à revoir d’urgence.

  • Chose mentale de William Laboury, 20′, Capricci : Résultat de la résidence «SO FILM de genre», Chose Mentale est le second court de William Laboury. Une jeune fille vit enfermée dans une maison, seul moyen pour elle de se protéger de son ultra-sensibilité aux ondes. Pour dépasser les portes de cette prison elle trouve un moyen de sortir de son corps et de s’aventurer dans la nature environnante. Entre Thriller et fantastique, le film nous plonge dans une ambiance qui reste longtemps après la projection. Chose mentale est à découvrir dans les salles à partir du 14 février, au sein du programme 4 Histoires Fantastiques.

  • Gros chagrin de Céline Devaux, 15′, Sacrebleu productions : Ça va passer. On s’en remet. Jean fête son anniversaire et attend le message de son ex-mathilde en se remémorant le week-end qui a mené à leur rupture. Gros chagrin, c’est l’épilogue d’une passion, l’épilogue d’une histoire d’amour qui finalement est presque aussi belle que l’histoire d’amour elle-même. Entre prise de vues réelles et animation, Céline Devaux nous plonge dans l’entremêlât de souvenirs déchues, juxtaposant des conversations qu’on regrette et les conseils de proches après la rupture. Sur un ton empreint de mélancolie, le mash-up sonore et visuel parvient par un jeu de montage saisissant à recréer une poésie, celle de l’absence de l’autre qu’il faut à présent oublier.

  • Le visage de Salvatore Lista, 30′, Mezzanine Films : Camille travaille dans une galerie d’art qui accueille une exposition de Masato Kimura, célèbre concepteur de jeux vidéo de guerre arty. Alors qu’il semble dénué de tout sentiment, Masato propose à Camille de devenir une héroïne de son prochain projet. La relation entre les deux personnages est aussi énigmatique que passionnante dans ce court-métrage qui invoque aussi bien la beauté sous-marine d’un aquarium qu’une imagerie vidéoludique très réussie.

  • Puheenvuoro (Prise de parole) de Hannes Vartiainen et Pekka Veikkolainen, 9′, Pohjankonna Oy  : Ce court-métrage nous montre une réunion du conseil municipal de Tampere pour discuter d’une nouvelle ligne de tram. Or, les conseillers vont user et abuser de leur droit de parole pour retarder au maximum la clôture du débat : des paroles vidées de sens, absurdes et même dignes d’une pièce de Samuel Beckett infestent et dominent toute la durée du film. Un essai formidable sur les limites de la démocratie.

  • Rebirth is necessary (Réincarnation) de Jenn Nikiru, 11′, Jorgo Narjes : Dernier chapitre de la série Nowness « Black Star », où des jeunes cinéastes noirs s’interrogent sur la représentation de la negritude au cinéma, ce court-métrage bouscule tous les codes de temporalité pour chercher ce qu’il y aurait de spécifique dans leur communauté. Ainsi, en se basant sur des images d’archive, des prises de vue actuelles et des grandes voix Afro-Américaines (telles que James Baldwin), le réalisateur nous plonge dans une expérience unique, forte et viscérale. Cette représentation n’a pas lieu d’être, ne peut pas être, calquée sur des modèles qui ne leur appartiennent pas. Une mort et une résurrection affranchies de tout cela semblent fondamentales pour y arriver, comme le Phœnix, renaissant de ses cendres. En définitive, du cinéma politique comme nous en avons besoin dans l’ère de Trump.

  • Retour de Pang-Chuan Huang, 20’, Le Fresnoy : Tout part d’une photo de famille, celle du grand-père de Pang-Chuan Hang. S’en suit un double itinéraire, celui de Pang-Chuan Huang sur les traces de ses origines Taiwanaises et celui de sa famille, durant la guerre sino-japonaise et la guerre civile chinoise. Ce film touchant enrichi les souvenirs du passé par l’expérience du présent. Intégré à la programmation Labo, ce road trip sous forme de roman photo est intense et touchant.

  • Un homme, mon fils de Florent Gouëlou, 34’, La Fémis : Sur un fond de règlement de compte et d’acceptation des différences, Florent Gouëlou nous dévoile l’intimité d’une famille, un père, son fils et sa fille. Tous trois morcelés par d’amères souvenirs d’enfance et l’homosexualité du fils, projectionniste le jour et drag-queen la nuit, le film parvient, dans un subtil mélange de vérités abruptes et de douces confessions à proposer une comédie dramatique ambiguë qui ne tombe pas dans les clichés du genre.

  • West Front de Roland Edzard, 26’, Envie de tempête Productions : Converti à l’Islam, Frank Falise, nominé au César du meilleur espoir masculin en 2012, disparait, laissant derrière lui les espoirs que le cinéma français portait en lui, notamment ceux de Roland Edzard pour lequel il avait tourné dans la Fin du Silence en 2011. West Front est l’histoire d’une quête, celle de Roland Edzard à la recherche de Frank. De Calais, au Royaume-Uni, en passant par la ligne de front de l’Organisation de l’Etat Islamique en Irak, cette quête désespérée laisse imaginer le pire. Plus que d’actualité, West Front interroge les préjugés de ceux qui connaissaient Frank et ceux des spectateurs, face à celui qui est désormais « Fiché S ».

Agathe Corbin, Maxime Laure, Léo Ortuno, Léo Tisseau, Francisco Zambrano. 



La parole à Reza Pounewatchy, Vice 

18 février 2018

« Chez VICE, on s’évertue à essayer de montrer le monde tel qu’il est, sans jugement de valeur. »

À l’occasion de l’événement TV 3.0 organisé par The Media Faculty nous avons donné la parole à Reza Pounewatchy, directeur des contenus vidéos de Viceland.



La parole à Matthieu Marot, Studio Bagel

18 février 2018

« YouTube et la télévision ne sont pas des ennemis. »

À l’occasion de l’événement TV 3.0 organisé par The Media Faculty nous avons donné la parole à Matthieu Marot, responsable du développement de Studio Bagel (dorénavant conseiller artistique aux programmes de CANAL+).




Replay 2017 

15 mars 2018 


Pour la deuxième année consécutive, les étudiants du Master DMC (Digital, Média, Cinéma) de la Sorbonne vous proposent leur « Replay » : les faits saillants de l’année 2017 survenus dans nos industries.Promis, le compte Twitter de Trump ne sera pas mentionné.Certains choix éditoriaux sont forcément subjectifs nous avons à la fois abordé les thématiques importantes qui se sont imposées dans l’année comme les sujets qui nous tenaient à cœur de manière plus personnelle en tant que futurs professionnels de l’audiovisuel.Finies les fake news, face à cette immensité d’informations, il faut des guetteurs. Et c’est l’ambition de notre promotion de proposer cette veille passionnée de l’actualité du digital, des médias et du cinéma.L’Année des Médias en mode replay : votre nouveau rendez-vous annuel sur les temps forts de l’année écoulée dans les médias et l’audiovisuel !





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Lieu de cours

Institut national d’histoire de l’art
2 rue Vivienne
75002 Paris

+33 (0)1 47 03 89 00

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