[LES STAGES DE LA PROMO 2016] Amel Boughalem, Assistante de Contenu Digital chez IDOL

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STAGES – Les cours, projets et interventions ont pris fin, place au terrain ! Retrouvez chaque semaine sur ce blog le témoignage d’un étudiant de la promotion 2016 du Master 2 Pro Cinéma Télévision Nouveaux Médias pour en savoir plus sur son insertion professionnelle.

idol

Bonjour Amel, dans quelle société as-tu choisi d’effectuer ton stage ? Quels y sont ton rôle et tes missions ?
Je suis en stage chez IDOL (Independant Distribution On Line), un distributeur digital de musique. Je suis Digital Content Assitant. Je fais partie de l’équipe « Contenus » appelée « Production » en interne. Je suis notamment chargée de réceptionner les nouvelles sorties des labels de vérifier que toutes les données sont conformes aux plateformes de musique (Deezer, Spotify, iTunes …), je m’occupe des suppressions d’albums et plus globalement, je réponds aux demandes des labels par rapports aux outils qu’IDOL met à leur disposition.

Comment ta candidature s’est-elle déroulée ?
J’ai postulé très classiquement, via ProfilCulture. J’avais déjà une offre mais dans une société de production de documentaires, or je voulais vraiment ce poste. L’entretien a été assez long, près de  2h, j’ai reçu une réponse positive environ une semaine après.

Pourquoi ce secteur, et au sein de ce secteur pourquoi cette société ?
Je suis une grande passionnée de musique. J’en écoute beaucoup, de tous genres. Travailler dans ce secteur est donc pour moi une évidence. Etre en stage chez IDOL me permet d’avoir une vision globale et transversale du secteur de la musique. La distribution de musique est très peu connue contrairement à la distribution cinéma ou TV. En plus, IDOL ne travaille qu’avec des labels indépendants et un poste est dédié à la recherche de nouveaux labels à signer. Du coup, il y a une grande diversité de genres musicaux (de l’électro, de la variété française, de la musique africaine …) et c’est aussi ce qui m’a plus chez IDOL.

Était-ce ton vœu dès l’arrivée au Master, ou où as-tu changé d’avis entre temps ? Pourquoi ?
J’ai toujours voulu travailler dans la musique mais ce milieu me paraissait très fermé. J’ai donc un peu mis de côté cette idée pour me consacrer au documentaire, qui m’intéresse également.Je pensais donc à la base effectuer un stage dans en acquisition ou dans une société de production de documentaires. J’avais même eu une réponse positive mais j’ai choisi de finalement de saisir cette opportunité pour enfin avoir un pied dans le secteur musical. Je n’ai pas abandonné le documentaire pour autant puisqu’avec une camarade du master nous réfléchissons à un un projet autour de la musique.

Quel retour d’expérience peux-tu nous faire à cette étape de ton stage ? 
Pour l’instant que du positif. Sur le papier, les tâches peuvent paraître répétitives mais il faut sans cesse réfléchir et se mettre à la place du label pour répondre à ses besoins et savoir ce qu’il veut. De même au niveau des plateformes de musique, leur fonctionnement est très complexe, chacune a des process particuliers et je dois m’adapter sans cesse. J’apprends tous les jours, mes tuteurs sont très à l’écoute et m’aident dès que j’en ai besoin.

Quels enseignements et/ou interventions du M2 t’ont le plus apporté dans le cadre de ce stage ?
Il n’y a malheureusement pas d’enseignements ni d’interventions sur la musique et le secteur à proprement dit. L’intervention de Ludovic Jokiel sur le Sound Design m’a bien sur intéressée mais il s’agit d’un métier particulier et assez en marge dans le secteur de la musique. Les interventions de François Margolin et Emmanuel Priou (de Bonne Pioche) ont conforté mon envie de faire du documentaire. Cela me donne envie de me jeter à l’eau pour aller au bout de mes projets.

Quels conseils donnerais-tu à un étudiant voulant exercer dans ce secteur ?
Comme tous les secteurs il faut aimer mais vraiment être passionné. En musique particulièrement il faut s’ouvrir et écouter beaucoup de musiques de tous les styles, toutes les périodes. Je pense qu’il faut être à la recherche de nouveaux sons mais surtout de partager ses connaissances pour avoir une culture musicale riche. C’est un secteur fermé, donc il ne faut pas se décourager et taper à toutes les portes.

Qu’espères-tu voir/faire évoluer dans ce secteur les prochaines années, et comment ?
J’écoute beaucoup de Rap et je déplore que ce genre reste un sous-genre en France, qu’il soit méconnu et souvent décrié. J’aimerais qu’il soit plus populaire sans pour autant être dénaturé et donc qu’il soit accessible au plus grand nombre. L’exemple aux Victoires de la Musique de la catégorie « Musiques urbaines » est très parlant et il est très réducteur de qualifier le rap de cette manière mais c’est malheureusement la vision que l’on a en France. Internet fait un peu bouger les choses, car la diffusion des contenus atteint aussi des personnes qui ne sont pas familières à ce genre, ce qui permet aussi de faire changer son image et de sensibiliser d’autres oreilles.

Merci Amel ! 

À la semaine prochaine pour une nouvelle interview !