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Archives de la promotion 2016-2017

  • jeannebabikian
  • 27 juin 2017
  • 22 min de lecture

La promotion 2017 a fait sa rentrée !

Lucas SCHWAGER-29 septembre 2016

Ça y est, c’est le grand jour ! Après plusieurs semaines de sélection sur plus de 400 candidats, les 21 étudiants de la promotion 2016/2017 ont effectué leur rentrée.

Une rentrée placée sous les signe du changement puisque les co-directeurs du master sont désormais Nicolas Brigaud-Robert et Stéphane Goudet (qui prennent la place de François Garçon) et que le master porte désormais un nouveau nom : Digital Médias & Cinéma.

Le master DMC restera dans la continuité des années précédentes, mais le changement de direction apportera logiquement son lot de nouveautés, aussi bien dans les cours que les intervenants invités à nos rencontres. Vous pourrez suivre ces évènements tout au long de l’année sur ce site régulièrement mis à jour.

Quant à nous, les étudiants, nous sommes d’horizons très divers (aussi bien sur le plan géographique que pédagogique) mais prêts à relever tous les challenges de cette année qui s’annonce bien remplie. Prochaine grande étape : le week-end d’intégration qui aura lieu les 7,8 et 9 octobre à Cannes., dont nous ne manquerons de vous reparler !


Pierre Abouchahla, ou comment la presse professionnelle peut survivre

Lucas SCHWAGER-1 octobre 2016


Dans le cadre du cours entrepreneurial de Cyril Barthet, la promotion 2016/2017 du Master DMC a eu la chance d’accueillir comme premier intervenant Pierre Abouchahla, directeur du développement de la revue de référence Écran Total.

Il y a 3 ans, Pierre et son père Michel, ancien directeur des Échos, décident de reprendre une revue certes reconnue dans le métier pour ses chiffres et la qualité de ses analyses, mais vieillissante dans son modèle et surtout... déficitaire. Le leitmotiv business de Pierre Abouchahla est simple : « greed is good » – comprenez que l’appât du gain doit être la motivation originelle d’un entrepreneur. Pierre nous a exposé ses motivations pour entreprendre, et la façon par laquelle lui et son père en étaient venus à investir dans cette revue professionnelle historique du secteur audiovisuel et cinéma.

Le potentiel d’Écran Total était déjà perceptible au moment du rachat, et l’équipe de la revue a su moderniser son offre tout en offrant une cure de jeunesse 2.0 aux contenus (la revue n’avait pas de site web jusqu’en 2013 !). Le graphisme change, les supports évoluent, mais l’hebdomadaire conserve son aura et plus important, ses abonnés. L’entreprise de taille moyenne s’assume aujourd’hui comme l’un des papiers de référence chez les professionnels du cinéma, de la télévision et même de la musique, en étendant ses sujets vers d’autres domaines de l’industrie culturelle.

Il nous a également exposé son obsession de la saine gestion, s’appuyant sur des exemples concrets, mais également toute la place qu’un titre comme Écran Total devait occuper dans l’environnement digital.

Il a enfin abordé ses perspectives pour l’avenir, qui passent par l’incubation et le développement de start-ups innovantes, que la légitimité du titre auprès des professionnels de l’audiovisuel pourrait fortement contribuer à propulser.

La démarche de ce jeune entrepreneur est une démonstration claire que l’avenir du secteur ne tient pas uniquement sur la création d’entreprises, mais aussi dans la modernisation et la digitalisation de sociétés déjà existantes. De quoi donner des idées à beaucoup d’entrepreneurs...


Jean-Claude Camus, le producteur légendaire du spectacle vivant

Alix DUGUET-10 octobre 2016


Dans le cadre du cours de Jean-Pierre Dusséaux, nous avons eu la chance d’accueillir jeudi 6 Octobre 2016 Jean-Claude Camus, ce producteur de spectacles incontournable.

A 77 ans, J-C Camus a eu une vie bien remplie et s’affirme encore et toujours comme l’un des plus grands producteurs du spectacle vivant. En partant de rien, il a été guidé par son « flair » et sa passion pour le spectacle qui l’ont amené à produire les plus grands.

La liste est impresionnante : Johnny Hallyday (avant de le produire, il nous a avoué lui avoir couru après pendant plus de 10 ans), Michel Sardou ou plus récemment Christophe Maé. Il a également produit des pièces de théâtre avec des comédiens français reconnus comme Dany Boon, Line Renaud, Richard Berry, Claude Brasseur ou encore Michel Bouquet.

Nous avons eu le droit à de passionnantes et croustillantes histoires sur sa collaboration avec Johnny Halliday, mais ces dernières resteront entre J-C Camus et nous (c’est ça, la chance d’être dans ce master !)

Il nous a fait part de sa philosophie et de sa façon de travailler lorsqu’il produit un spectacle « Je travaille pour la crémière du coin, je travaille pour la boulangère du coin, je suis le public ». Son inspiration, il la doit aux grands show américains: « J’ai copié les américains...pour le grandiose !»

Enfin, nous lui avons demandé quels conseils il nous donnerait, à nous, futurs professionnels. Sa réponse fut la suivante: « Ne jamais désespérer, pensez que rien n’est acquis mais avant tout avoir la passion et y croire »

Aujourd’hui, il est le directeur du Théâtre de la porte Saint-Martin qui produit la pièce « les femmes savantes » de Molière interprétée par le couple mythique Jaoui-Bacri. On vous la recommande chaudement.


Sidney Gallonde : le retour triomphal de la fiction télé

Lucas SCHWAGER-15 octobre 2016


Les intervenants de Jean-Pierre Dusséaux se suivent mais ne ressemblent pas ! Cette semaine, la promotion a accueilli l’un des plus jeunes producteurs de fictions télévisées français, Sidney Gallonde.

Dynamique, souriant et ambitieux, Sidney Gallonde est devenu en l’espace de 8 ans l’un des acteurs majeurs de la fiction télévisuelle. Durant deux heures, il a pu nous conter son histoire semée d’embûches et déjà bien remplie du haut de ses 33 ans. De son enfance à Toulouse à sa rencontre avec Harlan Coben des années plus tard, Sidney est une success story made in France à lui tout seul.

Après une année passée chez Elephant en tant que simple assistant (pour ne pas dire réceptionniste, c’est lui même qui le dit), le futur producteur se lance à seulement 25 ans dans le grand bain et parvient à se faire embaucher chez JLA Productions en tant que chargé de production. C’est en 2008 qu’il s’associe avec Jean-Pierre Dusséaux au sein de la société VAB et lance la série Victoire Bonnot, avec Valérie Damidot, qui sera pendant plusieurs épisodes un carton sur la chaine M6.

Grâce à son talent pour la création de synopsis efficaces et une énergie débordante, Sidney se lance un pari fou quelques mois plus tard : parvenir à adapter pour la télévision les œuvres de Harlan Coben, le roi littéraire du thriller. Sans rentrer dans les détails (puisque c’est un peu classé confidentiel), on peut vous dire une chose : il n’a pas manqué de culot ni de courage pour parvenir à ses fins. En 2015, c’est la consécration, avec l’adaptation d’Une Chance de Trop diffusée sur TF1. Le succès est total : plus de 8 millions de téléspectateurs scotchés devant cette mini-série fidèle au livre, superbement réalisée et portée par un casting musclé (Alexandre Lamy & Pascal Elbé, entre-autres). Sidney peut se targuer d’être l’un des seuls producteurs à avoir (enfin) adapté correctement Harlan Coben à la télévision, et ce n’est que le début.

Ses nouveaux projets donnent déjà l’eau à la bouche : un nouveau Harlan Coben en septembre 2017, des adaptations de Douglas Kennedy pour TF1 ou de Paula Daly pour M6... Que des cartons d’audience en perspective.

Une leçon de motivation et de créativité qui nous a scotché et qui montre, comme il se plaît à le rappeler, que « rien n’est impossible ». On le croit sur parole.


Etienne Metras, cet entrepreneur qui donne une seconde chance aux films

Alix DUGUET-16 octobre 2016


1. Invité par Cyril Barthet, nous avons eu la chance d’accueillir Etienne Metras, le fondateur du site Outbuster, ne nouvelle plateforme de SVOD, créée il y a trois mois, qui diffuse ces films « invisibles ».

Pendant presque deux heures, cet ambitieux entrepreneur nous a raconté comment il a réussi à concrétiser son idée de créer une plateforme de e-cinéma, pas comme les autres.

Après être passé par la case école de commerce, ce cinéphile a passé plus de 10 ans chez TF1 : il a commencé en tant que chef de projet chez TF1vision ( première

plateforme de VOD en France) et a fini par être le responsable marketing et éditorial du service VOD de TF1 ( Mytf1 VOD), soit un expert de la VOD!

L’apparition du e-cinéma fin 2014 a initié la création d’Outbuster. Ce site novateur est l’aboutissement de deux constats majeurs :

  • ●  Le premier fut surtout l’incapacité des salles à accueillir tous les films : tant de films aux forts potentiels artistiques n’arrivent pas jusqu’en France. En effet, une comédie Danoise peut être bien plus drôle qu’une comédie Française et un thriller Coréen bien plus terrifiant qu’un thriller Français!

  • ●  Le second constat fut qu’un certain public se retrouvait frustré ne pouvoir avoir accès à la diffusion de ces films du monde entier. Etienne Metras n’a alors qu’une idée en tête : trouver un moyen de les diffuser. « Améliorer l’accessibilité de l’oeuvre », tel est son credo.

    Il quitte donc TF1 et décide de créer sa propre vision du SVOD : reproduire l’experience du cinéma en salle en diffusant chaque mercredi des films encore jamais exploités en France ( 3 euros la séance et 9 euros l’abonnement par mois). Ces films sont en réalité ceux qui n’ont pas trouvé d’acheteurs.

    Alors, comment Etienne Metras identifie-t-il les films qu’il va diffuser ? Grâce aux communautés Sens Critique ( il s’est d’ailleurs associé avec cette plateforme) ou encore IMDb. En effet, si un film génère des discussions sur les réseaux sociaux, qu’il a plus de 6/10 sur SensCritques et qu’il n’a pas de diffuseur, Outbuster le diffusera. L’objectif de cette plateforme est réellement de remettre l’audience au coeur de la programmation cinéma.

    Sa grande expérience de MyTF1 VOD lui a donc permis, en s’associant avec un CTO, de créer une plateforme de e-cinéma aux contenus inédits et à la ligne éditoriale plus qu’originale : https://www.outbuster.com/

    Prochaine étape : trouver de nouveaux investisseurs afin de pouvoir élaborer une stratégie marketing adéquate pour Outbuster. Une affaire à suivre !


Sous le soleil au Week-end d’intégration

Violette SALMON-17 octobre 2016


Les émotions passées et acceptées, il maintenant temps de revenir sur notre week-end d’intégration à l’île Sainte Marguerite, au large de Cannes: magnifique, sublime, et bien plus encore !

Une classe de choc qui est maintenant des plus soudées grâce à nos superbes professeurs et à nos deux intervenants Medhi et Eric, experts en négoce, dépassement de soi, savoir vivre en société et tout ce qui fait que nous pouvons devenir meilleurs. Sans oublier notre cher professeur de théâtre, Ralph, qui nous aura appris à improviser en public sans honte aucune et même avec grand plaisir ! Et quel résultat! Nous étions drôles, enjoués, peut-on dire doués ?

Nous avons également eu notre lot de jeux motivants et challengeants. Débats et adrénaline, sans oublier les débriefs, étaient au rendez-vous !

Tout cela sous un doux soleil qui aura même permis aux plus téméraires de se baigner pendant les quelques heures de repos qui nous étaient accordées avant de rejoindre Paris.

Partager un dortoir et être à la mer, ça fédère. Comme il est bon de prendre l’air ! A bientôt pour nos prochaines aventures !



Comment la shortcom humoristique est devenu le fer de lance de M6

Chloé GAVARD-24 octobre 2016


Toujours plus de fictions avec Jean-Pierre Dusséaux ! Ce jeudi 20 octobre 2016, Yann Goazempis, directeur du pôle fiction et humour de M6, est venu à la rencontre de notre promotion.

Au sein du groupe M6 depuis maintenant 20 ans, Yann Goazempis a notamment travaillé pour des divertissements cultes de la chaîne (Graîne de star ou Morning Live) avant de s’illustrer dans la fiction courte. En effet, créée en 1987 et considérée à l’époque comme « une chaîne en trop », la sixième chaîne a dû redoubler d’efforts dans tous les domaines pour se démarquer. Cette stratégie de contre-programmation sera donc de mise dans la politique de la chaîne concernant la fiction. Grâce à ses shortcom humoristiques, la chaîne va réussir son pari.

Alors que le « sacro-saint » JT occupe la case du 20h chez les plus grandes chaînes, M6 va distinguer en diffusant à partir de 2001 la série Caméra Café. Créée par Yvan

le Bolloc’h, Bruno Solo et Alain Kappauf, ce programme culte remporte un franc succès et rassemble à l’époque en moyenne 4 millions de téléspectateurs. Adaptée dans une vingtaine de pays étrangers, Caméra Café s’arrête en 2003. Par la suite, M6 continue sa collaboration avec CALT Production en diffusant dès 2005 Kaamelot, créée par le talentueux Alexandre Astier. Là encore, le succès est au rendez-vous, avec près de 5 millions de fidèles qui suivent les péripéties du roi Arthur jusqu’en 2009.

Toutefois chaque création ne trouve pas toujours son public. Fort de son succès avec Caméra Café, M6 décide de revenir avec un dérivé de la série La boîte du dessus. Hélas, « les nouveaux » Hervé Dumont et Jean-Claude Convenant n’arrivent pas à convaincre le public... Face à la chute libre des audiences, et le mécontentement des téléspectateurs, la série sera interrompue 3 mois plus tard ! Par ailleurs, après un accueil mitigé de la première saison de Péplum qui a trop souffert de sa comparaison avec Kaamelot, la série humoristique aura droit à une seconde saison... mais sous un autre format ! Au lieu des 26 minutes initiales diffusées en prime-time, Péplum revient sous un format beaucoup plus court avec des capsules de 3 minutes 30 et le casting du programme restant identique.

Aujourd’hui, M6 est loin d’avoir abandonné le genre avec ses fameuses Scènes de ménages qui rassemblent depuis 2009 4 millions de téléspectateurs. Devenue la chaîne emblématique de la fiction courte humoristique, Yann Goazempis explique que ce succès n’est pas dû au hasard. En effet, le triomphe des séries courtes du groupe M6 est dû à la qualité d’écriture, mais surtout à la pertinence du casting de ces dernières. Faire rire n’est pas chose facile et la rigueur doit être de mise, notamment dans la caractérisation des personnages, qui sont la clé de voûte d’une série réussie. Par ailleurs, la chaîne est devenue en quelques années un véritable viviers de talents et a révélé au grand public des figures emblématiques du cinéma et de la télévision.

Qu’en est-il de l’avenir ? Alors que la création de fiction est en plein essor chez les chaînes historiques françaises, M6 entend bien se faire une place dans ce nouvel horizon et réinvestir la case prime-time avec ses créations de fictions longues. Tout en conservant ce qui fait le cœur de son ADN, soit le genre de l’humour, la chaîne compte bien surprendre ses téléspectateurs avec du polar et du thriller, avec notamment l’adaptation du roman Glacé de Bernard Minier, et La Faute actuellement en développement avec Sydney Gallonde. On a hâte !


La convergence, nouvel enjeu des opérateurs téléphoniques

Mathilde LEITE-2 novembre 2016


C’est un intervenant particulier qui est venu s’ajouter ce jeudi 27 à la liste des invités de Cyril Barthet : Christopher Agusta, Content & Services buyer chez Bouygues Télécom et vice président du Médiaclub est venu nous parler de la convergence des contenus !

Fort d’un diplôme spécialisé en droit et administration de la communication audiovisuelle, c’est à la télévision que Christopher Agustin fait ses débuts dans le milieu professionnel. Il travaille successivement pour le groupe M6 à l’acquisition de programmes, le groupe Lagardère, la chaine Numéro 23 ou encore Technicolor sur le développement de nouvelles activités. Son profil doté d’un esprit « start-up » lié à son intérêt pour l’innovation et d’une connaissance des médias télévisuels, lui permet d’entrer chez Bouygues Télécom en tant que Content & Services buyer dès 2014.

C’est autour de la convergence des contenus que Christopher Agustin a choisi d’articuler son intervention. Les opérateurs téléphoniques se retrouvent confrontés depuis quelques années à cette question. En effet, le développement du numérique, la multiplication des moyens de diffusion des contenus ainsi que la dématérialisation des oeuvres audiovisuelle entraine la possibilité d’une diffusion

plus simple et plus efficace de ces contenus via différents biais de communication. Ainsi la possibilité que l’opérateur ne soit plus uniquement le prestataire de moyens de communication mais se dote d’un réel rôle dans la politique de diffusion des oeuvres répond à cette idée de convergence, devenue un réel enjeux pour ces acteurs.

Monsieur Agustin a donc fait profiter les étudiants du Master DMC de ses connaissances théoriques des médias, en analysant particulièrement cette question, tout en parlant directement de son expérience chez Bouygues Télécom, un des leaders français dans le domaine des télécommunications.

C’est sur ces pistes de réflexions, ainsi que sur une vision nouvelle et innovante du rôles des télécommunications dans le secteur audiovisuel que Christopher Agustin termine son intervention. Nous l’en remercions !


Guillaume Lalu et Julien Bornstein, fondateurs de GUESTME

Marion VALETTE-15 novembre 2016


Dans le cadre des rencontres proposées par Cyril Barthet, nous avons eu la chance de recevoir cette fois-ci non pas un mais deux jeunes entrepreneurs qui viennent

ensemble de lancer une nouvelle offre dans le domaine de la musique, sous le joli nom de GuestMe.

Le concept est simple et fort. Il s’agit d’un abonnement mensuel (33€/mois ou 60€/mois pour deux) qui permet aux abonnés d’accéder en illimité à certains concerts et à certaines soirées, soigneusement choisis par l’équipe et mis à jour quotidiennement. Dans un marché en pleine mutation, cette offre vient répondre à la fois à un besoin du consommateur mais aussi à celui des professionnels, notamment ceux des salles de concert, qui ont malheureusement souvent un taux de remplissage faible.

Comme nous l’ont très bien expliqué les deux fondateurs, GuestMe s’intègre dans un contexte plus global où la consommation des biens culturels s’est transformée par l’arrivée de l’illimité, comme le démontre très bien le succès de Netflix ou de la carte illimitée UGC. Le public, quant à lui, a également évolué et ne souhaite plus forcément réservé ses sorties plusieurs mois à l’avance et aime découvrir de nombreux artistes, comme on le voit très bien avec l’importance des festivals aujourd’hui. GuestMe mise donc sur un public jeune et exigeant, parisien pour l’instant et avide de musique électronique et de indie rock. On peut toutefois supposer que le modèle peut se décliner dans d’autres villes, voire s’élargir à d’autres genres musicaux !

Les deux fondateurs nous ont donné de précieux conseils pour tout entrepreneur désireux de lancer sa start-up, quelque soit son domaine. Forts de leurs diverses expériences, leur complémentarité et leurs solides réseaux respectifs ont été de précieux avantages pour le lancement de GuestMe. En effet, Guillaume a commencé chez Universal et a travaillé plusieurs années dans le marketing digital alors que Julien a fait de l’ingénierie système, du développement et a également fondé Parisbouge. Pour eux, la complémentarité des profils est un atout quotidien pour répondre à l’énorme enjeu qu’est celui de la création d’une start-up. Ils nous ont également rappelé que la question de l’expérience utilisateur constitue désormais un

axe clé à privilégier et qu’il faut toujours être attentif aux retours des abonnés pour améliorer la qualité du service.

Le dernier et précieux conseil qu’ils nous ont donné est celui de se lancer très vite et de ne pas forcément attendre que tout soit parfait pour lancer son site internet ou son application. En effet, la concurrence est désormais rude sur certains marchés émergents et il vaut mieux se lancer très tôt quitte à faire des erreurs que d’arriver trop tard. Comme ils nous l’ont rappelé, il vaut mieux faire des erreurs lorsqu’on a seulement quelques abonnés plutôt que lorsqu’on en a des milliers.

Nous les remercions encore pour leur venue et nous espérons nous aussi pouvoir un jour, qui sait, monter notre start-up dans un domaine qui nous passionne autant qu’eux !


Le film de promotion 2017 !

Lucas SCHWAGER-18 décembre 2016


Vous l’attendiez tous avec grande impatience : le film de la promotion 2017 est enfin disponible ! Il a été projeté lors de la remise des diplômes de la promotion précédente et a obtenu un succès rarement égalé.

3 mois de travail, des acteurs incroyables, un scénario ciselé pour un hommage au Zapping de Canal et au master à la fois fidèle et complètement barré.


Remise des diplômes 2016 & Rentrée Solennelle

Lucas SCHWAGER-19 décembre 2016


Cette fois-ci, c’est fait ! La dernière promotion 2015/2016 du master Cinéma, Télévision & Nouveaux Médias a reçu ce mercredi 14 décembre ses diplômes.

Cet évènement a été l’occasion pour Nicolas Brigaud-Robert & Stéphane Goudet, les nouveaux co-directeurs du master (désormais officiellement intitulé DMC), de remercier le désormais retraité François Garçon pour ses 10 ans à la tête de la formation et de confirmer l’attrait et la qualité de ce master.

La leçon inaugurale a été prononcée par Adrien Labastire, le fondateur et actuel dirigeant de Golden Moustache. Un long discours passionnant sur les transformations profondes du marché et des acteurs de l’audiovisuel, ainsi que la chance inouïe que représente le numérique pour des jeunes créatifs, motivés et qui n’auront pas peu d’affronter un chemin semé d’embûche.

Alain Duplouy, le président de l’UFR Histoire de l’Art & Archéologie dont dépend le master, a confirmé le soutien du département à la formation, mettant en avant sa qualité et la professionnalisation des étudiants. Par ailleurs, Jérôme Chouraqui,

président du MédiaClub qui joue encore et toujours un rôle privilégié dans le master, a remis 5 diplômes équivalents en VAE à cinq de ses membres.

Bref, une soirée à la fois remplie d’émotion pour les étudiants fraîchement diplômés et pleine de motivation pour tous les anciens, actuels et futurs étudiants du master DMC.

La cérémonie s’est clôturé par la projection du traditionnel film de promotion, qui a, si l’on en croit les applaudissements et les retours par la suite, vraiment fait son effet.

Merci aux professeurs, intervenants et anciens étudiants pour leur implication. On se retrouve l’an prochain pour une nouvelle remise de diplômes, cette-fois ci de l’autre côté de la salle !


Lorenzo Benedetti : « Canal reste la meilleure maison pour préserver nos talents »

Céline BERNATOWICZ-20 décembre 2016


Avec ses faux airs de Gilles Lelouche, Lorenzo Benedetti, l’œil espiègle et la casquette vissée sur la tête, n’a rien des précédents invités de Jean-Pierre Dusséaux.

Co-fondateur des studios Bagel, cet enfant prodige du web compte à son actif la production de programmes plus déjantés les uns que les autres : « Les tutos » avec Jérôme Niel, les controversées « recettes pompettes » de Monsieur Poulpe, et les – pas si british que ça- « What the fuck France ».

Après un parcours des plus classiques – des études de droits et un passage à Sciences Po – « pour avoir la garantie de faire tout et son contraire », celui qui deviendra la valeur montante du web s’avoue encore plus perdu une fois son diplôme en poche. Après un détour décevant dans l’industrie du disque – « c’était le début de la fin », confesse-t-il – il entame un stage en production « sans réelles convictions ». Il apprend le métier de producteur et l’art du pitch sur le tas, aux côtés de Vincent Michelin et de son équipe, qu’il qualifie de « créative » malgré « un environnement en pleine mutation ». Conquis, Lorenzo Benedetti, poursuit alors sa carrière en télévision. Mais c’est son expérience auprès de Nagui, en tant que responsable de développement chez Air Prod, notamment pour le site web de Taratata, qui le convainc à se lancer dans l’aventure du digital.

Des talents avant tout

Si repartir de 0, c’est parfois faire le choix de « l’artisanal », Lorenzo Benedetti confie « ne pas avoir peur de ses futures erreurs ». Lui qui se considère plutôt comme un « intrapreneur », cherche avant tout à recréer une intégrité artistique en ligne – c’est possible ! – tout en conservant une certaine périodicité sur les réseaux sociaux. Âgé de 36 ans seulement, Lorenzo Benedetti qui a vu sa société rachetée par le géant Canal + en 2014 – le groupe détient 60% du capital – balaye toute critique et avoue partager l’esprit de la chaine : « Canal reste la meilleure maison pour préserver nos talents », comme en attirer de nouveaux « il n’y a pas meilleur talent scout que l’artiste ! » S’il se refuse à tout jeunisme, il avouera modestement que la relève est parmi nous – et on veut bien le croire. Le conseil du soir : « ne jamais estimer que l’on y est parvenu », et « s’adapter en tout temps à son époque...surtout maintenant » ! On en prend bonne note !


Bouchra Réjani : comment Shine France illumine l’exception culturelle française

Héloise CHOAY-30 décembre 2016


Grâce à Jean-Pierre Dusséaux, le master DMC a eu le grand plaisir d’accueillir la directrice générale du groupe Shine France, Bouchra Réjani. Lors de son intervention, cette tête de file dynamique a retracé l’historique de l’entreprise et nous a exposé ses ambitions.

Lorsque Shine France est créée en 2009, de nombreux producteurs concurrents la menacent. Depuis, elle a réuni 203 millions de téléspectateurs en prime-time au cours de 50 saisons de programmes divers et est devenue le premier groupe créateur d’émissions de flux de cette case. Elle travaille avec toutes les chaînes, pour tous les genres et dans toutes les cases.

La France a un rôle important dans le marché mondial de la production télévisuel, d’après Bouchra Réjani, car il existe un génie français, une exception culturelle. De plus, un certain déclin du marché américain et la réduction de l’appétit pour les séries américaines constituent une chance de s’emparer du marché pour la France. La directrice de Shine assure qu’il faut arrêter de se dévaloriser et que les producteurs français sont capables de capter les tendances télévisuelles et de les mettre en oeuvre.

Les émissions de flux étant plus rapides à lancer que les autres genres télévisuels, la société a démarré rapidement dans ce domaine. Elle tient à mettre en avant les valeurs partagées par les français et la transmission du savoir à travers des programmes tels que MasterChef, le concours culinaire, ou Prodiges, le concours de musique et danse classiques pour enfants. La qualité de ces émissions de flux, souvent adaptées de programmes étrangers, tient de la volonté de Shine de fédérer les spectateurs autour de ce que notre société considère produire de plus beau.

Shine France a vite commencé son activité avec MasterChef sur TF1. Bien que l’émission ait aujourd’hui disparu de l’antenne à cause d’une erreur de programmation selon Bouchra Réjani, elle s’est bien battue contre M6 sur son terrain de prédilection. La directrice de Shine explique que la concurrence est très saine dans le métier et que les programmes se tiennent entre eux. De la même façon, Shine produit The Island, seuls au monde pour M6 qui concurrence Koh Lanta sur TF1.

Shine a rapidement enchaîné avec la production de l’émission Babyboom dont la sixième saison est diffusée à ce jour. Mais le véritable succès de la société a été l’adaptation de The Voice en 2010, ce concours musical hollandais à la narration unique. Personne ne croyait réellement au succès du programme en France à l’époque car d’autres concours musicaux (comme la Nouvelle Star ou la Star Academy) semblaient avoir déjà épuisé le filon. Pourtant, grâce à l’exigence de Shine France dans la fabrication du contenu et envers les talents, l’émission s’est remarquablement envolée.

Shine produit également Prodiges, le premier divertissement culturel de France 2. Bouchra Réjani explique le succès de cette émission par le besoin intense d’événementiel spectaculaire vivant et en direct qui habite les français en ce moment.

Depuis 2 ans, des opérations de fusions se font dans tous les sens. Ainsi, les deux grosses sociétés de production Endemol et Shine se sont unies. Shine obéit au même engagement déontologique qu’Endemol et s’efforce de ne jamais diffuser des images de candidats dans des positions difficiles et anxiogènes. D’après Bouchra Réjani, leur règle du jeu est qu’il faut toujours respecter les personnes.

Aujourd’hui, grâce à la légitimité acquise dans la production de flux, la société souhaite produire de la fiction. Elle a produit Dead Landes diffusée sur France 4, une

série française originale destinée à un public jeune, avide des nouveaux codes narratifs issus des séries digitales.


Gilles Freissinier et le digital chez Arte

Stella JACOB-14 janvier 2017


Le 9 décembre dernier, le Master DMC a eu le plaisir de recevoir Gilles Freissinier, directeur du développement numérique d’Arte.

Travaillant à la fois sur l’enrichissement des contenus télévisuels sur le web et sur la création digitale, Gilles Freissinier nous a exposé les stratégies numériques d’Arte qui a permis à la chaine de passer de télévision franco-allemande à média global européen.

Le chiffre d’affaire de la chaine étant à grande majorité constitué par la redevance télévisuelle, Arte peut se vanter de ne pas dépendre des annonceurs, mais se retrouve alors chargé de justifier la redevance télévisuelle. Ainsi, les deux missions principales confiées au digital sont de favoriser l’accès aux programmes d’Arte et de proposer un contenu numérique natif original.

Afin de favoriser l’accès aux programmes d’Arte, en linéaire ou sur le replay, Freissinier et son équipe se chargent de promouvoir les contenus (community management) ainsi que d’adapter les formats aux multiples réseaux, dans une logique d’hyperdistribution. Cette stratégie permet alors une visibilité plus grande, si l’on veille bien à ce que l’identité de la chaîne ne disparaisse pas.

Quant à la création native, issue d’ Arte Creative, on découvre une offre pléthorique : magazines web (Bits, Blow Up, Episode,Tutotal), fictions courtes (Ploup), fictions participatives, fictions sonores (Crackopolis sur Arte Radio), jeux vidéos (Sens, Type Rider), et même de la réalité virtuelle (I,Phillip ou encore Notes on Blindness).

On peut noter que ces dernières créations en VR , encore considérés comme « niche », font l’objet d’une reconnaissance internationale qui pose alors la question du rôle d’une chaine publique dans la création et son rapport à la population française.

Durant toute la présentation et l’échange qui s’en est suivi, chacun a pu observer un ou des contenus chers à leurs cœurs ou qui les ont vivement interpellé tant la proposition créative d’Arte est riche, c’est ce qui fait, selon nous, la force de la chaîne franco-allemande.

Merci encore à Gilles Freissinier pour son intervention !


Molotov TV, la plateforme qui disrupte la télévision

Alix DUGUET-23 janvier 2017


Le master DMC a eu le plaisir d’accueillir Nicolas Auffret, responsable du marketing & partenariats chez Molotov TV.

Cet ancien distributeur de TF1 travaille depuis 1 an chez Molotov TV et nous a fait part de son enthousiasme concernant cette innovante plateforme.

Cette dernière est le fruit Pierre Lescure, l’ancien président de Canal+, Jean-David Blanc, le créateur d’AlloCiné et Jean-Marc Denoual, un ex-cadre de TF1. Leur point de convergence ? Un sentiment de gâchis de la télévision.

Ils se sont interrogés sur la durabilité de la TV tel qu’on la connaît depuis 50 ans et en ont dégagé plusieurs constats :

  • ●  Les téléspectateurs français ont soif de contenus et ont les moyens de payer pour y avoir accès, mais ont face à eux, des interfaces vieillissantes.

  • ●  Ce ne sont pas les contenus qui nous déplaisent mais l’expérience utilisateur qui n’est plus au niveau de notre génération.

  • ●  Les téléspectateurs sont frustrés d’arriver en plein programme et de ne pas pouvoir reprendre du début.

    De ces constats, est né Molotov TV, une plateforme OTT à la Netflix (beaucoup plus ergonomique que les boxes des FAI) qui propose aux téléspectateurs de regarder le flux de la télévision en direct ou en replay.

    En plus de casser les codes de la télévision linéaire, Molotov propose un élément technologique disruptif qui est le cœur de l’identité de cette plateforme : permettre aux téléspectateurs de reprendre un programme depuis le début. Remettre le téléspectateur au coeur de l’experience, tel est leur crédo.

    L’enjeu de Molotov fut donc non pas de réinventer la télévision mais de réinventer le métier de distributeur de télévision. Mototov souhaite ré inverser l’importance entre les chaines et les programmes. Ils ont d’ailleurs convaincu les chaînes de TV avec un argument infaillible : la possibilité d’accrocher un nouveau téléspectateur en lui montrant le programme disponible depuis le début.

    Concernant le modèle économique de cette plateforme : le service est gratuit et permet l’accès à trente-cinq chaînes dont celles de la TNT. Le service devient payant si l’on souhaite accéder à des chaînes additionnelles (9,99 euros) .Un modèle qui repose sur le freemium, mais ses dirigeants ont bien pour ambition de transformer leurs utilisateurs gratuits en utilisateurs payants.

    En proposant aux téléspectateurs l’accès à la richesse de la télévision française (dont l’investissement dans ces programmes est de 3 milliards d’euros par an),

Molotov TV compte bien remporter son pari de lancer la TV à la demande en France et à l’international !


Journée Portes Ouvertes du Master : le 22 avril 2017 !

Lucas SCHWAGER-2 mars 2017


PORTES OUVERTES 2017 – Notez-le sur vos agendas : le Master DMC vous ouvre ses portes le 22 avril pour une rencontre avec les anciens et nouveaux élèves !

Que vous veniez de découvrir le Master ou comptiez présenter votre candidature depuis plusieurs années, dans tous les cas cette journée est faite pour vous. Venez rencontrer les élèves ayant fait le succès de la formation et discuter avec ceux de cette année pour vous faire une meilleure idée de ce qui vous attend si vous intégrez cette folle aventure !

Nature des cours, intervenants, quantité de travail et calendrier, débouchés professionnels et interrogations en tous genres : nous répondrons à toutes vos questions et vous donnerons tous nos conseils pour réussir votre oral de sélection et votre future année !

Peu importe votre profil : cinéma, télévision, radio, nouveaux médias... Il y a forcément un élève qui saura vous guider, car nos promotions sont toujours très variées.

Rendez-vous donc à la Galerie Colbert, en salle Demargue (rez-de-chaussée), le 22 avril 2017, de 10h à 18h pour la Journée Portes Ouvertes du Master DMC !

Et il y aura même de quoi grignoter et boire. Elle est pas belle la vie ?


Replay 2016

Lucas SCHWAGER-22 avril 2017


Après plusieurs mois de travail, la promotion 2016/2017 du Master DMC est fière de vous présenter la version finale de son « Replay de l’Année 2016 ». Un travail inédit de veille sur l’actualité de l’audiovisuel et tout ce qui s’est passé en France et ailleurs dans les domaines du cinéma, de la télévision, des médias & du digital.

Un document inédit envoyé à tous les professionnels du secteur, qui permettra à chacun de passer l’année passée en revue et surtout de préparer celle qui arrive !

C’est aussi l’occasion pour les candidats à la future promotion 2017/2018 de réviser un peu pour l’oral d’admission qui aura lieu fin juin.

Bonne lecture à tous !

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Contacte-nous, un étudiant du Master te répondra par email !

Merci pour ton message ! Nous en prenons connaissance dans les plus brefs délais et reviendrons vers toi prochainement.

Lieu de cours

Institut national d’histoire de l’art
2 rue Vivienne
75002 Paris

+33 (0)1 47 03 89 00

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