[LES STAGES DE LA PROMO 2016] Anaïs Dagoret, Assistante de l’Attachée Audiovisuelle au Consulat Général de France à Los Angeles

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STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

consulat

Bonjour Anaïs, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?
Je suis actuellement en stage au service Audiovisuel du Consulat Général de France à Los Angeles. Ce stage me permet de découvrir l’univers de la promotion du cinéma français et plus largement de tout le secteur sur Los Angeles. Au quotidien, j’assiste l’attachée audiovisuelle dans la gestion des relations avec l’ensemble des acteurs de l’industrie américaine (réalisateurs, producteurs, universités…). Je contribue à l’organisation d’évènements comme des Masterclass, les vingt ans du festival Colcoa – festival de films français qui se tiendra dans quelques semaines à Hollywood – ou encore Direct2Series fondé il y a trois ans par ce service.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?
Une amie étudiante à L’ENS ULM m’a parlé de cette offre proposée en interne. Elle me l’a transférée en sachant que je désirais effectuer mon stage aux Etats-Unis. J’ai donc postulé de façon classique en écrivant directement à l’Attachée. Nous nous sommes ensuite skypées plusieurs fois et rapidement j’étais embauchée. C’est plutôt les procédures administratives qui ont été compliquées.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?
J’avais vraiment envie d’effectuer mon stage aux Etats-Unis, et de profiter de notre administration (assez bien organisée tout de même) pour pouvoir le faire en étant conventionnée par l’Université. Le Consulat m’est apparu comme une très bonne option : je travaille en français et en anglais, je découvre l’aspect publique des actions françaises en matière d’audiovisuel à l’étranger, le mode de fonctionnement des festivals, les relations entre les différents acteurs… J’apprends beaucoup.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?
Je n’ai jamais été fixée sur un aspect unique du secteur. J’avais déjà eu l’opportunité de travailler à la fiction en production pendant une année, et j’avais envie de découvrir un autre aspect, ailleurs. J’étais donc ouverte dès le départ dans mes recherches. Mais, à mon retour, je pense me tourner de nouveau vers la production, mon premier amour, ou le développement, peut être plus du côté long-métrage.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ?
Je dirais que le service audiovisuel du consulat est une très bonne expérience, et que ce qu’on y fait est très varié. Les missions ne sont jamais les mêmes, les interlocuteurs non plus, ni même les enjeux.
Et un mot sur l’expérience en soi, même si beaucoup le recommandent déjà : effectuer un stage à l’étranger apporte tellement sur le plan personnel, surtout dans notre secteur d’activité !

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?
On a eu beaucoup de chance d’avoir une formation comme ce M2 Pro qui offre une richesse d’intervenants très variés, une pluridisciplinarité dans les enseignements, c’est dur de choisir un enseignement plus qu’un autre, car tout était assez complémentaire. Un exemple : les cours de droit de Nathalie Chassigneux on été très bénéfiques pour moi car le juridique est un aspect très important et il y a quelques mois, on peut dire que j’étais plus que novice en la matière. Les séances de négociations par Eric Le Deley me servent aussi beaucoup au quotidien.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?
Des conseils un peu « faciles » mais qui s’avèrent tellement vrais : être ouvert d’esprit, volontaire, disponible et à l’écoute. Ce sont des métiers de passionnés, où les gens sont amenés à beaucoup se croiser ; la personnalité de chacun compte énormément.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?
Le développement des festivals permet aux uns et aux autres de multiplier ses contacts, et favorisent vraiment les échanges entre les producteurs et les distributeurs par exemple. Le cinéma et la fiction française commencent à avoir un beau rayonnement international, il faut que les idées continuent de circuler. Notamment concernant les nouveaux médias français qui sont en plein essor, mais dont on entend encore peu parler ici.

Merci Anaïs ! 

À la semaine prochaine pour une nouvelle interview !